La sauce Moretton est une spécialité de Marjorie, qui n’a pas trouvé le temps d’en écrire la recette ces 5 derniers mois malgré deux ultimatums successifs, donc je m’y colle (je m’y colle à écrire l’article, pervers !).
C’est une recette extrêmement simple à réaliser, rafraîchissante et que vous pourrez ressortir en apéritif relativement souvent. Les ingrédients sont relativement simples et les proportions sont toutes faites :
- une boîte de thon albacore
- une boîte de Saint-Morêt format familial (300 g)
A propos de thon albacore, saviez-vous deux choses ? Hein, les saviez-vous ?
La première, c’est que le thon albacore n’a aucun rapport avec Jessica Alba (bien au contraire, n’est-ce pas ?), ni avec les processeurs bi-core, dual-core, etc. En fait, l’albacore est une variété de thon, en l’occurrence blanc ou jaune (il en existe également des bleus et des rouges : de vrais powers rangers !).
La seconde, c’est que nombre de mots français (et espagnols) commençant par al- , comme albacore, sont d’origine arabe (comme « algèbre », « alcool », « alchimie », etc.). J’ai regardé pour « Allo », et ce n’est pas le cas (en revanche, c’est une ville espagnole).
Or donc, muni de vos boîtes de thon et de Saint-Morêt, vous coupez le fromage en dé, vous le mélangez dans un saladier au thon, sans trop touiller : la sauce doit garder quelques grumeaux, surtout pas être trop liquide sinon elle sera compliquée à déguster.
Vous pouvez ensuite y tromper des gressins, des carottes ou du fenouil en bâtonnet, ou tout ce que vous aurez envie.
Il existe plusieurs variantes à cette sauce, dont une qui a également fait ses preuves parmi un public nombreux et varié : à la composition de base, vous pouvez ainsi ajouter un peu de moutarde et d’herbes de Provence, selon votre convenance.
J’imagine qu’un peu de curry et/ou un peu de ciboulette, ça doit également pouvoir se tenter :-) En faisant quelques recherches pour cet article, j’ai trouvé de nombreuses déclinaisons de cette sauce qui n’est finalement pas si originale que ça, avec du tabasco, du citron, de l’estragon, etc.
Je ne connaissais pas Frédéric Sigrist la semaine dernière, mais c’est à l’occasion d’un anniversaire et d’une virée sur billetreduc, ma billetterie de référence, que j’ai vu que son spectacle coïncidait bien avec mes exigences de lieux et d’horaires : vendredi soir, deuxième partie de soirée, Paris ; humoriste inconnu, bonnes références, pas hors de prix.
Comme pratiquement à chaque fois que j’ai tenté un one man show d’un inconnu, j’ai été agréablement surpris ; à l’arrivée devant la salle j’ai eu un petit moment de recul car malgré le froid terrible, il y avait une queue de 30 mètres (une autre ici). Habitué aux salles modestes, voir intimistes, pour ce qui est des spectacles d’humoristes via Billetreduc, j’ai pensé qu’à 4, on ne trouverait jamais de place ensembles… Mais non, le Caveau de La République est une grande salle, confortable (haa, de la place pour les jambes ! Haa, de la place pour nos 7 clavicules !), il y fait bon, ni trop chaud ni pas assez. Bref, bien.
Et Sigrist a été la bonne surprise de la soirée, avec un show d’une heure et demi percutant, drôle et sans longueur. Alors attention, son humour n’est pas forcément toujours « familial », il est parfois même trash. Pour tout dire, son spectacle commence par un extrait musical de la Compagnie Créole ; Frédéric Sigrist, métis (moitié antillais, moitié lorrain), explique alors comment cette musique l’horripile par son air et ses paroles débiles et que « c’est ce qui arrive quand on abolit l’esclavage ». Et d’ajouter qu’il est désolé, que c’est Eric Zemmour qui écrit ses textes. Personnellement, ça me fait rire, mais je sais que c’est borderline, et pas forcément du goût de tout le monde… D’après Sigrist d’ailleurs, on ne peut pas rire de tout : effectivement, « comment le faire en 90 minutes ? », ha ha !
Le spectacle de l’humoriste s’intitule « Sigrist refait l’actu » et c’est exactement ce qu’il fait tout au long de son show, de manière pointue, avec sarcasme et ironie. Il nous parle de Sarkozy qu’à la manière de Stéphane Guillon il regrette en tant que source inépuisable de sketches, il nous parle du duel Copé-Fillon, il nous parle de Hollande, de la tempête qui s’est abattue sur New-York (mais aussi sur Haïti !), il nous parle d’Obama… A propos d’Obama, il m’a bien fait rire en disant comment lui-même avait été fier de porter un tee-shirt à l’effigie du président américain, et comment « c’est une belle revanche pour un noir de figurer sur un tee-shirt en coton » !
A propos de ce duel Copé-Fillon, dont je pense au passage qu’il faut se désoler que l’on soit de droite ou de gauche (on peut éventuellement s’en désoler tout en ricanant), connaissez-vous le nom de la commission qui devra a priori départager les deux dauphins : il s’agit de la Commission Nationale de Recours, dont le sigle est donc… CONARE. Yeaah, baby…
Ça me fait repenser à une de ces anecdotes historiques que j’affectionne : pendant la seconde guerre mondiale, l’occupant allemand instaure en France le Service du Travail Obligatoire, le STO, qui envoya plus d’un demi-million d’ouvriers français travailler dans les usines allemandes. Ce dont on ne se souvient pas forcément, c’est que dans les premiers temps, cette réquisition s’appelait Service Obligatoire du Travail, alias le SOT ; le nom fut rapidement changé à cause des moqueries (dans le même esprit : « Travail Famille Patrie » fut souvent détourné en « Tracas Famine Patrouille »).
Sigrist écorche donc royalement les politiques (il se tape pratiquement tout l’éventail de nos chers élus), il se moque des personnes âgées, des personnes de droite, des personnes âgées et de droite, il se moque de Mélenchon, il se rit de Hollande et de Ayrault, il nous parle des sérial killers, de Delarue, etc. « Aujourd’hui dans « Toute une Histoire », êtes-vous pour ou contre les chiens enragés sans muselière qui mangent des enfants laissés dans des voitures surchauffées par des parents n’ayant plus de place dans leurs congélateurs ? ». Hr hr hr…
A vrai dire, nous étions 4 et nous avons ri tout du long :-) Sur le coup, j’avais ressenti une petite longueur mais en y repensant plus tard je n’ai pas retrouvé le moment en question. Mes 3 collègues de sortie ont adoré.
Bref, si vous cherchez un spectacle actuel, piquant, achetez, c’est d’la balle !
C’est en cherchant une recette de vinaigrette toute simple et très répandue, que j’ai déjà eu l’occasion de goûter plusieurs fois (légèrement moutardée mais pas trop, sans fioriture ni rien, mais dont je cherche les dosages depuis longtemps) que je suis tombé sur une recette originale de vinaigrette, dite « à l’autrichienne ».
Pourquoi à l’autrichienne ? Parce que la personne qui l’a publié sur Marmiton (ici) l’a découverte au pays de Mozart, de la wiener Schnitzel et de Jorg Haider. Autrement dit, cette vinaigrette est peut-être finalement aussi autrichienne que vous et moi, mais ce qui compte, c’est qu’elle est simple à faire, originale et tout simplement bonne.
A propos de bonne, et plus particulièrement de bonasse, saviez-vous que ce n’est pas un adjectif purement féminin ? Il existe ainsi des hommes bonasses, car ce terme désigne en fait celle ou celui qui a bon caractère, qui se montre très complaisant dans ses relations avec autrui, souvent jusqu’à l’excès, par simplicité d’esprit, faiblesse de tempérament. Ça ne change finalement donc rien, vivent les bonnasses bonasses !
Revenons à notre vinaigrette tyrolienne (ou pas), dont voici la recette :
Ingrédients (pour 2 personnes, n’hésitez pas à multiplier en fonction du nombre de convives) :
- 2 cuillères à soupe de vinaigre d’alcool blanc
- 2 cuillères à soupe de sucre en poudre
- 10 cl d’eau froide
- 1 cuillère à café de sel
- 1/4 cuillère à café poivre blanc
- herbes selon les préférences (personnellement, je mets le mélange spécial salade de chez Ducros – Ciboulette, estragon et ail)
Encore plus que pour les vinaigrettes classiques, mélangez bien avant de servir et ne laissez pas trop longtemps la vinaigrette cuir les ingrédients de votre salade. Bon appétit !
The Killing est une série policière US inspirée d’une version danoise au nom alambiqué, Forbrydelsen.
Je n’ai pas vu la version originale de la série – ce qui est sûrement dommage, mais la version US est paraît-il très fidèle, jusqu’aux noms des personnages qui ont à peine été américanisés – mais j’ai beaucoup aimé les deux saisons de The Killing. Il s’agit de nouveau d’une série policière (hé oui, encore), et j’ai pas mal accroché durant les quelques 30 épisodes, malgré un rythme, heu… danois.
L’inspectrice Sarah Linden, de la brigade criminelle, s’apprête à quitter Seattle pour s’établir en Californie, mais son supérieur lui assigne un ultime dossier avec Stephen Holder, son remplaçant. Ils sont chargés d’enquêter sur la disparition de Rosie Larsen, une adolescente qui s’est littéralement volatilisée. Les policiers ne disposent que de peu d’indices, la retrouvant rapidement – mais morte -, noyée dans le coffre d’une des voitures de campagne de l’un des candidats à la mairie de Seattle. S’ensuit une enquête pluvieuse (j’ai parfois eu l’impression d’être revenu dans Heavy Rain, dont Stoëffler nous avait parlé il y a quelques temps déjà), semée de fausses pistes, d’obstacles divers et variés et d’antagonismes forts entre les deux coéquipiers…
Parmi leurs difficultés, les obstacles politiques ne seront pas des moindres… A propos, saviez-vous que George Washington et Thomas Jefferson, qui furent présidents et pères-fondateurs des États-Unis, étaient tous les deux cultivateurs de cannabis ? En effet, le chanvre était utilisé à l’époque pour la fabrication de vêtements, de cordes ou de toiles, et ils avaient une ferme en produisant. Cependant, des écrits semblent indiquer qu’ils en consommaient par plaisir :p Par ailleurs, Georges Washington, premier président des États-Unis, n’avait plus qu’une dent lorsqu’il arriva au pouvoir en 1789. Comme de nombreux fils de planteurs, il consommait avec excès du sucre de canne, ce qui fut la source de nombreuses caries.
La première originalité de la série, c’est qu’elle raconte en parallèle trois histoires distinctes, qui mènent au même meurtre. D’un côté, les détectives chargés de l’enquête, souvent en désaccord, donc, accumulent les pistes et les suspects. Les répercussions sur leurs vies personnelles sont nombreuses, parfois dramatiques. D’un autre côté, les politiciens de Seattle se retrouvent mêlés à l’affaire alors que les élections approchent. Enfin, la famille de la disparue est suivie dans sa lente agonie face à un deuil impossible, et les membres de la site famille se dévoilent peu à peu. Bon, à y réfléchir, ce n’est pas si original que ça : il y avait le même type de construction avec des histoires parrallèles dans « The Wire » ou même surtout dans Collision, un de mes ex films préférés, rapidement évoqué ici.
La seconde originalité de la série, si tant est, donc, que l’on retienne la première, c’est un rythme relativement lent et une intrigue bien complexe. Pour ce qui est du rythme, il est lent, mais pas trop lent : l’intrigue avance à chaque épisode, il n’y a pas comme dans d’autres séries des épisodes de transition, qui ne servent qu’à amener la suite : ici, ça avance, doucement et sûrement. Pas de fusillade, pas de course-poursuite, pas de baston, pas de big boobs… Sarah Linden est petite, moche, un peu dérangée. Et Holder, son coéquipier, est plutôt du genre des loustics que la police arrête tous les jours…
A propos de loustic, saviez-vous que le mot est d’origine allemande, lustig signifiant comme chacun sait « drôle, amusant, gai, joyeux » ?
Et saviez-vous qu’un certain Victor Lustig, un célèbre escroc du 20ème siècle (ça ne s’invente pas !), vendit la Tour Eiffel une première fois, tenta de la vendre une seconde, tricha aux cartes sur des paquebots et arnaqua des policiers véreux et même le non moins célèbre Al Capone ? Un résumé succinct de sa vie, ici.
Et pour ce qui est de l’intrigue, elle est effectivement complexe : le meurtre de Rosie fait ressurgir le passé tumultueux de ses parents, le fait qu’on aie retrouvé le corps dans la voiture d’un des candidats entraîne des répercussions sur la campagne politique en cours assez conséquentes, et en parallèle, on en apprend peu à peu sur les faces cachées des deux protagonistes.
Avant de conclure, je vous dirai juste un mot de plus des deux acteurs principaux de la série : Mireille Enos, dans la peau de la sympathique mais renfermée Sarah Linden, a séduit par son naturel. Elle a d’ailleurs été nommée aux Golden Globes et aux Emmy Awards pour son interprétation. Avant d’obtenir le rôle principal de la série, la rousse avait surtout fait ses armes dans le rôle d’une mormone dans une vingtaine d’épisodes de Big Love pour HBO. Elle fera ses premiers pas sur le grand écran dans trois films attendus en 2013 : elle donnera la réplique à Brad Pitt dans le film de zombies World War Z, où elle tiendra le premier rôle féminin; elle sera de nouveau confrontée à des meurtres sur fond de secte satanique aux cotés de Reese Witherspoon et Colin Firth dans The Devil’s Knot, dirigé par Atom Egoyan; et elle fera partie de la Gangster Squad, avec Ryan Gosling, Emma Stone et Sean Penn ! A noter qu’au moment même où je fignole cet article, elle passe à la télé dans un épisode de New York Section Criminelle, mon pêché mignon.
Holder est joué par Joel Kinnaman, suédois d’origine, et qui a été révélé par le film Easy Money (Snabba Cash), qui a connu une suite intitulée Stockholm noir. Mafia blanche. Après avoir incarné l’agent Holder dans The Killing, un homme aux multiples facettes à la fois doux et inquiétant, il a fait partie des prétendants pour jouer les héros de Thor puis de Mad Max: Fury Road. C’est finalement celui du nouveau Robocop en tournage actuellement et qui sortira en salles en 2014 qu’il a obtenu !
J’ai écrit la même chose pour « The Wire », mais c’est également vrai pour « The Killing » : cette série demande un effort pour entrer dans l’histoire, pour s’accrocher aux personnages, même si les quelques cliffhangers distillées par moments m’ont scotché. Tester, c’est l’approuver, ou pas, mais c’est en tous cas ne pas manquer une opportunité de voir une chouette série (après moult rebondissements que je ne vous préciserai pas ici pour ne pas vous spoiler, une troisième saison serait prévue :-)
La Recoleta au Manoir est un restaurant situé à proximité immédiate de la Porte des Lilas. Son nom quelque peu incongru a pour origine un quartier de Buenos Aires, La Recoleta, connue pour ses attraits historiques et architecturaux. Les environs immédiats du restaurant parisien sont cependant nettement moins attrayants, même un peu lugubres, et la devanture de la « Recoleta » fait davantage penser à une quelconque brasserie de quartier qu’à un restaurant gourmet. Si ce n’étaient quelques indications prometteuses (« viandes argentines », notamment ^^) et les conseils avisés de ma vénérable mère (¡ feliz compleaño, mamacita !), je ne serai jamais entré dans ce boui-boui sans prétention (sauf éventuellement pour une urgence médicale).
L’intérieur du restaurant est déjà nettement plus sympathique : les grosses malles d’antan accrochées au mur, un panneau de station de métro, etc. Original, je ne sais pas, argentin, non. Nous avons été bien accueillis par une serveuse ne parlant cependant pas un mot d’espagnol (au final, on s’en fiche, elle connaissait la carte, a donné quelques informations sur les plats et sur les vins, et c’est ce qui compte). Après avoir dégusté un cocktail, nous sommes passé aux choses sérieuses : empanadas de carne et provoleta, une sorte de crêpe de fromage grillé et aromatisé. Puis nous avons continué sur des entrecôtes (« ojo de bife » pour ma mère et « Baby beef » pour Marge et moi, le tout agrémenté de frites maison et de salade verte, comme il se doit. Nous avons conclu le repas par une crême caramel au dulce de leche, une pana cota aux fruits exotiques et des profiteroles.
Et donc, qu’en avons-nous pensé ? Les empanadas, pour commencer, étaient relativement originales. Pas du goût de Marjorie (mais elle n’aime pas le quart des ingrédients que l’on trouvait dans celles-ci), mais tout à fait appétissantes et comme le dit ma môman, il y a autant d’empanadas différentes que de régions en Argentine. L’autre entrée, la provoleta grillée, s’avère après recherches être une spécialité argentine, un accompagnement classique des asados : c’était succulent, et j’espère pouvoir en faire moi-même prochainement (recette ici)
On a poursuivi notre repas sur la véritable raison de notre présence dans ce qui s’avérait être non pas une gargote sans intérêt mais un vrai restaurant argentin où je retournerai avec plaisir : la viande ! Et bien qu’un poil grasse, elle était fondante et parfaitement délicieuse. Ça faisait longtemps que je n’avais pas mangé une si bonne carne… Un bémol pour l’accompagnement : les papas fritas étaient parfaites mais la salade verte était décevante, trop compliquée à mon goût.
Saviez-vous que lorsque vous faites cuire des steak-hachés frais ou surgelés, il est préférable de cuir en premier en premier la face du steak ne présentant pas les rayures ? Celles-ci ont en effet été prévues pour évacuer plus efficacment le sang et la graisse, ce qui améliore la cuisson.
Pour finir, ma pana cota aux fruits de la passion était parfaitement rafraichissante, la bienvenue après une telle ripaille. Ma mère s’est dite satisfaite de sa crème caramel avec dulce de leche, mais les profiteroles de Marjorie étaient visiblement trop chargées, dégoulinantes de chocolat et de glace vanille. « Trop chargées vu tout ce qui avait été englouti avant », me corrige-t-on…
Au final donc, une nouvelle adresse de resto argentin à retenir ; dans un coin excentré de Paris, certes, dans un quartier où nul autre que moi n’a grand-chose à faire, avec quelques imperfections ici ou là, mais tout de même, fort agréable.
La Recoleta au Manoir, 229 Avenue Gambetta 75020 Paris (01 43 61 38 47 ; http://www.larecoleta.fr)
Circonstances obligent, mon répertoire musical s’est récemment enrichi de certaines chansons pour enfants que nous avons tous entendu dans nos primes jeunesses. Enfin, pour ma part, je n’ai aucun souvenir de ces chansons, à croire que ma mémoire musicale de poisson rouge ne date pas d’hier.
A propos de cette fameuse mémoire des poissons rouges, dont certains prétendent qu’elle ne dépasse pas les 3 secondes, il s’avère que ce n’est là qu’une idée reçue, peut-être relayée par des esprits chagrins, tout simplement parce qu’il serait trop horrible de laisser un animal pensant enfermé dans sa petite boule. Alors que s’il n’a pas de mémoire, il ne se souvient pas qu’il y a 3 secondes il avait déjà fait le tour de la boule. C’est donc une source constante de découverte, et il ne s’ennuie plus…
En réalité, des études ont prouvé que le poisson rouge n’est pas plus bête qu’un autre, et que ses capacités d’apprentissage et de mémorisation dépassent les 3 mois : ainsi, un poisson rouge évitera exprès une zone de son aquarium si celle-ci lui est désagréable, ou apprendra même à activer un levier à certaines heures afin d’obtenir de la nourriture…
Avoir un poisson rouge dans un aquarium riquiqui est donc tout simplement de la cruauté envers les animaux ! Sans parler des combattants, que l’on rencontre souvent dans des simples verres à boire…
Mais assez parlé d’animaux, revenons à nos moutons.
Je vous disais donc que ma culture musicale s’est enrichie récemment de chansons pour enfants, parmi lesquelles la fameuse « Pirouette Cacahuète », également connue sous le nom « Pirouette, Cacahuète » ou encore « Il était un petit homme ». Pour les plus rouges des poissons de l’assistance, en voici une version vidéo :
Saviez-vous que cette comptine date des années 50 et serait l’œuvre d’une institutrice, Gabrielle Grandière ? Cette dernière aurait inventé et griffonné les paroles de ce tube indémodable depuis 60 ans juste pour le plaisir de les faire chanter par ses propres élèves. Puis, à l’image des buzz de l’ère internet, la chanson a été répétée en classe verte, répétée en classe de neige, répétée en centres aérés, répétée dans les cours et les préaux et répétée encore et encore, jusqu’à devenir une comptine populaire française.
Pour l’anecdote, sachez que Gabrielle Grandière n’a pas touché un kopeck de royalties et que la fin de la chanson aurait été modifiée, ce qui n’est pas visiblement du goût de notre institutrice retraitée.
A propos de cette expression « ne pas valoir un kopeck », je vous préciserai juste en conclusion que le kopeck est une monnaie réelle, pas une monnaie de singe donc, qui a eu cours dans de nombreux pays de l’ancien bloc soviétique et subsiste encore, notamment en Ukraine et en Russie.
Peut-on avoir un titre plus bizarre que celui-ci? Je ne pense pas qu’on puisse me battre de sitôt…
Le terme jonction spaghetti (Spaghetti Junction en anglais dans le texte) est un mot qui a été apparemment utilisé pour la première fois en 1965 par un reporter en anglais afin de décrire une série de jonctions de routes qui n’avaient ni queue ni tête. Ce surnom a ensuite été donné à la jonction numéro 6 de la M6 (Autoroute 6 en Angleterre) où elle rencontre l’A38, une autre voie rapide.
Pour mieux comprendre pourquoi elle a reçu ce sobriquet, voici deux images qui la décrivent, tout d’abord à l’aide d’un dessin, puis d’une vue de dessus :
Le terme a ensuite été maintes fois utilisé pour décrire de nombreuses portions de routes à travers le monde qui sont de complexes enchevêtrements de jonctions et de sorties. En voilà une autre bien sympathique aux Etats-Unis, à Atlanta :
Comme quoi les anglais sont de fiers pionniers pour tout ce qui est nouveauté routière, ils sont les seuls à avoir construit le rond-point magique ! Ils sont certainement les seuls à pouvoir dompter les méandres de ce dernier…
En voilà une drôle de question… lors d’une discussion avec un de nos auteurs, j’étalais sans vergogne ma culture quant aux petites particularité du Royaume Uni. J’affirmais sans autre forme de procès que tous les cygnes du Royaume sont la propriété de la Reine, et ce sans vérifier exactement mes sources.
Après quelques recherches sur le net, il s’avère que je n’ai pas tout à fait raison… ni totalement tort non plus.
Pour débuter, il n’existe pas de reine d’Angleterre (et toc !) mais une reine du Royaume-Uni. Par contre il existe bien un prince de Galles (le fiston) et un duc d’Edimbourg (le conjoint). Le titre de reine d’Angleterre a disparu il y a 300 ans avec Anne Stuart qui fut la dernière monarque à se faire appeler ainsi.
… ou bien gras dans ton assiette.
En ce qui concerne les cygnes, il faut remonter au douzième siècle pour élucider ce le mystère de notre question du jour. A cette époque, le cygne était un met délicieux consommé pendant les banquets et la couronne a donc proclamé la possession de l’ensemble des cygnes muets (aussi appelés tuberculés Show ▼
(c’toi le tubercule !)
). Aujourd’hui, plus par tradition qu’autre chose, cette espèce de cygne appartient toujours à la reine à condition que les volatiles soient non marqués (c’est-à-dire pas d’élevage, i.e. sauvages) et vivent en eau libre aux abords de la Tamise, et encore pas tout le long du fleuve. Pas de quoi casser trois pattes à un cygne !
Et surtout, le plus important, cela ne relève pas de la trahison de tuer un cygne sauvage et on ne peut pas être condamné à mort pour cette raison… en tous cas pas de nos jours.
Ouf, je suis sûr que y’en a deux trois qui commençaient à transpirer…
Bon, soyons francs : autant le mois de mai avait été exceptionnel en termes de productivité sur ce blog, autant juin a commencé plutôt doucement, du fait de nombreux projets à finaliser pour la plupart des contributeurs. On aura quand même trouvé le temps de vous parler :
En juin sur Même Esprit, on a survécu au "Dépeceur de Montréal"
- de Cinéma : après le foutage de gueule Prometheus (« All I’ll say in response to your question is nothing is an accident in Prometheus. Every single decision that is made by Ridley Scott is made for a very specific reason and purpose. » ["Tout ce que je dirais en réponse est que rien n'est un accident dans Prometheus. Strictement chaque décision prise par Ridley Scott l'est en raison d'un objectif très spécifique"], citation (qui restera mythique pour moi) du scénariste Damon Lindelof dans une interview en ligne), je suis sorti plutôt indifférent de Blanche-Neige et le Chasseur (ok, vous me direz que je n’ai qu’à mieux choisir mes films, mais bon). Jika de son côté a vu Dark Shadows, de Tim Burton, dont il dresse un bilan mitigé.
- de Séries. Notre spécialiste ès séries Aya nous a ainsi présenté deux nouvelles séries de l’été qui pourraient valoir le détour, Dallas (!) et Continuum, tandis que notre expatrié Outre-Manche Stoeffler nous a conseillé The Fades, une série fantastique britannique dont la première saison (de 6 épisodes) vient de s’achever.
- Le tour du monde des burgers s’est poursuivi en juin sur Même Esprit, avec un détour par l’Angleterre où Stoeffler a la chance de pouvoir goûter quand bon lui semble les gros burgers du GBK, tandis que Gattaca concluait (temporairement sans doute) sa visite des burgers de Paris au tout récent Blend.
En juin sur Même Esprit, toujours pas de résolution de la crise Syrienne...
- Stoeffler a enfin trouvé le temps de faire le récit de la deuxième partie de son Voyage en Jordanie (la première partie était là), passant notamment dans l’ancienne cité troglodyte de Petra, et dans le désert du Wadi Rum.
- A la rubrique Sciences et Société, j’ai retrouvé par hasard un de mes vieux articles paru sur mon ancien blog Alzheimer Power, qui était plutôt un lien vers une page assez rigolote mais apparemment scientifiquement rigoureuse malgré tout, détaillant les propriétés de l’urine (faut-il la boire, ou pas ? Toutes les réponses à cette question que vous vous posez tous les jours sont dans cet article !). Jika, de son côté, s’est intéressé à ce slogan gouvernemental qui fait encore recette aujourd’hui, pour savoir plus précisément ce que recouvrait la préconisation de manger 5 fruits et légumes par jour.
- Euro 2012 de foot oblige, Stoeffler a fait un petit rappel illustré sur un point de règle qui paraît souvent obscure aux profanes, la règle du hors-jeu.
Bon, là, ça va être les vacances, donc il ne devrait y avoir aucun article pendant au moins la première semaine de juillet, mais profitez-en pour relire tout ça si vous avez loupé des trucs, et pour nous faire part de vos commentaires !
Je ne suis pas un fan inconditionnel de Tim Burton (« Quoi !? Comment c’est possible !! Et le chocolat, t’aimes pas ça non plus le chocolat ? »). Pour tout dire, je n’adhère pas réellement à ses films malgré un univers très particulier et bien léché, que je pourrai apprécier par ailleurs (qui n’apprécie pas de se faire particulièrement bien lécher ?)(ok je sors).
Je n’ai par exemple pas ultrakiffé « Edward aux mains d’argent » (ouuuuh ouuuuh c’est pourtant dlaballe, ouuuuh ouuuuh), et j’avais même trouvé le dernier Burton que j’ai vu, « Sweeny Todd », parfaitement diabolique et barbant (attention, jeu de mots sophistiqué).
Bref, je ne vais pas voir un Tim Burton parce que c’en est un, et en l’occurrence, si j’ai poussé Marjorie à aller voir Dark Shadows, c’est parce que les bandes annonces (et dans une moindre mesure, le pitch) étaient prometteuses : les dialogues avaient l’air drôle, les situations cocasse et même la photographie m’avaient donné envie de retenter l’aventure Burton via cette gothique et romantique comédie.
A propos, savez-vous accorder l’adjectif correctement après l’expression « Avoir l’air » ?
Il faut voir dans quel sens est employée l’expression pour pouvoir accorder correctement l’adjectif qui suit :
Avoir l’air signifie « sembler, paraître »
Quand avoir l’air signifie « sembler, paraître », il s’agit d’une locution verbale de même type que les verbes d’état être, sembler, demeurer, etc. L’adjectif est attribut du sujet avec lequel il s’accorde : « lLes stagiaires ont eu l’air ravis de recevoir ce document », ou » Je me fie à ces rapports qui ont l’air vraiment complets ».
Avoir l’air signifie « avoir la mine, l’apparence »
Quand avoir l’air signifie « avoir la mine, l’apparence », l’expression se compose du verbe avoir suivi d’un complément d’objet direct l’air. L’adjectif est épithète de air avec lequel il s’accorde en genre et en nombre. Les stagiaires avaient l’air ravi de ceux qui ont réussi (= « ils ont le même air ravi que ceux qui… » : ravi s’accorde avec le nom air dont il est épithète).
Perso, j’ai appris un truc, là.
Le pitch du film est relativement classique : tout commence en 1760, lorsque la famille Collins émigre de Liverpool pour s’installer dans le Maine (aux Staïtes, donc) où elle fonde la ville de Collinsport et crée une industrie de pêche florissante. Barnabas Collins, jeune aristocrate, entretient une liaison avec Angélique, une domestique, mais refuse de s’engager sérieusement avec elle et l’éconduit, poliment mais fermement. Las !, Angélique s’avère rapidement être une dangereuse sorcière, et elle tue les parents de Barnabas par vengeance. Quelques temps après, Barnabas décidant d’épouser Josette, elle transforme le nobliau en vampire, pousse Josette au suicide et fait enfermer Barnabas vivant dans un cercueil enterré au milieu de la forêt.
Deux siècles plus tard, en 1972, Barnabas est libéré de son cercueil par accident et part à la découverte du monde : les voitures, la télé, les beatniks, et surtout, surtout… qu’Angélique est encore là et a mené les Collins, ses descendants, à la ruine. Après avoir tant bien que mal fait la connaissance et réintégré sa famille, il se lie avec Julia, la psychiatre alcoolique employée à domicile par les Collins et tombe fou amoureux de Victoria, la toute nouvelle gouvernante (il a quitté le paradis !).
Barnabas éconduisant de nouveau Angélique, devenue Angie, la guerre recommence de plus belle entre la sorcière et notre héros, aidé cette fois par sa famille.
Le film commençait très très bien : les premières minutes, où Barnabas nous raconte son arrivée, enfant, sur le nouveau continent, ses amourettes avec Angélique puis sa rencontre avec Josette, et surtout la fin dramatique de son idylle, sont extrêmement bien rendues. Mieux encore, lorsqu’en 1972 Barnabas tombe nez à nez avec un Mac Donald’s, la scène est très drôle et pleine de promesses pour la suite. Hélas, ces promesses ne seront qu’à moitié tenues.
De bons côtés, et de moins bons :
Il y a tout d’abord plusieurs scènes remarquables (notamment une scène de cul mémorable) ; il y a également un jeu d’acteurs talentueux (Johny Depp toujours aussi bon dans toujours le même rôle, qui soigne ici sa 8ème collaboration avec Burton ; Eva Green, la sorcière sexy, parfaite ; Michelle Pfeiffer, méconnaissable mais toujours aussi bonne actrice) ; il y a également de chouettes musiques qui cadrent tout à fait avec le film (Dany Elfman est aux manettes, à qui l’on doit déjà 6465² génériques de séries ou musiques de films ; mais également du rock plus pêchu, comme Alice Coopers, qui fait d’ailleurs une apparition dans le film) ; il y a également et surtout un univers propre à Burton que j’ai pris plaisir à retrouver, avec une imagerie très particulière.
Mais il y a également quelques acteurs qui sont à mon sens en deçà de ceux énumérés ci-dessus : l’adolescente rebelle qui en fait trop ; le cadet de la famille qui n’en fait pas assez (ok, c’est son rôle) ; la psychiatre pénible et qui m’a énervé tout du long… Il y a également une fin bâclée en quelques minutes alors que la trame originale de l’histoire, une histoire d’amour, est complètement mise de côté jusque dans les 25 dernières secondes (« ha oui, c’est vrai, on a commencé par une love story, alors il faut qu’on en remette une couche à la fin ! »).
Il y a également quelques incohérences dans le film, mais que je ne relèverai pas ici (je suis un connard, certes, mais je ne suis pas odieux. A moins que ce ne soit l’inverse ?), mais tout de même, à la réflexion, je me suis demandé d’où sortaient les descendants de Barnabas Collins vu qu’il est a priori fils unique…
Malgré quelques longueurs, Dark Shadows reste une comédie gothico-romantique qui se laisse voir. Nous avons passé un bon moment, mais même si je suis peut-être réconcilié avec Tim Burton, j’avais pensé rire tout du long des 1h52, alors que je n’ai finalement ri que quelques fois (mais souri la plupart du temps) : en attendant le probable Dark Shadows II ?