Archive for GOne

En mars sur Même Esprit

Comme en chaque début de mois depuis le début de l’année, je vous propose ce rapide sommaire rétrospectif, au cas où vous auriez loupé quelque chose !

En mars sur Même Esprit, on a donc parlé comme souvent :

En Mars sur Même Esprit, pas un mot sur les actes d'un déséquilibré

- de Musique ! Avec les Chansons de la semaine : ça a dépoté en début de mois, avec d’abord Give Me Your Life des étonnants Français de Skip the Use, puis avec un morceau plus ancien et plus extrême, P4 de Mass Hysteria. Stoeffler a pris le relais pour la première fois dans cette rubrique pour nous parler de Retreat des Rakes ; Somebody That I Used to Know de Gotye, qui m’a donné l’occasion de mener une petite enquête sur les conditions qui ont conduit au succès international de ce morceau ; et la dernière Chanson de la semaine était un titre un peu particulier puisqu’il s’agissait d’une des compos de mon groupe GOne, dont nous avons réalisé une version en français : Le Jour Où La Terre Ralentit.

- de Séries, avec une déception du côté d’Alcatraz, dont à la fin de sa première saison, notre spécialiste Ayastan regrette qu’elle n’aie pas tenu toutes ses promesses.

- On a moins parlé de Cinéma ce mois-ci (il faut dire que personnellement ça doit faire trois mois que je n’y ai plus mis les pieds…). Stoeffler nous a quand même parlé de The Descendants d’Alexander Payne (dont je soupçonne qu’il l’avait lui-même vu il y a un certain temps…), mais ça a été tout.

En Mars sur Même Esprit, on n'a pas parlé de la façon dont les sondages et les médias conditionnent ce que doit être l'actualité et se font parfois heureusement surprendre

- dans la catégories Bouquins, Jika nous a parlé de Pourquoi j’ai mangé mon père, un classique de l’Américain Roy Lewis qu’il a ressorti récemment de ses étagères, puis Stoeffler nous a présenté The Windup Girl de Paolo Bacigulapi (La Fille automate, en édition française), un roman d’anticipation.

- On est parti en Voyage à Winchester, dans le Hampshire en Angleterre avec Stoeffler

- Ça n’arrive pas souvent sur Même Esprit, mais Jika nous a parlé Théâtre, et plus précisément de la pièce Dernier Coup de Ciseaux, un classique international dans lequel le public entre en interaction avec les acteurs sur scène.

- Je vous ai parlé rapidement d’une courte expo Photo (elle continue jusqu’au 22 avril !) à la Fondation Henri Cartier-Bresson, qui présente des photos du Français Henri Cartier-Bresson et de l’Américain Paul Strand, prises au début du 20e siècle lors de leur voyage au Mexique.

- Vous avez pu découvrir un Jeu de stratégie sur IPhone : La Guerre des Roses, que Jika vous recommande.

- enfin pour finir, j’ai abordé un sujet qu’on pourrait classer en Sciences/ Société, avec cette grande investigation menée par moi-même pour comprendre pourquoi ma télé (comme ma chaîne hifi, comme ma Box HD,…) reste en veille quand je l’éteins.

Et en avril, qui va parler de quoi, alors ?

[La chanson de la semaine] The Day The World Went Slow/ Le Jour où la Terre Ralentit (GOne)

N’ayons pas peur de l’autopromo, à la veille de notre concert au Bistronome à Paris ce 31 mars 2012, la chanson dont je vais vous parler cette semaine n’est pas (encore) un tube international : il s’agit de l’une des compos de mon groupe, GOne, dont je vous ai déjà un peu parlé dans de précédents articles sur Même Esprit.

La musique, comme pour la plupart des autres morceaux du groupe, a été signée dans un premier temps par Lionel avant que chacun des membres du groupe ne s’approprie sa partition, tandis que je me chargeais de la partie paroles et chant. Cas particulier cette fois-ci, c’est moi qui ai inspiré le thème musical de la chanson, à partir de deux lignes de basse (qui continuent de constituer la « colonne vertébrale » du morceau) tirées de l’époque où je jouais moi-même de la basse, et où je m’étais essayé à écrire mes propres morceaux ; l’idée de ce « riff » m’était venu en triturant celui du Come Together des Beatles, mais je crois que la parenté ne s’entend plus trop ! Quant au titre, contrairement à ce que les paroles peuvent laisser supposer, je l’ai choisi non pas à la fin d’une journée de métro-boulot particulièrement stressante, mais en pleines vacances dans les Gorges du Verdon (je ne sais pas me reposer), alors que je ne sais plus pour quelle raison il nous fallait nous rendre très rapidement quelque part en voiture, mais où je me retrouvais systématiquement frustré dans mes tentatives de gagner du temps par tout ce que le cruel Destin plaçait sur ma route… Depuis, la chanson me vient souvent à l’esprit à chaque fois que je me retrouve coincé, quelles que soient les circonstances, derrière des gens qui ne se trouvent pas dans le même état d’urgence (et comme je ne suis pas quelqu’un de très ponctuel, je suis souvent pressé !).

Voici la chanson : The Day The World Went Slow, telle que nous l’avions enregistrée pour notre EP 8 titres Wish You Were, et la transcription des paroles en anglais. Je vous en redis encore deux mots ensuite.

THE DAY THE WORLD WENT SLOW

Another day, that was so long
Must get away and leave this throng
Pick up my pack, head for the bus
They’re in my back, and catchin’ up

It seems every time when I need to get away
A crowd is gathering and intends to ruin my day
Can’t go left, can’t go right
Need some space, but can’t move fast

Blood, blood again, blood is rushing through my veins
No one seems to get me, no, no one understands
And I say “Hey, Hey” can’t you see I need a hand?
You’re all slowing me down and it’s more than I can stand

Leave this place, get in my car
Fleeing, yes, but not too far
Traffic jam, goddamn bus
Exhaust pipe that spits all dust

It seems every time when I need to get away
There’s a big, slow machine, that is meant to cross my way
Grip the wheel, slam on the brakes
Grind my teeth, hold and wait

Blood, blood again, blood is rushing through my veins
No one seems to get me, no, no one understands
And I say “Hey, Hey” can’t you see I need a hand?
You’re all holding me down and it’s more than I can stand

Clock is ticking, must get this right
Get this thing done, before tonight
Have to get to the other side of town
Feels like the fucking train never will come

It seems every time when I need to get away
The world stops in its track and is forcing me to stay
Slow the pace, rush again,
Wait a while, run in vain

Blood, blood again, blood is rushing through my veins
No one seems to get me, no, no one understands
And I say “Hey, Hey” can’t you see I need a hand?
You’re all slowing me down and it’s more than I can stand

Blood, blood again, blood is rushing through my veins
No one seems to get me, no, no one understands
And I say “Hey, Hey” can’t you see I need a hand?
You’re all holding me down

You’re standing in my way
And leading me astray
Blood is rushing to my head
This is coming to an end

Pour l’anecdote, le loop d’intro/outro n’était pas dans la compo initiale, mais a été ajouté au mix par Stéphane (le batteur) comme une expérimentation « pour voir », et a été finalement conservé tel quel, après nous avoir plu à tous les 5 pour l’effet original qu’il produit et -pour ce qui me concerne- pour l’évocation imagée qu’il apporte de la « boucle infernale et sans fin » dans lequel le personnage de la chanson se croit enfermé. A l’inverse, il y avait un truc que j’avais en tête pour ce morceau mais qu’on n’a pas pu mettre en place, qui consistait à ce que la voix principale soit relayée par une voix secondaire sur les pré-refrains, un peu à la façon dont fonctionnent David Gahan et Martin Gore sur certaines chansons de Depeche Mode (l’un de mes groupes favoris).

The Day The World Went Slow (qui est le premier de nos morceaux dont le titre ne soit jamais prononcé pendant la chanson) constitue à la fois notre quatrième et notre 5e compo. Lionel avait en effet choisi cette chanson pour une idée qu’il avait en tête : concevoir deux versions alternatives du même morceau. A côté de cette version « électrique » que je viens de vous faire écouter, nous avons ainsi conçu une deuxième version, moins énervée, qu’on a un temps appelée « acoustique », mais qui reste aujourd’hui plutôt la version « alternative » vu qu’on n’a jamais eu l’occasion de la jouer réellement en acoustique ! ^_^

C’est cette version alternative que nous avions joué lors de notre précédent concert, à La Goguette en novembre 2011. Et pour voir ce que ça pourrait donner, j’avais préparé quelques mois plus tôt une version alternative des paroles… en français !

J’ai pour l’instant toujours écrit les textes des chansons de GOne en anglais, parce que ça me vient plus naturellement quand je cherche des mélodies, et parce que l’anglais présente à mes yeux l’avantage (peut-être illusoire) de me protéger du jugement souvent impitoyable (et, je trouve, souvent injuste) du public français vis-à-vis des textes en français. Encouragé en ce sens depuis un certain temps par Lionel et par certains de nos amis, j’ai eu envie de tenter pour une fois l’expérience de l’écriture des paroles en français, et la réécriture du texte de l’une de nos chansons déjà existantes me paraissait l’idéal pour cette tentative, au cas où elle s’avérerait finalement décevante. Pour le coup, sans fausse modestie mais sans autoglorification non plus, je trouve le résultat plutôt pas mal ; d’une façon générale, il ne me semble pas que le français (idée très répandue) soit une langue « moins rock » que l’anglais, et par ailleurs qui prête un peu d’attention aux textes de la plupart des chansons en anglais peut facilement se rendre compte de leur pauvreté lexicale. Même si j’ai pour ma part toujours essayé de soigner mon vocabulaire dans mes textes en langue étrangère, ma maîtrise forcément plus grande du français me permet davantage de jeux sur l’écriture comme par exemple sur ce « Tous se serrent, tous se tassent/ Tous se terrent dans trop peu d’espace » qui me plaît bien.

Et comme l’accueil de cette version francophone de la chanson a été très positif lors du concert (à vous de vous faire votre opinion avec la vidéo ci-dessous), ça m’a donné envie de persévérer, et j’annonce donc pour notre prochain concert un Le Jour Où La Terre Ralentit en français ET en électrique, PLUS d’autre part une nouvelle version réécrite d’une de nos compos jusque là chantée en anglais. Joignez-vous à nous samedi 31 mars au Bistronome à partir de 20h pour entendre cette nouvelle version pour la première fois sur scène !

LE JOUR OŪ LA TERRE RALENTIT

Un jour de plus, un jour trop long
L’attente me tue, traînent les secondes
Je quitte la scène, je gagne le hall
Tout le monde me freine, tout le monde me frôle

A croire que chaque fois que j’ai besoin d’un peu d’air
La foule se concerte et me rabat dans la poussière
Tous se serrent, tous se tassent
Tous se terrent, dans trop peu d’espace

Le sang, le sang, le sang rugit dans mes veines
Mais personne ne semble comprendre que ma hâte se change en haine
Quand je crie « hey ! » « hey ! » quand j’aimerais quitter ces fers
La Terre tourne au ralenti et devient mon enfer

Enfin sorti, je saute dans un train
J’arrive à fuir, mais pas trop loin
Les freins crissent sur les rails
Et c’est le cycle infernal

A croire que chaque fois que j’ai besoin de m’évader
Les machines s’arrêtent, et m’abandonnent au bord du quai
Les minutes deviennent des heures
Dans le tumulte des battements de mon cœur

Le sang, le sang, le sang rugit dans mes veines
Mais personne ne semble comprendre que ma hâte se change en haine
Quand je crie « hey ! » « hey ! » quand j’aimerais quitter ces fers
La Terre tourne au ralenti et devient mon enfer

Et l’heure tourne sans que rien ne bouge
Sur la route tous les feux sont rouges
Restent encore tant de choses à faire
L’urgence m’appelle dans la ville entière

A croire que chaque fois que j’ai besoin de m’échapper
La Terre s’immobilise et me force à rester
A ralentir, accélérer
Toujours courir, puis à freiner

Le sang, le sang, le sang rugit dans mes veines
Mais personne ne semble comprendre que ma hâte se change en haine
Quand je crie « hey ! » « hey ! » quand j’aimerais quitter ces fers
La Terre tourne au ralenti et devient mon enfer

Le sang, le sang, le sang rugit dans mes veines
Mais personne ne semble comprendre que ma hâte se change en haine
Quand je crie hey hey ! quand j’avance vers la lumière
C’est la descente en enfer

Je cours à perdre haleine
La foule me tire et m’enchaîne
Le sang me monte à la tête
Il est temps que tout s’arrête

GOne à La Goguette (22 octobre 2011)

GOne à la Goguette 22 octobre 2011A part pour le concert de Fresnes-sur-Marne en juin 2010 (où les conditions étaient un peu particulières : Lionel étant absent, on avait joué à 4 avec des morceaux retravaillés pour l’occasion ; quant au public, comme il s’agissait d’une Fête de la Musique avec les associations locales, il était très familial et nous avions donc joué en partie devant des enfants qui se fichaient complètement de ce qui se passait sur scène et qui jouaient à lancer des cerceaux dans les airs devant nous…) nous étions restés près de trois ans sans donner de « vrai » concert (c’est à dire avec un public venu spécifiquement pour écouter notre musique). Organiser celui-ci avait été un petit défi : depuis deux ans, je m’étais composé un petit carnet d’adresses de lieux où on aurait pu espérer jouer, que je contactais par mail ou téléphone sans jamais obtenir de réponse positive. Changeant de tactique, on avait enregistré un CD avec nos compos, et un autre avec quelques reprises, et j’avais tenté de démarcher les bars en me déplaçant cette fois physiquement sur place et en déposant l’un ou l’autre des deux Cds… et sans jamais qu’aucun ne rappelle.

Deux ans de galère, donc, et puis subitement tout s’est débloqué.

Tout d’abord, un premier bar, à Bagnolet, a accepté de nous accueillir. Puis, Lionel a pu décrocher un autre plan, cette fois sur Paris, et qui paraissait plus prometteur. Nous avons donc annulé le premier plan, qui présentait plusieurs inconvénients : d’une part, c’était à Bagnolet, donc un peu excentré par rapport à Paris et moins pratique pour les transports ; la salle était petite et peu aérée, tout le monde aurait crevé de chaud ; l’entrée était payante, sans conso offerte, et ça nous emmerde de faire payer les amis qui nous font le plaisir de venir nous écouter ; enfin, le bar fermait tôt, et ça voulait dire qu’à peine le concert terminé, tout le monde aurait dû dégager rapidement, sans plan de repli pour aller boire un verre et discuter, vu qu’il n’y avait rien d’ouvert à proximité.

Manque de bol, moins d’un mois avant le concert, le bar parisien dans lequel on aurait dû jouer recevait une visite de la préfecture, et se voyait interdire la programmation de concerts parce que ses locaux n’étaient pas appropriés !

La poisse semblait nous poursuivre, mais étonnamment, je suis parvenu à nous dégoter un nouveau plan de secours en deux semaines (après avoir, je rappelle, galéré pendant deux ans sans trouver quoi que ce soit!).

La pochette de notre EP de reprises

Et c’est donc finalement à La Goguette que nous avons pu jouer ce samedi 22 octobre 2011. Le repérage sur place m’avait à moitié inquiété, parce que la salle est relativement petite et que je craignais que tout le monde ne tienne pas à l’intérieur… du coup, on a fait une promo assez discrète et ça a été parfait.

Parfait de bout en bout, au moins de mon côté, comblé par un son qui roulait, une absence de problèmes techniques et (quasiment) de pains, et surtout, surtout, la chaleur du public, enthousiaste et impliqué qui applaudissait, criait, chantait, (dansait même pour certaines !)… ça faisait chaud au cœur (il m’arrive encore deux semaines après de repenser à certains moments de la soirée et de sourire tout seul comme un idiot).

Côté musique, on avait pas mal bossé depuis trois ans. Ca nous a permis d’une part de probablement mieux jouer que les fois précédentes, mais ça nous a permis aussi de proposer une playlist différente à 90% de ce que les gens qui étaient venus nous voir avaient pu entendre ; aussi bien au niveau des reprises, puisqu’on avait sélectionné en priorité des morceaux qu’on n’avait jamais joué sur scène (dont deux morceaux qu’on avait commencé à travailler qu’un mois avant), qu’au niveau des compos puisque ce concert a été l’occasion pour nous de jouer 10 de nos propres morceaux, dont plus de la moitié qu’on n’avait jamais joués sur scène. Les enregistrements, même imparfaits, qu’on a pu faire pendant la soirée, me fourniront les illustrations dont j’avais besoin pour reprendre la série d’articles que j’avais prévu d’écrire il y a bien longtemps pour parler un peu de chacun de nos morceaux, et que je publierai bientôt, au fur et à mesure.

On a aussi pu tester deux choses sur lesquelles j’aimerais assez travailler par la suite : d’une part, c’était la première fois qu’on jouait Le jour où la Terre ralentit, première de nos compos chantée en français plutôt qu’en anglais, version alternative de The day the world went slow (qui compte maintenant 3 versions différentes puisqu’on avait déjà une version « acoustique » et une version « électrique ») et qui, je crois, fonctionne pas mal. A voir maintenant si j’arrive à écrire des textes en français qui me satisfassent pour nos autres compos…

D’autre part, nous avons ce soir-là joué une reprise retravaillée (essentiellement par Arnaud) du Enjoy The Silence de Depeche Mode, et j’aimerais assez qu’on s’approprie comme ça d’autres morceaux, qui combinent du coup la qualité d’être familiers à ceux qui les écoutent, tout en étant un peu plus « nos » morceaux. On verra si j’arrive à entraîner les autres sur cette piste.

Quoi qu’il en soit, ce concert à La Goguette du 22 octobre 2011 aura été une excellente soirée pour moi, et je redis ici un grand merci à tous ceux qui nous ont fait le plaisir de venir nous écouter, qui ont donné de leur énergie et manifesté leur enthousiasme pour que l’ambiance soit au top pendant toute la soirée. ENCORE MERCI !

GOne à Fresnes-sur-Marne (5 juin 2010)

Le dernier concert de GOne, au Shannon River (qui depuis ne programme plus de groupes, et c’est bien dommage), avait été un succès pour nous, avec des conditions pour jouer globalement très appréciables, un public nombreux et enthousiaste… mais c’était quand même en octobre 2007, et ça commençait donc à faire un petit bout de temps.

Depuis, nous avons pris du temps pour enregistrer avec nos humbles moyens techniques un EP de 8 morceaux (en écoute sur notre page MySpace) et nous avons continué à écrire d’autres morceaux (pas encore enregistrés, eux). L’EP devait nous servir de support pour démarcher les bars de Paris et sa région, pour montrer ce dont nous étions capables, et avec une jolie pochette pour personnaliser un peu notre candidature ; j’avais fait une liste de tous les bars où on peut écouter du rock en Ile de France recensés dans le Lylo mais ma phobie des relations sociales et mon manque global de disponibilité ont fait que je n’ai qu’assez timidement tenté de contacter les lieux dans lesquels notre groupe pourrait jouer, essentiellement par e-mail, méthode qui semble présenter des limites très claires vu le peu de réponses que j’ai obtenues lors de mes quelques tentatives. J’ai bon espoir de réussir à nous dégoter une ou des dates pour la rentrée en septembre puisqu’Alex, notre bassiste/guitariste, a proposé de m’accompagner pour rendre visite en personne aux bars où nous déposerons effectivement notre joli EP -ce qui devrait donner de meilleurs résultats que les demandes relativement impersonnelles envoyées par mail ; je me pose aussi comme chaque année la question de l’opportunité de participer à Fallenfest ou Emergenza, des tremplins qui permettent de jouer sur scène dans des conditions et des salles assez prestigieuses, mais avec une mécanique et une philosophie qui posent quand même sacrément problème (cet article trouvé en préparant ce billet résume très clairement ces problèmes). A suivre.

En attendant, c’est encore une fois Arnaud, notre guitariste/bassiste (oui, les choses sont un peu compliquées chez nous ! ^_^) qui nous a trouvé cette nouvelle opportunité de concert, le 5 juin à… Fresnes-sur-Marne (à 40km de Paris). La date ne m’arrangeait vraiment pas vu que c’était la date qui avait été retenue pour fêter l’anniversaire d’une amie, reporté d’une semaine pour que ma copine à moi puisse être présente ; faire faux-bond trois semaines avant ne m’amusait pas, mais comme dit plus haut, ça faisait vraiment longtemps qu’on n’avait plus joué sur scène, et je ne pouvais pas non plus laisser tomber les copains en les privant de cette opportunité.

Un contretemps supplémentaire est venu se greffer par-dessus, la femme de Lionel (notre lead guitariste et compositeur principal) étant enceinte et presque à terme, et Lionel ne pouvant pas du coup prendre le risque de se trouver coincé loin d’elle… cette contrainte a plus ou moins défini notre playlist pour le concert puisque du coup sur nos plus de 50 reprises et 12 compos, on a pu assez rapidement dégager les 12 morceaux qu’on pourrait jouer avec une seule guitare au lieu des 2 habituelles. Et en même temps, ça tombait bien puisqu’on n’avait droit à 45 minutes sur scène, et que ça collait parfaitement à la durée de ce set arrangé.

Mon impression sur ce que serait ce concert a pas mal évolué au fur et à mesure du temps : au départ, j’étais juste super content de pouvoir jouer sur scène ; ensuite, je me suis dit que ça allait quand même être un gros saut dans l’inconnu parce que le concept de « salle des fêtes en banlieue » peut recouvrir des réalités assez différentes…

En arrivant devant la salle, qui était gigantesque et tout en longueur, je me suis dit que ça allait être une ambiance de fête familiale et qu’en jouant du rock essentiellement en anglais on risquait de détonner un peu, même si notre musique n’est pas franchement hardcore (et qu’on partait sur des reprises assez connues).

Ensuite, on a commencé à travailler la balance, et les types qui s’occupaient de l’organisation étaient vraiment très sympas, ils prenaient le temps de faire les choses sérieusement, et en passant, micro en main, de la scène à la salle pour me rendre compte du rendu sonore, le résultat me plaisait bien et j’ai commencé à me dire que ça pourrait être vraiment très bon.

Après la balance, nous avons été profiter du jardin d’Arnaud, nous allongeant un moment dans la pelouse avant de faire un sympathique barbecue autour de conversations légèrement hallucinantes pour moi (je suis le seul à ne rien avoir à voir avec l’ingénierie électro-informatique dans le groupe : parfois, je le ressens un peu ! ^_^). Puis, l’après-midi s’étant paisiblement écoulée, il était temps de retourner à la salle assister aux premiers spectacles et se préparer au nôtre.

Là, ça a été un peu la douche écossaise : à la fois, le groupe qui jouait était vraiment pas mal du tout (Paris Neptune, dans la veine des Arctic Monkeys), et en même temps… il y avait du monde dans la salle, certes, mais tous les adultes étaient assis aux tables du fond, tandis que sur les vingt mètres qui séparaient les tables de la scène… c’était le royaume des enfants qui jouaient avec des espèces de cerceaux fluos et qui les balançaient en l’air ou dans tous les sens en courant après, avec l’air de n’avoir très clairement rien à foutre de ce qui se passait sur scène : surréaliste. Heureusement que les gars avaient amené quelques groupies avec eux pour danser au pied de la scène, parce que sinon ça devait quand même être bien déprimant de jouer dans cette ambiance.

Suivaient quelques démonstrations de percussions (pas mal, mais qui me rappelaient un peu les démonstrations de fin d’année que je faisais avec mes élèves de capoeira ; c’était décent, mais c’était quand même clairement amateur), un groupe de rock pas super, un rappeur tout seul sur scène (ça avait l’air ok, mais je ne suis pas très rap donc je ne saurais pas juger), et une démonstration d’une prof de danse latino qui là a tout emporté (tout le monde s’est levé pour danser ou presque, c’était la fête et tout ; on sentait que les gens étaient plus venus pour ça que pour les groupes, et ça m’a un peu miné le moral).

Puis vint enfin NOTRE heure ! Là, j’ai décidé de faire abstraction de tout le reste et de me donner à fond, pour mon propre plaisir. On nous a souvent reproché sur nos prestations précédentes de manquer un peu de vie sur scène, et c’est vrai que d’une façon générale, on ne bouge pas beaucoup quand on joue ; pour ma part, jusque là, ça a surtout été une question de technique, parce que soit on jouait dans des lieux trop exigus, soit la sono m’interdisait de me déplacer sous peine de partir en larsen, de faire grésiller les micros ou de risquer de débrancher des câbles. Mais moi je ne demande qu’à bouger quand je chante, sinon ! et là la scène était vaste, la longueur des fils de micro impeccable et j’ai vraiment, vraiment pu apprécier cette liberté (qui a pu étonner mes comparses, puisque c’était la première fois qu’eux aussi me voyaient libre de mes mouvements ! ^_^).

Bon, pour ce qui était de la balance, elle était allée à vau-l’eau vu que le type qui s’en était chargé –très sympa par ailleurs, je répète- n’avait pas pris de note de ses réglages, sur de pouvoir les retrouver de mémoire… et qu’il était de plus en plus pinté au fur et à mesure de la soirée ; résultat, on n’entendait pas trop la guitare, et le chant était trop fort :/ (j’ai eu un peu peur quand, après trois chansons, je l’ai vu commencer à installer des djembés au pied de la scène pour préparer l’animation suivante, puis s’approcher de moi pour me demander si on avait bientôt fini ou pas Oo).

On a eu naturellement aussi droit à la même configuration du public pendant notre set (des gens assis loin de nous au fond de la salle, des enfants qui couraient et jetaient des trucs en l’air devant), mais en fait on avait prévu de faire appel au public sur un ou deux morceaux, notamment Open Book des Rakes, et les gens ont super bien réagi ! Je m’en suis un peu voulu de ma réaction lorsqu’ils s’étaient tous levés pour danser la salsa avant de se rasseoir pour écouter les ziquos : je pense qu’en fait si on les avait plus impliqué, ils n’auraient rien demandé de mieux que de participer davantage. Une leçon à méditer pour moi, et que j’essaierai de retenir pour nos prochains concerts.

Et puis il y avait aussi une dame assez jolie qui a dansé sur nos morceaux pendant tout le set, et une ado qui est venue nous féliciter à la fin pour notre reprise de Come as you are, de Nirvana (parce qu’on ne peut pas faire n’importe quoi avec Nirvana quand même, mais qu’on avait bien fait le truc donc ça allait ^_^), et ça, ça fait toujours plaisir.

Et au final je regrette pas mal que dans notre précipitation lors de la montée sur scène on n’ait pas pris le temps d’installer la caméra d’Alex (ou de la confier aux amis de Stéphane qui avaient fait le déplacement), puisque du coup il ne nous reste de cette soirée qu’une poignée de photos et c’est tout ; mais j’en garde un souvenir très positif et assez énergisant, et j’ai hâte qu’on se trouve de nouvelles occasions de jouer très prochainement (en espérant qu’on arrivera aussi, de temps en temps, à trouver des scènes aussi larges que celle-là parce que je trouve que je remplis mieux mon rôle de chanteur quand je peux aussi animer la scène plutôt que juste tenir le micro) ; a priori, on a deux projets de scène pour septembre, j’espère qu’on pourra les concrétiser.

Merci encore à Arnaud pour nous avoir trouvé ce plan, et aux organisateurs pour nous avoir invités et bien accueillis !

GOne – Wish You Were EP

Certains d’entre vous le savent déjà, je chante dans un groupe de pop-rock, GOne.
Après plusieurs années de travail, nous sommes enfin parvenus à bâtir une formation stable et à produire ainsi nos propres compos.
Après une dernière réécoute et quelques retouches pour parfaire le tout, on est suffisamment satisfaits du rendu de nos morceaux pour les rendre publics: je vous invite donc à vous rendre sur notre page MySpace pour découvrir six des morceaux issus de notre mini-album à venir, Wish You Were, qui sera gravé et imprimé à l’artisanale, avant un album pressé façon pro pour peut-être la fin de l’année, et bientôt, de nouveaux concerts.
 

N’hésitez pas à faire passer le mot, ou à poster ici vos remarques et commentaires!

GOne – Chapitre III, la première compo

CHAPITRE 3 : La première compo

Mon premier groupe n’avait jamais tenté (ou peut-être n’avait simplement jamais eu l’occasion, n’ayant jamais pu avoir de base suffisamment stable pour pouvoir se lancer sur quoi que ce soit de plus aventureux que de simples reprises) de créer ses propres compositions.

Dès mon adoption dans « G1 » en revanche, Lionel me fit écouter une compo sur laquelle le groupe (en fait, lui essentiellement puisqu’il avait tout écrit pour chacun des instruments) avait planché jusque là ; la version qu’il m’avait transmise, qui portait alors le nom « Ange de mes nuits », était composée sur le logiciel Guitar Pro avec des sons qui ne lui rendaient franchement pas justice (en gros, c’était un instrumental avec un son de Bontempi) et me firent même me demander, à la première écoute et ne sachant pas alors qu’il s’agissait d’une compo : « Qu’est-ce que c’est que cette merde ? »

 

La première fois que j’ai pu l’entendre jouée par Lionel avec une vraie guitare, ça a été un réel soulagement !

Lionel, lors de l'enregistrement studio du morceau 

Il m’a fallu alors me poser le délicat choix de la langue pour écrire les paroles… Préférer le français qui me permettrait de mieux jouer des mots et de dire des choses peut-être plus profondes ? La prudence me fit plutôt opter pour l’anglais, qui me permet de raconter ce que je veux sans que notre public (et notamment mon premier public : le groupe) y prête trop d’attention.

Je choisis de donner une teinte plus sombre au morceau (préalablement intitulé, donc, « Ange de mes nuits »), souhaitant retrouver le ton de cet album dont l’atmosphère me semble le modèle de ce que je pourrais vouloir chanter : Garbage, le premier album de Garbage (l’un des 5 meilleurs albums du monde), à la fois hargneux et sombre.

Plusieurs autres influences m’ont imprégnées pour cette première chanson : il y a une référence rapide à Disintegration de Cure (dont la version live qui figure sur le EP « Entreat » -et que j’utilise ici en lien- est bien meilleure que l’original, soi-dit en passant); Scheer, pour le titre de la chanson (« Wish You Were Dead »); Deftones dont j’écoutais beaucoup à ce moment-là le « Mini-Maggit (Back to school) » [attention le lien renvoie vers une reprise du morceau original, je n'ai pas trouvé de lien vers l'original, dont on apprend sur la page Wikipedia dédiée que le morceau est renié par le groupe, qui ne l'aurait composé que pour démontrer à sa maison de disque qu'il était facile de sortir un single à succès; je le trouve très bien ce morceau, moi!] et dont je voulais reprendre l’esprit de la scansion sur les couplets pour insuffler une certaine énergie au chant ; Rob Dougan (« Left Me For Dead« ) pour la hargne du refrain ; …et ‘Torn’ de Natalie Imbruglia (authentique !) pour la vision globale de la scène. 

 

Le morceau n’étant pas particulièrement facile à jouer, il nous fallut un peu de temps pour le maîtriser, et il fut longtemps notre seule compo, premier morceau que nous pûmes avoir le plaisir d’enregistrer en studio (dans une version sans doute un peu trop aseptisée, réalisée par Hervé, qui validait avec ce projet sa formation d’ingénieur du son) et la fierté de fixer sur CD  puis de publier sur notre page Myspace.

 

Pochette du "single", réalisée par Stéphane B.
Assez complexe dans sa construction, je trouve honnêtement le morceau plutôt mâture pour une première compo ; je n’ai pas encore trouvé de raison d’en rougir non plus pour ce qui concerne la partie chantée, que ce soit au niveau du texte ou au niveau de la technique de chant (c’est d’ailleurs sans doute notre compo la plus délicate à chanter pour moi). 

 

Le nouveau mix n’est pas encore disponible mais ne devrait plus tarder ; il figurera sans doute en bonne place sur notre page Myspace (sur laquelle vous pouvez en attendant entendre la version « studio » précédente, un peu trop soft à notre goût), je posterai un commentaire en suivi de ce billet pour avertir mes nombreux lecteurs de sa disponibilité.

 

WISH YOU WERE DEAD

 

Hey darling can’t be sure

Don’t know if I live anymore

Bent down by your rule

Just been sent back to school

 

Well I know for sure

You left me for dead

Lying on the floor

With a wound to my head

 

And I know for sure

You left me ashore

Just like you said

And I know

I know

I know

I know

You left me for dead.

 

Hey honey when we said

“Remember how it always ends”

Guess I’d come to believe

That this rule could be cheated

 

But I know for sure

You left me for dead

Lying on the floor

With a wound to my head

 

And I know for sure

You left me ashore

Just like you said

And I know

I know

I know

I know

You left me for dead.

 

Lying on the floor

No sound but my breath

You left me sore

My skin turned to shreds

 

I know for sure

You left me for dead

Lying on the floor

With a wound to my head

 

And I know for sure

You left me ashore

Much like you said

And I know

I know

I know

I know

You left me for dead

 

I wish you were now

I wish you were now

I wish you were dead

I wish, I hope, I pray, I choke

I want you dead

Dead

Dead

Dead.

Mise à jour de l’article le 25/12/2011, j’ajoute la vidéo de la version enregistrée à La Goguette le 22 octobre 2011 en illustration.

GOne – Chapitre II, la vraie naissance du groupe

 

Chapitre 2 : renaissance d’un groupe

 

Durant la saison 2004-2005, la qualité de notre jeu était donc allée en diminuant, du fait de la réduction du temps consacré à chaque groupe. G1 perdit de ce fait coup sur coup deux de ses membres, notre très bon bassiste mais dont les goûts musicaux ne correspondaient plus à ce que nous jouions, et le guitariste rythmique qui avait des soucis avec le rythme.

Il nous fallut complètement repenser l’organisation du groupe. Arnaud quitta donc la batterie pour la basse, et nous fîmes appel à un nouveau Stéphane, l’un des collègues d’Arnaud, pour reprendre les baguettes à la batterie.

L’association fonctionna bien très rapidement, Stéphane n’ayant pas besoin de travailler (ahem) pour jouer nos morceaux et nous permettant très rapidement de nous remettre de notre changement de formation. Il nous manquait toutefois vraiment un guitariste supplémentaire pour pouvoir jouer les morceaux que nous voulions ajouter à notre playlist (considérablement remaniée avec les changements de membres) : nous nous mîmes donc en quête d’un nouveau guitariste et cela prit quelques temps*, avant que nous ne trouvions notre nouveau complice en la personne de Stephen, qui assura de façon magistrale jusqu’à notre concert de juin 2005 à Wavecom, s’investissant à fond dans le groupe pour apprendre nos morceaux et hisser son jeu au niveau des autres instrumentistes (il débutait à peine).

Malheureusement (ou heureusement, dans la mesure où cela profita en définitive au groupe), Stephen dut ensuite préparer son mariage et n’accorda rapidement plus du tout au groupe l’importance requise, nous contraignant à nous séparer de lui.

 

 

 

 

 

 

 

Ce fut Alexandre, un nouveau collègue d’Arnaud (qui ne manque pas de ressources quand il s’agit de trouver de nouveaux musicos !), qui fit alors son apparition, travaillant à son tour d’arrache-pied pour nous rejoindre.

 

 

Alexandre P.

Le nom « GOne » a été utilisé pour la première fois à l’occasion de notre concert de juin 2005 (sur suggestion d’Arnaud** – le nom venant de l’appellation technique qu’il avait donnée au groupe jusque là : « G1 », « G- One »=> « GOne »). Mais c’est avec l’arrivée d’Alexandre pendant la saison 2005-2006, ponctuée par un chouette concert au Palais Bar où nous avions partagé la scène avec les Tonic Toons, que je pense que « Gone » s’est réellement posé dans ce qui devrait devenir sa forme définitive (autant qu’un groupe de rock peut avoir une forme « définitive », naturellement).

 

*il y eut même un épisode assez étrange : nous avions trouvé un guitariste qui convenait tout à fait, sympa et du bon niveau pour jouer avec nous, avec qui nous avons d’ailleurs enregistré une partie de nos premiers enregistrements « semi-pro » en studio, qui ont meublé notre page MySpace durant ses premiers mois. Puis André –puisque tel était son prénom- n’a soudainement plus donné aucun signe de vie, ne répondait plus aux e-mails ni aux coups de fil, rien… On n’a jamais su ce qui s’était passé, mais la simple envie de ne pas donner suite ne semble pas être une hypothèse très vraisemblable compte tenu de la relation telle qu’elle était à ce moment-là…

 

**Une contestation m’a été faite par Stéphane B., qui a le souvenir qu’il avait proposé ce nom avant Arnaud… de (mauvaise) mémoire, il me semble pourtant bien que c’était Arnaud qui avait fait cette proposition le premier à l’occasion d’un concert, et que Stéphane et moi avions été tous les deux plus emballés par la proposition que les autres membres du groupe (Aranud inclus, qui avait décidé de plutôt le laisser tomber une fois le concert passé). Stéphane avait préparé la pochette du « single » Wish you were dead enregistré en studio et avait collé le « Gone » dans un coin… et le lobbying a fini par faire son oeuvre, le nom a fini par être adopté définitivement. Je crois me rappeller d’ailleurs en creusant dans ces souvenirs, que je crois que c’est moi qui ai commencé à incliner le ‘O’ sur une playlist que j’avais préparée pour un concert, pour rappeler l’origine du nom (« G-One », donc), et que Stéphane avait trouvé ça chouette aussi, et que c’était pour ça qu’on l’avait gardé… Comme quoi ça sert d’écrire tout ça pour ce souvenir de ce genre de petits détails inutiles mais qui font plaisir quand ils ressurgissent ^_^

 

 

Aujourd’hui, GOne est (par ordre d’apparition dans le groupe):

Lionel V. : Guitare et choeurs, composition

Arnaud L. : Guitare et basse

Stéphane V.: Chant et paroles

Stéphane B. : Batterie

Alexandre P. : Basse et guitare, et depuis peu, composition

Gone, le groupe

GOne – Un peu d’histoire, Chapitre I

A l’occasion de l’impression prochaine de notre premier EP 8 titres (avec des enregistrements propres et bien mixés, dont les meilleurs seront également accessibles sur notre page MySpace), j’ai décidé de rédiger quelques notes rétrospectives sur mon groupe de rock, GOne, histoire de planter quelques jalons avant que tout le sel des événements de ces premières années soit happé dans le vortex de la célébrité qui, immanquablement, nous avalera tous (et accessoirement, pour que la rubrique « GOne », créée à l’ouverture de ce blog, ne soit plus la seule rubrique avec zéro posts…).

 

Pour me simplifier le récit des événements plus que par égocentrisme, je vais poser la première pierre de la fondation de GOne à mon arrivée dans le groupe, bien qu’un récit différent pourrait plutôt placer la naissance du groupe à la première formation rassemblée par Lionel, au jour où Arnaud nous proposa le nom de GOne, ou à une quelconque autre étape importante de notre évolution.

 

Arnaud L.Chapitre 1 : La fin de « Get2 »

Je jouais donc à l’époque (en 2004) dans mon premier groupe de reprises, celui que j’avais fondé avec mon pote Cyril alors que j’étais encore à la fac, commençant avec une guitare et une basse (non, pas même de batterie), et qui avait patiemment évolué tout en restant de façon permanente un vaste chaos (perdant régulièrement l’un de ses membres, ce qui nous obligeait pendant un temps à jouer en nombre réduit, puis à faire du recrutement jusqu’à trouver le bon remplacement, qui devait réapprendre tout notre répertoire, etc. et nous privait de réelle progression).

 

Arnaud, qui jouait de la guitare dans ce groupe, jouait également de la batterie dans un autre groupe de reprises, et leur chanteur venait de jeter l’éponge : espérant pouvoir jouer pour la Fête de la Musique, ils avaient besoin d’un remplacement rapidement.

Flatté qu’ils aient pensé à moi et content de pouvoir tenter d’assurer le chant seul (dans mon premier groupe, j’avais assuré du début à la fin -avec quelques intermittences tout de même- simultanément la basse et le chant), j’avais accepté ce bout d’essai et appris leur répertoire en un temps record pour pouvoir effectivement jouer cette représentation unique.

 

Tout s’étant parfaitement déroulé –et dans la mesure où je préférais leur répertoire au nôtre- j’acceptais avec plaisir lorsqu’ils me proposèrent de continuer la route avec eux.

Nous mîmes en place pour la saison 2004-2005 une alternance entre les dates de répétition des deux groupes, que par simplicité et pour reprendre la terminologie utilisée par Arnaud, lui et moi désignâmes désormais des titres « G1 » le nouveau groupe, et « G2 » l’ancien.

 

Cette saison fut assez calamiteuse pour G2, d’une part parce que la qualité de notre jeu se réduisit encore lorsque nous choisîmes de ne plus répéter qu’une semaine sur deux, et d’autre part parce que nous avions décidé de tenter d’introduire un nouvel instrument dans notre équipe pour tester, et que cela ne fut franchement pas concluant (sans que la qualité du jeu de notre clavier aie à être remise en cause à un niveau quelconque, au contraire).

Prenant de moins en moins de plaisir à jouer avec ce groupe et jugeant qu’il devenait nécessaire de faire un choix entre les deux formations pour espérer jouer correctement dans l’une ou l’autre, Arnaud et moi proposâmes de mettre un terme à l’aventure « G2 »… ce qui semblât ne pas poser de problème à Tomoko (qui jouait à l’époque également dans un groupe assez cool et qui marche plutôt bien, Temple Town), Martin (le clavier, qui travaillait déjà dans la musique et n’avait pas réellement le temps de travailler nos morceaux). Seul Stéphane, notre guitariste principal, ne semble pas avoir poursuivi dans la musique après la séparation du groupe. Get 2, en concert Place de la Contrescarpe en 2004