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En juillet sur Même Esprit

Ah, juillet… le début des vacances, la liberté, plein de temps pour faire plein de choses… et pour ce qui me concerne en tous cas, moins de temps pour les raconter ici ensuite !

En juillet sur Même Esprit, on a parlé ni de Batman, ni de la tuerie d'Aurora

Heureusement, on aura pu compter sur les autres fidèles contributeurs du blog pour garder Même Esprit éveillé et continuer à vous proposer régulièrement de nouveaux articles.

Avec notamment plusieurs chroniques Cinéma : j’ai vu pour ma part des films plutôt hors normes ce mois-ci, avec le déroutant Holy Motors de Leos Carax, puis le surprenant et angoissant Kill List de Ben Wheatley. Aya vous a quant à lui conseillé le reboot indispensable (hem) The Amazing Spider-Man de Marc Webb.

En Musique, Stoeffler continue d’animer sa rubrique mensuelle répertoriant Les sorties CD du mois (très hip-hop en juillet, visiblement).

En Sport, Aya a enfin pu prendre le temps de rendre un hommage à l’immense champion Roger Federer (qui dans ma tête a l’air plus vieux que moi, mais qui n’a que 31 ans).

Pour le reste, Stoeffler est allé vérifier dans les archives historiques royales si tous les cygnes d’Angleterre appartiennent à la Reine comme il nous l’avait assuré à l’occasion de notre dernière balade en Albion (et la réponse est… dans l’article ;p ).

A peine revenu de vacances, il vous a aussi raconté notre succulent diner au Château de Salettes, dans le Tarn. Restée pour sa part à Paris, Gattaca a poursuivi de son côté sa tournée des burgers en testant cette fois la Cantine California, second food truck itinérant après le « Camion qui Fume » (approuvé ici aussi, et par la même, en mai dernier).

Bon, c’est un peu léger pour un mois complet, mais on va se rattraper en août, promis (il faut juste que je me motive enfin pour écrire les 5 articles que j’ai en retard sur les films que j’ai vus depuis, les livres que j’ai lus, les expos que j’ai visitées,… pas facile la vie de blogger, je vous le dis !). Vous avez vus d’autres trucs, vous ?

[Note : le cartoon d'illustration est signé Martin Vidberg]

Le roi Roger

Cela faisait longtemps que je voulais vous parler de sport en général et d’un sportif en particulier. Et qui de mieux que Roger Federer pour commencer ? J’aurai pu vous en parler lors de sa septième victoire à Wimbledon dimanche dernier ( égalant le record de Pete Sampras), j’aurais pu vous en parler pour le record battu de Jimmy Connors (233) avec 244 matchs gagnés en tournoi du Grand Chelem mais j’ai décidé de vous en parler aujourd’hui pour un autre record : le nombre de semaines passées en tant que numéro un mondial. Il entame aujourd’hui sa 287 ème semaine en tête du classement et bat le record de Pete Sampras d’une semaine.

Si ces quelques records ne vous ont pas encore faits comprendre, qu’à bientôt 31 ans (il les aura le 8 août, d’où le titre de l’article), le Suisse est un sportif exceptionnel, en voici d’autres : record de victoires en Grand Chelem avec 17 titres, classé dans le top 2 durant 346 semaines, joueur le plus titré sur dur depuis le début de l’ère Open (9 titres), 3 années de victoires dans 3 tournois du Grand Chelem, 24 victoires consécutives en finale. Des chiffres stratosphériques qui prennent encore plus d’ampleur quand on les compare aux joueur qui sont juste derrière lui.

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Mais ce qui est vraiment exceptionnel chez Federer, c’est qu’il a acquis ses records avec du beau jeu, en alliant le beau et le bien, en élevant son sport, à la manière du FC Barcelone actuel (obligé de le mettre dans cette article), au rang d’un art à force d’heures, de semaines, de mois et d’années d’entraînement, d’effort et de sacrifices. Que ce soit individuel pour Roger ou de manière collective comme l’équipe catalane, la philosophie est la même, faire du beau et s’obstiner dans cette direction avec la certitude que les résultats suivront même si on sait qu’en prenant cette option du beau, de l’attaque, du risque, on s’expose à des échecs. Voir jouer Roger Federer, c’est assister à une représentation de haut vol, à des coups exceptionnels qui paraissent si simple dans sa raquette mais qui sont extrêmement compliqués (c’est aussi là où réside la beauté).

 

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Rajoutons à cela un mental à toute épreuve (comment arriver si haut autrement ? ), et une image humble, simple et extrêmement sympathique et nous obtenons un des meilleur sportif  au monde et probablement le meilleur tennisman de tous les temps. Pour que l’oeuvre de Roger soit parfaite, il lui manque un seul et unique titre, celui de champion olympique en simple ( il a remporté celui du double avec son compatriote Stanislas Wawrinka lors des jeux de 2008). Ce serait, je pense, son plus beau cadeau d’anniversaire…

En Juin sur Même Esprit

Bon, soyons francs : autant le mois de mai avait été exceptionnel en termes de productivité sur ce blog, autant juin a commencé plutôt doucement, du fait de nombreux projets à finaliser pour la plupart des contributeurs. On aura quand même trouvé le temps de vous parler :

En juin sur Même Esprit, on a survécu au "Dépeceur de Montréal"

- de Cinéma : après le foutage de gueule Prometheus (« All I’ll say in response to your question is nothing is an accident in Prometheus. Every single decision that is made by Ridley Scott is made for a very specific reason and purpose. » ["Tout ce que je dirais en réponse est que rien n'est un accident dans Prometheus. Strictement chaque décision prise par Ridley Scott l'est en raison d'un objectif très spécifique"], citation (qui restera mythique pour moi) du scénariste Damon Lindelof dans une interview en ligne), je suis sorti plutôt indifférent de Blanche-Neige et le Chasseur (ok, vous me direz que je n’ai qu’à mieux choisir mes films, mais bon). Jika de son côté a vu Dark Shadows, de Tim Burton, dont il dresse un bilan mitigé.

- de Séries. Notre spécialiste ès séries Aya nous a ainsi présenté deux nouvelles séries de l’été qui pourraient valoir le détour, Dallas (!) et Continuum, tandis que notre expatrié Outre-Manche Stoeffler nous a conseillé The Fades, une série fantastique britannique dont la première saison (de 6 épisodes) vient de s’achever.

- Le tour du monde des burgers s’est poursuivi en juin sur Même Esprit, avec un détour par l’Angleterre où Stoeffler a la chance de pouvoir goûter quand bon lui semble les gros burgers du GBK, tandis que Gattaca concluait (temporairement sans doute) sa visite des burgers de Paris au tout récent Blend.

En juin sur Même Esprit, toujours pas de résolution de la crise Syrienne...

- Stoeffler a enfin trouvé le temps de faire le récit de la deuxième partie de son Voyage en Jordanie (la première partie était ), passant notamment dans l’ancienne cité troglodyte de Petra, et dans le désert du Wadi Rum.

- A la rubrique Sciences et Société, j’ai retrouvé par hasard un de mes vieux articles paru sur mon ancien blog Alzheimer Power, qui était plutôt un lien vers une page assez rigolote mais apparemment scientifiquement rigoureuse malgré tout, détaillant les propriétés de l’urine (faut-il la boire, ou pas ? Toutes les réponses à cette question que vous vous posez tous les jours sont dans cet article !). Jika, de son côté, s’est intéressé à ce slogan gouvernemental qui fait encore recette aujourd’hui, pour savoir plus précisément ce que recouvrait la préconisation de manger 5 fruits et légumes par jour.

- Euro 2012 de foot oblige, Stoeffler a fait un petit rappel illustré sur un point de règle qui paraît souvent obscure aux profanes, la règle du hors-jeu.

Bon, là, ça va être les vacances, donc il ne devrait y avoir aucun article pendant au moins la première semaine de juillet, mais profitez-en pour relire tout ça si vous avez loupé des trucs, et pour nous faire part de vos commentaires !

 

Euro de hand, leçon 1 : la roucoulette

Suite à certaines pressions sur ma personne sur le fait que je parle beaucoup (tu parles, tu parles, mais qu’est ce tu parles !) mais que j’écris peu, j’innove pour cette nouvelle année. Je ne vais pas parler de série mais de handball (prononcer avec un a et pas un o).

En effet, cette semaine commence l’Euro de Hand qui a lieu en Serbie et le France, tenant du titre va tenter d’y remporter un cinquième titre consécutif ( J.O 2008, Coupe du monde 2009, Euro 2010, Coupe du monde 2011 ). Chaque joueur de cette équipe sont parmi les meilleurs à leur post (si ce n’est le meilleur) et on a pu les voir à l’oeuvre jeudi dernier avec une nouvelle victoire sur la Norvège avec un joueur qui m’impressionait déjà mais qui a fait très fort ce soir là sur une fabuleuse roucoulette avec effet latérale : Luc Aballo, l’homme élastique, ailier droit gaucher de cette équipe de France vous le montrera mieux que moi :

 

Comment battre les Blacks : LA solution

Je ne connais pas grand chose au rugby, mais quelques bribes suffisent pour ricaner en lisant cet article d’un expert sur les méthodes que l’équipe de France devrait adopter pour tenter de s’accaparer la victoire dimanche (en finale de la Coupe du Monde de Rugby, pour ceux qui débarquent) : ça se passe !

Vert Voltige – Accrobranche dans le Béarn (Pyrénées Atlantiques)

L’accrobranche est une activité ludique et sportive qui consiste à suivre un parcours acrobatique aménagé dans les arbres : passerelles, cordes tendues, planches ou rondins suspendus, tyroliennes, les variations sont nombreuses, et différents niveaux de difficulté permettent à des publics différents (amateurs de sensations fortes comme enfants, débutants, ou même acrophobes) d’y trouver leur compte.

Nous avons failli passer à côté lors de nos vacances cette année à cause d’une météo… disons, mitigée, et ça aurait été bien dommage, parce que les parcours proposés par Vert Voltige, à Bosdarros (à 20mn au sud de Pau), valaient le détour.

Je n’ai testé à ce jour que 3 sites d’accrobranches, mais pour qui cherche comme moi le plaisir de la prouesse physique ludique, les deux parcours « Haute Voltige », offrent les challenges les plus excitants que j’ai rencontré jusque là : le premier fait en partie évoluer les participants directement d’arbre en arbre, sans plateforme, avec des étapes entre les « jeux » où on on s’appuie directement sur les larges branches des arbres ; le second enchaîne des exercices exigeants (long filet de cordes à passer en crabe, longue corde élastique tendue avec une seule rampe d’appui pour les mains, poutre à traverser en cochon pendu, filin en appui sur des lianes, anneaux suspendus en étrier,…) qui ont mis sur les genoux la moitié de ceux qui l’ont tenté ce jour-là. Les enfants et ceux qui aiment les épreuves moins physiques trouveront aussi leur compte dans les premiers parcours (avec notamment à signaler un passage en semi-tyrolienne  sur une planche de surf !), ou avec le parcours « Tyro » qui enchaîne 8 tyroliennes d’affilée (dont certaines dépassent les 200m de long).

Le fameux système de sécurité original inventé par Vert Voltige

Je signale aussi que les animateurs de Vert Voltige ont inventé un système qui vient remplacer l’un des deux mousquetons traditionnellement utilisés pour sécuriser les parcours, qui fonctionne super bien et qui est effectivement imbattable en terme de sécurité. Il ne garantira pas que vous ne ferez pas de chute pendant les exercices (pas plus qu’un mousqueton ordinaire, je veux dire), mais il assure que vous ne tomberez pas de plus d’un mètre et que vous resterez suspendu en toute sécurité quoi qu’il arrive : ils ont apparemment breveté leur invention, j’espère qu’elle connaîtra un très large succès car elle le mérite, et parce que sa diffusion rendra la pratique plus sûre et donc probablement plus agréable pour tous (propriétaires et animateurs de sites d’accrobranches, contactez-les ! -je précise que je n’ai pas d’action chez eux ;) )

Et pour ne rien gâcher (mais c’est généralement le cas avec les animateurs de ce genre de site), l’équipe est super sympa, disponible et compétente (sur un groupe de 12 participants, nous avons dû demander deux « sauvetages » en milieu de parcours et tout s’est fait rapidement et sans problème – l’un des deux sauvetages ayant entraîné l’abandon de la participante, elle a été spontanément dispensée de payer sa participation, bien qu’elle ait ensuite été autorisée à effectuer le parcours des tyroliennes : je salue le geste).

Je recommande donc sans hésitation à tous ceux qui sont en vacances dans la région !

 

 

On plume à gauche !

« Ha, enfin un article sur les présidentielles ! », pensiez-vous ?

Et non…

Le badminton actuel est un descendant du poona, un jeu indien qui se pratiquait avec des raquettes et une balle légère (des jeux similaires étaient également connus chez les incas et chez les indiens d’Amérique). C’est toutefois en Angleterre, plus précisément au « Badminton House » qu’en juillet 1873, la noblesse anglaise assiste à la première démonstration européenne du « poona », qui deviendra bientôt le badminton, du nom de la ville où il fut créé.

Selon la petite histoire, n’ayant pas de balle à disposition, les officiers en question, en villégiature dans la ville de Badminton voulurent tout d’abord adapter le poona à ce qu’ils avaient sous la main, et attachèrent quelques plumes à un bouchon de liège pour jouer.

Depuis, ce sport a conquis les continents, est devenu en 1992 un sport olympique, et l’on en compte au jour d’aujourd’hui plus de 100 millions de pratiquants dans le monde.

 

« Au jour d’aujourd’hui » : en voilà une drôle d’expression, n’est-ce pas ?

Parce que si tout le monde voit bien le côté doublé et insistant de « jour » et « aujourd’hui », c’est encore pire que ça, car « hui » signifiait « en ce jour » en ancien français… Et donc, le terme initial « aujourd’hui » constitue déjà un doublé, et lorsqu’il est précédé par « au jour », il signifie réellement « au jour de ce jour en ce jour », ce qui est un poil lourdingue.

 

Revenons au badminton, et plus précisément aux volants : saviez-vous qu’il en existe trois types différents ?

- Le volant avec tête et jupe en plastique est utilisé par les enfants, les scolaires débutants (pas utilisé au sein d’un club) ou sur la plage : très léger et résistant, l’inconvénient majeur est qu’il vole très loin.

- Le volant avec tête en liège et jupe en plastique, c’est le modèle utilisé pour les joueurs non classés : très résistant, idéal pour le loisir ou le scolaire mais ayant une trajectoire courbe, appelée « trajectoire parabolique ».

- Le volant avec tête en liège et jupe en plume : utilisé en compétition, plus fragile, mais ayant une trajectoire idéale. Cette trajectoire est habituellement appelée « trajectoire parachute », le volant montant en ligne droite puis descendant presque à la verticale, n’ayant plus de vitesse horizontale. Le volant est composé de 16 plumes d’aile d’oie, pèse 5 grammes, et est fabriqué a la main. Avec ces matériaux, on a déjà pu enregistrer des records de vitesse assez incroyable, avec des volants dépassant les 400 km/h !

 

J’avais appris avec étonnement un petit détail sur les volants en plumes : effectivement, on n’utilise pour leur confection que les plumes d’ailes gauches. Pourquoi gauches, effectivement ? Et que fait-on des plumes des ailes droites ?

Afin d’écrire cet article, j’ai fureté un peu partout à la recherche d’une explication avant de la trouver dans un texte consacré à la calligraphie : la plupart des calligraphes préféreraient les plumes de l’aile gauche car leurs tuyaux s’orientent vers la droite. A priori, pour ne pas s’éborgner bêtement…

Au badminton, utiliser toujours les mêmes ailes permet d’uniformiser le sens de rotation des volants pendant le vol (bon, moi, là, tout de suite, au jour d’aujourd’hui, je ne vois pas bien en quoi le fait que le volant vrille sur la gauche ou sur la droite change quoi que ce soit, mais ça doit avoir son importance !).

Ça ne nous dit pas ce que l’on fait des plumes des ailes droites des oies (à part des plumes de calligraphes gauchers, tu parles d’un marché), mais c’est une autre histoire…


JO 2010

La Tough Guy Competition

Chaque année a lieu dans les West Midlands anglais la Tough Guy Competition. Cette course l’épreuve sportive en un jour la plus dure du monde : même Jack Bauer, qui comme chacun sait est tout de même un gars robuste habitué à passer de sales journées, n’a jamais tenté cette compétition. Peut-être dans la 8ème saison, qui vient de commencer ?

Revenons à la Tough Guy Competition ; elle avait donc lieu il y a quelques jours, fin janvier (il existe aussi une version estivale de la course, appelée Nettle Warrior), et après avoir signé leur « death warrant », un document exonérant l’organisation de toute responsabilité en cas de décès (on n’est pas là pour rigoler !), les 5000 participants se sont élancés à l’assaut des 21 épreuves que comporte la course : après un cross initial de 9,6 km, les concurrents ont dû grimper des murs et s’arracher les mains sur des cordes ; ramper dans un tunnel étroit autrefois utilisé pour les eaux usées ; négocier les « tentacules de la méduse », des câbles pendants, dont certains envoient une charge électrique assez puissante pour faire sursauter un taureau ; traverser des étangs remplis de boue et de crottin de cheval ; parcourir des bottes de foin en feu ; nager dans de l’eau glaciale à travers un tunnel sous-marin ; ramper dans la boue sous des fils barbelés ; se frotter à des orties de 1,80m…
La bonne nouvelle, c’est que malgré toutes les blessures enregistrées (crises d’hypothermie, fractures, foulures, coupures, etc.), il n’y eut pas un seul mort (mais tout de même 2100 abandons sur les 5000 personnes au départ).

En passant, vous n’êtes pas sans savoir qu’il faut éviter de se baigner juste après avoir mangé, n’est-ce pas ? Parce qu’il y a un risque important d’hydrocution ? Oui, mais encore ? C’est quoi une hydrocution ? Quand j’étais gamin, je croyais que le risque de l’hydrocuisson c’était que l’eau recuise les aliments déjà ingérés et que pour une raison ou une autre, ce n’était pas bon. Là où ma compréhension butait, c’est que ça ne posait pas de problème de voir juste avant de baigner, et que les risques étaient les mêmes pour les aliments froids et chauds. Bref, c’était pas du tout ça :D
En réalité, lorsqu’on est en train de digérer, beaucoup de sang est envoyé autour des intestins pour récupérer les nutriments. Hors, la digestion génère de la chaleur (c’est pour ça qu’on a chaud après un bon repas) donc ce sang est ensuite envoyé en masse à la périphérie du corps et les vaisseaux se dilatent pour lui permettre de se refroidir efficacement.
Quand on plonge rapidement dans l’eau froide, tous les vaisseaux qui étaient dilatés se contractent d’un coup et cet afflux de sang parvient d’un coup au cœur qui n’apprécie pas forcément et cela peut provoquer un malaise : c’est l’hydrocution.

Et l’hydrocution, on ne s’en remet pas avec un simple remède de bonne femme !

Ha, vous saviez d’où vient cette expression ? Du latin  »bona fama » ou de l’italien  »buona fama », ce qui signifie « bonne renommée » : les remèdes de bonnes femmes sont donc en réalité des remèdes de bonne  »fame », qui jouissent d’une bonne réputation !

Pour en revenir au sujet, les participants de la Tough Guy ne sont pas uniquement soldats, pompiers ou athlètes. On trouve également des milliers de  « civils », qu’ils soient anglais, écossais, américains ou encore allemands en mal d’aventures. Et tout ça pour quoi ? Rien, si ce n’est la satisfaction d’avoir survécu et dépassé ses limites. Certains trouvent même le parcours trop sérieux, trop facile. Ceux-là ont une imagination sans limite pour pimenter leur malheur : on rencontre féquemment des « tough guys » en tutu ou en « mankini » à la Borat, en costume-cravate ou déguisés en superman… Certains se donnent du courage en emmenant leur planche à repasser ou un crocodile gonflable.

Les organisateurs se vantent d’avoir créé le parcours le plus ardu au monde, dépassant même ceux conçus pour les entraînements militaires. Et pourtant, cela partait de bonnes intentions… Avant d’être un génial sadique, Mr Mouse – Billy Wilson de son vrai nom – est un généreux personnage. En 1976, le fermier crée un refuge pour chevaux abandonnés et y emploie des délinquants et des personnes handicapées. Tout cela coûte cher, et Wilson a l’idée de la Tough Guy Competition, à laquelle les participants doivent payer l’inscription (de 100 à près de 200 euros).
Aujourd’hui, la Tough Guy mobilise des milliers de participants, des centaines de sauveteurs, des journalistes, du public, et même, ultime honneur, fait la Une de Même Esprit !

J’imagine que si je devais un jour concourir à cette compétition, je ne ferai pas long feu…

Faire long feu… Drôle d’expression, n’est-ce pas ? Alors qu’en se limitant à la sémantique, on pourrait croire que c’est plutôt positif (faire beaucoup de feu avec peu de bois, avoir certaines aptitudes sexuelles dignes de Youtube, etc.), c’est tout l’inverse : au temps des mousquets (« ha ha ha, mousquet ! » Private joke), il fallait placer une mèche puis charger de la poudre, placer de la bourre, ensuite la balle, et enfin tasser le tout avec une longue tige.
Après ce fastidieux procédé, il arrivait que la poudre trop humide ne détonne pas, mais brûle lentement. S’en suivait alors, malgré tous ces efforts, un coup raté à cause d’un feu trop « long », pas assez explosif pour faire partir la balle.
Faire long feu, c’est donc ne pas réussir, ne pas produire l’effet voulu.

Je disais donc qu’il est certain que je n’irai pas au bout, rien que l’idée de courir 10 bornes en string avec une planche à repasser dans une main et Céline dans l’autre me refroidit, mais le reste des épreuves a l’air… « fun » : on y va quand ?

Le sport gratuit à Paris : toutouyoutou…

 

Testé dimanche dernier : une séance de « Sport Découverte Nature » avec la ville de Paris.

 

Kézako ? Tout simplement une séance de remise en forme gratuite prodiguée en plein air parmi plus d’une dizaine d’espaces verts parisiens. Les séances, ouvertes à tous, sont animées par des moniteurs diplômés d’Etat et des profs de la ville de Paris. Elles ont lieu tous les dimanches matin de 9 h à 12 h (sauf en juillet/août et aux vacances de Noël).

 Au programme :

- de 9 à 10 h : réveil musculaire et alternance de marche et course à pied

- de 10 à 12 h : exercices de cardio-training et de gym, abdo-fessiers, étirements… voire jeux de ballon et sports de raquette ! Les activités varient chaque semaine en fonction du site et de la météo.

Il y a souvent un gymnase pas loin en cas de pluie.

 

Pour ma part, j’ai testé la séance du parc Montsouris. Je suis venue pour 10 h (2 h d’exercices, c’est déjà pas mal !). On était bien 40-50. Tous les âges y étaient représentés, avec une majorité de femmes. Le niveau était accessible aux débutants, tout en n’étant pas trop facile ! Il faut reconnaître que le fait d’être en groupe est assez stimulant au final ; l’ambiance était bonne, et les deux « coachs » super sympa ! En plus la météo était clémente ce jour-là !

Sans engagement, sans contrainte, et surtout gratuit : c’est tout le sport que j’aime !!! Plus de prétexte pour feignasser chez soi faute d’avoir loupé la rentrée des clubs ou de vouloir payer un abonnement pour rien !

Certes, il faut se lever tôt le dimanche matin et braver le froid l’hiver (et ne pas oublier d’apporter son tapis de gym comme moi). Mais l’initiative a le mérite de démocratiser le sport à Paris.

Si vous souhaitez vous inscrire « officiellement », il suffit de 2 photos et d’un justificatif de domicile (apparemment ça marche aussi pour les non-Parisiens). Cela vous donne droit à un « Pass’ Sport Découverte » valable 1 an pour accéder à tous les sports gratuits à Paris (avec prêt de matériel si besoin) : badminton, yoga, roller/skate/BMX, natation, aquagym, aviron, canoë-kayak… Il faut se renseigner auprès du service des sports de chaque arrondissement pour savoir ce qui est proposé.

 

Une super initiative pour garder la forme ! Allez, avec moi : « TOUTOUYOUTOU, TOUTOUYOUTOU ♪♫… 

 

Connaître les lieux « Sport Découverte Nature » ici