A quoi tient la célébrité ?
Cima de Conegliano (de son véritable nom Giovanni Battista Cima, Conegliano étant le nom de la ville qui l’a vu naître), peintre vénitien de la Renaissance contemporain du Titien et d’Albrecht Dürer, est aujourd’hui à peu près inconnu du grand public, à la différence des deux pré-cités.
A la fin du XVe siècle, Cima de Conegliano (à l’italienne, on prononce « Tchima de Coneliano ») était pourtant reconnu comme l’un des maîtres de l’art sacré. J’avoue que, bien qu’ayant poussé mes études jusqu’à la Maîtrise de Communication de la Culture, si j’avais entendu parler de l’artiste, son nom ne m’était en tous cas pas resté en mémoire ; c’est donc totalement en aveugles que Vorti et moi avions décidé d’aller voir cette expo, sur la seule foi d’une mini-chronique très favorable dans notre hebdomadaire culturel de référence.
En arrivant devant le musée, j’ai quand même instantanément reconnu le Saint Sébastien figurant sur l’affiche… et j’ai craint le pire, parce que ce style lisse et ces couleurs pastel correspondent en gros à ce que je trouve de plus ennuyeux dans l’art de la Renaissance. Ça n’a toutefois pas été suffisant pour me faire rebrousser chemin, et nous avons donc poursuivi. Et finalement, je n’ai pas regretté, parce que voir ces toiles en vrai est une expérience très différente de la simple consultation sur livre ou sur écran (oui, désolé, les illustrations que je glisse ici ne rendent absolument pas justice aux originaux) ; c’est toujours vrai d’une façon générale, mais c’est la première fois que la preuve m’en apparaît de façon aussi flagrante. La luminosité de sa palette, mais surtout la qualité et la finesse du dessin, dans le rendu minutieux de la chape de l’évêque ou le détail de la veine au front du saint dans l’excellente Incrédulité de Saint Thomas (1505) par exemple, sont particulièrement frappantes.
L’exposition attire l’attention sur les décors des compositions par ailleurs généralement très sages de Cima de Conegliano : lui qui a triomphé à Venise venait en fait plutôt de l’arrière-pays (pour ne pas dire « de la campagne »), Conegliano étant un village modeste du nord-est de l’Italie. Et ce sont les paysages champêtres de la région de son enfance dont l’artiste s’inspirait pour ces décors, qui seraient d’après l’audioguide dans bien des cas suffisamment précis pour permettre de localiser le lieu dépeint.
Le nombre d’œuvres réunies pour cette exposition était assez faible dans l’absolu (une trentaine, je pense), mais l’accrochage aéré permettait de profiter sereinement de chaque toile, et cette visite relativement courte (pour 11€ quand même – voir des expos à Paris devient de plus en plus cher…), pour peu qu’on ait consacré à chaque œuvre le temps qu’elle mérite, avait au moins l’avantage de se boucler dans le temps parfait pour ne pas finir gavé ou sur les rotules, sans pour autant sortir déçu ; si bien qu’entré avec un a priori pas très positif, je suis reparti content d’avoir pu mieux apprécier le style très fin de cet artiste méconnu.
A noter : comme pour l’expo Artemisia au Musée Maillol, une appli smartphone est disponible (y compris sur place en téléchargement via le wifi du Musée, spécialement dédié), destinée à remplacer -avantageusement- un audioguide : le support est plus pratique (on peut mettre ses propres écouteurs, on peut mettre le guide dans sa poche pendant qu’on marche), et vous pouvez ensuite conserver ce guide et ainsi revoir à volonté les œuvres (reproduites en HD) et réécouter les commentaires qui les accompagnaient ; et même si 3,99 € c’est un peu cher pour une appli, ça reste moins cher que la location d’un audioguide. J’espère donc que ce système va continuer à se populariser.
Ah oui, un détail ! L’expo s’est tenue au Musée du Luxembourg du 5 avril au… 15 juillet 2012. Oui, ça veut dire que c’est fini, et que trop tarder à écrire ses articles, c’est mal. Je promets de me rattraper sur mes prochaines chroniques (consacrées notamment à Uraniborg, de Laurent Grasso au Musée du Jeu de Paume et au Panorama de Gerhard Richter au Centre Pompidou).






Ce n’est pas la seul point commun avec Wordfeud : Rumble propose également un chat (mais la nature même du jeu ne favorise pas trop les échanges), et surtout la possibilité de rencontrer des adversaires aléatoirement ou parmi ses anciens compétiteurs ou amis : il est donc possible d’enchaîner les parties, et comme à Wordfeud, j’ai une demi-douzaine d’adversaires contre qui je m’escrime simultanément.

Si cette courte introduction vous rappelle « Le Trône de Fer » de George R. Martin, c’est normal, l’auteur s’étant effectivement inspiré de ce conflit pour écrire son grand œuvre.
La version OS de ce petit jeu plus profond qu’il n’y paraît est vraiment très bien réalisée. J’avais été très déçu de mon dernier achat (Caylus,
La société Ystari occupe une place particulière dans le secteur des jeux de société. Alors que certains éditeurs font le pari du jeu d’ambiance, du jeu familial et/ou du matériel soigné, Ystari fait depuis ses débuts celui du jeu « complexe mais pas trop » (à quelques exceptions près). On est loin du jeu d’ambiance, mais on n’est pas non plus dans le wargame ultra pointu avec cinquante-douze pages de règles, et c’est ce qui lui donne à mes yeux ainsi qu’à ceux de plusieurs des contributeurs de ce site cette place privilégiée à cet éditeur.
d’entre elles ; choisir mon éventuelle ou pire, mes éventuelles faveurs). Tout ça sur un écran d’iPhone qui ne permet pas de voir en même temps les bâtiments disponibles, ce à quoi ils servent, ses propres ressources ni celles des autres joueurs, etc. Une plaie.

