Archive for category Cinéma

Les Trois Mousquetaires (Paul W.S. Anderson, 2011)

J’ai eu l’occasion de voir les trois mousquetaires récemment. N’ayant pas lu le roman d’Alexandre Dumas, je n’ai aucun point de comparaison  mais en me renseignant il me semble que l’adaptation est assez proche du roman.

Nous sommes  au début du 17° siècle, sous le règne de Louis XIII. Après l’échec d’une mission à Venise, les mousquetaires déchus rentrent à Paris où ils sont devenus de simple citoyens : Aramis (Luke Evans) est devenu contractuel, Porthos (Ray Stevenson) est entretenu par une jeune demoiselle et Athos (Matthew Macfadyen) se noie dans l’alcool.

 

Après un concours de circonstances, D’Artagnan (Logan Lerman), un jeune Gascon monté sur Paris, rejoint nos 3 mousquetaires. Dans le même temps, le cardinal de Richelieu (Christoph Waltz) complote avec la complicité de  Lady de Winter (Milla Jovovich) afin de prendre le pouvoir en tentant de mettre en conflit la France et l’Angleterre.
Afin d’éviter ce conflit entre la France de Louis XIII (Freddie Fox) et l’Angleterre du Duc de Buckingham (Orlando Bloom) nos trois mousquetaires (qui sont désormais4) repartent en mission pour sauver l’honneur de la reine Anne d’Autriche (Juno Temple), faussement accusée d’avoir une relation adultérinne avec le Duc.

 

Entre les mousquetaires et l'armée du cardinal de Richelieu : C'est la guerre !!!

Vous le voyez, le scénario n’est pas compliqué et c’est une grande qualité quand on va voir un « Blockbuster ». Contrairement à d’autres films du genre ( Le premier Sherlock Holmes me vient directement à l’esprit), on ne s’embarrasse pas avec un scénario alambiqué  et on assume l’étiquette de Blockbusters pour faire la part belle à l’action. Et c’est plutôt réussi : l’intrigue se déroule avec fluidité parsemée de quelques rebondissements et les scènes d’action, qu’elles soient bourrines ou plus « infiltrations » sont bien filmées (contrairement à certains autres films d’action au côté brouillon où on ne sait plus qui est qui) et bien mises en scène.  Du côtés des acteurs rien à dire, que ce soit en bien ou en mal, ils font le boulot (cependant, on pourra apprécier Orlando Bloom qui pour une fois incarne un « bad guy » avec un côté « fashion victim » du personnage assez marrant). Décors et costumes bien choisis, réalisation générale propre, le film ne souffre d’aucune longueur si bien qu’on en redemande presque à la fin ( qui ouvre d’ailleurs sur la possibilité d’un deuxième opus).

 

Bref vous l’aurez compris, Les Trois mousquetaires est un vrai bon « blockbusters » et ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant diverti en voyant un film d’action/aventure et j’en ai vu pourtant un paquet depuis ces deux dernières années.

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[La chanson de la semaine] Alright (Pilot Speed)

Vous l’aurez compris, avec ce « tag » [La chanson de la semaine], c’est une rubrique récurrente que j’essaye de mettre en place, qui aura pour objectif de partager la découverte ou la re-découverte de morceaux peu connus mais dont je trouve qu’ils valent vraiment l’écoute. On verra si j’arrive à tenir le rythme d’un article par semaine, mais au moins, ce n’est pas la matière qui risque de me manquer, que j’aille chercher du côté des enregistrements rares comme avec ce vieil inédit live des Cure dont je vous parlais la semaine dernière, que du côté des perles qui n’ont pas connu le succès qu’elles auraient mérité, et ce aussi bien dans des registres musicaux plutôt pointus qu’avec des morceaux plus « grand public ».

Et après ce titre plutôt obscur, dont l’imperfection sonore n’aura peut-être pas séduit toutes les oreilles, j’aimerais vous parler cette semaine d’un titre plus audible pour des oreilles habituées à des sons léchés, un tube en puissance et qui pourtant n’a pas connu le succès commercial qu’on aurait pu lui prédire. Bien que la voix de son chanteur et la tonalité mélancolique de leurs chansons évoquent des groupes plus célèbres comme Keane (clairement), Coldplay, ou même Radiohead, le groupe Canadien auquel on doit ce morceau, Pilot Speed, reste d’ailleurs totalement méconnu.

La chanson que j’entends vous présenter, Alright (2006), a été utilisée pour la bande originale du film Death Sentence (2007) de James Wan, avec Kevin Bacon dans le rôle principal. James Wan ayant été précédemment l’auteur du premier Saw (qui a accompagné la sinistre naissance d’un quasi-genre de cinéma, le film de torture nauséeux), et Death Sentence évoquant l’histoire d’un homme contraint de se faire justice lui-même, je dois dire que je n’avais pas la moindre intention d’accorder la moindre attention au film (surtout avec cette abominable phrase d’accroche sur l’affiche originale : « Protect what’s yours », d’ailleurs totalement inappropriée), mais il se trouve que je suis tombé dessus un peu par hasard, et que c’est là que j’ai entendu ce très beau morceau : Alright. Bon, encore une fois, je reconnais que je n’ai pas choisi pour cette rubrique un morceau qui respire la joie de vivre, j’essaierai de varier un peu sur les prochains articles de la rubrique !

Attention, avant de lancer la vidéo, j’avertis de deux choses : d’une part, le clip est en quelque sorte un résumé du film. Visionner la vidéo vous donnera peut-être envie de le voir, mais ça peut tout aussi bien vous gâcher tout le suspense et la dramaturgie du film ; si vous envisagez de voir le film un jour (qui n’est pas aussi puant que ce que tout semblait annoncer, et auquel j’accorderais d’ailleurs bien un second visionnage), mieux vaudra peut-être laisser le son tourner pendant que vous regarderez autre chose (ou que vous fermerez les yeux pour mieux vous imprégner de la beauté de la musique, une attitude qui se perd salement à l’époque du multitasking). D’autre part, le clip reprenant les images d’un film violent, il contient lui-même des scènes plutôt violentes (quoi que sans rien d’extraordinaire pour qui a l’habitude de regarder la télévision le soir…). A bon entendeur !

 

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Paranormal Activity 2 (Tod Williams, 2010)

Les suites au cinéma ne sont vraiment jamais de bon augure, souvent filmées pour pouvoir générer plus d’argent, c’est la qualité qui fait généralement défaut.

Ayant vu Paranormal Activity premier du nom il y a de ça un peu moins d’un an, le deuxième opus nous est arrivé de la même façon, un peu par hasard. Autant dire que j’étais assez sceptique…

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Le film se veut résolument être « une suite », mais prend le contrepied de se dérouler une soixantaine de jours avant le premier film. En effet, l’action se passe dans la maison de Kristie, la sœur du personnage principal dans le premier long métrage (Paranormal Activity fait de nombreuses allusions à Kristie sans jamais la montrer à l’écran). Elle, son mari Dan, la fille de Dan, Ali et Hunter le petit dernier sont victimes d’un mystérieux cambriolage: la maison a été mise sens dessus dessous, mis à part la chambre du petit, mais aucun objet n’a été dérobé si ce n’est un collier appartenant à Katie, la sœur de Kristie. C’est cet incident qui va servir de prétexte à poser des caméras de surveillance dans la maison pour permettre à Paranormal Activity 2 de jongler entre des scènes qui passeront d’un appareil d’enregistrement à l’autre dans le domicile familial, le tout sous l’œil du spectateur. Evidemment, après cet incident, des évènements étranges vont commencer à se produire…

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Si vous n’avez pas été tente par Paranormal Activity, ne songez même pas regarder le 2 ; non pas parce que le film soit pourri, j’y viens, mais les effets et l’histoire sont très similaires. Donc si vous n’aimez pas les films qui font peur, passez votre chemin.

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Par contre, si vous avez appréciez le premier opus, bien que son pré-visionnage ne soit pas indispensable, le deuxième vaut certainement la peine d’être vu car de nombreux détails qui ont un rapport avec l’histoire du premier film sont dévoilés, donnant du corps et un peu plus d’étoffe au scenario.

Les effets de surprises sont assez sympas, souvent différents, et on sursaute régulièrement quoique Paranormal Activity 2 est légèrement plus calme en évènements que son prédécesseur.

C’est certainement une des plus grosses lacunes du film, en plus de souffrir de la comparaison avec le premier épisode : même si je pense que le film est plutôt réussi, l’effet de surprise n’est plus présent. Les ingrédients pour faire peur au spectateur sont quasiment identiques, et malgré les quelques bondissements provoqué par de nouveaux effets-qui-font-peur-et-tu-sautes-de-ton-canapé, on n’assiste que trop rarement à ces évènements paranormaux.

Il reste que le film a toujours une ambiance très angoissante, avec son absence de musique, les plans identiques des caméras de surveillance qui se suivent mais ne se ressemblent pas (il est assez marrant de voir qu’il se passe quasiment toujours quelque chose de subtil en arrière-plan, du style une ombre qui apparait, ou un bruit bizarre) et sa réalisation caméra au poing (sans l’effet mal de mer !).

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Sans être indispensable, cette suite n’est pas un navet, mais n’apporte aucune nouveauté quant à la réalisation. Cependant, Paranormal Activity 2 permet de comprendre un peu mieux l’histoire du premier épisode, ce qui pourra séduire ceux qui ont vu son prédécesseur.

A noter que le troisième volet de cette saga est déjà sorti et que le quatrième est en préparation…

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En janvier sur Même Esprit

Wow ! Quelle activité en ce début d’année ! Pas moins de 18 articles en un mois, et alors même que Jika et moi nous sommes faits paradoxalement plutôt discrets.

Pour ceux qui auraient manqué des trucs, et pour ceux qui aimeraient relire le meilleur, je vais tenter un exercice nouveau sur Même Esprit, en récapitulant tout ce qui a été publié le mois dernier.

L’événement de ce mois de janvier 2012 en France, c’était évidemment la mise officielle sur le marché des offres de l’opérateur téléphonique Free, et c’est LeNyko qui nous en a fait la présentation détaillée avec une remarquable réactivité.

Les fêtes de fin (et de début) d’année ont été l’occasion de partager plein de bonnes Recettes, comme les truffes aux cookies et à la crème de Marga, ou la Galette des Rois de Gattaca, et côté salé, les gougères à l’emmental de Catryn, et la salade vietnamienne au poulet de LeNyko. Dans un registre un peu différent, Jika continuait de son côté sa quête du meilleur burger de Paris au Breakfast in America.

Côté découvertes, Stoeffler se penchait sur une question que certains d’entre vous se sont peut-être déjà posée au moment critique : quelle est la vitesse d’un avion au décollage ? Je vous emmenais pour ma part visiter l’exposition Samouraï, armure du guerrier au Quai Branly à Paris. Je vous parlais aussi de 4 trucs rigolos autour de Google, à découvrir à ses heures perdues, et Ayastan vous expliquait en vidéo ce qu’est une roucoulette en handball.

Cinéma : en avant-première pour le public français (où le film n’est pas encore annoncé à ma connaissance), Stoeffler nous présentait Haywire de Steven Soderbergh, et revenait aussi sur des films sortis désormais en DVD et VOD, avec Biutiful d’Alejandro Inarritu, avec Javier Bardem dans le rôle principal.

Toujours attentif à l’actualité des Séries, Ayastan nous a tenu au courant des résultats des Golden Globe et nous a donné aussi ses premières impressions sur Alcatraz, série fantastique américaine qui tente de prendre la relève des regrettés Lost ou 4400. Féru d’anime, Stoeffler nous présentait de son côté Claymore, d’Hiroyuki Tanaka, et toujours rayon manga, mais cette fois sur papier, Planètes, de Makoto Yukiruma.

Tant qu'à faire des bilans...

Côté Jeux, Jika vous présentait la version IPhone de Wordfeud, un jeu de Scrabble en ligne amélioré, et je vous donnais mon avis sur la 2e édition du jeu de plateau stratégique tiré de la série à succès de Georges R.R. Martin, le Trône de Fer.

On vous a enfin parlé de Musique, avec un article présentant le groupe électro français Justice à l’occasion de la sortie de leur nouvel album.

Au niveau des échanges avec nos lecteurs, deux articles ont connu une belle (inter)activité ce mois-ci : l’inévitable Heytell, qui continue d’attirer vers nous plein de gens qui ont besoin d’un service après-vente (Oo) , et un autre article de Jika sur l’utilisation des smileys sur IPhone, qui a entraîné une discussion légèrement animée sur la question de l’invention (aux deux sens du terme) du fameux smiley.

Et en février alors, qu’est-ce qu’on raconte sur Même Esprit ? 8D

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Haywire (Steven Soderbergh, 2012)

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C’était la première fois que j’étais invité à une avant-première, celle de Haywire. Non pas que le film me donnait particulièrement envie (au contraire, la bande-annonce m’avait plutôt donné envie de rester chez moi), mais la gratuité de la séance a fait qu’il était difficile de refuser, même si l’envie n’était pas forcement réelle!

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Pas forcément non plus un fan de tous les films de Steven Soderbergh, Il semble néanmoins très prolifique dans la réalisation de ses œuvres, plus ou moins réussies il faut le souligner.

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Haywire est pour moi un bon petit film. Bien qu’ayant reçu de nombreuses éloges, je trouve que c’est somme toute un scenario classique avec un montage sobre. Ce qui le différencie d’un film lambda, c’est l’histoire assez dense, le montage plutôt achalandé et la narration non linéaire, c’est-à-dire qui saute de flashbacks en flashbacks.

Mallory Kane, une ex-marines, travaille pour une agence privée qui est employée par le gouvernement afin d’organiser des opérations coup de poings. Le film débute avec Mallory qui attend visiblement quelqu’un dans un café perdu au milieu de nulle part et qui semble déçue lorsque la personne qui vient la rencontrer, Aaron, n’est pas celle qu’elle attendait. Visiblement, les deux ont des différences d’opinions et s’en suit une bagarre entre les deux protagonistes. Mallory, à coups de pompes dans le train, arrive à maitriser Aaron et s’enfuit en prenant en otage Scott, qui a eu le malheur de se trouver dans le même café qu’elle. Dans la voiture, notre fugitive explique pourquoi elle a été attaquée et poursuivie puis ce qu’il s’est passé avec son agence il y a de cela quelques jours à Barcelone et à Dublin…

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Le pitch ne résume peut être pas entièrement l’histoire, mais je pense que moins on en sait sur le film, plus on pourra apprécier la façon dont il se déroule (j’ai eu beaucoup de mal à trouver une bande-annonce qui n’en dise pas trop, donc je n’ai rien mis).

Comme je l’ai évoqué dans le précèdent paragraphe, l’histoire est assez dense et le montage tarabiscoté, mais je pense qu’au fond Haywire est un film simple et direct. Pas de double ou triple rebondissement à la fin, ni de machiavélique retournement de situation. Ce côté simple est aussi fortement représenté par la nature des relations entre Mallory et les autres protagonistes, que ce soit verbal ou bien alors lorsqu’elle utilise le langage des poings !

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L’actrice qui interprète le personnage principal, Gina Carano, est en réalité une star d’arts martiaux mixtes et la rumeur veut que Steven Soderbergh l’ai aperçue à la télé et a littéralement créé l’histoire autour d’elle. Ça m’a un peu surpris car pendant le film son jeu d’actrice ne m’a pas spécialement choqué (je veux dire qu’elle ne joue pas mal, en même temps, ses répliques sont assez minimalistes), mais ça m’a conforté dans l’idée qu’elle sait se battre car un des atouts de Haywire, ce sont ses scènes de combats, ultra-réalistes (encore plus mises en avant avec l’absence de musique lors des combats). J’ai quelque fois sauté de mon siège lorsque Gina assenait ses coups, tellement j’avais l’impression que les autres acteurs s’en prenaient des vrais !

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A noter aussi au générique les présences d’Ewan McGregor, Michael Douglas et Antonio Banderas, entre autres pour vous donner une idée de la qualité du casting.

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Sans être la sortie de l’année, Steven Soderbergh livre un bon petit film efficace qui fera passer une bonne heure et demi.

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Voilà un extrait pour donner une petite impression des scènes de combat lors du film :

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Biutiful (Alejandro Iñárritu, 2011)

Certains acteurs, de par le choix de leurs rôles au cinéma, se font coller une étiquette dont ils auront une grande difficulté à se défaire.

Si on devait décerner la palme du réalisateur qui donne le plus le cafard, je pense qu’elle irait sans doute à Alejandro Iñárritu. Ce n’est pas spécialement une critique, car tous les films que j’ai vus de lui étaient bons (21 Grammes et Babel), mais vraiment, vraiment, vraiment déprimants.

Biutiful, son dernier long métrage en date, ne déroge pas à la règle.

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Lecteur, si tu préfères les comédies ou des aventures trépidantes, passe ton chemin.

Si par contre, si tu apprécies les histoires complexes, mais tragiques, des personnages torturés et antithétiques, ce film est fait pour toi.

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Uxbal (Javier Bardem), vit à Barcelone avec ses deux enfants dans un petit appartement miteux. Il n’est pas divorcé de sa femme, mais on voit qu’ils se sont séparés (on comprendra pourquoi au cours du film) et qu’Uxbal a seul la garde de ses rejetons.

Vivant de petits trafics, Uxbal subvient aux besoins de sa famille jusqu’au jour où il apprend qu’il est atteint d’un cancer en phase terminal. Il décide alors de cacher la vérité à ses proches et de préparer son départ du mieux qu’il peut en s’assurant de laisser tout en ordre « professionnellement » et personnellement.

On note la transformation physique assez bluffante!

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Après ce petit résumé, je pense qu’il t’ait facile lecteur de voir que si tu t’embarques dans le visionnage de Biutiful, tu vas devoir t’accrocher.

Je n’ai pas de reproche à faire au film ; je m’attendais à une histoire triste et son caractère tragique ne m’a pas laissé de marbre car même si la réalisation est très sobre, on ne peut s’empêcher de ressentir de la compassion pour le personnage principal. C’est aussi en parti du à la performance de Javier Bardem qui est totalement crédible dans ce rôle de père de famille cherchant à régler tous ses soucis avant de quitter sa famille, à la fois vulnérable mais aussi inflexible.

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Un film qui ne plaira certainement pas à tout le monde, mais qui a le mérite de raconter une histoire certes triste, mais sans pathos et avec une certaine poésie.

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J’espère qu’avec ce billet, vous en saurez un peu plus si vous avez envie de voir Biutiful, qui, j’ai oublié de le préciser, a été tourné en entièrement espagnol.

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Albino Alligator (Kevin Spacey, 1996 ou 1997 selon la source…)

Ca faisait littéralement une éternité que je voulais visionner ce film dont j’avais maintes et maintes fois écouté la bande originale, par ailleurs d’excellente facture.

C’est chose faite et ce billet est pour moi l’occasion de parler de ce film qui a été réalisé par Kevin Spacey (son premier effort en tant que réalisateur), qu’on ne présente plus.

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L’histoire est somme toute classique puisque le centre de l’intrigue, se déroulant à la Nouvelle-Orléans, gravite autour de trois hommes qui après un casse échappent de justesse à la police et sont obligés malgré eux de prendre refuge dans un bar miteux. Très vite, les forces de l’ordre retrouvent la trace de nos pieds-nickelés et encerclent le boui-boui.

Evidemment, les clients ainsi que les employés vont être confrontés aux malfrats qui ont été contraints de les prendre en otage et c’est ainsi que démarre l’histoire d’Albino Alligator.

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Comme ce petit résumé le laisse entendre, le film est avant tout un huis-clos qui voit s’affronter trois petites frappes et de malchanceux clients. Chaque personnage devra prendre des décisions qui affecteront leur destin tout au long du film, avec en plus: des querelles intestines pour les truands mais aussi une part de mystère en ce qui concerne les clients, qui semblent-ils ont tous quelque chose à cacher…

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Une histoire on ne peut plus conventionnelle mais qui on doit l’avouer est traitée de manière efficace par Kevin Spacey. Pas de fioriture au niveau de la mise en scène, tout est fait pour que la part belle soit donnée aux comédiens et au scénario et ce système fonctionne bien.

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On remarquera que le casting est aussi réussi et que les rôles des personnages ont été confiés à de talentueux acteurs avec entre autres la présence de Matt Dillon, épaulé par Gary Sinise (connu pour de nombreux rôles et plus récemment à la télé pour ses apparitions dans CSI New York), Faye Dunaway, Viggo Mortensen et William Fichtner qui a bien une tête de gars pas net!

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Si on ajoute une intrigue bien distillée, quelques rebondissements ainsi qu’une musique qui colle bien à l’ambiance, le cocktail Albino Alligator est réussi et le réalisateur nous livre un bon petit film qui je pense vaut la peine d’être vu.

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Hugo Cabret (Martin Scorsese, 2011)

Vorti a cette tradition à laquelle je souscris assez, d’aller voir chaque année à l’approche des fins d’années, un film « de Noël », c’est à dire un film dont l’esprit ou les images évoquent la magie, Noël, le fantastique, tout ça. Alors bon sur les dernières années, le film « de Noël », c’était systématiquement un Harry Potter, et « Les Reliques de la Mort« , comme film de Noël, c’était pas vraiment l’ambiance, mais c’est pas grave, il y avait au moins la magie quoi.

Cette année, le film choisi était un peu approprié pour évoquer l’atmosphère de Noël, puisqu’il s’agissait d’Hugo Cabret, film de Martin Scorsese (qui s’était jusque là plutôt spécialisé dans les films noirs, polars ou films de mafia) adapté d’un livre pour enfants (dont j’ignorais l’existence personnellement, mais je suis un inculte indécrottable) : L’invention d’Hugo Cabret, de Brian Selznick.

L’histoire est celle d’un jeune orphelin, le fameux Hugo Cabret (Asa Butterfield, déjà vu dans la série Merlin où ses yeux très clairs lui donnent un regard dérangeant qui convient bien à son personnage ambigu), qui vit dans les couloirs cachés d’une gare parisienne dans les années 30. Héritier par son père d’un talent certain pour entretenir et réparer les mécanismes complexes, il partage son temps entre la réparation d’un mystérieux automate abandonné et le réglage des horloges de la gare, afin de dissimuler la disparition de son ivrogne d’oncle qui s’en occupait avant lui et ainsi éviter d’attirer l’attention du gardien de la gare, spécialisé dans la capture des orphelins qui vagabondent dans la gare. Il fera la rencontre d’une jeune fille de son âge (incarnée par Chloe Grace Moretz, déjà vue dans Kick Ass ou dans Let Me In), qui l’aidera à restaurer son automate et à révéler son secret, qui se trouve également être celui de son propre grand-père. Après une première partie essentiellement consacrée au récit de la vie du gamin, orientée « aventure » et « mystère », le dernier tiers du film se veut un hommage au cinéma, et plus particulièrement au cinéma de Georges Méliès, « inventeur » des premiers effets spéciaux et chantre d’un cinéma fantastique faisant la part belle à la poésie et à l’imagination, et qui fut un temps tombé dans l’oubli.

Avec son esthétique sépia légèrement ouatée, ses airs d’accordéon omniprésents, Hugo Cabret veut évoquer un Paris poétique, fantasmé, et assume même un côté « cliché » et « toc », qui fait partie du thème même du film. L’ambiance de la gare, les costumes, et surtout les décors, avec des cachettes secrètes, des rouages qui tournent partout (et en 3D) contribuent à cette atmosphère, et à la thématique à la fois fantastique, onirique du film. Clairement, on n’est pas dans un univers réaliste, tout ce qui s’affiche à l’écran le dit. Le crie, même, parce que tout ça finit par faire mal aux yeux : entre la 3D qui bave (il y a pas mal d’aliasing dans le film), qui fait se découper artificiellement les premiers plans -on dira que c’est dans l’esprit du film- ou qui rend les arrière-plans flous voire l’écran entier illisible, et ce jaune que certains verront doré mais qui peut aussi faire pisseux, je n’ai vraiment pas trouvé l’image belle. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à trouver des illustrations valables pour cet article.

Il y a beaucoup d’autres promesses non tenues dans le film, qui ne m’a jamais emporté par sa poésie ou son invention, alors que bien des ingrédients étaient rassemblés pour le permettre. La faute, entre autres, à un scénario quand même bien mièvre et à un rythme non pas rêveur mais nonchalant : les courses poursuites sont sans enjeu, et le reste du temps tout se traîne sans qu’il se passe grand chose, à part sur le dernier tiers du film, l’hommage à Méliès, un peu plus réussi, presque émouvant et où en tous cas le propos devient au moins un minimum intéressant (c’est la véritable histoire du réalisateur qui est contée).

Le jeu des jeunes acteurs n’est pas non plus très bon, et Scorsese choisit pourtant de leur accorder beaucoup de dialogues, et surtout beaucoup, beaucoup, de temps d’image : quand on fixe la caméra vingt secondes sur un enfant pour lui faire exprimer ce qu’il doit exprimer au lieu des quelques secondes nécessaires, il y a forcément du déchet, et leurs mimiques et leurs attitudes sonnent de fait souvent faux. On me rétorquera peut-être que c’est parce que je n’aime pas les enfants (viles créatures !), mais au-delà de ces deux personnages principaux, aucun protagoniste, d’une façon générale, ne parvient à être attachant ou émouvant, un comble vu l’esprit dans lequel est réalisé le film, plein de bons sentiments.

Bref, Hugo Cabret n’est pas un film abominable, mais il m’a laissé globalement indifférent. Les enfants et les cinéphiles réagiront peut-être différemment : les autres peuvent passer leur chemin sans regret.

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Puss in Boots (Brian Lynch, 2011)

Puss in Boots (ou Chat Potté en français) est l’un des nombreux personnages qui soit apparu dans la série des films animés Shrek. Sa popularité, ainsi que le déclin imaginatif de la franchise, ont poussé Dreamworks à sortir un film entièrement consacré à la petite boule de poils.

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L’histoire est on ne peut plus conventionnelle : Puss et Humpty Dumpty, amis d’enfance, allient leurs forces afin de retrouver les haricots magiques et dérober l’oie d’or du royaume des cieux. Dans leur tâche ardue, ils pourront compter sur l’aide de Kitty Softpaws (Kitty aux pattes de velours, enfin je crois…) habile pickpocket et danseuse émérite.

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Après cette introduction, on se rend compte qu’on baigne toujours en plein univers du conte de fée et les réalisateurs s’en donnent à cœur joie en faisant coexister à l’écran une multitude de mythes et contes.

Cependant, et je vais peut-être casser tes espérances lecteur, ne cherche pas dans le scenario, ni même la trame, une quelconque originalité : c’est vraiment cousu de fil blanc et puant de bons sentiments.

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Il reste néanmoins que le film fait passer un bon moment, voire un très bon moment si on est fan du petit félin.

Les gags sont destinés à la fois aux enfants et aux adultes, et souvent les uns riront lorsque les autres resteront de marbres (quoiqu’on avait deux abrutis derrière nous qui rigolaient à chaque plan…). Un mélange donc d’humour bon enfant avec des chutes et des pains dans la figure (patapouf comme diraient certains auteurs de ce blog) et de gags absurdes ainsi que de références plus adultes. Il y en a donc pour tous les gouts.

A noter que les séances sont en 3D et qu’une nouvelle fois la technologie est sous exploitée, mis à part pour rajouter une certaine profondeur à l’image ; notable mais ça reste trop léger pour apporter vraiment un plus.

Quant aux ingénieurs des studios Dreamworks, ils se sont une nouvelle fois bien débrouillés au niveau de l’animation, du rendu des personnages et des décors, c’est simplement de toute beauté.

Un point appréciable pour les anglophones, Antonio Banderas la voix originale, est toujours de la partie : avec son accent espagnol chaloupé et bien chantant, il rajoute un effet comique non négligeable. Salma Hayek qui a déjà partagé l’affiche avec lui (dans Desperado notamment) est également au casting de la voix et la paire s’en donne à cœur joie pendant tout le film.

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Au final, Puss in Boots est un petit film sympathique, assez rigolo, qui permettra certainement à Dreamworks de faire du blé grâce aux gens qui avaient apprécié Puss dans les films de la franchise Shrek.

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Les meilleurs moments du film :

- La danse de Puss et Kitty (et le club où ils se rendent)

- Le chat qui fait ooooh (vous comprendrez quand vous verrez)

- L’œuf qui fait « j’étais là »

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La bande annonce (ne pas regarder si d’emblée vous avez envie de le voir, ça gâchera certains gags) :

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Les Marches du Pouvoir (George Clooney, 2011)

La plupart des gens qui suivent un peu les sorties ciné auront remarqué la proximité de thème entre deux films sortis la même semaine : Les Marches du Pouvoir de George Clooney, donc, et L’exercice de l’Etat de Pierre Schoeller (dont je vous parlais la semaine dernière). Néanmoins, s’ils ont effectivement en commun une même préoccupation centrale -celle d’évoquer la façon dont fonctionnent les hommes politiques- on est quand même très loin du récent syndrome Guerre des Boutons/ Nouvelle Guerre des Boutons, et si on s’intéresse deux minutes au fond, on peut même choisir entre les deux films avec des critères plus élaborés que la joliesse des acteurs.

Le cadre, déjà, n’a rien à voir : on est avec Les Marches du Pouvoir aux Etats-Unis, en pleine campagne des Primaires démocrates. Il est donc moins question ici de l’exercice du pouvoir que de la façon dont il s’acquiert. Le film est par ailleurs construit comme un authentique thriller politique, avec une intrigue qui se noue autour du personnage principal, un jeune directeur de communication (Ryan Gosling), N°2 de la campagne du candidat favori (George Clooney). L’histoire, assez classique mais efficacement racontée et mise en scène, va permettre à George Clooney de poser quelques questions sur l’intégrité et sur la loyauté, deux valeurs qui vont naturellement être mises à mal au cours de l’épisode décisif de la campagne que nous présente le film : faut-il accepter les compromissions si une seule d’entre elles peut suffire à remporter la victoire, et ainsi appliquer ensuite un programme véritablement bon ? Être tenté un instant par l’ennemi mais choisir de rester fidèle est-il quand même une preuve de déloyauté ? Faut-il coucher avec les stagiaires ? (là, la réponse semble être plutôt non)

Le beau Ryan Gosling... vous noterez qu'il est obligé de pencher la tête de côté pour éviter qu'on remarque qu'il a un oeil plus haut que l'autre

Comme dans tout bon thriller politique, la fin du film laisse un arrière-goût amer, aussi bien aux héros qu’au spectateur, et j’ai particulièrement apprécié cette fin-ci, qui laisse bien voir les conséquences de cette histoire sur le personnage de Ryan Gosling : visage fermé et dur, ce n’est pas le cynisme content de lui de l’un de ses ennemis qui l’a gagné, mais bien la désillusion et la perte de l’envie de sourire des petits jeux de la politique et des médias.

La plupart des critiques ont plutôt bien accueilli Les Marches du Pouvoir, mais comme un petit film sympa. Pour moi, ce n’est pas un grand film, certes, mais c’est quand même un peu plus qu’un film bateau ; s’il lui manque le style qui aurait fait un véritable film de cinéma, c’est par contre une histoire intéressante et parfaitement racontée, avec des personnages impeccablement interprétés, et qui mérite d’être vu.

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