Au risque d’en surprendre plus d’un, je me suis récemment dit qu’il fallait que j’ouvre un peu mes horizons en matière de “littérature”. C’est donc sous les recommandations d’un compagnon de voyage lors de notre virée au Pérou que je me suis décidé à lire One Day, ne m’ayant fait expliqué qu’un succinct résumé du livre.
L’idée de base est simple; raconter la vie de deux personnes et leur relation (ou manque de relation) en ne décrivant qu’une seule de leur journée chaque année, pendant 20 ans.
L’histoire débute donc le 15 juillet 1988 lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’université d’Edinbourg. Emma Morley et Dexter Mayhew se retrouvent dans le lit de cette dernière après une soirée arrosée et alors que l’alcool perd de son effet, nos deux personnages ne passent pas à l’acte. D’ailleurs, chacun de son côté se rend compte qu’il allait certainement faire une erreur : Emma, même si elle trouve que Dexter est beau comme un dieu, se dit qu’il est probablement superficiel (au vue de sa réputation) et va certainement filer à la première occasion et ne jamais la rappeler. Dexter quant à lui n’est pas satisfait d’avoir manqué d’accrocher Emma à son tableau de chasse et n’a envie que d’une chose, partir et la laisser en plan. Mais voilà, en un instant alors qu’ils auraient pu en rester là, au détour d’un silence inconfortable, Emma et Dexter partagent quelques réflexions sur leur vie et où ils seront lorsqu’ils auront 40 ans. Après leur petite discussion, ils finissent par se rendre compte que la compagnie de l’autre n’est pas si désagréable et va naitre entre eux une amitié forte. Mais voilà, les aléas de la vie vont-ils éloigner ou rapprocher nos deux protagonistes ?
Si le résumé en donne l’impression, le livre n’est pas du tout un roman à l’eau de rose. En tout cas, même si le livre décrit l’évolution des deux protagonistes et leurs interactions pendant une vingtaine d’année, le récit n’est pas fleur bleue et le ton ainsi que l’écriture sont résolument modernes et remarquablement bien rendus.
J’ai souvent du mal avec des passages de dialogues dans les romans et le fait qu’il est extrêmement difficile d’ajuster le niveau de langage parlé à l’écrit sans entacher la crédibilité du récit ; j’ai été impressionné par la déconcertante facilité avec laquelle David Nicholls parvient à faire que nos deux héros et le reste des personnages ont des conversations si naturelles, et ce à l’écrit. Un bon point donc ! (j’ai actuellement une amie qui le lit en français et apparemment la traduction est plutôt pas mal, donc forcément un plus !)
Tout cela ne serait que superficiel si le contenu du récit n’était pas aussi captivant et crédible. On devient très rapidement impliqué dans la vie d’Emma et Dexter même si au final nous n’assistons qu’à une seule journée de leur vie chaque année. J’ai eu du mal à lâcher le bouquin et l’ai fini en trois jours tant la lecture était addictive.
Et si visiblement le lecteur sait pertinemment ce que pense Emma de Dexter et inversement, l’auteur capture parfaitement le fait que les aléas de la vie prennent le dessus sur ce que chacun de nous désire vraiment et que les tournures que prennent nos destins ne sont en définitive qu’une question de timing, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire ; ce qui est ici tragiquement vrai pour nos deux personnages principaux dans One Day.
Mon seul regret dans le livre se trouve dans un des aspects de la vie de Dexter (Show ▼
) et qui n’aurait en rien gâché l’histoire si ce détail avait été occulté. Mais bon, je chipote, hein !
Un film a été tourné très rapidement après la publication de One Day, et apparemment il n’est vraiment pas à la hauteur du livre, donc si l’histoire vous intéresse, jetez-vous sur le livre, One Day ou Un Jour, est en vente dans toutes les bonnes crèmeries !

De son titre original The Big Picture, L’Homme Qui Voulait Vivre Sa Vie est un roman de 

Snuff

Imaginez la Terre dans deux cents ans, le réchauffement de la planète a fait monter le niveau des océans, les ressources énergétiques naturelles ont été épuisées et la race humaine ne peut survivre qu’à l’aide de systèmes mécaniques qui emmagasinent l’énergie produite par des animaux génétiquement modifiés ou le peu de gaz produits par les industries. De surcroît, la nourriture bio n’existe plus et que des multinationales biotechnologiques ont réussi à créer des céréales et des légumes stériles leur assurant le monopole de la vente, et voire pire… Ces mêmes compagnies ont aussi poussé les limites de la science et créé des animaux et des humaines génétiquement modifiés pour exécuter des taches précises.
J’avais déjà lu ce livre il y a plus de 15 ans, et j’en gardais un très bon souvenir. Toujours bloqué au tome 4 du Trône de Fer, j’ai fait une petite pause et relu ce bouquin en quelques trajets de RER, et même si Pourquoi j’ai mangé mon père ? est paraît-il devenu un classique, je me suis que cette relecture méritait bien un petit article.


