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(Le 7e) Ciel : voyage gastronomique chez Sola

 

Un déjeuner romantique dans un restaurant étoilé pour fêter mon anniversaire (en décalé) : l’occasion de découvrir Sola, restaurant du quartier Notre Dame où la gastronomie française s’assortit à merveille d’influences japonaises… Un paradigme tout en raffinement, sophistication et dépaysement, et indéniablement l’un des meilleurs restaurants qu’il nous ait été donné de faire. Sola, qui signifie « ciel » en japonais, n’a pas volé son nom, avec une cuisine délicate et de haute voltige, pas loin de nous y transporter, au 7e ciel !

 

Le cadre :

Un restaurant propose deux ambiances : une salle française au rez-de-chaussée, toutes poutres apparentes et aux tonalités douces de blanc, beige et bois, pour un décor d’auberge chic et rustique à la fois. Cette salle donne sur le bar et la cuisine ouverte où l’on peut observer les cuisiniers s’affairer. Au sous-sol, la cave voûtée fait office de salon japonais façon « ryokan » : l’on y mange déchaussé autour d’une table basse, pour une ambiance plus zen mais également plus cloîtrée. Pour cette première, nous avons testé le 1er niveau.

 

 

Le service :

Un personnel prévenant et à l’écoute, avec une succession de serveurs différents pour presque chaque plat. Hiroki Yoshitake, le chef nippon, a fait ses écoles au Japon, avant de partir faire un tour du monde pour se perfectionner. Il a ensuite travaillé dans de grands établissements parisiens (dont l’Astrance) avant d’ouvrir Sola à 30 ans, avec son associé Ly Youlin. Il est épaulé par un pâtissier formé chez Pierre Hermé, Hironobu Fukano.

Le chef de Sola, Hiroki Yoshitake

A l’arrivée, chaque convive a droit à une petite pastille magique, qui, une fois imbibée d’eau chaude, se gonfle pour révéler une petite serviette parfumée aux agrumes… Un gimmick façon gadget japonais, mais qui fait toujours son petit effet ! Bienvenue chez Sola !

 

 

Le menu :

Pas de service à la carte, le repas se compose d’une formule dégustation unique établie selon le marché du jour et l’inspiration du chef : idéal pour les indécis et l’effet de surprise ! Les serveurs s’assurent au préalable des éventuelles allergies ou restrictions alimentaires des clients pour adapter le menu proposé. Nous avons d’ailleurs pu constater que les plats n’étaient pas forcément identiques d’une table à l’autre.

 

Notre menu du midi se composait de trois mises-en-bouches, une entrée, un poisson, une viande et un dessert. Ce mercredi 20 février, nous avons pu déguster les plats suivants :

 

Bisque de homard, crustacés, velouté de panais, citron caviar et émulsion de crustacés.
Très savoureux, ça commence bien !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Foie gras mariné au miso et vin blanc, caramélisé au sucre de canne façon crème brûlée, sur son toast grillé, avec jus de foie gras, pomme grillée et racine de cerfeuil.
Le met « signature » du chef : craquant et fondant à la fois, divinement bon !

 

Bulots avec racine de persil, chips de topinambours, radis et sauce ravigote.
Très parfumé mais dommage, une texture caoutchouteuse des bulots…

 

 

 

 

Calamars et son encre de seiche, radis noir enroulé, purée de radis, bâtonnets de pomme granny smith et fleur d’oxalys.
Le plus réussi visuellement, une composition magnifique et raffinée, et une alliance exquise des saveurs, avec des calamars parfaitement cuits, au petit goût fumé

Filet de bar grillé, émulsion de coquillages, petits pois, purée de petit pois, lard de Colonnata, asperges vertes, roquette, câpres, petits oignons, gelée de gingembre.
Une cuisson du bar extraordinaire, à peine saisie, ultra-fondante mais à la peau croustillante (il fait l’objet de 3 types de cuisson d’après le serveur) et le lard de Colonnata translucide, une sensation inédite !

 

Filet de bœuf avec laitue Castelfranco, topinambours frits, purée de topinambour, sauce au jus de viande avec échalotes, oignons, sauce shiso.
Encore une fois, une cuisson et un assaisonnement top.

 

Ganache chocolat, glace vanille, meringue café, noisettes caramélisées, cacao, crumble, tuile aux amandes.
Un jeu de textures fondant, craquant, doux, corsé… paradoxalement très léger et pas trop sucré… Un délice !

 

Nuage de soja
Une mignardise vaporeuse pour clore le repas en beauté.

 

L’addition :

Le menu dégustation du midi présente un excellent rapport qualité / prix : 48 € ! Un tarif très abordable pour un restaurant de cette volée. Le parcours gastronomique rassasie juste comme il faut… Compter 2 bonnes heures pour savourer les mets sans se presser.

Le soir, le menu passe alors à 88 €, assorti d’un plus grand nombre de plats.

Le restaurant propose une sélection de thés japonais, alternatives douces au vin pour accompagner le repas. Notre choix s’est porté sur les thés verts Genmaicha (très goûteux, conseillé pendant le repas) et Gyokuro (plus subtil).

 

Thé Gyokuro

 

Notre expérience :

La « Japanese Touch » d’Hiroki Yoshitake apporte toute sa singularité aux plats, à travers un subtil équilibre en bouche des saveurs salées, sucrées et acides. Côté technique, la cuisson, l’assaisonnement et le jeu des textures étaient aussi parfaitement maîtrisés, avec une prédilection pour les saveurs grillées / fumées, et la déclinaison d’un même produit sous plusieurs façons.

En conclusion, ces mets d’une grande finesse ont véritablement fait voyager nos papilles, avec un repas de qualité égale du début à la fin, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

Nous sommes sortis enchantés de l’expérience Sola, véritable coup de cœur qui mérite amplement sa première étoile au guide Michelin. Dithyrambique, moi ? A vous de tester pour me dire… ;)

 

Sola, par Hiroki. Y

12 rue de l’Hôtel Colbert – 75005 Paris

M° Maubert Mutualité

Menu du midi : 48 euros (résa déjeuner : 09 65 01 73 68)

Menu du soir : 88 euros (résa dîner : 01 43 29 59 04)

Fermé le dimanche et le lundi.

Site web : www.restaurant-sola.com

Food For Thought

Food for thought est une expression anglaise qui signifie donner à réfléchir ou alimenter une réflexion, pour reprendre une métaphore nutritive.


Et pourquoi donc je vous parle de cette expression ici?

Simplement pour donner quelques chiffres que j’ai lus récemment dans un article et en paraphraser l’auteur afin de vous donner, lecteurs, de quoi réfléchir.


Bien que controversé dans un pays comme la France (et de nombreuses autres patries) où le végétarisme est considéré comme une maladie exotique, décider de ne plus manger viande ni poisson (ou bien commencer par en consommer moins) contribue à la fois à diminuer les gaz à effets de serre (ceci ne demande pas d’explication car nos chères petites bêtes de par leur digestion relâchent une quantité loin d’être négligeable) mais aussi à nourrir plus ceux qui n’ont pas la chance d’avoir forcément les moyens de le faire.


Une simple analyse est la quantité de grain nécessaire pour nourrir bétail et volaille. Je reprends l’unité de l’article qui utilise le pound (ou livre (soit environ 450 grammes)). Il faut 3.5 pounds de grain pour fournir 1 pound de poulet ou encore 7.3 pounds de grain pour fournir 1 pound de viande de porc. Le poisson n’est pas en reste car lui aussi, s’il est produit en masse, a besoin jusqu’à environ 5 pounds de grain. On peut se demander pourquoi une production si inefficace est encore un moyen de production les plus répandus aujourd’hui.

Et quand on sait que 97% des 760 million de tonnes de soja produites dans le monde sont pour nourrir le bétail, on se demande aussi pourquoi il n’est pas possible d’en garder 40 million pour mettre fin à une famine mondiale qui pourrait largement être endiguée.


Je finirai par une dernière comparaison. Il suffit d’environ un demi hectare pour nourrir 10 végétaliens (ils vont plus loin que les végétariens, car ils ne consomment pas ce qui provient des animaux, tel que le lait, beurre ou autre) alors qu’il faudrait 13 hectares pour subvenir aux besoins de 10 carnivores, soit 20 fois plus d’espace !


Je ne suis pas moi-même végétarien, mais clairement ces chiffres me font réfléchir ! Tout comme un rapport des Nation Unies qui place l’industrie chargée de la production de viande animale parmi les trois premiers facteurs les plus importants en ce qui concerne les problèmes environnementaux, au niveau global et régional.

La Recoleta au Manoir

La Recoleta au Manoir est un restaurant situé à proximité immédiate de la Porte des Lilas. Son nom quelque peu incongru a pour origine un quartier de Buenos Aires, La Recoleta, connue pour ses attraits historiques et architecturaux. Les environs immédiats du restaurant parisien sont cependant nettement moins attrayants, même un peu lugubres, et la devanture de la « Recoleta » fait davantage penser à une quelconque brasserie de quartier qu’à un restaurant gourmet. Si ce n’étaient quelques indications prometteuses (« viandes argentines », notamment ^^) et les conseils avisés de ma vénérable mère (¡ feliz compleaño, mamacita !), je ne serai jamais entré dans ce boui-boui sans prétention (sauf éventuellement pour une urgence médicale).

L’intérieur du restaurant est déjà nettement plus sympathique : les grosses malles d’antan accrochées au mur, un panneau de station de métro, etc. Original, je ne sais pas, argentin, non. Nous avons été bien accueillis par une serveuse ne parlant cependant pas un mot d’espagnol (au final, on s’en fiche, elle connaissait la carte, a donné quelques informations sur les plats et sur les vins, et c’est ce qui compte). Après avoir dégusté un cocktail, nous sommes passé aux choses sérieuses : empanadas de carne et provoleta, une sorte de crêpe de fromage grillé et aromatisé. Puis nous avons continué sur des entrecôtes (« ojo de bife » pour ma mère et « Baby beef » pour Marge et moi, le tout agrémenté de frites maison et de salade verte, comme il se doit. Nous avons conclu le repas par une crême caramel au dulce de leche, une pana cota aux fruits exotiques et des profiteroles.


Et donc, qu’en avons-nous pensé ? Les empanadas, pour commencer, étaient relativement originales. Pas du goût de Marjorie (mais elle n’aime pas le quart des ingrédients que l’on trouvait dans celles-ci), mais tout à fait appétissantes et comme le dit ma môman, il y a autant d’empanadas différentes que de régions en Argentine. L’autre entrée, la provoleta grillée, s’avère après recherches être une spécialité argentine, un accompagnement classique des asados : c’était succulent, et j’espère pouvoir en faire moi-même prochainement (recette ici)

On a poursuivi notre repas sur la véritable raison de notre présence dans ce qui s’avérait être non pas une gargote sans intérêt mais un vrai restaurant argentin où je retournerai avec plaisir : la viande ! Et bien qu’un poil grasse, elle était fondante et parfaitement délicieuse. Ça faisait longtemps que je n’avais pas mangé une si bonne carne… Un bémol pour l’accompagnement : les papas fritas étaient parfaites mais la salade verte était décevante, trop compliquée à mon goût.


Saviez-vous que lorsque vous faites cuire des steak-hachés frais ou surgelés, il est préférable de cuir en premier en premier la face du steak ne présentant pas les rayures ? Celles-ci ont en effet été prévues pour évacuer plus efficacment le sang et la graisse, ce qui améliore la cuisson.


Pour finir, ma pana cota aux fruits de la passion était parfaitement rafraichissante, la bienvenue après une telle ripaille. Ma mère s’est dite satisfaite de sa crème caramel avec dulce de leche, mais les profiteroles de Marjorie étaient visiblement trop chargées, dégoulinantes de chocolat et de glace vanille. « Trop chargées vu tout ce qui avait été englouti avant », me corrige-t-on…


Au final donc, une nouvelle adresse de resto argentin à retenir ; dans un coin excentré de Paris, certes, dans un quartier où nul autre que moi n’a grand-chose à faire, avec quelques imperfections ici ou là, mais tout de même, fort agréable.


La Recoleta au Manoir, 229 Avenue Gambetta  75020 Paris (01 43 61 38 47 ; http://www.larecoleta.fr)


Leçon de français 1.00

Je profite de l’occasion de cette rentrée scolaire pour pouvoir jouer au professeur de français sans risquer de me faire frapper (encore que !). Depuis maintenant un peu plus d’un an, je harcèle mes proches en pointant leurs erreurs de langage en terme de vocabulaire, erreurs que l’on retrouve désormais partout (dans la vie quotidienne de monsieur toutlemonde ou dans les médias qui étaient autrefois garants d’une utilisation correcte du langage, ce qui a malheureusement bien changé depuis trop longtemps, mais ce n’est pas le sujet de cet article, même si ce serait un sujet intéressant pour un prochain billet…).

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Bref, après cette introduction, passons à la première leçon : De l’utilisation des verbes amener et apporter :

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Faute la plus courante, il suffit d’analyser ces deux verbes pour comprendre leur utilisation : a-mener : il s’agit ici de mener quelqu’un, quelque part, cette personne doit pour cela avoir ces deux choses formidables qu’on appelle des pieds pour avancer.

a-pporter : Ici, il s’agit de porter quelque chose quelque part ou à quelqu’un. Cette chose n’est pas une personne. Alors oui, s’il s’agit d’un enfant en bas âge on peut dire qu’on le porte mais c’est la fameuse exception qui confirme la règle.

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Exemple : « J’ai amené un jeu de cartes » est faux à moins que vous ayez un jeu de cartes doté de pieds !

De la même manière si vous êtes invité chez des gens à dîner et que vous voulez faire bonne impression, vous apporterez des fleurs à la maîtresse de maison.

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Résumé de cette première leçon: on apporte quelque chose, on amène (ou emmène) quelqu’un.

 

De l’utilisation impropre du verbe marcher : 

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Ici encore, c’est une histoire de pieds puisqu’il en faut pour marcher. Or, on entend souvent des personnes se plaindre qu’un appareil (électroménager par exemple) ne marche pas. Encore une fois, sauf si vous êtes doté d’un appareil électroménager capable de se déplacer tout seul avec des pieds, on ne dira pas de celui-ci qu’il marche (ou pas) mais qu’il fonctionne (ou pas).

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Résumé de la deuxième leçon: Les objets fonctionnent mais ne marchent pas.

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La cloche vient de sonner, c’est l’heure de la récré !

Séparer facilement le blanc et le jaune d’un oeuf

De retour après plusieurs semaines de silence, me revoici avec un article court et succinct, en fait un truc pour ceux d’entre vous qui cuisinent et qui galèrent parfois pour séparer le blancs et le jaune de leurs œufs.

J’ai en fait découvert ce tip par hasard sur le net, en tombant sur cette vidéo.

J’ai préféré vous en proposer une version maison (et en VF, avec un bonus inédit en fin de piste). Vous noterez l’enthousiasme du mec qui ne veut pas gaspiller d’œufs juste pour le plaisir, et qui garde le premier essai réussi :()




Vorti, LN, plus d’excuse pour ne pas nous faire rapidement des MONSTER COOKIES (click it) !


En juillet sur Même Esprit

Ah, juillet… le début des vacances, la liberté, plein de temps pour faire plein de choses… et pour ce qui me concerne en tous cas, moins de temps pour les raconter ici ensuite !

En juillet sur Même Esprit, on a parlé ni de Batman, ni de la tuerie d'Aurora

Heureusement, on aura pu compter sur les autres fidèles contributeurs du blog pour garder Même Esprit éveillé et continuer à vous proposer régulièrement de nouveaux articles.

Avec notamment plusieurs chroniques Cinéma : j’ai vu pour ma part des films plutôt hors normes ce mois-ci, avec le déroutant Holy Motors de Leos Carax, puis le surprenant et angoissant Kill List de Ben Wheatley. Aya vous a quant à lui conseillé le reboot indispensable (hem) The Amazing Spider-Man de Marc Webb.

En Musique, Stoeffler continue d’animer sa rubrique mensuelle répertoriant Les sorties CD du mois (très hip-hop en juillet, visiblement).

En Sport, Aya a enfin pu prendre le temps de rendre un hommage à l’immense champion Roger Federer (qui dans ma tête a l’air plus vieux que moi, mais qui n’a que 31 ans).

Pour le reste, Stoeffler est allé vérifier dans les archives historiques royales si tous les cygnes d’Angleterre appartiennent à la Reine comme il nous l’avait assuré à l’occasion de notre dernière balade en Albion (et la réponse est… dans l’article ;p ).

A peine revenu de vacances, il vous a aussi raconté notre succulent diner au Château de Salettes, dans le Tarn. Restée pour sa part à Paris, Gattaca a poursuivi de son côté sa tournée des burgers en testant cette fois la Cantine California, second food truck itinérant après le « Camion qui Fume » (approuvé ici aussi, et par la même, en mai dernier).

Bon, c’est un peu léger pour un mois complet, mais on va se rattraper en août, promis (il faut juste que je me motive enfin pour écrire les 5 articles que j’ai en retard sur les films que j’ai vus depuis, les livres que j’ai lus, les expos que j’ai visitées,… pas facile la vie de blogger, je vous le dis !). Vous avez vus d’autres trucs, vous ?

[Note : le cartoon d'illustration est signé Martin Vidberg]

Cantine California

La bataille fait rage dans la course aux meilleurs burgers de Paris ! Les établissements se multiplient depuis la fin d’année dernière, et l’un des derniers en date opère une concurrence quasi frontale au fameux mais très difficilement accessible Camion qui Fume… Il s’agit de Cantine California, le second food truck de la capitale spécialisé dans les hamburgers.

Ouvert depuis avril, ce camion officie pour le moment 3 jours par semaine (à l’heure du brunch, déjeuner ou dîner) dans les quartiers de Pyramides et Rennes. En cuisine, la chef Jordan Powers, aidée de deux commis, nous sert des recettes californiennes typiques de hamburgers, mais également des tacos ! Comme son nom ne l’indique pas, une autre des spécificités de Cantine California est de miser sur des produits d’origine française et last but not least, 100 % bio (pour ce qui est des viandes, pommes de terre, farine et œufs).

Vendredi, 13h, direction le marché Raspail, bébé sur soi et chéri au bras (il ne faut pas perdre les bonnes vieilles habitudes, même avec un bébé à la patte, ou plutôt accroché au sein) !

Arrivé à l’heure de pointe, nous nous sommes retrouvés derrière une file de 5-6 personnes et avons attendu 15 mn pour passer la commande, et peut-être 10 mn pour être servis ! Premier bon point, le délai donc, somme toute raisonnable !

Comme au Camion qui Fume, quelques tables hautes qui se battent en duel pour manger sur place (et bien souvent… ailleurs !). Les gens qui ne peuvent profiter d’un bon repas qu’attablés passeront donc leur chemin… Il est vrai que l’esprit un peu roots d’une dégustation sur le pouce voire à l’arrache façon crevard étudiant peut en rebuter plus d’un ou altérer sensiblement le plaisir gustatif…

Ne vous découragez pas pour autant, car ce qu’il y a dans l’assiette, ou plutôt dans le doggy bag, mérite qu’on s’y intéresse !

Nous avons commandé 2 burgers + frites (11 € la formule), 2 boissons (de 2 € à 2,50 €) et un cupcake (2,50 €) pour 28 €. Pas donné pour de la cuisine à emporter. Mais franchement pas volé, au vu que la quantité et surtout de la qualité gustative des hamburgers, qui rappelons-le, sont faits à base de viande, légumes et farine bio !

 

Les burgers testés :

- Cali’Classic : bœuf bio grillé (faux filet), cheddar, bacon bio, oignons caramélisés, oignons rouges, avocat, laitue, tomates, cornichons, sauce maison

- The Dude : bœuf bio grillé (faux filet), beaufort alpin, bacon bio, oignons caramélisés, poivrons rouges grillés, laitue, tomates, sauce maison

Vous voyez une corne d’abondance ? Eh bien les burgers de Cantine California, c’est presque ça ! Les ingrédients sont servis avec générosité (pour ne pas dire qu’ils débordent !), rendant la prise en main malaisée et comme ils ne servent pas de couverts pour la dégustation (n’est-ce pas Akodo ;)) ; on ne sait pas trop par quel bout le prendre, et on s’en met fatalement partout ! C’est leur principal défaut ! Surtout ne faites pas comme moi, gardez le papier d’emballage pour le saisir, au risque de voir le jus du burger dégouliner sur vos chaussures… ou votre bébé ;).

 

Burger Cali' Classic

 

Cali' Classic : le défi, ne pas s'en mettre partout !

J’ai envie de dire que c’est le revers de la médaille, à vouloir faire très (trop ?) varié… En tout cas, contrairement à Blend, tous les ingrédients exhalent parfaitement leurs saveurs en bouche, avec une fraîcheur et une qualité à saluer ! J’ai particulièrement apprécié le Cali’ Classic, moelleux et croquant à la fois ! Très bon !

 

Burger The Dude

Les frites coupées au couteau, quant à elles, ne sont pas à la hauteur des hamburgers ! Tiédasses et un peu mollassonnes, elles sont toutefois servies en grande quantité également !

Le cupcake à la carotte récolte lui une mention assez bien, avec un cake bien goûtu et bien gras, mais une crème un peu acide à mon goût !

 

Cup-carrot cake

Résultat des courses, dans la catégorie des burgers de food truck, l’avantage revient sans conteste à Cantine California versus le Camion qui Fume, questions quantité et surtout attente… Pour ce qui est du goût, tandis que le Camion qui Fume m’a transporté directement en Amérique avec son goût franc et un peu bourru, Cantine California me rappelle de son côté nos doux pâturages, avec ses influences gourmet bobo bio, un peu dans la mouvance de Big Fernand. A vous de voir ce que vous préférez, mais Cantine Califonia représente dans tous les cas un très bon mix des dernières tendances du moment en matière de hamburgers ! A tester si vous êtes dans le coin !

 

CANTINE CALIFORNIA

Site web (menus, itinéraire…) : http://www.cantinecalifornia.com

Acceptent le règlement par Carte Bleue

 

 

Blend

 

 

Allez, on boucle la série des nouveaux restos de burgers de la capitale avec Blend, fraîchement ouvert fin 2011 !

Blend revendique ouvertement sa signature « hamburger gourmet », fort d’une majorité d’ingrédients 100 % maison : buns artisanaux, viande de bœuf d’origine française hachée sur place et sélectionnée par Yves-Marie le Bourdonnec (alias le « boucher bohême »), frites et pâtisseries home made !

Lundi, 19h45 : ouf, on a réussi à se trouver une place parmi l’une des tables de 4. C’était moins une, sans quoi il aurait fallu attendre le second tour, une bonne heure après ! L’endroit est relativement petit et surtout adapté aux groupes de 3 à 4 personnes au vu de la configuration des tables (à deux, attendez-vous à ce qu’on vous tienne la chandelle !) ! Une déco épurée, à base de bois, métal et cadres déco noirs et blancs.

Au menu, 7 hamburgers à 10 €, dont 4 au bœuf, 2 végétariens (champignon/tofu et mozzarella) et 1 au poulet. Je ne parle pas même pas du burger « deluxe » aux morceaux de choix, indiqué avec un supplément de 40 € et la pseudo-caution gastronomique du New York Times… lubie pour les grands soirs ?!

Nous choisissons sans longue hésitation les hamburgers :

- Signature (bœuf, compotée d’oignons, bacon, pomme, bleu d’Auvergne, emmental de Savoir, pousses d’épinard) au mélange le plus sophistiqué de la carte ;

- Cheesy (bœuf, cheddar, bacon, ketchup maison, oignons frits, pickles et salade iceberg), une recette somme toute classique réputée comme valeur sûre.

Nous précisons la cuisson de la viande et commandons en accompagnement les frites classiques (3 €) et les frites de patates douces maison (5 €).

 

Verdict : c’est bon, mais pas non plus l’explosion de saveurs attendue en bouche, surtout pour le burger Signature. Les buns sont moelleux et un peu briochés, la viande satisfaisante également, et l’ensemble plutôt agréable. On attend le fameux « blend », mais la mayonnaise ne prend pas. J’aurais eu du mal à reconnaître l’intégralité des ingrédients du Signature, je n’ai pas suffisamment senti le goût du fromage, du bacon ou de la pomme par exemple… Peut-être un peu éclipsés par la compotée d’oignons sucrée ?!

Quant aux frites, qui arrivent dans un petit panier en métal, avec leur sauce maison et agrémentées de quelques herbes : elles sont correctes, sans être exceptionnelles non plus au goût. Celles de patates douces ont le mérite de l’originalité, mais attention elles sont vraiment sucrées !

Autre particularité de l’établissement : on trouvera parmi les boissons quelques bières originales (Gallia blonde, Bellerose, Agent Provocateur ou Sierra Nevada Pale Ale) et un soda piquant au piment et gingembre réservé aux plus téméraires, Pimento !

 

La bonne surprise viendra pour moi des desserts, au choix relativement large au vu du reste de la carte : cheesecake (5 €), cookies (2 € les 2), cupcakes (3 €)… Les cookies goûtés par Jika, bien que petits, semblaient avoir un goût tout à fait honorable puisqu’il en a repris une deuxième fournée… Quant au cupcake chocolat praliné caramel et crème au beurre/chocolat/noisettes/amandes, je l’ai juste trouvé délicieux ! Une tuerie, bravo à la chef pâtissière américaine ! J’aurais bien goûté au cupcake saveur mojito… peut-être pour une prochaine fois !

  

Bilan : malgré la dose de bonne volonté de Blend et un service rapide, il faut reconnaître que le concept est moins abouti que celui de Big Fernand, que nous classons un cran au-dessus à tous points de vue (saveurs, recettes, originalité, rapport qualité-prix…).

Une adresse toutefois à retenir pour le quartier Montorgueil/Sentier/Bourse !

BLEND

44 rue d’Argout

75002 Paris

M° Bourse / Etienne Marcel / Sentier / Les Halles

Du lundi au samedi de 12h à 14h30 et 19h30 à 23h, le dimanche de 12 à 15h

Menu midi à 15 € (hamburger + french fries + soft)

 

Site web : http://www.blendhamburger.com/

En Mai sur Même Esprit

Gros mois de mai sur Même Esprit : les ponts et les jours fériés à répétition on donné l’occasion à nos contributeurs de faire encore plus de choses que d’habitude -et de trouver le temps pour les raconter ensuite. Et ça a notamment permis le retour de collaborateurs qu’on aimerait lire plus souvent par ici :)

En Mai sur Même Esprit, rien sur Cannes 2012 !

- Être au dernier stade d’une grossesse comporte en effet apparemment l’avantage -en plus d’avoir vachement plus de temps libre pour écrire- de ne plus avoir à surveiller son alimentation, et c’est tant mieux puisque Gattaca a ainsi pu tester (et approuver) pour nous deux Restos de burgers parisiens qui font franchement pas mal envie, Le Camion Qui Fume, et Big Fernand.

- Un peu plus tôt, c’était à la Nuit Européennes des Musées que nous invitait notre contributrice la plus active (à tous les sens du terme), qui a réussi à enchaîner trois Expos dans la même Nuit. Moi, j’ai rattrapé le temps en publiant le récit de ma visite -plutôt décevante malgré quelques très belles toiles- d’Artemisia, au Musée Maillol, que je n’avais pas eu le temps de poster en avril.

- Et de son côté, Jib a fait son retour pour nous parler fugitivement du « Konami Code » qui a pas mal fait parler de lui ces derniers temps, et qui pouvait être utilisé sur un site sur lequel on ne s’attendait pas à le trouver : le site officiel de François Bayrou pour l’élection présidentielle ! (pour l’anecdote, le Code pouvait aussi être utilisé sur une page du site de François Hollande, mais il ne fonctionne plus actuellement)

- Jika s’est posé la question, a mené l’enquête et nous a ensuite expliqué comment se fabriquait le beurre facile à tartiner. Personnellement, j’ignorais même que ça existait, mais apparemment je suis le seul type au monde à être dans ce cas.

- Aya, inspiré par la muse, a publié deux poèmes modernes en prose de sa propre plume : Naître ou ne pas Être, qui claque comme un slam brillant, et  Heurt de Poings, qui évoque la population honnie des transports en commun.

En Mai sur Même Esprit, nous sommes restés neutres quant à l'élection du Président

- Côté Musique, Stoeffler et moi nous sommes relayés pour vous présenter quelques morceaux dont nous pensons qu’ils valent d’être découverts : ça a été l’occasion pour moi de mener une véritable investigation sur les origines de The Partisan / La Complainte du Partisan, émouvant hymne de la Résistance repris depuis (principalement) par Leonard Cohen et 16 Horsepower ; puis je vous ai parlé des Chameleons, groupe de rock anglais des années post-punk, et de leur sombre et envoûtant Here Today que j’ai découvert dans des circonstances assez inoubliables pour moi. Stoeffler vous a présenté R U Mine ?, titre « inédit » des Arctic Monkeys sorti en parallèle de leur dernier album Suck it and see et ne figurant pas sur le CD (trop bien pour cet album top ennuyeux, peut-être ?). Enfin, la dernière Chanson du mois était l’autodestructeur Hurt de Nine Inch Nails, avec un détour par la reprise de ce titre par le regretté Johnny Cash. Stoeffler a aussi poursuivi sa nouvelle rubrique consacrée à la sélection des sorties CDs les plus intéressantes du mois.

- Plus de temps pour les loisirs, ça permet d’aller au parc (de loisirs) (ha ha, un bon jeu de mots ne fait jamais de mal). L’occasion pour Stoeffler de nous faire découvrir Thorpe Park, avec ses multiples attractions (en anglais, on parle de « Rollercoasters ») originales. Bon, ok, c’est en Angleterre ;  ok, c’est pas non plus à Londres… mais je parie que les amateurs seront sans doute quand même tentés de faire le voyage, à la lecture de cet article.

- Stoeffler et moi sommes les seuls à être allés au Cinéma ce mois-ci. En tous cas, le, seul, à avoir ensuite pris le temps de vous parler de ce qu’on y avait vu, et ça tombait bien puisque de mon côté j’ai bien aimé tout ce que j’ai vu : à commencer par Radiostars, comédie avec Manu Payet et Clovis Cornillac qui nous régalent de vannes caustiques. Une critique enthousiaste de Barbara de Christian Petzold, retour sur la vie sous l’oppression communiste dans un hôpital de campagne en Allemagne de l’Est et qui, autant par son thème que par son message humaniste et sa force émotionnelle, fait forcément penser à l’excellent La Vie des Autres de Florian Henckel von Donnersmarck. J’ai aussi consacré un article à l’intéressant Margin Call, premier film de J.C. Chandor, version romancée de la chute de la banque américaine Lehman Brothers aux commencements de la crise financière qui pourrit actuellement notre économie. Quant à Stoeffler, c’est La Cabane dans les Bois qu’il est allé voir (lui il dit « The Cabin in the Woods« , mais c’est parce qu’Outre-Manche, les gens ne parlent pas bien français), un film qui revisite le genre « film d’horreur » et dont il a bien aimé le concept -à part pour une fin qui fait visiblement polémique.

- Jika continue de s’assurer qu’on n’oublie de parler ni de Jeux, ni d’IPhone sur Même Esprit. Pour ce mois de mai, c’est une nouvelle fois un jeu de lettres qu’il a mis à l’honneur : Rumble, une sorte de Boggle qui demande à la fois agilité et rapidité, mentales et manuelles.

- Enfin, une fois n’est pas coutume, c’est Stoeffler qui nous a parlé de Séries ce mois-ci, pour sa part toujours plutôt côté animation japonaise, avec l’angoissant Another, de Tsutomu Mizushima, dans un lycée pas fou, fou, fou, mais où il se passe des choses bien étranges quand même.

Au total, pas moins de 20 articles publiés en mai !!! On ne doit pas être loin du record pour Même Esprit !

Mai est passé trop vite pour qu'on aie le temps de vous parler de l'Eurovision !

Big Fernand

Dans la série « burgers », je demande Big Fernand !

C’est un des derniers endroits à la mode pour déguster des hamburgers, avec le Camion qui Fume (dont j’ai posté un avis ici) et Blend ! Le resto a ouvert il y a plus de 4 mois, mais fait déjà salle comble grâce à sa patte terroir !

Là où le Camion qui Fume nous émoustillait pour son goût d’US « tombé du camion » prompt à faire voyager nos papilles… ici, c’est le créneau du « made in France » qui séduit et prend toute sa dimension !

Il faut dire que les patrons du lieu ont travaillé leur concept, et l’ont bien fait ! Cet « atelier du hamburger » revendique une véritable identité franchouillarde au travers de recettes originales et de produits frais et de qualité. Des burgers revisités façon gastronomie française en somme, la décontraction en plus !

Au menu : 5 burgers « gourmet » à base de bons buns boulangers, de viande d’origine française hachée sur place (bœuf, poulet, veau ou agneau), de fromages au lait cru (raclette, St Nectaire, tomme de Savoie, Fourme d’Ambert…), de légumes grillés ou confits, mâtinés d’herbes fraîches et de sauces maison.

On peut choisir la cuisson (contrairement au Camion qui Fume), et pour les plus difficiles, il est même possible de composer son hamburger sur mesure !

Dans les formules, les burgers s’accompagnent d’un cornet de frites maison (les fameuses « Fernandines ») un peu épaisses, assaisonnées de paprika et moelleuses à l’intérieur, et d’une boisson aux accents bobo (un must bien régressif que nous ne saurons que trop vous recommander : les bouteilles de lait maison parfumé aux noix de macadamia ou au chocolat et cookies).

Nous avons testé les grandes formules, avec les burgers Bartholomé (bœuf, raclette, poitrine de porc fumée, oignons confits, sauce barbecue maison) et Alfonse (agneau, tomme de Savoie, aubergines grillées, coriandre, sauce légèrement sucrée).

Verdict : du moelleux et du savoureux ! La viande est goûtue, les alliances recherchées, le tout est servi avec générosité… Les burgers nous ont juste paru un poil trop salé : le fromage au lait cru y est sans doute pour quelque chose !

Petit bémol sur les desserts. Le cheesecake aux petits beurres et framboises fraîches n’était pas assez ferme, et la framboise pas suffisamment présente… Et le franstache (pâte à chou, crème à la pistache et framboises fraîches), attirant au premier regard, s’est avéré décevant : correct au goût, sans plus !

 

Côté service, rien à redire, ça dépote ! Arrivés à 19h45 jeudi dernier, nous avons pu trouver une place en terrasse, et avons été servis sur les chapeaux de roue par des employés en chemises à carreaux et casquette ! Nous avons rencontré ce soir-là l’un des patrons « moustachus », Steve, à la gouaille bon enfant et prompt à causer le brin de jasette ou à s’assurer du « bien-manger » de ses clients ! Bref, un service affable « aux petits oignons », qui se veut rapide même en période de coup de feu… Un vrai fast-food quoi ! Ne vous attendez toutefois pas à passer la soirée à discuter, car quand c’est plein, les tables tournent en moyenne toutes les 20 minutes !

Pour ce qui est du match « Camion qui Fume vs Big Fernand », vous l’aurez compris, il n’aura pas lieu, les deux établissements ne jouant pas sur les mêmes tableaux ! J’ai adoré le burger du food truck, bien dégoulinant et croustillant, mais il faut avouer que les conditions de dégustation étaient particulièrement favorables ! Big Fernand mise quant à lui sur un positionnement « terroir » qui fait toute sa force ! Bien plus facile d’accès, il ravira sans nul doute les amateurs de burgers qui feront le déplacement !

 
BIG FERNAND
55, rue du Faubourg Poissonnière – 75009 Paris
Métro : Poissonnière, Cadet ou Bonne Nouvelle
Du lundi au samedi de 12h à 14h30 et 19h30 à 22h30 – Pas de réservation possible.

Burgers de 11 à 13 €. Formules burger + frites + boisson à partir de 14 € (avec dessert à partir de 16 €). Compter – 1 € à emporter

Site web : www.bigfernand.com (actuellement en construction)