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Brunch SuperNature

Brrrrr…. Il fait un froid de canard ! Mais ça n’est pas une raison pour rester emmitouflé chez soi ! L’idée réconfortante du jour : braver la neige et le froid, pour retrouver ses amis autour d’un bon brunch dominical !

 

Après avoir longuement hésité entre les brunchs parisiens du Loup Blanc (une valeur sûre déjà testée et approuvée, à très bon rapport qualité-prix) et celui de Tartes Klüger (pas donné, mais qui bénéficie d’excellentes critiques… l’occasion d’une prochaine découverte ?!), mon choix s’est finalement porté sur le brunch bio de SuperNature, testé ce jour ! Il faut bien se dévouer pour alimenter ce blog… ;)

Allez zou, je vous y emmène comme si vous y étiez !

Le lieu :

 

Une cantine bobo, à deux encablures des grands boulevards ! La déco est à la fois simple et relativement chaleureuse : lampes boules jaunes suspendues, tables en bois naturel et cadres colorés sur murs blancs. Le lieu doit compter une trentaine ou quarantaine de places assises, à vue d’œil ! Attention : réservation à l’avance indispensable, car l’adresse s’est fait une petite réputation (rapport qualité-prix oblige !)… Et en effet, c’était complètement blindé ! D’ailleurs, il vaut mieux arriver tôt pour en profiter sans se presser !

 

Le service :

Nous avons été servis par deux jeunes serveuses, sympathiques et relax malgré l’affluence ! Un service efficace et rapide donc, qui ferait presque oublier la proximité des autres tables ! Arrivés vers 12h, nous en sommes repartis peu avant 14h, en prenant notre temps ! (j’ai l’impression que pour ceux arrivés pendant le coup de feu, ça devait être plus speed).

Au menu :

Un brunch à tendance bobo bio, disponible en 2 versions (nature ou détox) pour 20 € ! Certains peuvent penser que le brunch n’est qu’un petit déjeuner amélioré, un peu cher payé ! Qu’ils se détrompent ! Ici, pour seulement 20 €, on a droit a un vrai menu original, sain et copieux ! Elaboré de surcroît avec une partie d’ingrédients bio.

Nous avons tous pris le brunch en version nature (la version détox diffère juste au niveau du jus de fruits et du plat salé principal).

On vous propose d’abord une boisson chaude au choix : café, thé vert bio (dans une théière) ou chocolat au lait. Pas de vrai chocolat à l’ancienne ni de thé Mariage Frères, mais les boissons chaudes sont servies à volonté, et on peut en changer en cours de repas ! Un atout indéniable pour ce brunch, surtout pas temps frisquet comme aujourd’hui ! 

Puis arrivent le jus d’orange bio fraîchement pressé (hum j’adore ! tellement meilleur et plus fruité qu’un jus de supermarché !) et un muesli maison aux baies de goji. Tout simplement une tuerie ! Je ne suis traditionnellement pas fan du muesli, mais celui-ci était délicieux ! Du muesli aux céréales et graines croquantes légèrement caramélisées, du fromage blanc, quelques fruits frais et des baies de goji… Pour moi, la sensation du repas !

 

 

 

 

Sur la table, nous avions également un panier composé de tranches de pains de campagne bio (deux variétés) et de brioche. Ils s’accompagnaient de beurre, ainsi que de petits ramequins de confitures (myrtilles, orange), de miel et de pâte à tartiner « chocolade ». On nous a également resservi une corbeille de pains par la suite.

 

 

 

Arrive ensuite l’assiette salée, composée d’une salade du jour (ici roquette avec une vinaigrette + légumes croquants + salade de quinoa), de guacamole, d’un gratin de légumes (butternut et patate douce), de jambon serrano et d’une tranchette de comté bio.

 

J’ai trouvé l’assortiment original ! La salade froide de quinoa un peu fade peut-être… mais ma perception sur certains aliments salés est fossée en ce moment (du fait de mon état de femme enceinte), et je ne pourrais pas vraiment me prononcer de ce côté-là. En tous cas mes petits camarades ont fort bien apprécié, puisque leur assiette a été complètement nettoyée !).

Par contre, j’ai beaucoup aimé l’œuf bio cocotte au philadelphia cheese qui a été servi à côté ! Je n’en avais jamais mangé, et j’ai trouvé ça très fondant !

 

 

Nous étions déjà bien repus, mais bon, on a fait encore une petite place pour le dessert : une demie galette de goumeau accompagnée de tranches fines d’ananas frais. Comme je sais que vous vous demandez ce que c’est, j’ai mené mon enquête. La galette de goumeau, c’est une recette jurassienne faite au four, à base de farine, œufs, beurre, crème fraîche et lait, aromatisée à la fleur d’oranger.

 

Je n’ai pas trop senti le goût de la fleur d’oranger (de toute façon, je ne suis pas fan), mais j’ai trouvé l’ensemble excellent : une texture légère et consistante à la fois, un peu briochée sur les bords, et mi-cuite à l’intérieur. Bref, plus original que des crêpes et bien moins étouffe-chrétien que des pancakes ! Avec des tranches de fruits frais, c’était parfait pour finir le repas en beauté !

 

Vous l’aurez compris, le brunch de SuperNature m’a séduit par son originalité et son excellent rapport qualité prix. Je le valide et le recommande à 200 % !

 

Qu’est-ce que vous faites dimanche prochain ?! ;)

 

Brunch (2 versions) à 20 €, uniquement le dimanche

SUPERNATURE, Cantine Nature

12 rue de Trévise – 75009 Paris

M° Grands Boulevards ou Cadet

Tél. : 01.47.70.21.03

E-mail : super_nature@yahoo.fr

Website : http://super-nature.fr/home/home.html

 

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En janvier sur Même Esprit

Wow ! Quelle activité en ce début d’année ! Pas moins de 18 articles en un mois, et alors même que Jika et moi nous sommes faits paradoxalement plutôt discrets.

Pour ceux qui auraient manqué des trucs, et pour ceux qui aimeraient relire le meilleur, je vais tenter un exercice nouveau sur Même Esprit, en récapitulant tout ce qui a été publié le mois dernier.

L’événement de ce mois de janvier 2012 en France, c’était évidemment la mise officielle sur le marché des offres de l’opérateur téléphonique Free, et c’est LeNyko qui nous en a fait la présentation détaillée avec une remarquable réactivité.

Les fêtes de fin (et de début) d’année ont été l’occasion de partager plein de bonnes Recettes, comme les truffes aux cookies et à la crème de Marga, ou la Galette des Rois de Gattaca, et côté salé, les gougères à l’emmental de Catryn, et la salade vietnamienne au poulet de LeNyko. Dans un registre un peu différent, Jika continuait de son côté sa quête du meilleur burger de Paris au Breakfast in America.

Côté découvertes, Stoeffler se penchait sur une question que certains d’entre vous se sont peut-être déjà posée au moment critique : quelle est la vitesse d’un avion au décollage ? Je vous emmenais pour ma part visiter l’exposition Samouraï, armure du guerrier au Quai Branly à Paris. Je vous parlais aussi de 4 trucs rigolos autour de Google, à découvrir à ses heures perdues, et Ayastan vous expliquait en vidéo ce qu’est une roucoulette en handball.

Cinéma : en avant-première pour le public français (où le film n’est pas encore annoncé à ma connaissance), Stoeffler nous présentait Haywire de Steven Soderbergh, et revenait aussi sur des films sortis désormais en DVD et VOD, avec Biutiful d’Alejandro Inarritu, avec Javier Bardem dans le rôle principal.

Toujours attentif à l’actualité des Séries, Ayastan nous a tenu au courant des résultats des Golden Globe et nous a donné aussi ses premières impressions sur Alcatraz, série fantastique américaine qui tente de prendre la relève des regrettés Lost ou 4400. Féru d’anime, Stoeffler nous présentait de son côté Claymore, d’Hiroyuki Tanaka, et toujours rayon manga, mais cette fois sur papier, Planètes, de Makoto Yukiruma.

Tant qu'à faire des bilans...

Côté Jeux, Jika vous présentait la version IPhone de Wordfeud, un jeu de Scrabble en ligne amélioré, et je vous donnais mon avis sur la 2e édition du jeu de plateau stratégique tiré de la série à succès de Georges R.R. Martin, le Trône de Fer.

On vous a enfin parlé de Musique, avec un article présentant le groupe électro français Justice à l’occasion de la sortie de leur nouvel album.

Au niveau des échanges avec nos lecteurs, deux articles ont connu une belle (inter)activité ce mois-ci : l’inévitable Heytell, qui continue d’attirer vers nous plein de gens qui ont besoin d’un service après-vente (Oo) , et un autre article de Jika sur l’utilisation des smileys sur IPhone, qui a entraîné une discussion légèrement animée sur la question de l’invention (aux deux sens du terme) du fameux smiley.

Et en février alors, qu’est-ce qu’on raconte sur Même Esprit ? 8D

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Breakfast in America (17 rue des Ecoles, 75005 Paris)

Toujours à la recherche du meilleur burger de Paris (après avoir apprécié le regretté New Est et être depuis plus d’un an un client régulier de l’American Bistrot), nous avons testé il y a quelques temps le Breakfast in America (BIA pour les intimes).


Il y a plusieurs enseignes BIA à Paris, et je ne sais pas si tout y est standardisé comme pour les chaînes, ou si chacun de ces diners est complètement indépendant (nous avons nous testé celui du 5ème, entre Jussieu et Saint-Michel).


Notre expérience au BIA n’a pas démarré sous les meilleurs auspices : la salle, relativement petite, comprend des tablées et quelques boxes sur les côtés pour 4 personnes. Malgré le panneau sur la porte invitant les clients à patienter dehors (on était fatigués, frigorifiés, affamés), nous sommes entrés quand même ayant aperçu quelques places libres, et notamment quelques-uns de ces boxes, qui nous promettaient confort et intimité… Après deux minutes d’attente, une serveuse vient nous voir et nous demande de patienter dehors parce que là, dans l’entrée devant les places libres, nous gênons. Je lui indique très poliment -mais déjà agacé- que nous serions enchanté de libérer le passage, et que d’ailleurs, que vois-je, ô miracle, des places libres… Mais non, « les boxes, c’est réservé aux groupes de plus de 2 personnes ».


Suuuuuper !  En gros, la fille nous disait de patienter dans le froid dehors parce que les boxes sont réservés aux éventuels groupes de 3 ou 4 personnes qui pourraient se pointer (ha oui, parce que si on est 5… ?). Elle a dû sentir dans mon regard mon envie de me barrer direct pour aller manger argentin à 3 mn à pieds, parce qu’elle nous a invité, exceptionnellement, à patienter à l’intérieur 30 secondes, que deux clients au comptoir avaient demandé l’addition et que ça n’allait pas être long…

A noter qu’un de ces boxes libres fut finalement occupé par une fille seule et que les autres restèrent vides.

La suite a été nettement plus agréable (même si finalement on s’est retrouvé à une tablée (au lieu du comptoir), à côté d’un vieux couple visuellement peu engageant).


Nous avons partagé un sharing plate (normal de partager un sharing plate, non ?) , pris un hamburger chacun, un verre de vin et un milk shake, le tout pour 40 €. Le service a été rapide, mais sans l’enthousiasme ou la sympathie de l’American…
C’était copieux, c’était bon sans être exceptionnel mais vous l’aurez noté, c’était surtout assez économique (10 € le burger de mémoire) ; la carte ne comprend pas beaucoup de choix en termes de burgers mais est relativement fournie en spécialités US (bagels, milk shake, etc. En revanche, je ne crois pas avoir aperçu le fameux pastrami).


L’endroit est quelque peu bruyant, entre les autres convives et la télé US juste au-dessus de nous, mais ça met dans l’ambiance, on va dire.



Au final, donc… Un resto burger à tester (peut-être pour le coup, pour y tester autre chose qu’un burger), mais de loin pas le meilleur de la capitale…

Je pensais conclure en répétant ce que je m’étais dit en sortant de ce dîner : on en a eu pour notre argent, mais je n’ai pas été transcendé, et je n’y retournerai pas forcément…

A moins que je ne sois dans le coin et que l’occasion ne fasse le larron… Parce que rien qu’en écrivant cet article, ça me donne envie d’un fucking burger !


Breakfast in America (17 rue des Ecoles, 75005 Paris), ouvert 7/7, 20h30/23h.


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Tristan (Horsham, Angleterre)

C’est à l’ occasion de l’anniversaire de ma moitié que nous avons fait les 45 minutes de route qui nous sépare de Tristan, restaurant réputé, se situant à Horsham, petite ville du sud de l’Angleterre.

Horsham, c'est là!

Pourquoi cet endroit me direz-vous ? Tout simplement parce que Marga avait déjà fait escale dans le restaurant (travaillant dans la bourgade susnommée) pour un déjeuner entre collègues et que depuis qu’elle s’y était rendue, elle ne cessait de répéter qu’elle voulait y retourner.

De surcroit, il se trouve que le chef qui cuisine à Tristan (il s’appelle… Tristan) a fait ses marques dans un autre restaurant qui lui a valu une étoile au guide Michelin. Fort de ce succès, Tristan a donc décidé d’ouvrir son propre restaurant.

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Chose promises, choses dues, nous avons dégusté un menu constitué de trois plats, pour la somme rondelette, mais pas tant qu’on pleure à l’addition, de £38 (vin non inclus).

Le menu n’est malheureusement pas présent en entier sur le net, mais voici ce qui est disponible, .

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Notre repas.

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En amuse-bouche :

Mousse de choux fleurs sur un lit de fromage de chèvre (nous deux).

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En entrée :

Ravioli de homard et velouté de champignon, accompagné d’une bisque (Marga).

Roti de chevreuil avec gratiné d’ail, marrons et sauce à la rose (Moi).

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En plat principal :

Lapin, calamar, gnocchi à la truffe, champignons sauvages (Marga).

Pintade, fois-gras poilé, racine de cerfeuil et confit de pommes de terre (Moi).

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En dessert :

Tatin de Banane, sauce au citron, marrons caramélisés et crème glacée au persil (Marga).

Crumble à la pomme, poire et mure (Moi).

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Nous sommes sortis du restaurant ravis de la qualité de la nourriture qui nous a été servie. Les portions ne semblent pas grandes lorsqu’elles sont apportées mais à la fin du repas nous étions véritablement bien repus sans se sentir malade, ce qui est bon signe quant à la quantité fournie.

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Si l’occasion se présente, n’hésitez pas !

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Parrainer des abeilles

Vous connaissez probablement déjà le système des AMAP, ces Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne qui proposent une mécanique économique ingénieuse et écologique : vous payez une adhésion à l’association, cette adhésion finance un agriculteur local qui bénéficie ainsi d’une rémunération équitable, planifiée et garantie pour sa production à venir, et en retour vous profitez chaque semaine de paniers de produits agricoles divers. C’est économiquement astucieux, et écologiquement imbattable : les paniers sont constitués de produits cultivés localement (moins de coûts -environnementaux  et financiers- de transport), et en accord avec la saison, avec une variété de production qui est profitable au consommateur, la plupart du temps en respectant des normes bio (norme AB, essentiellement).

Ce système gagnant-gagnant a été développé dans d’autres secteurs que l’agriculture, et j’ai découvert aujourd’hui cette alternative qui me parle encore un peu plus : le parrainage de ruches. Sans évoquer le cas des frelons japonais qui se répandent de plus en plus largement en Europe et qui y déciment à une vitesse foudroyante les populations d’abeilles, vous avez sans doute entendu parler du très inquiétant « Syndrome de disparition des abeilles » (« Colony Collapse Disorder », ou CCD en anglais), qui reste techniquement inexpliqué pour l’instant (même si les hypothèses sont nombreuses, de la pollution à un parasite propageant des infections virales, en passant par les effets combinés de la multiplication des pesticides) mais qui menace la population des abeilles de disparition pure et simple d’ici à quelques années. Une disparition qui ne nous priverait pas seulement de miel (ce qui serait déjà triste), mais qui poserait de très graves problèmes pour l’ensemble des cultures, car les abeilles sont les principaux agents de la pollinisation, c’est à dire que leur activité transporte le pollen, élément fécondant mâle des fleurs, vers le pistil, organe femelle, des fleurs de la même espèce et ainsi leur permettre de germer. Sans abeille, la pollinisation ne se ferait plus essentiellement que par le vent, bien moins efficace qu’elles car plus aléatoire aussi bien en termes de direction que tout simplement de présence ; les conséquences d’une perte d’efficacité de la pollinisation seraient considérables pour l’agriculture, et donc incidemment pour la subsistance de nombreuses espèces animales… avec pour conséquence ultime probable, de dramatiques accroissements des problèmes de nutrition de l’homme et donc à terme des risques de famine massive.

Contribuer à la protection des abeilles, ou en tous cas participer à des actions qui pourraient accroître leurs chances de survie, est donc une chose qui devrait tenir à cœur de tous ceux qui ont conscience de ce danger. Et c’est ce que propose « Un toit pour les abeilles« , une entreprise (pas une association, donc les dons ne sont pas défiscalisés malheureusement) à laquelle on peut verser à partir de 7€ par mois pour des engagements d’un an et qui permettent à des apiculteurs, comme avec les MAPA, de bénéficier d’un financement anticipé et garanti qui leur permet de planifier leur activité plus sereinement, avec en retour pour le « parrain » des livraisons d’un nombre de pots de miel dépendant de l’importance de sa participation, avec des étiquettes personnalisées (le nom du parrain ou de quelqu’un à qui le pot pourra être offert, figurera sur les étiquettes ; l’initiative s’adressant aussi aux entreprises, un logo peut également y apparaître). A 12 € environ du pot de miel de 250g, ce n’est clairement pas une bonne affaire, mais si ça contribue effectivement à la survie des abeilles, et que ça aide les apiculteurs, ça vaut peut-être le surcoût quand même ?

Je vais peut-être tenter le truc pour voir, en tous cas, et je vous raconterai. J »ai trouvé par exemple cet avis intéressant d’un apiculteur, qui recommande de plutôt soutenir le travail d’apiculteurs plutôt que de parrainer des ruches, en commençant déjà par ne pas acheter son miel en grande surface, et à s’intéresser aux méthodes des apiculteurs en question pour soutenir ceux qui recourent à des méthodes responsables plutôt que ceux qui pratiquent cette activité de manière industrielle et sans vision écologique ni à court, ni à long terme. Une réflexion qui est effectivement pleine de bon sens, même si elle demande du coup davantage d’investissement de la part de ceux qui veulent soutenir cette cause là où un simple clic et un peu d’argent suffisent à adhérer aux parrainages de ruches…

Je suis donc particulièrement intéressé par les témoignages de gens qui auraient déjà testé ce type de parrainage (il existe apparemment d’autres initiatives du même genre, comme Parrains d’abeille, ou 26 rue du miel, moins chers) et qui pourraient témoigner des qualités ou des défauts de ces différentes organisations. N’hésitez pas à poster votre avis en commentaire !

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Les Petits Plats (Paris 14e)

J’avais prévu d’emmener Vorti au resto pour son anniversaire en octobre, mais sa charge de boulot nous avait empêché de le fêter le soir-même. On a attendu ce soir pour rattraper ça, et nous avons choisi un resto différent de celui que j’avais prévu au départ, un resto conseillé par deux amis qui ont logé temporairement du côté d’Alésia et qui avaient beaucoup apprécié le repas qu’ils avaient pris là.

Les Petits Plats est un restaurant effectivement sympathique de cuisine française traditionnelle mais élaborée. Pour vous donner un aperçu, voici notre menu de ce soir :

Entrées :

Carpaccio de St Jacques, légumes acidulés, vanille et citron

Potage de courge butternut, Beaufort, viande des grisons

Plats (3, qu’on s’est partagés):

Perdreau rôti, foie gras, choucroute de navet, noisettes

Ravioles d’agneau, compotée d’oignons, endives

Raie au beurre, câpres et légumes du moment (carottes, asperges, pommes de terres nouvelles)

Desserts :

Tartelette agrumes potiron, meringue et caramel

Poire pochée spéculoos, riz au lait crémeux

L’originalité du restaurant est de proposer des versions « petit plat » de ses plats de résistance, dans des portions, donc, réduites, en parallèle des versions « normales », plus généreuses. En vérité, ces versions « petit plat » sont suffisamment bien servies pour constituer des plats normaux, et leur prix correspond déjà à celui d’un bon plat dans un resto traditionnel ; on n’a pas testé les versions « normales », mais en ce sens, ce sont elles qui doivent plutôt sortir du commun (autant en termes de proportion que de prix).

Le côté sympa en revanche, c’est que le resto propose une formule « Petits Plats », qui permet de commander 4 plats à la carte, de façon totalement libre (on peut prendre 4 desserts si on veut) pour le prix très honnête de 35 €. Les plats de résistance sont naturellement dans leur version « petit plat », mais comme dit plus haut, étant donnée la façon dont ils sont servis, vous ne mourrez pas de faim -loin de là- en optant pour cette formule.

Pour le coup, Vorti et moi avions commandé 7 plats au total donc l’un de nous deux aurait pu opter pour la formule « Petits Plats » -ce que nous avons omis de faire au moment de la commande ; ils auraient pu nous le compter comme ça sur l’addition (je l’ai déjà vu faire spontanément dans d’autres restos), mais eux nous ont simplement compté chaque plat au prix fort… et je ne me voyais pas commencer à négocier le truc pour obtenir le meilleur prix. Conséquence du fumble en optimisation : 14 € de plus sur l’addition, tant pis pour moi. J’aurais apprécié le geste s’il avait été fait, néanmoins ; là j’ai juste très bien diné et passé une bonne soirée avec ma copine.

C’est déjà pas mal, non ?

Les Petits Plats - 39 Rue des Plantes – 75014 Paris – 01 45 42 50 52 – réservation (très) conseillée

 

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Cote Ouest des Etats-Unis (Eté 2011 – 1ère partie)

Ben oui, je sais bien : voilà encore un article qui n’intéressera que ma mère et moi, mais je rappelle que j’écris mes articles avant tout pour me souvenir de ce que j’ai vu et fait, étant donné que j’ai une mémoire de poisson rouge. Ce qui suit est donc le récit de notre road trip de cet été 2011 sur la côte ouest des États-Unis. Histoire que l’article puisse intéresser un peu plus de monde, et comme je suis sympa, j’ai attribué des notes synthétiques (les marques de mon appréciation vont de * = tout pourri, à ***** = esssstraordinaire !) pour donner à ceux qui prévoient un voyage similaire quelques pistes et bons plans d’endroits à voir, d’endroits où dormir, et d’endroits où manger (ceux-là sont rassemblés en fin d’article, pour rendre le reste plus lisible).

Vue depuis Lombard Street

Jour 1 : Vendredi 17 juin

Alors, c’est pas souvent, mais pour une fois, le voyage s’est passé strictement sans le moindre pépin. Pas de stress au moment du départ, pas besoin de courir pour rattraper un retard, le vol était à l’heure et je n’ai pas eu de malaise en atterrissant. Épatant. A bord de notre vol Air France, j’ai eu le temps entre deux roupillons et deux repas, de voir Rango de Gore Verbinski, sympa, et Inside Job, documentaire édifiant sur les causes de la crise économique de 2008 auquel je consacrerai prochainement un article détaillé parce que je pense que se remémorer deux-trois trucs importants avant une échéance importante (lire : les présidentielles de 2012) peut faire une vraie différence au niveau des décisions prises dans l’isoloir (d’une façon générale, je vais tenter de faire une série d’articles sur les candidats de la gauche d’ici la primaire Socialiste d’une part, puis d’ici le premier tour des Présidentielles ensuite).

Mais je digresse, et je m’éloigne de notre point d’arrivée : San Francisco, Côte Ouest des États-Unis. C’est à l’aéroport que nous retrouvons nos amis Pierre et Élise, avec qui nous avons planifié ce voyage et qui nous accueillent d’emblée avec le sourire et avec un sens de l’organisation admirable qui nous permet de gagner le BART (le RER de là-bas) puis notre hôtel sans davantage d’anicroches. Une fois dans les rues de San Francisco, quand même, la misère saute un peu aux yeux, on ne croise que des pauvres sur le chemin de notre hôtel, qui vendant des vêtements étalés à même le trottoir, qui végétant simplement affalé par terre… Pas gai (gai / San Francisco… ha ha. Je ne vous expliquerai pas mes blagues à chaque fois, attention).

Bref, le quartier Tenderloin n’est pas le plus folichon de SF, mais nous partons rapidement en direction de la Marina, via la « Cable car (***) », tramway à un seul wagon en bois à l’ancienne, piloté par un type qui prend la moitié de la cabine pour manipuler un manche d’un mètre cinquante et qui lui sert à freiner ou accélérer la vitesse du wagon. Prendre le Cable car étant pour la moitié de ceux qui sont à bord une attraction en soi, les places assises sont rares, et nous sommes donc, nous, agrippés aux poteaux de bois, en équilibre sur le marchepied, à moitié au-dessus de la route avec le trafic en sens inverse qui nous frôle (et qui nous percute même : un type un peu trop pressé a envoyé un bon coup dans mon sac à dos en voulant à tout prix passer alors que l’espace que lui laissait un véhicule garé sur le côté était franchement limite). La balade est très sympa, typique, avec ses grosses montées et descentes le long des pentes ardues de la ville. Nous descendons ensuite la Lombard Street (**), très touristique et très fleurie, qui serpente en virages serrés le long de l’une des collines les plus hautes de la ville, pour rejoindre la baie, le long de laquelle nous nous promenons un petit moment, mais sans grand plaisir parce qu’il fait très froid et que le temps est venteux et tout gris. Nous repasserons au même endroit quelques jours plus tard, et au soleil l’endroit n’a rien à voir ; mais là pour une destination de premier jour, même si de la baie on voit la mythique prison d’Alcatraz, cette première balade ne m’a pas enthousiasmé.

 

Le SF MoMA

Jour 2 : Samedi 18 juin

Nous commençons la journée par une visite au SFMoMA, le musée d’art moderne de San Francisco (***). On ne savait pas en arrivant ce qu’on pourrait trouver dans le musée, et on décide donc sur place de notre programme… contrarié puisque la section Photos, sur laquelle notre choix s’était porté, est fermée. Il y a heureusement suffisamment de choses à voir par ailleurs pour que cette déception ne gâche pas tout ; j’en retiens une salle consacrée à Paul Klee et qui m’a permis de découvrir la grande variété de l’œuvre de cet artiste que je connais mal et qui m’a donné envie d’en voir plus, et une sculpture marrante de Brancusi -la Négresse Blonde, qui fait forcément penser à un gros poisson doré.

Nous nous baladons ensuite dans le quartier de Mission, où nous marquons une courte pause dans le Dolores Park (**) où des groupes de gens ont ramené de la grosse sono pour danser sur de l’électro au soleil tandis que d’autres, au look revival 70’s font de l’équilibrisme sur une corde tendue entre deux arbres ou au sol. C’est assez amusant –et pour le coup, dépaysant- de voir un parc aussi animé quand on est habitué aux calmes parcs français.

La poursuite de la visite du quartier nous conduit dans un magasin pirate (***) où on trouve plein de trucs de pirates (du produit pour nettoyer son œil de verre, un flacon de poudre pour sa dernière balle, de l’anti-sirènes, une solution buvable contre le scorbut,…) puis chez Paxton Gate (****) un taxidermiste/ fleuriste (si si) qui vend notamment des souris empaillées costumées, excellentes (je recommande le couple de souris habillées en mariées, à placer sur le sommet de la pièce montée).

Nous déjeunons comme des clodos de burgers sur le pouce dans Clarion Alley (***), une allée entièrement recouverte de graffitis de qualité variable, avant de nous rendre dans un magasin Levi’s pour les filles (qui n’en ramèneront rien, finalement). Fatigués par notre longue journée, nous nous accordons une sieste à l’hôtel avant d’aller diner dans un resto de haut standing, Boulevard (****), où Pierre et Élise nous invitent pour nous remercier par avance des longues heures de route pendant lesquelles nous avons accepté de leur servir de chauffeurs de luxe.

 

Jour 3 : dimanche 19 juin

Une Népenthès

Après un très bon petit déjeuner pris à La Boulange (****), et dégusté au soleil (premiers rayons du séjour !) sur une table dans un petit parc, nous nous rendons au Golden Gate Park (***), où nous visitons d’abord la serre du Conservatory of flowers (***). La chaleur est oppressante (on s’en rend encore mieux compte quand on en ressort), mais les fleurs y sont belles. Je retiens surtout les nombreux népenthès, plante carnivore dont la forme en corne à vin l’aide à emprisonner ses proies, où ces plantes qui se rétractent au toucher dont je n’arrive ni à retrouver le nom, ni l’article de Pierre qui en parle. Malgré un espace d’exposition relativement modeste (4 grandes salles), nos photographes nous mobilisent là relativement longtemps (il faut dire qu’ils ont de quoi se faire plaisir), avant que nous ne concluions par un rapide coup d’œil à l’expo temporaire Wicked Plants : Rogues and Assassins consacrée aux plantes dangereuses : la plupart tuent ou rendent malade par ingestion, certaines par contact. La plus meurtrière de toutes, néanmoins… c’est le tabac !

Plus loin dans le parc, nous traversons le Japanese Tea Garden (*) qui prétend nous plonger dans une ambiance de jardin Japonais… on y voit bien quelques (relativement vilaines) carpes Koï et quelques décorations sympathiques, mais dans l’ensemble c’est un peu cheap et pourtant cher.

On se balade ensuite un peu dans le parc, on se perd, et on se stresse un peu pour trouver la sortie, car nous avons planifié une activité qui va nous demander le reste de l’après-midi : une balade en vélo jusqu’au (et sur le) Golden Gate Bridge (****). Les vélos sont chers (24$ + les taxes) mais d’excellente qualité, légers et parfaits pour la balade. Je redoutais un peu les dénivelés vue la configuration de la ville, mais en fait cette balade très classique à SF se fait presque entièrement sur sol plat (à part 2 montées, physiques mais faisables sans descendre de vélo). J’en garde un super souvenir (en partie dû au plaisir de faire un peu de sport au milieu de visites de ville, qui ne sont pas trop mon truc), même si le passage sur le pont lui-même n’était pas idéal puisqu’on y partage la circulation avec les piétons (il y a normalement une voie dans chaque sens, mais là l’une des deux était en travaux).

Le Golden Gate Bridge

Sur le chemin du retour, nous découvrons le Palace of Fine Arts (***), construction assez hallucinante tout droit sortie de l’architecture grecque  romaine, surtout quand on tombe dessus par hasard. Ça n’est évidemment que du toc, datant du début du XXe siècle, mais passer au pied de ces hautes colonnes (même en VTT ! ^_^) est néanmoins impressionnant, et le fait qu’on y soit arrivé au coucher de soleil ne gâche évidemment rien.

J’aurais pu avoir la chance de voir dans des circonstances mémorables le final de la première saison de Game Of Thrones puisque notre hôtel avait HBO (le Canal+ de là-bas), mais malheureusement soit je n’ai pas compris la programmation du truc, soit il y a eu un retard, et finalement comme j’étais bien fatigué (par le décalage horaire autant que par les activités de la journée), j’ai été raisonnable et j’y ai renoncé.

 

Jour 4 : lundi 20 juin

C’est notre dernier jour à San Francisco, on remballe nos bagages et on les laisse à l’hôtel le temps d’une dernière balade à Telegraph Hill (***). Le quartier est plaisant, et du haut de la colline, la vue agréable. Nous redescendons en direction du Chinatown de San Francisco, qui ne me fait pas plus rêver que celui de New-York, déjeunons dans un resto chinois pas très bon mais original dans son esprit, dans lequel les serveurs circulent entre les tables avec des plats sous cloche qu’ils proposent directement aux clients, sans menu, sans nom de plat, et qu’on choisit en les pointant du doigt quand on trouve qu’ils ont une bonne tête… une bonne façon de tester des plats qu’on n’aurait pas pensé à prendre sinon.

Le Palace of Fine Arts de San Francisco

Nous faisons enfin un dernier détour par la Transamerica Pyramid (**) toute proche et le Redwood Park (un tout petit parc qui contient quelques séquoias redwood, une variété de séquoia moins large mais bizarrement plus haute que les séquoias géants) à ses pieds (**)

Puis c’est l’heure de prendre la voiture, et là, pour la première fois de ma vie dans ce genre de situation, je me fais blouser par manque d’attention : comme on demande à avoir un GPS mais qu’ils n’en proposent pas sur toutes les voitures, ils modifient notre réservation sans que je comprenne ce qui se passe. Au final, non seulement on n’a pas la voiture qu’on avait commandé (une Toyota Camry hybride, pour les économies d’essence, la réduction du bruit et l’écologie) mais en plus le système GPS de Hertz – »NeverLost »- nous est facturé 140$ pour dix jours (c’était tellement exagéré que quand j’ai vu la note, j’ai cru que c’était le prix total de la location, voiture comprise !). Enfin… la voiture dont on hérite en définitive, une Chevrolet Impala blanche, est large, confortable et très bien équipée (elle gère même le volume de la musique en fonction de la vitesse de circulation !) donc on fait contre mauvaise fortune bon cœur. La voiture est une automatique et la redécouverte en pleine ville de la façon dont fonctionne une automatique est l’occasion d’un peu de stress et de quelques éclats de rire (ceci dit, après coup, à moins que les automatiques ne consomment plus que les manuelles, après avoir conduit celle-ci je ne comprends vraiment pas pourquoi on n’est toujours pas passé à l’automatique en Europe à part par snobisme ou par archaïsme).

Je conduis notre petite bande jusqu’à North Beach (**), la plage au nord de SF, pour le plaisir de marcher dans le sable et de se tremper les pieds dans l’eau du Pacifique (de mon côté je suis en mode stress à cause de la voiture et du trajet qui nous attend donc je ne profite de rien du tout, comme un âne). Après cette courte pause, nous suivons la Highway 1 (***), qui longe l’océan et offre à mes passagers de beaux paysages.

Un Dragon de Mer du Monterey Bay Aquarium

La nuit tombe, et nos estomacs crient famine ; nous marquons alors une pause à Santa Cruz, petite station balnéaire où se tient une fête foraine typique (***) avec moult attractions et stands de sucreries et cochonneries salées, au milieu des bruits des machines, des cris d’excitation, et des lumières clignotantes. J’étais encore essentiellement en mode « robot : conduit », mais l’endroit était quand même assez marrant quand j’y repense, et comme le faisait remarquer Marion, on aurait pu/dû faire des photos super là-bas. A la place, on a mangé un falafel pas top dans une gargote et on est repartis direct, dommage.

L’arrivée à Carmel-by-the-sea, de nuit et sans repères, a été plutôt croquignole aussi puisqu’on a dû tourner un peu en rond dans l’obscurité avant de trouver notre Bed & Breakfast, parmi la vingtaine qu’a l’air de compter le village (et qui portent tous le même genre de nom), mais l’endroit était chic et confortable et nous y avons passé une bonne nuit.

 

Jour 5 : mardi 21 juin

C’est Pierre qui avait insisté pour qu’on aille au Monterey Aquarium (****), et ça aura été l’une des visites dont je me souviendrai sans doute le plus longtemps, car c’est en effet un très chouette aquarium. Au programme, pas mal de très jolies méduses, des loutres qu’on peut voir évoluer à la surface et sous l’eau, des requins (pas de très gros quand même), des hippocampes et des dragons de mer, et une pieuvre qui nous a fait le plaisir de se déplacer sur la paroi face à nous, en utilisant les centaines de ventouses qui ornent toute la longueur de ses tentacules pour se mouvoir. Vraiment impressionnant ! Je vous renvoie à l’excellent article de Pierre qui propose notamment de magnifiques photos et vidéo des bébêtes de l’aquarium.

Nous faisons ensuite un petit détour vers un Hertz local pour tenter d’échanger notre voiture (dont on s’est rendu compte qu’elle était un véritable gouffre à essence : la moitié d’un plein pour 2h30 de route, alors que le plein là-bas se fait en galons (1 galon = 3,7 Litres) et que notre réservoir plein contenait donc 3,7 fois plus d’essence qu’une voiture française !!!). Malheureusement, on nous répond que les hybrides ne peuvent être louées que dans les gros aéroports, et on repart donc comme on est venus, juste un peu plus mécontents de s’être fait embourber à SF…

Vue depuis le sentier des McWay Falls

Nous parcourons ensuite la 17 mile-drive dans la brume (** ma note reflète l’intérêt de la route dans ces conditions ; j’imagine qu’avec une meilleure visibilité, la balade doit être beaucoup plus sympa). Le brouillard, bien connu à San Francisco, nous a en effet suivi jusqu’à Big Sur et nous gâche l’essentiel de la vue. On apprécie quand même la rencontre d’un daim sur le golf, et d’écureuils des rochers avec leurs petits archi-mignons, qui n’ont pas peur de s’approcher jusqu’à nos pieds (la scène m’a rappelé la fois où Marion et moi avions visité la Péninsule de Valdes et où nous avions rencontré le même genre d’écureuils à la fois sauvages et peu farouches).

 

Jour 6 : mercredi 22 juin

Le brouillard continue à nous suivre (ou nous précéder, mais ça revient au même) tandis que nous parcourons la Scenic Road de Big Sur, supposée offrir plein de points de vue sur l’océan depuis les falaises. Quelques petits parcs sont également disséminés le long de la route et permettent d’effectuer des balades à pied. Avertissement pour ceux qui prévoiraient un plan similaire : tout est soit pas, soit mal, indiqué. Nous tentons une première balade sans trop d’intérêt (à cause de la météo ?) sur Partington Cove (**), puis visitons Pfeiffer Beach (***) avec ses imposants rochers balayés par de puissantes vagues, ses algues-lianes aussi épaisses et longues que des tuyaux d’arrosage. Miracle, le ciel bleu consent alors à apparaître, au moment où nous arrivons aux McWay Falls (****) et leur cascade qui se jette sur la plage (où dans la mer quand elle monte ; j’ai du mal à décider de ce qui est le plus beau, des deux). Un chemin de ronde le long de la falaise qui lui fait face permet de bien admirer le spectacle, et pour le coup nous sommes très contents d’avoir un peu de soleil parce que le paysage tout autour est alors vraiment transfiguré.

Comptant profiter du beau temps, nous retournons ensuite à Pfeiffer Beach, mais le soleil est à nouveau remplacé par le brouillard, le vent se lève, et la mer est démontée. Nous nous accordons 15mn de détente sur le sable, et malgré le temps relativement hostile, c’est bien agréable… c’est aussi ça les vacances !

Sur la route de Yosemite

Le soir, en dînant au Nepenthe (**), restaurant en bord de falaise qui donne normalement sur l’océan, nous avons, nous, une vue du dessus impressionnante sur l’énorme banc de brouillard dont on ne voit pas le bout, et qui fait l’effet d’un tsunami en leeeeente progression.

 

Jour 7 : jeudi 23 juin

Le lendemain nous prenons un petit déjeuner copieux, bien présenté, et servi par une demoiselle charmante et chaleureuse, qui nous appelle tour à tour « sweety », « sweetheart », « honey »,… ça fait bizarre !

Nous prenons ensuite la longue route vers le Yosemite National Park, en prenant juste le temps d’un sandwich dinde/jambon/avocat dégueu dans un Subway sur la route. En arrivant à Yosemite nous avons d’abord une première surprise en découvrant la route que nous aurions dû emprunter, sur la rive gauche de la Merced River, complètement ensevelie sous des effondrements rocheux, sur des centaines de mètres… Ça a dû arriver relativement récemment, et si quelqu’un était dessous, ça n’a pas du être beau à voir, parce que le mur de gravats était si dense et massif que je ne vois pas comment quiconque aurait pu en réchapper. Nous marquons ensuite un arrêt pour admirer le puissant torrent de la rivière (****). Pour l’anecdote, la Merced River a régulièrement inondé la route au cours de l’histoire (la dernière fois en 1997), emportant parfois avec elle des mètres et des mètres de route, qu’il a fallu chaque fois reconstruire. Quand on voit sa puissance (le torrent n’était qu’écume blanche sur des centaines de mètres à l’endroit où on s’est arrêtés, et c’était globalement le cas partout), on comprend tout à fait la menace… ce n’est pas vraiment le genre de rivière sur laquelle on peut envisager de faire du rafting !

La Merced River

Nous marquons notre étape suivante, sans le savoir, au niveau de ce qui est l’un des incontournables du parc : la Tunnel view (***), au cœur de la vallée et d’où on a un beau panorama à la fois sur un grand nombre de cascades de Yosemite, et sur ses principaux sommets. Bon, l’endroit est blindé de monde, mais c’est quand même une belle vue (la preuve : on s’y est arrêtés spontanément, avant de voir la foule, et avant de savoir que c’était un point de vue célèbre).

Nous arrivons trop tard à la résidence dans laquelle nous passerons nos 3 prochaines nuits pour tenter la visite de Mariposa Redwood et de ses séquoias géants ; nous nous contentons donc pour ce premier soir d’une simple balade dans la forêt qui entoure la résidence. Notre logement est assez sympa, propre, aéré, bien équipé, mais les deux lits doubles (queen size s’il vous plaît) sont tous les deux installés, en quinconce, sur la mezzanine… pour préserver un minimum d’intimité entre nos deux couples, on descend donc l’un des deux matelas sur le canapé-lit qui trône heureusement à l’étage principal. Ça nous bouffe un peu tout l’espace central, mais on n’avait de toutes façons pas l’intention de passer nos journées dans l’appartement.

Le fameux panorama du Tunnel View de Yosemite

Les endroits où nous avons dormi :

Note : je ne retiens les pommes de douches inamovibles comme critère négatif pour aucune de nos chambres, puisque c’est apparemment la norme dans tout l’ouest des États-Unis. Super pratique…

San Francisco : Hotel Carlton(***) : pas grand-chose à redire, c’était relativement spacieux, confortable et propre pour un prix décent. Le petit-déjeuner n’est pas compris, mais il y a des endroits super où prendre son petit-déj à SF. On peut par ailleurs, prendre quand même le petit-déjeuner sur place dans le restaurant de l’hôtel -le Saha- moyennant un supplément : c’est là encore très décent pour le prix, sans être non plus particulièrement remarquable.

Carmel-by-the-sea : Carmel Country Inn (****) : très chic, ce Bed & Breakfast propose des chambres confortables, une pièce à vivre agréable, et une grande et belle salle de bains ; le petit déjeuner est un buffet copieux et varié – rien n’est fait maison, mais tout reste de bonne qualité.

Big Sur : Deetjens Big Sur Inn (*) : le concept est sympa : une vieille maison en bois partagée en différentes chambres. Il n’y a malheureusement que deux salles d’eau -communes- pour les 4 chambres, les douches sont exigües, les pommeaux de douche sont -comme partout- fixes, mais surtout leur jet ici est archi-faiblard, la température est un cauchemar à régler… je pense que j’aurais difficilement supporté de rester plus d’une nuit, parce qu’en terme d’hygiène personnelle, c’était un peu limite (qui a l’habitude de conditions type camping s’en moquera peut-être). A noter aussi : il n’y a pas de clé pour fermer les chambres. En arrivant, je suis ainsi allé éteindre le réveil du voisin qui sonnait sans discontinuer en pleine après-midi. Moyen niveau sécurité. Enfin, les murs (de bois) font dix centimètres : le matin, on a été réveillés par les voisins qui parlaient, puis (d’après le bruit) ont apparemment tenté de démonter une porte, avant de mettre de la musique douce (pour se réveiller en douceur ? Se rendormir ? Réveiller les voisins?). Ça énerve.  Le petit déjeuner par contre est copieux et bien présenté, et la serveuse (qui donne des petits noms à tout le monde -Sweety, Sweetheart, Honey,…) est charmante.

 

Les endroits où nous avons mangé :

San Francisco :

A16 (**) : pas emballé par ce wine bar/pizzeria chicos même si elle a plu aux trois autres : trop cher pour des pizzas somme toute ni originales ni très fines (la mienne, une Marinara, portait bien son nom puisqu’elle baignait dans le coulis de tomate). Et pourtant nous étions dans l’arrière-salle, qui nous préservait de l’essentiel du brouhaha de la salle principale.

Boulevard (****) : Restaurant de standing, avec une cuisine traditionnelle revisitée de bon goût (j’y ai par exemple dégusté un T-Bone… d’agneau et en dessert une Chocolate Angel Pie accompagnée d’une mousse au chocolat, d’une banane au caramel, et d’une lamelle de banane sèche nappée de chocolat). Une bonne adresse, mais pour un budget supérieur à la moyenne.

La Boulange (****) : Ah ! La Boulange ! Peut-être le meilleur souvenir qu’il me restera de San Francisco (ma tête a mauvaise mémoire, mon estomac l’a meilleure ^_^ !). On en trouve plusieurs échoppes dans la ville, et toutes proposent un grand choix de viennoiseries et de boissons chaudes ou fraîches pour se confectionner un petit-déjeuner à la carte de rêve. L’endroit idéal pour prendre son petit-déjeuner (ou un goûter, éventuellement !) à SF.

 

Carmel-by-the-sea : Basil (****) : bon petit resto qui proposait une cuisine assez fine et fraîche, quoique relativement classique, avec un service très agréable et dans un cadre beaucoup moins bruyant que la plupart des restos américains.

Big Sur : Nepenthe (**) : la plupart des restos de Big Sur sont objectivement chers. Celui-ci, qui a vue sur la mer (la mer de nuages, pour nous) est tellement cher qu’on a été obligés de se restreindre sur le choix des plats, une chose qui ne m’était pas arrivée depuis bien longtemps.  Ceci dit, la viande était très bonne, donc les gens qui n’ont pas peur de claquer autant d’argent que dans un restaurant gastronomique y trouveront peut-être leur compte.

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L’American Bistrot

A l’instar d’Elise et Pierre, qui cherchent à New-York le meilleur hamburger de la ville, je suis revenu de la Grosse Pomme avec un goût prononcé pour les bons hamburgers, et l’envie fréquemment renouvelée d’en manger des bons « comme au pays ». Et également avec le regret inévitable de n’avoir pas tout goûté, et notamment pas le pastrami, une spécialité outre-atlantique (qui viendrait de… Roumanie !, le saviez-vous ?).


J’avais écrit un précédent article sur un très bon restaurant de hamburgers de Paris, le New Est, qui depuis a fermé ses portes (et ce n’est pas faute d’y être allé 4 fois en deux mois). J’avais beaucoup aimé ce resto avec sa déco très « New York spirit » et sa carte bien étudiée. Cette dernière manquait cependant de desserts, qui de toutes façons d’après des sources autorisées (= Catherine), n’était pas le point fort de l’endroit. Et ça manquait aussi de milk-shakes, ce qui est presque criminel.


Cette semaine, dans le cadre du Nouvel An Chinois, on a fait une petite sortie entre beaufs et belles-sœurs, et comme on a déjà prévu un déjeuner chinois dans le 13ème ce dimanche, on s’est orientés vers complètement autre chose, en l’occurrence l’American Bistrot.

Vous vous demandiez quand j’allais aborder le sujet de l’article et le pourquoi de tout ce préambule : tout simplement, c’est pour dire que si le New Est n’était pas déjà mort, L’American Bistrot l’aurait enterré…

Bon, c’est un peu une figure de style : le New Est était réellement très bien. Et puis grâce aux promos (merci Cath’ pour le bon plan), l’addition était dérisoire ; et la patronne était plutôt sympathique et en tous cas très pro.

Mais tout de même… L’American Bistrot, « c’est de la balle, j’achète ! ».


Déjà, le cadre, même s’il n’est pas typiquement new-yorkais (ce n’est effectivement pas une obligation ^^), est très agréable : un grand bar en bois, des petits box pour 4 et des tables pour les amoureux et les bandes de copains. Aux murs, des pochettes de disques des années 50-60 illustrent une musique de fond pile poil au bon volume.

Le personnel est également très très sympa : on a pu discuter/déconner avec un des patrons, qui nous gentiment offert des pots de moutarde non périmée à la fin du repas (c’est une longue histoire : retenez juste qu’ils sont très sympas ^^).


Nous avons commencé notre repas par une assiette de quesadillas à partager (12 € l’assiette). Elles étaient vraiment très bonnes, rien à voir avec les dernières que j’avais mangé (bon, ok, c’était dans un des restos El Rancho…). Peut-être cette entrée aurait-elle mérité un peu plus de guacamole (un petit pot pour 4, d’autant plus qu’il était excellent, c’est léger).

A noter et à tester : le guacamole a été servi mixé avec des oignons et poivrons émincés, c’est pas mal du tout.

Ça commençait donc très bien.


Malgré une carte plus large que les «simples » hamburgers, nous étions venus pour ça et personnellement, j’avais regardé sur le net les avis sur ce resto dans l’après-midi, et rien qu’à la lecture des descriptions des plats, mon estomac s’était mis en position « c’est la gueeerrre » : aucun doute, c’est un hamburger que j’allais manger !

La carte ne propose que 4 hamburgers (14 € environ), dont une recette qui change régulièrement (« burger of the month »). Nous n’avons testé que deux de ces 4 recettes, celle du mois, donc (aubergine/poulet/pistou/mozarella) et le big maousse burger de la maison dont j’ai oublié le nom mais qui est une vraie tuerie (celui au poulet était également très réussi, la viande super tendre et tout). Et, ô surprise magnifique, le maxi maousse burger contient du pastrami, que j’ai donc pu goûter : c’est tout simplement excellent ! Ma prochaine quête : en trouver en vente au détail ou en faire moi-même.

Les sandwiches sont classiquement servis avec des frites et une petite salade de choux rouge sympathiques et dont il n’est rien resté.


Nous nous sommes finis par des desserts qui ont contenté tout le monde, et nous sommes sortis dans le froid, repus et heureux : milk shake pour votre serviteur, délicieux (attention Aya, ils proposent un milk shake fruits rouges, ta suprématie est peut-être en danger !), glaces diverses pour les autres.


Au final : l’Amercan Bistrot est un excellent resto de burgers, un poil cher peut-être (100 € à 4, sans alcool), et dont les assiettes pourraient être un peu plus fournies. C’est le meilleur de sa catégorie que je connaisse actuellement et personnellement, il est certain de chez certain que j’y retournerai rapidement : qui m’aime me suive !!


American Bistrot – 74 rue de la Folie Méricourt, 75011 Paris.
09 81 86 99 72, ouvert 7j/7, fermé le dimanche soir.


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Wahaca

C’est avec des amis que je me suis rendu la première fois à Wahaca, à coté de Covent Garden et j’en ai tout de suite eu une très bonne impression: de la musique latino (peu être un peu trop forte par moment), de la nourriture mexicaine à la carte, raisonnable au niveau  prix et raisonnablement bonne, et de manière générale une ambiance sympa.

J’y suis retourné récemment en tête à tête et j’ai toujours eu la même bonne impression, un coté chaleureux et un endroit vivant, assez « tendance » qui ne se prend pas trop au sérieux (ce qui est souvent le problème des endroits tendances) ; je me suis donc dit qu’il était à présent temps d’en faire partager l’existence avec la communauté de ce petit blog (seulement si vous passez sur Londres par contre (ce qui pourrait être possible prochainement pour certains…)).

Le style du resto est assez simple : pas de réservation, mais on peut venir en groupe (ce qu’on a déjà fait, on était 7 ou 8 si je me souviens bien), les serveurs essaieront de déplacer les tables pour que l’on soit tous ensemble (ce qui était notre cas) ou peuvent faire patienter pour avoir assez de place.

Un décor sobre, avec des murs mis à nus, mais quelques lumières design et des petites touches sympas ; la dernière fois que j’y suis retourné, des cranes en plastique mexicains avec des couleurs différentes ornaient les murs au dessus de la cuisine, qui par ailleurs est ouverte.

La vue d'intérieur à Covent Garden

La carte proposée est assez variée, avec à la fois des plats principaux et des versions plus petites que l’on commande en style tapas. Cette approche renforce le coté convivial du restaurant et on partage la nourriture entre potes sans soucis. Autre point important qui pourrait rebuter certaines personnes : comme chez Wagamama (qui méritera peut être un article dans le futur) les plats n’arrivent pas tous ensemble : selon ce que l’on commande, la cuisine fournit à différents moments, donc il se peut que tout le monde soit servi sauf une personne. Là encore, je pense que le restaurant cherche renforcer la convivialité et le partage des plats entre les personnes.

Quant à la qualité de la nourriture, je trouve qu’elle est plutôt bonne (enfin les gouts et les couleurs…) ; la plupart des produits viennent d’Angleterre (bizarrement), mais cela n’empêche pas les plats d’avoir un gout authentique mexicain et la qualité est plus qu’acceptable compte tenu des prix affichés.

De même, de nombreux cocktails sont disponibles (et pas tous à base de téquila il me semble, car j’ai vu qu’on pouvait commander des Mojitos) et le restaurant se targue de proposer des téquila de bonne facture (ce que je n’ai pas (encore :0) ) essayé) et ils en proposent une dégustation qui offre quatre ou cinq différents types Tequilas dans un pan de bois, avec le nom de chaque breuvage devant le verre, version plus classe du « mètre de téquila » qui est généralement présenté dans un truc en plastique avec marqué Ricard dessus. Des bières mexicaines ainsi que des jus de fruits et sodas sont aussi disponibles, si on est pas fan d’alcool fort.

En résumé, des produits frais cuisinés à la mexicaine, une ambiance sympa et ultra conviviale, à la fois en groupe ou juste à deux, avec des serveurs souriants et souvent hispaniques (Amérique du sud), font qu’on passe un moment agréable entre potes ou même à deux.

La liste de leur restaurants dans Londres :

Covent Garden

White City

Canary Wharf

Soho

Ainsi que leur site web : http://www.wahaca.co.uk/

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Le New Est

NYC

Lors de mon séjour à New-York, où Élise et Pierre cherchent depuis un an qu’ils y habitent le meilleur hamburger de la ville, j’ai eu l’occasion de tester une de leurs adresses recommandées. Même si le burger était effectivement très bon, j’avoue que je m’attendais à mieux, peut-être même au hamburger idéal recherché par Marshall (« How I met your Mother », saison 4 épisode 2). Au final, d’ailleurs, ce sont les hamburgers d’une chaîne, Goodburger, que j’ai préféré de tout mon séjour. Bref.

En rentrant, j’ai eu envie de retrouver un peu ces hamburgers géants mais pas forcément indigestes préparés par l’avunculaire Sam. A l’occasion de l’organisation d’un dîner romantique (véridique !), j’ai dégoté sur le net l’adresse du New Est, un restaurant new-yorkais situé dans le Xème. Darling et moi avons ainsi pu tester ce restaurant, et on a même renouvelé l’expérience une semaine plus tard avec la « famille étendue » (elle se reconnaitra).

De l’extérieur, le restaurant ne paie vraiment pas de mine. Situé dans une rue tristoune, coincé entre une épicerie grisâtre et une boutique de téléphonie bon marché, la devanture annonce simplement ‘’Burgers, Pâtes, Pizzas’’ : autant dire qu’en arrivant, si je n’avais pas lu sur différents sites plusieurs commentaires enthousiastes sur cette adresse, on aurait sûrement passé notre chemin.

Une fois la porte passée, nous avons été rapidement rassurés. La décoration, déjà, est très sympa, et m’a personnellement rappelé plein de souvenirs grâce aux photos accrochées aux murs. La patronne, ensuite, est non seulement agréable à l’œil mais également une vraie passionnée de New-York ; elle s’avérera de plus très pro, à peine  peut-être un peu énervée quand des clients bénéficiant de 40% de remise sur l’addition arriveront 30 mn après l’heure de réservation, demanderont une rondelle de citron dans le coca et une diminution du volume musical 8-)

La carte (Monica’s Chef Salad, Empire State’s Cheese, Classic Woody Allen, MOMA Lasagna, Tribeca tikka, Barney’s Cottage cheese, etc)  est relativement bien fournie, avec 4-5 propositions de chaque type de plat (burgers, pâtes et pizzas, vous vous souvenez ?), quelques entrées (dont des bagels !) et des desserts US typiques. J’ai pris deux fois des hamburgers et je ne saurai donc ni vous conseiller ni vous déconseiller les pâtes et pizzas. Mais franchement, les burgers… sont vraiment bons !! On vous en sert un digne de ce nom, avec un gros steak parfaitement cuit, de vrais légumes et un pain toasté comme il faut, le tout accompagné de pommes frites (et non pas de frites allumettes toutes pourrites).

Comment vous dire qu’en dessert, j’ai pris des calamars frits, classiques mais réussis, et que Catherine, qui avait pris un cheesecake, l’a trouvé absolument immangeable ? Que Gary a englouti un truc tout plein de chocolat en quelques instants et qu’il avait l’air content de lui ?

Au niveau des prix, c’est relativement honnête, notamment si au moment de la réservation vous donnez les mots magiques « La fourchette point com », qui vous feront bénéficier de 40% de remise sur les plats. A noter qu’une formule à emporter propose deux menus pour 15 € : vous y penserez quand il fera moins froid, mais en attendant, si vous cherchez un bon burger éventuellement agrémenté de quelques bons souvenirs de vacances, go go go !

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Le New Est : 128, rue du Faubourg Saint Martin 75010 Paris – 01 42 05 09 15 (site : http://newest.fr)

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