Non non, vous ne rêvez pas.
Non seulement, c’est mon premier article sur Même Esprit depuis bien longtemps, mais en plus, c’est une recette de cuisine ; et tenez-vous bien, c’est la première recette de cuisine AU THERMOMIX qui se publie ici ! Je chasse sur de nouveaux territoires, je tente d’élargir le cercle de notre lectorat !
…ou plus prosaïquement, je reviens à la base de l’une de mes motivations à écrire (qui avait entraîné d’ailleurs la publication de l’un de mes tous premiers articles) : me permettre de me souvenir d’une bonne recette que j’ai accommodé, pour pouvoir la refaire de la même façon lorsque j’ai aimé un plat !
J’utilise ici le fameux Thermomix (que je recommande à tous les gens qui ne veulent plus manger des plats industriels), mais ceux qui utilisent d’autres robots, ou savent transposer ces consignes en termes de cuisine classique pourront également s’en servir avec un minimum d’adaptation.
On fait énormément de soupe à la maison depuis qu’on a fait l’acquisition de cette merveilleuse machine, mais au bout d’un moment, on finit par tourner un peu en rond entre les 10 soupes qu’on sait maintenant faire sans trop de difficulté avec les légumes qu’on trouve le plus facilement plus ou moins tout au long de l’année. Et comme on s’est inscrits depuis peu à une AMAP et qu’on se retrouve avec beaucoup de légumes pas forcément faciles à cuisiner, j’ai tenté ce soir de nous trouver une nouvelle recette pour utiliser nos NAVETS.
Oui, vous avez bien lu, des navets. Et ben figurez-vous que cette soupe, ou plus exactement ce velouté, est un pur délice, et qu’en plus d’être originale, elle est esthétiquement très chouette et qu’elle pourrait facilement passer pour un plat de menu gastronomique, pour pas cher !
Bref, trêve de blabla, voici la recette. A l’origine, elle vient de là, mais comme elle est pas super claire sur la page originale (on y parle de carottes alors qu’il n’y a pas de carottes…), je me permets de me la reproduire ici avec mes propres proportions et indications.
Les ingrédients :
- 500g de navets
- 10g de gingembre frais
- 1 pomme de terre de taille moyenne (non, ça ne veut rien dire ; je reviendrai préciser le poids la prochaine fois que je ferai la recette)
- 500g d’eau
- 130g de lait
- 200g de crème fraîche liquide (un petit pot de 20cl)
- 1. Eplucher le gingembre, le mettre dans le Thermomix et mixer 5 secondes Vitesse 5. Réserver.
- 2. Mettre les 500g d’eau dans le bol, découper les navets et la pomme de terre et les déposer en morceaux pas trop gros dans le panier de cuisson. Cuire 25mn à température Varoma, Vitesse
.
- 3. Garder dans le bol l’eau qui reste après la cuisson. Sortir les légumes du panier, les mettre dans le bol. Ajouter le gingembre, la crème fraîche liquide et le lait. Mixer le tout 20 secondes, Vitesse 10.
Et voilà ! C’est beau, c’est bon, et c’est vraiment original ! (pas très chaud par contre, on peut remettre à chauffer un peu pour une température idéale, je repréciserai les modalités aussi la prochaine fois que j’en ferai maintenant que j’ai la base, et j’essaierai d’ajouter une photo)
A l’occasion d’un repas entre amis pour lequel j’avais envie de cuisiner un peu -une fois, c’est le début de la coutume- je me suis lancé dans un plat que j’avais envie de préparer depuis longtemps, le bœuf bourguignon (d’où le titre de l’article, vous noterez la précision de ce choix). Bon, l’idée de départ, c’était de faire un truc au four, mais après moult rebondissements, j’ai opté pour ce classique de la cuisine française qu’est le bœuf bourguignon.




Le beurre facile à tartiner
Parce que c’est certes plus pratique, mais seriously, ça a quand même une sale gueule…
C’est visiblement plus gras (plus proche de la margarine que du beurre) et je me demandais surtout comment les industriels réussissaient à maintenir mou un beurre stocké au frigo : je soupçonnais pour ma part l’ajout de quelques produits chimiques aussi suspects que mystérieux…
Suspicion confirmée quand j’ai eu l’idée de cet article, et que mes premières recherches m’ont aiguillé vers des recettes maisons de beurre à tartiner… Saviez-vous que certaines recettes consistent à prendre une motte de beurre, à la ramollir et à la mélanger avec de l’œuf et de l’huile de colza ? Ça a l’air appétissant comme ça, non ?
Au final… Les industriels de l’agro-alimentaire, auxquels je voue une confiance mesurée, utiliseraient pourtant un procédé tout à fait sain et connu, celui de la cristallisation fractionnée (rien à voir avec Flaubert !) : après fabrication, le beurre est fondu puis lentement refroidi. Une partie de la masse refroidit plus vite et durcit ; le reste sera prélevé, malaxé et reconditionné comme beurre « facile à tartiner ».
Finalement, donc, ça a l’air correct.
L’histoire ne dit pas ce qu’il advient de la partie refroidie… Sûrement rebidouillée pour être vendue comme du beurre classique, peut-être mélangé à du Michel pour en faire de la demi-selle… Mystère.
Bon appétit bien sûr !
Et à propos de bon appétit, et seulement pour les adultes : je cherchais sur Google une image pour illustrer cet article et de fil en aiguille (je vous fais grâce de mon cheminement humorisitico-intellectuel, j’ai tapé « rebeu » en mot-clé : je vous invite à tenter l’expérience…