Haywire (Steven Soderbergh, 2012)

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C’était la première fois que j’étais invité à une avant-première, celle de Haywire. Non pas que le film me donnait particulièrement envie (au contraire, la bande-annonce m’avait plutôt donné envie de rester chez moi), mais la gratuité de la séance a fait qu’il était difficile de refuser, même si l’envie n’était pas forcement réelle!

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Pas forcément non plus un fan de tous les films de Steven Soderbergh, Il semble néanmoins très prolifique dans la réalisation de ses œuvres, plus ou moins réussies il faut le souligner.

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Haywire est pour moi un bon petit film. Bien qu’ayant reçu de nombreuses éloges, je trouve que c’est somme toute un scenario classique avec un montage sobre. Ce qui le différencie d’un film lambda, c’est l’histoire assez dense, le montage plutôt achalandé et la narration non linéaire, c’est-à-dire qui saute de flashbacks en flashbacks.

Mallory Kane, une ex-marines, travaille pour une agence privée qui est employée par le gouvernement afin d’organiser des opérations coup de poings. Le film débute avec Mallory qui attend visiblement quelqu’un dans un café perdu au milieu de nulle part et qui semble déçue lorsque la personne qui vient la rencontrer, Aaron, n’est pas celle qu’elle attendait. Visiblement, les deux ont des différences d’opinions et s’en suit une bagarre entre les deux protagonistes. Mallory, à coups de pompes dans le train, arrive à maitriser Aaron et s’enfuit en prenant en otage Scott, qui a eu le malheur de se trouver dans le même café qu’elle. Dans la voiture, notre fugitive explique pourquoi elle a été attaquée et poursuivie puis ce qu’il s’est passé avec son agence il y a de cela quelques jours à Barcelone et à Dublin…

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Le pitch ne résume peut être pas entièrement l’histoire, mais je pense que moins on en sait sur le film, plus on pourra apprécier la façon dont il se déroule (j’ai eu beaucoup de mal à trouver une bande-annonce qui n’en dise pas trop, donc je n’ai rien mis).

Comme je l’ai évoqué dans le précèdent paragraphe, l’histoire est assez dense et le montage tarabiscoté, mais je pense qu’au fond Haywire est un film simple et direct. Pas de double ou triple rebondissement à la fin, ni de machiavélique retournement de situation. Ce côté simple est aussi fortement représenté par la nature des relations entre Mallory et les autres protagonistes, que ce soit verbal ou bien alors lorsqu’elle utilise le langage des poings !

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L’actrice qui interprète le personnage principal, Gina Carano, est en réalité une star d’arts martiaux mixtes et la rumeur veut que Steven Soderbergh l’ai aperçue à la télé et a littéralement créé l’histoire autour d’elle. Ça m’a un peu surpris car pendant le film son jeu d’actrice ne m’a pas spécialement choqué (je veux dire qu’elle ne joue pas mal, en même temps, ses répliques sont assez minimalistes), mais ça m’a conforté dans l’idée qu’elle sait se battre car un des atouts de Haywire, ce sont ses scènes de combats, ultra-réalistes (encore plus mises en avant avec l’absence de musique lors des combats). J’ai quelque fois sauté de mon siège lorsque Gina assenait ses coups, tellement j’avais l’impression que les autres acteurs s’en prenaient des vrais !

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A noter aussi au générique les présences d’Ewan McGregor, Michael Douglas et Antonio Banderas, entre autres pour vous donner une idée de la qualité du casting.

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Sans être la sortie de l’année, Steven Soderbergh livre un bon petit film efficace qui fera passer une bonne heure et demi.

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Voilà un extrait pour donner une petite impression des scènes de combat lors du film :

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Breakfast in America (17 rue des Ecoles, 75005 Paris)

Toujours à la recherche du meilleur burger de Paris (après avoir apprécié le regretté New Est et être depuis plus d’un an un client régulier de l’American Bistrot), nous avons testé il y a quelques temps le Breakfast in America (BIA pour les intimes).


Il y a plusieurs enseignes BIA à Paris, et je ne sais pas si tout y est standardisé comme pour les chaînes, ou si chacun de ces diners est complètement indépendant (nous avons nous testé celui du 5ème, entre Jussieu et Saint-Michel).


Notre expérience au BIA n’a pas démarré sous les meilleurs auspices : la salle, relativement petite, comprend des tablées et quelques boxes sur les côtés pour 4 personnes. Malgré le panneau sur la porte invitant les clients à patienter dehors (on était fatigués, frigorifiés, affamés), nous sommes entrés quand même ayant aperçu quelques places libres, et notamment quelques-uns de ces boxes, qui nous promettaient confort et intimité… Après deux minutes d’attente, une serveuse vient nous voir et nous demande de patienter dehors parce que là, dans l’entrée devant les places libres, nous gênons. Je lui indique très poliment -mais déjà agacé- que nous serions enchanté de libérer le passage, et que d’ailleurs, que vois-je, ô miracle, des places libres… Mais non, « les boxes, c’est réservé aux groupes de plus de 2 personnes ».


Suuuuuper !  En gros, la fille nous disait de patienter dans le froid dehors parce que les boxes sont réservés aux éventuels groupes de 3 ou 4 personnes qui pourraient se pointer (ha oui, parce que si on est 5… ?). Elle a dû sentir dans mon regard mon envie de me barrer direct pour aller manger argentin à 3 mn à pieds, parce qu’elle nous a invité, exceptionnellement, à patienter à l’intérieur 30 secondes, que deux clients au comptoir avaient demandé l’addition et que ça n’allait pas être long…

A noter qu’un de ces boxes libres fut finalement occupé par une fille seule et que les autres restèrent vides.

La suite a été nettement plus agréable (même si finalement on s’est retrouvé à une tablée (au lieu du comptoir), à côté d’un vieux couple visuellement peu engageant).


Nous avons partagé un sharing plate (normal de partager un sharing plate, non ?) , pris un hamburger chacun, un verre de vin et un milk shake, le tout pour 40 €. Le service a été rapide, mais sans l’enthousiasme ou la sympathie de l’American…
C’était copieux, c’était bon sans être exceptionnel mais vous l’aurez noté, c’était surtout assez économique (10 € le burger de mémoire) ; la carte ne comprend pas beaucoup de choix en termes de burgers mais est relativement fournie en spécialités US (bagels, milk shake, etc. En revanche, je ne crois pas avoir aperçu le fameux pastrami).


L’endroit est quelque peu bruyant, entre les autres convives et la télé US juste au-dessus de nous, mais ça met dans l’ambiance, on va dire.



Au final, donc… Un resto burger à tester (peut-être pour le coup, pour y tester autre chose qu’un burger), mais de loin pas le meilleur de la capitale…

Je pensais conclure en répétant ce que je m’étais dit en sortant de ce dîner : on en a eu pour notre argent, mais je n’ai pas été transcendé, et je n’y retournerai pas forcément…

A moins que je ne sois dans le coin et que l’occasion ne fasse le larron… Parce que rien qu’en écrivant cet article, ça me donne envie d’un fucking burger !


Breakfast in America (17 rue des Ecoles, 75005 Paris), ouvert 7/7, 20h30/23h.


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Alcatraz : premières impressions

Même si un article est actuellement en préparation pour les nouveautés de la mi-saison, je n’ai pas pu résister à vous faire part de mes premières impressions après avoir visionné ces deux épisodes (diffusés le même jour) d’une des séries les plus attendues de l’année. Pourquoi une telle attente ? D’abord parce que J.J Abrams en est l’instigateur et ensuite parce que la série met en scène la disparition mystérieuse des détenus et gardiens d’Alcatraz en 1963, mystère qui fait le sel de toutes les séries du créateur de Lost.

 

En 1963 donc, les prisonniers incarcérés à Alcatraz doivent être transférés dans d’autres prisons pour des questions financières. Arrivés sur les lieux pour mettre en place ce transfert, deux policiers débarquent sur l’île et trouvent une prison déserte. On fait alors un bond dans le temps pour nous retrouver dans le présent où un des prisonniers de l’époque se réveille dans une cellule avec la même apparence qu’il avait 40 ans auparavant. Sous l’autorité de Emerson Hauser ( Sam Neill ), la détective Rebecca Madsen (Sarah Jones) et Diego « Doc » Soto (Jorge Garcia), un expert de l’histoire de la célèbre prison, vont enquêter sur le retour mystérieux de ces prisonniers, qui se trouve derrière tout çà et pour quelle raison. Les épisodes gardent la même structure : centré sur le retour d’un prisonnier et sa traque par le duo, avec de nombreux flashbacks sur la vie du prisonnier à l’époque de son incarcération. Malgré ces épisodes en stand alone, la trame principale de l’histoire évolue et on en apprend un peu plus sur ce qui se passait sur l’île au début des années 1960. J’ai été plutôt très enthousiaste après ces deux premiers épisodes qui amènent chacun bon nombre de surprises et de rebondissements. Le duo, avec un Jorge Garcia, dans un des rôles principaux, me paraît très intéressant et on sent qu’Emerson Hauser en sait beaucoup plus sur cette histoire. Autre fait intéressant, c’est que les prisonniers eux même ne semblent pas savoir ce qui s’est passé dans ce laps de temps (la première scène du prisonnier dans le premier épisode ne laisse pas de place au doute). Maintenant il va falloir encore quelques épisodes pour voir comment tout cela évolue en espérant que les scénaristes savent où ils vont et ne naviguent pas à vue. Je ferai le point d’ici quelques semaines.

 

En marge de cette actualité ont eu lieu les Golden Globe où, de manière inexplicable, The Artist a reçu deux récompenses(meilleur comédie et meilleur acteur pour Jean Dujardin), mes prévisions en ce qui concerne Homeland se sont vérifiées : Prix de la meilleure série dramatique et prix de la meilleure actrice dans une série dramatique (Claire Danes). Si après çà les derniers récalcitrants à voir au moins le pilot de la série ne se décident pas, je ne pourrais plus rien faire pour les convaincre. A noter aussi le prix du meilleur second rôle pour Peter Dinklage  Tyrion Lannister dans Game of Thrones, prix totalement mérité et aussi très prévisisible.

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Claymore (Hiroyuki Tanaka, 2007)

Acquis il y a de cela quelques années, Claymore faisait partie de ces séries animées dont j’avais entendu du bien et qui figurait sur ma liste de mangas à regarder.

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Si le nombre d’épisodes, 26, m’a convaincu que je pouvais y consacrer du temps, après avoir tout visionné je pense que mon opinion est plus que mitigée sur certains points.

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Avant tout, l’histoire : l’époque et la localisation sont assez mystérieuses et on ne peut que s’essayer à deviner ces dernières. Les décors et les costumes laissent à penser que cela se déroule au moyen-âge, quant à la position géographique, tout indique que c’est une région imaginaire où des évènements fantastiques et surnaturels sont le lot commun des habitants.

En effet, de nombreux démons se nourrissant de chair humaine et des entrailles de leurs victimes attaquent régulièrement les autochtones. C’est ce qui fait se croiser le destin des deux personnages principaux, Clare et Raki.

Clare est ce que l’on appelle une Claymore : elle fait partie d’une organisation composée de jeunes femmes habillées en armure et qui se déplacent généralement avec une grrrrrrrosse épée dans leur dos. Leur but est simple : éliminer de la surface de la planète les susnommés démons. Au fur et à mesure de la série, on va découvrir pas mal d’informations sur Clare, son comportement étrange ainsi que son passé trouble et l’organisation des Claymores.

Raki quant à lui a vu sa famille périr sous le joug des démons et a été sauvé in extremis par Clare.

Après moult discussions, Raki réussit à convaincre la Claymore de le laisser voyager avec elle.

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Pendant à peu près la moitié de la série, les révélations et le scenario sont assez sympas, avec un rythme assez soutenu et des informations qui piquent notre curiosité et apportent un intérêt à Claymore. La qualité graphique n’est pas exceptionnelle (après Shigurui, difficile de se prendre une claque visuellement) mais les traits et les animations sont plutôt réussis.

Au final, sans être d’une originalité débordante, on prend plaisir à enchainer les épisodes.

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Cependant, la deuxième moitié de la série a tendance à piétiner et on a une sale impression qu’au bout des 26 épisodes… ben on va rester sur sa faim.

C’est malheureusement le lot de nombreux animés, qui faute soit de moyens ou pour une quelconque raison, ne finissent pas correctement leur histoire. Dans ce cas précis, les bouquins papiers sont allés plus loin dans la trame alors que la série animée elle, s’arrête abruptement. Quand je dis abruptement, c’est plutôt comme la fin d’un arc, ou la fin d’une série dont on attend avec impatience la saison suivante, ce qui est assez frustrant !

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Claymore est également un manga plutôt inégal, un peu à tous les points de vue :

- Clare est un personnage ambigu dont on a expressément envie de connaitre le passé. Raki quant à lui est totalement inutile et est franchement énervant à chouiner tout le temps.

- L’histoire est assez prenante pendant les 13 premiers épisodes, mais s’essouffle lors de la deuxième partie.

- Même la musique est inégale ! Parfois elle colle parfaitement à l’ambiance, et parfois pas du tout, mais alors pas du tout.

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Au final, je ne recommanderai Claymore qu’aux férus d’animation, les autres n’y trouveront guère leur compte.

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Cookies and Cream Truffles

Niam!

At Catryn’s request, and adding to the New Year party  recipes already published on memesprit, here and here (I’ll be trying both of them at home!), below is the extremely easy recipe for Cookies and Cream Truffles. Not surprisingly, you can find it on the Kraft recipe website, since the main ingredients are Kraft foods.

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Ingredients (Makes approx. 50 truffles):

-          400g Oreo Cookies

-          200g Philadelphia Cream cheese, at room temperature

-          Approx 200g good quality milk chocolate

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Method:

In a food processor/blender, crush Oreo cookies into fine crumbs.

Pour into a bowl, add cream cheese and mix until you have no traces of white and all crumbs are mixed in.

Taking a teaspoon of mixture at a time, roll into balls and place on a tray lined with baking paper. Refrigerate for at least 45 minutes.

Melt the chocolate carefully in the microwave until smooth.

Coat balls with melted chocolate, place back on the baking paper and refrigerate for another 1h.

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Note: the truffles are very creamy and will melt if left outside the fridge for too long (> 1 hour), so keep in the fridge until ready to eat.

Milk chocolate is only one of your choices for coatings; the ones I made today also used desiccated coconut (with or without the chocolate) and nuts.

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Le Trône de Fer (Jeu de plateau) – 2e édition

La nouvelle boite, toujours aussi classe (et bien remplie)

Pour bien juger les qualités et les défauts d’un jeu, il faut à mon sens y avoir joué un nombre minimum de fois, pour bien en intégrer l’ensemble des mécanismes, et avoir rencontré une variété convenable de situations différentes. C’est la raison pour laquelle j’écris si peu d’articles sur les jeux sur Même Esprit, alors même que je joue au moins une fois par semaine, à un ou plusieurs jeux : comme on ne joue pas toujours aux mêmes jeux, le temps qu’on aie joué un nombre de fois satisfaisants pour que je considère en avoir une perception convenable, le jeu a perdu toute espèce de nouveauté, et le principe d’un article pour le faire découvrir perd du coup pas mal d’intérêt…

La sortie de la 2e édition de l’un de mes jeux préférés, basé sur l’univers d’un de mes romans préférés, Le Trône de Fer de George RR Martin, va me permettre de contourner cet écueil, puisque je connais très bien la première édition, et que j’ai déjà pu jouer une partie de la 2e, et que j’ai réfléchi pas mal aux nouveautés de cette édition.

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout le jeu, sachez avant tout que personnellement, et comme pour pas mal de ceux qui l’apprécient beaucoup, c’est ce jeu qui m’a amené à découvrir puis aimer les romans, et pas l’inverse (ce qui est un gage de qualité pour un jeu, les jeux dérivés de licences, conçus avant tout pour capter un public de fans déjà acquis, étant souvent relativement peu satisfaisants d’un point de vue ludique). Il ne s’agit pour autant pas forcément d’un jeu grand public, même si le succès de la première saison de la série pourrait y amener de nouveaux joueurs venus d’un horizon plus large que celui des geeks amateurs de médiéval fantastique, puisqu’il s’agit d’ un jeu de conquête assez élaboré, mêlant stratégie militaire et politique, et diplomatie. Les joueurs y incarnent l’une des plus grandes Maisons des 7 Royaumes (Stark, Lannister, Baratheon, Tyrell, Greyjoy ou Martell), luttant contre les autres pour s’emparer du fameux Trône de Fer. La mécanique du jeu fait la part belle à la programmation, tous les joueurs commençant chaque tour par placer des jetons « ordres » cachés sous chacune de leurs armées avant de les révéler tous ensemble pruis de les résoudre par ordre de priorité, les raids, premiers ordres résolus, permettant de supprimer les soutiens des armées ennemies, les ordres de marche permettant ensuite d’engager des combats, et enfin les ordres de consolidation du pouvoir permettant d’obtenir des « jetons de pouvoir ». Ceux-ci, qui sont en quelque sorte la « monnaie » du jeu, permettront ultérieurement de miser, lors de phases d’enchères au cours desquelles les Maisons misent secrètement pour accaparer trois symboles de puissance majeurs et se placer au mieux sur les échelles de pouvoir de la Cour (sur laquelle mieux on est placé par rapport à ses concurrents, plus on peut réaliser d’actions « joker », plus puissantes que les actions de base), du Trône de Fer (qui détermine l’ordre souvent crucial dans lequel les actions des joueurs sont résolues) et des Fiefs (qui départage les conflits militaires).

Le jeu est très original (si ce n’est que pour avoir joué une fois à Warrior Knight avant de connaître Trône de Fer, j’y ai reconnu pas mal de mécaniques), et il a notamment une qualité que j’apprécie particulièrement : on peut y jouer avec une quasi absence de hasard, en ne comptant donc que sur les qualités de stratégie, de diplomatie, et de bluff des joueurs (même si ces « qualités » peuvent créer parfois des conditions de jeu proches du hasard, on est d’accord !). Et une fois qu’on connaît l’œuvre, retrouver les personnages qu’on aime (ou qu’on aime détester) sur les cartes de leaders jouées lors des combats, reconnaître sur le plateau de jeu (qui a la forme d’une carte géographique de Westeros) des lieux souvent évoqués dans les romans (Winterfell, Port-Réal, Peyredragon, Harrenhal…) est un petit plaisir supplémentaire très appréciable.

Derrière le paravent des Tyrell... des jetons d'ordres et des figurines

Qu’est-ce qui change avec cette nouvelle édition ?

J’avoue que je ne m’attendais pas à une nouvelle édition du jeu, le jeu de base avec ses deux extensions officielles me convenant parfaitement. Mais bien sûr, le principe d’une nouvelle édition de base qui inclue les modifications principales apportées aux mécanismes de base du jeu par les extensions, et qui évite à un nouveau joueur de devoir faire l’acquisition de trois boites de jeu pour pouvoir jouer au Trône de Fer dans des conditions décentes (la boite de base de la 1ère édition ne se suffisant pas à elle-même, il faut le reconnaître), était loin d’être farfelu.

Ont ainsi été intégrés aux bases du jeu:

- les Ports, dont le dessin directement sur le plateau rend naturellement leur position bien plus claire. Ça, c’était évidemment indispensable.

- les Garnisons, qui apportent une défense fixe additionnelle sur les positions de départ des différentes Maisons.

- les Engins de siège, avec une modification majeure : leur force n’intervient plus qu’en attaque ou en soutien d’attaque de Forteresses ou de Cités, et plus seulement en cas d’attaque tout court. Cela réduit encore les cas où ces outils déjà très fragiles et coûteux vont s’avérer un investissement utile (personnellement, je trouve qu’ils ne valent plus le coup).

- la pioche de cartes permettant de varier les effets des attaques de sauvageons, et dont les joueurs ne prennent connaissance qu’après avoir déterminé si leurs investissements en Jetons de pouvoir sauvaient le Royaume ou pas. Là encore, je suis mitigé sur cette règle, préférant pour ma part que les joueurs effectuent leurs choix en fonction de critères stratégiques, et pas en aveugle. Cette règle rend néanmoins les attaques de sauvageons un peu plus « fun » et, finalement, plus réalistes. En cas de victoire des sauvageons, la force de leur attaque n’est par ailleurs plus ramenée à 0, mais seulement réduite de 2, ce qui rend la menace plus présente (ce qui n’est pas un mal, notamment du point de vue de l’ambiance).

- les pioches de cartes Événements comportent désormais chacune deux exemplaires d’un événement permettant au détenteur respectivement du Corbeau, du Trône de Fer et de l’Épée Valyrienne, de choisir parmi trois effets possibles (Recrutement, Ravitaillement, ou rien du tout pour celui de la pioche I, par exemple), ce qui renforce l’importance des trois symboles de pouvoir.

Derrière le paravent Stark : des cartes

De nouvelles mécaniques de jeu font aussi leur apparition, avec la révision de deux ordres « joker » :

- le Raid joker ne supprime plus deux ordres Consolidation/ Raid ou Soutien (ce qui n’arrivait pas très souvent), mais peut désormais être utilisé pour retirer un ordre Défense adjacent, ce qui permet potentiellement de décoincer des situations bloquées.

- L’ordre de Consolidation joker a aussi été modifié, et permet désormais de créer une mini-phase de Recrutement sur la Forteresse ou la Cité sur laquelle il est joué, générant ainsi de nouvelles troupes d’une façon complètement maîtrisée par les joueurs. Deux très bons ajouts stratégiques.

- le pouvoir du Corbeau a été renforcé, permettant à son détenteur, au lieu d’intervertir l’un de ses ordres, d’aller jeter un oeil à la carte du sommet de la pioche des attaques de sauvageons, avec l’option de l’y laisser (et donc de savoir s’il lui sera utile d’investir pour la repousser, ou pas), ou de la défausser. Une bonne idée dans le cadre de la nouvelle règle sur les attaques de sauvageons.

- les effets et la puissance des cartes de Maison utilisées en combat ont été toutes repensées et réévaluées, de façon parfois discutable (les Tyrell avaient effectivement besoin d’un coup de pouce pour se mettre à la hauteur des autres ; les Greyjoy par contre, n’avaient sans doute pas besoin de se voir doter de l’arme atomique). Les illustrations ont été puisées dans la désormais très vaste banque des images publiées pour le Trône de Fer, en n’en gardant que le tout meilleur, et c’est un régal ; on a aussi maintenant uniquement des cartes représentant un vrai personnage majeur (là où dans la première édition, j’étais halluciné de voir des cartes sans nom comme « Garde de la maison Florent » dans les personnages Tyrell ! Oo).

- cette 2e édition annonce aussi un nombre de joueurs de 3 à 6… Pour être honnête, je n’ai pas fait de partie à moins de 6 joueurs, mais ce que j’ai lu et ce qu’on m’en a dit me laisse largement penser qu’il vaut mieux ne pas tenter une partie sans le nombre maximum de joueurs : les absents seront remplacés par des garnisons inactives, qui constitueront autant de protection anti-voisins gênants pour les joueurs qui les auront à proximité, tout en leur gardant au chaud des points de victoire surprise potentiels pour hâter la fin de partie s’ils attendent le moment-clé pour s’en emparer. Ça fausse complètement le jeu. Pour ma part, je garde sous le coude mon plateau de l’extension A Storm of Swords, qui permet de jouer à 4 avec des règles modifiées qui renouvellent agréablement le jeu tout en en gardant les principales caractéristiques.

- pour l’anecdote, une nouveauté optionnelle que je crois personne n’utilisera : les cartes de Tide of Battle, qui viennent mettre de l’aléatoire dans la résolution des batailles qui autrement se résolvent uniquement à l’adresse stratégique et au bluff… Une innovation brillante et emballante ! Oo

Le nouveau plateau, avec ses teintes brunes...

- Le matériel a fait quant à lui l’objet d’une remise au goût du jour, avec un plateau aux teintes brunâtres qui se veut visuellement plus réaliste que la carte effectivement plus symbolique de la 1ère édition, mais qui rend la lecture moins facile à mon goût ; les icônes « Épée » et « Tour » sur les cartes de Maison suivent cette logique aussi, avec un dessin plus réaliste qui ne m’a pas non plus séduit. Le plateau s’est vu par ailleurs rajouter une piste intéressante qui permet de suivre l’évolution en nombre de points de victoire de chaque joueur, rappelant visuellement à chacun qui constitue une réelle menace à tout instant de la partie. Ah ! il y a aussi de jolis paravents, pas indispensables, mais plutôt pratiques pour préparer ses ordres en toute discrétion.

Le matériel reste d’une façon générale d’excellente qualité, les jetons en bois ayant été remplacés par des jetons en plastique marbré assez jolis, les cartes gardant un revêtement très élégant qui fait plaisir à voir et à toucher… Clairement du point de vue du matos, il n’y a rien à redire, on en a vraiment pour son argent.

On a perdu en revanche plusieurs options parues dans les extensions de la première édition, dont notamment :

- les One-time orders, qui permettaient d’ajouter de la variété aux façons dont les armées pouvaient se déployer au cours de la partie ;

- et les Leaders, des figurines représentant des personnalités importantes de chaque Maison, qui accompagnaient les armées et qui pouvaient générer par eux-mêmes des ordres de Marche à partir d’ordres de Raid ou de Consolidation, selon les Leaders. C’est surtout cette dernière option que je regrette, parce qu’elle multipliait les possibilités d’affrontements (en augmentant le nombre de déplacements possibles pour tous les joueurs), et apportait une grande subtilité quant au timing des différentes actions, certaines batailles pouvant alors être déclenchées avant ou après la phase normale des déplacements. La plus grande importance prise par ces personnages dans la résolution du conflit donnait aussi un petit surcroît de l’atmosphère de l’œuvre à la partie.

Surtout, un truc qui me fait faire des bonds : depuis la parution de la première boite de la première édition, tous les joueurs ont tiré le signal d’alarme auprès de l’éditeur pour signaler un problème d’équilibre entre Lannister et Greyjoy. Les extensions qui se sont succédé, plus un errata bienvenu, ont permis de rendre moins inéluctable la défaite des Lannister contre des Greyjoy qui choisiraient de leur rouler dessus dès le début de la partie. Les joueurs qui se voyaient attribuer les Lannister continuaient néanmoins d’appréhender une partie au mieux tendue, sinon bloquée, tant les deux Maisons semblaient destinées à se taper sur la tronche, avec un avantage de fait pour les Greyjoy dans l’affrontement promis. Si une 2e édition devait modifier quelque chose, c’était bien CE gros problème-là ! Or, quelle a été la réponse des développeurs ? Ils ont basé l’un des deux navires Greyjoy dans le Port de Pyke, et ils ont… donné de meilleures cartes de Maison aux Greyjoy !!! Ces nouvelles cartes, en sus de la disparition des Leaders et des One-time orders, rendent la partie encore plus déséquilibrée qu’elle ne l’était au départ pour les Lannister, ce que ne manquent pas de hurler partout les joueurs qui se sont retrouvés à jouer Lannister dans cette seconde édition. Ca, c’est quand même un gros, gros foutage de gueule. Et comme pour moi le problème vient maintenant essentiellement des cartes de Maison Greyjoy, il est encore plus insoluble (en attendant une extension possible avec des cartes de Maisons alternatives) ; ma solution pour l’instant sera de retirer le navire supplémentaire avec lesquels les Greyjoy commencent la partie (idem pour celui des Baratheon, soi-dit en passant), qui n’a aucune raison d’être, et même si ça ne résout rien sur le fond.

...Rétrospectivement, le plateau de la première édition est presque fluo ! ^_^

Bref, pour conclure, je suis content de la sortie de cette nouvelle édition, parce qu’en proposant une belle boite complète, elle devrait attirer un nouveau public au jeu (là où auparavant, la perspective de devoir acheter 3 boites pour jouer convenablement devait rebuter pas mal de ceux qui auraient pu être intéressés). Jouer avec un matériel tout rénové donne aussi l’impression aux vieux briscards de découvrir un nouveau jeu, et les quelques nouveautés de cette édition permettent effectivement d’envisager de nouvelles stratégies et de nouvelles configurations de parties. Néanmoins, le problème d’équilibre entre Greyjoy et Lannister, qui fausse la partie et la rend normalement invivable pour l’un des joueurs autour de la table me fait déjà prier pour l’arrivée rapide d’extensions pour réparer ce bug fondamental, ce qui est quand même un gros gros défaut pour un jeu qui a pourtant été testé par des milliers de joueurs et dont ceux qui en font l’acquisition aujourd’hui seraient en droit d’attendre qu’il soit d’autant plus jouable d’emblée.

(Merci à Catryn pour ses photos !)

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Euro de hand, leçon 1 : la roucoulette

Suite à certaines pressions sur ma personne sur le fait que je parle beaucoup (tu parles, tu parles, mais qu’est ce tu parles !) mais que j’écris peu, j’innove pour cette nouvelle année. Je ne vais pas parler de série mais de handball (prononcer avec un a et pas un o).

En effet, cette semaine commence l’Euro de Hand qui a lieu en Serbie et le France, tenant du titre va tenter d’y remporter un cinquième titre consécutif ( J.O 2008, Coupe du monde 2009, Euro 2010, Coupe du monde 2011 ). Chaque joueur de cette équipe sont parmi les meilleurs à leur post (si ce n’est le meilleur) et on a pu les voir à l’oeuvre jeudi dernier avec une nouvelle victoire sur la Norvège avec un joueur qui m’impressionait déjà mais qui a fait très fort ce soir là sur une fabuleuse roucoulette avec effet latérale : Luc Aballo, l’homme élastique, ailier droit gaucher de cette équipe de France vous le montrera mieux que moi :

 

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Biutiful (Alejandro Iñárritu, 2011)

Certains acteurs, de par le choix de leurs rôles au cinéma, se font coller une étiquette dont ils auront une grande difficulté à se défaire.

Si on devait décerner la palme du réalisateur qui donne le plus le cafard, je pense qu’elle irait sans doute à Alejandro Iñárritu. Ce n’est pas spécialement une critique, car tous les films que j’ai vus de lui étaient bons (21 Grammes et Babel), mais vraiment, vraiment, vraiment déprimants.

Biutiful, son dernier long métrage en date, ne déroge pas à la règle.

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Lecteur, si tu préfères les comédies ou des aventures trépidantes, passe ton chemin.

Si par contre, si tu apprécies les histoires complexes, mais tragiques, des personnages torturés et antithétiques, ce film est fait pour toi.

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Uxbal (Javier Bardem), vit à Barcelone avec ses deux enfants dans un petit appartement miteux. Il n’est pas divorcé de sa femme, mais on voit qu’ils se sont séparés (on comprendra pourquoi au cours du film) et qu’Uxbal a seul la garde de ses rejetons.

Vivant de petits trafics, Uxbal subvient aux besoins de sa famille jusqu’au jour où il apprend qu’il est atteint d’un cancer en phase terminal. Il décide alors de cacher la vérité à ses proches et de préparer son départ du mieux qu’il peut en s’assurant de laisser tout en ordre « professionnellement » et personnellement.

On note la transformation physique assez bluffante!

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Après ce petit résumé, je pense qu’il t’ait facile lecteur de voir que si tu t’embarques dans le visionnage de Biutiful, tu vas devoir t’accrocher.

Je n’ai pas de reproche à faire au film ; je m’attendais à une histoire triste et son caractère tragique ne m’a pas laissé de marbre car même si la réalisation est très sobre, on ne peut s’empêcher de ressentir de la compassion pour le personnage principal. C’est aussi en parti du à la performance de Javier Bardem qui est totalement crédible dans ce rôle de père de famille cherchant à régler tous ses soucis avant de quitter sa famille, à la fois vulnérable mais aussi inflexible.

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Un film qui ne plaira certainement pas à tout le monde, mais qui a le mérite de raconter une histoire certes triste, mais sans pathos et avec une certaine poésie.

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J’espère qu’avec ce billet, vous en saurez un peu plus si vous avez envie de voir Biutiful, qui, j’ai oublié de le préciser, a été tourné en entièrement espagnol.

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Wordfeud

Worfeud est un jeu de lettres sur iPhone, qui existe en versions gratuite (avec publicités) et payante.

 

Le jeu, qui ressemble pas mal au Scrabble (mon premier achat sur le store !) permet cependant, et uniquement, de jouer en ligne.


Il n’y a effectivement pas de mode solo prévu, pas d’I.A. ce qui personnellement ne me dérange pas du tout (sur l’application Scraabble, cette IA est très nettement trop faible soit démesurément trop forte).


Le saviez-vous ? Le Scrabble a été inventé en 1929 par un architecte américain contraint au chômage par la crise (Alfred Mosher Butts) ?

Greg, si tu lis ces lignes…



Sur Wordfeud, les parties en ligne peuvent s’enchainer très rapidement et se cumuler sans difficulté car il y a beaucoup de monde de monde sur le jeu, et la recherche d’un adversaire m’a toujours pris moins d’une minute ; comme on peut bien entendu cumuler plusieurs parties en même temps –contre les mêmes adversaires ou non-, les tours peuvent s’enchaîner très rapidement.


Il est également possible d’ajouter des adversaires dans ses amis pour en faire des partenaires réguliers, ou d’inviter un de ses contacts persos.


A noter que la publicité, extrêmement présente dans la version lite, est littéralement insupportable : à chaque coup que vous jouez, vous êtes obligé de fermer une pop up (ou l’équivalent ^^). Personnellement, j’ai vite fait de passer à la version payante :)


Mon seul regret concernant cette appli par ailleurs simple et classique, c’est qu’elle n’est pas intégrée au Game Center, ce qui permettrait de se faire une idée de son niveau ou de défier volontairement des joueurs de niveau équivalent.
Peut-être lors d’une prochaine mise à jour ?


 

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