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(Le 7e) Ciel : voyage gastronomique chez Sola

 

Un déjeuner romantique dans un restaurant étoilé pour fêter mon anniversaire (en décalé) : l’occasion de découvrir Sola, restaurant du quartier Notre Dame où la gastronomie française s’assortit à merveille d’influences japonaises… Un paradigme tout en raffinement, sophistication et dépaysement, et indéniablement l’un des meilleurs restaurants qu’il nous ait été donné de faire. Sola, qui signifie « ciel » en japonais, n’a pas volé son nom, avec une cuisine délicate et de haute voltige, pas loin de nous y transporter, au 7e ciel !

 

Le cadre :

Un restaurant propose deux ambiances : une salle française au rez-de-chaussée, toutes poutres apparentes et aux tonalités douces de blanc, beige et bois, pour un décor d’auberge chic et rustique à la fois. Cette salle donne sur le bar et la cuisine ouverte où l’on peut observer les cuisiniers s’affairer. Au sous-sol, la cave voûtée fait office de salon japonais façon « ryokan » : l’on y mange déchaussé autour d’une table basse, pour une ambiance plus zen mais également plus cloîtrée. Pour cette première, nous avons testé le 1er niveau.

 

 

Le service :

Un personnel prévenant et à l’écoute, avec une succession de serveurs différents pour presque chaque plat. Hiroki Yoshitake, le chef nippon, a fait ses écoles au Japon, avant de partir faire un tour du monde pour se perfectionner. Il a ensuite travaillé dans de grands établissements parisiens (dont l’Astrance) avant d’ouvrir Sola à 30 ans, avec son associé Ly Youlin. Il est épaulé par un pâtissier formé chez Pierre Hermé, Hironobu Fukano.

Le chef de Sola, Hiroki Yoshitake

A l’arrivée, chaque convive a droit à une petite pastille magique, qui, une fois imbibée d’eau chaude, se gonfle pour révéler une petite serviette parfumée aux agrumes… Un gimmick façon gadget japonais, mais qui fait toujours son petit effet ! Bienvenue chez Sola !

 

 

Le menu :

Pas de service à la carte, le repas se compose d’une formule dégustation unique établie selon le marché du jour et l’inspiration du chef : idéal pour les indécis et l’effet de surprise ! Les serveurs s’assurent au préalable des éventuelles allergies ou restrictions alimentaires des clients pour adapter le menu proposé. Nous avons d’ailleurs pu constater que les plats n’étaient pas forcément identiques d’une table à l’autre.

 

Notre menu du midi se composait de trois mises-en-bouches, une entrée, un poisson, une viande et un dessert. Ce mercredi 20 février, nous avons pu déguster les plats suivants :

 

Bisque de homard, crustacés, velouté de panais, citron caviar et émulsion de crustacés.
Très savoureux, ça commence bien !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Foie gras mariné au miso et vin blanc, caramélisé au sucre de canne façon crème brûlée, sur son toast grillé, avec jus de foie gras, pomme grillée et racine de cerfeuil.
Le met « signature » du chef : craquant et fondant à la fois, divinement bon !

 

Bulots avec racine de persil, chips de topinambours, radis et sauce ravigote.
Très parfumé mais dommage, une texture caoutchouteuse des bulots…

 

 

 

 

Calamars et son encre de seiche, radis noir enroulé, purée de radis, bâtonnets de pomme granny smith et fleur d’oxalys.
Le plus réussi visuellement, une composition magnifique et raffinée, et une alliance exquise des saveurs, avec des calamars parfaitement cuits, au petit goût fumé

Filet de bar grillé, émulsion de coquillages, petits pois, purée de petit pois, lard de Colonnata, asperges vertes, roquette, câpres, petits oignons, gelée de gingembre.
Une cuisson du bar extraordinaire, à peine saisie, ultra-fondante mais à la peau croustillante (il fait l’objet de 3 types de cuisson d’après le serveur) et le lard de Colonnata translucide, une sensation inédite !

 

Filet de bœuf avec laitue Castelfranco, topinambours frits, purée de topinambour, sauce au jus de viande avec échalotes, oignons, sauce shiso.
Encore une fois, une cuisson et un assaisonnement top.

 

Ganache chocolat, glace vanille, meringue café, noisettes caramélisées, cacao, crumble, tuile aux amandes.
Un jeu de textures fondant, craquant, doux, corsé… paradoxalement très léger et pas trop sucré… Un délice !

 

Nuage de soja
Une mignardise vaporeuse pour clore le repas en beauté.

 

L’addition :

Le menu dégustation du midi présente un excellent rapport qualité / prix : 48 € ! Un tarif très abordable pour un restaurant de cette volée. Le parcours gastronomique rassasie juste comme il faut… Compter 2 bonnes heures pour savourer les mets sans se presser.

Le soir, le menu passe alors à 88 €, assorti d’un plus grand nombre de plats.

Le restaurant propose une sélection de thés japonais, alternatives douces au vin pour accompagner le repas. Notre choix s’est porté sur les thés verts Genmaicha (très goûteux, conseillé pendant le repas) et Gyokuro (plus subtil).

 

Thé Gyokuro

 

Notre expérience :

La « Japanese Touch » d’Hiroki Yoshitake apporte toute sa singularité aux plats, à travers un subtil équilibre en bouche des saveurs salées, sucrées et acides. Côté technique, la cuisson, l’assaisonnement et le jeu des textures étaient aussi parfaitement maîtrisés, avec une prédilection pour les saveurs grillées / fumées, et la déclinaison d’un même produit sous plusieurs façons.

En conclusion, ces mets d’une grande finesse ont véritablement fait voyager nos papilles, avec un repas de qualité égale du début à la fin, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

Nous sommes sortis enchantés de l’expérience Sola, véritable coup de cœur qui mérite amplement sa première étoile au guide Michelin. Dithyrambique, moi ? A vous de tester pour me dire… ;)

 

Sola, par Hiroki. Y

12 rue de l’Hôtel Colbert – 75005 Paris

M° Maubert Mutualité

Menu du midi : 48 euros (résa déjeuner : 09 65 01 73 68)

Menu du soir : 88 euros (résa dîner : 01 43 29 59 04)

Fermé le dimanche et le lundi.

Site web : www.restaurant-sola.com

Little Fernand – L’atelier du Hot-Dog

Ecrin à hot dog du Little Fernand

L’ « écrin à hot-dog » du Little Fernand : très pratique pour manger la première moitié de son hot-dog sans se tâcher. Ça se complique un peu sur la deuxième moitié, mais ça reste quand même assez pratique.

J’ai la chance de travailler au cœur de Paris. J’en profite du coup pour aller à l’occasion déjeuner au Big Fernand, qui se situe en gros à 10mn à pied de mon taf (en marchant vite – mais je marche vite). C’est ce que j’ai voulu faire ce midi, mais malheureusement en arrivant à portée de vue de l’entrée du restaurant, j’ai vu la longueur de la file d’attente, et compris que j’allais devoir changer mes plans.

C’est là, au moment où j’étais sur le point de me résoudre à me contenter d’une salade de betteraves bio acheté à la supérette, que j’ai été sauvé par… Little Fernand !

On nous en avait parlé lors d’un précédent passage au Big Fernand, mais je n’y croyais qu’à moitié. Pourtant, ils l’ont bien fait ! Le Little Fernand est le pendant du Big, version hot-dog. On y retrouve le même esprit que chez son grand-frère : une petite salle, un espace archi-réduit pour la cuisine avec plein de monde qui s’affaire derrière, un service vivant et sans complexe. Les plats sont préparés à la demande et pourtant ils sont prêts pratiquement dès la fin du passage en caisse, ce qui est une grosse qualité par rapport aux autres pseudo-fast foods (lire notamment : Le Camion qui fume) : ici, quand vous voyez une longue file d’attente, c’est parce qu’il y a vraiment du monde, pas parce que ça prend une plombe de préparer votre plat (je ne dis pas que ce n’est pas bien de prendre du temps pour faire de la bonne bouffe, mais quand on compare le temps de préparation d’un burger au Big Fernand avec celle d’un burger du Camion qui fume, et alors que les burgers du premier sont meilleurs, il y a quand même un problème…) !

Les ingrédients sont de qualité, le pain bon et bien cuit et j’ai retrouvé avec le « Bzzz » les saveurs que j’avais adoré dans le « Victor » du Big Fernand (mélange sucré-salé avec la fourme d’Ambert, les oignons confits,…) ; reste que les viandes du Big sont parfaites en termes de consistance, de cuisson, etc, et que les saucisses du Little, si elles sont peut-être elles aussi excellentes – comme personnellement je suis moins friand de saucisses (ha ha, friand, saucisse, tout ça…), je suis moins connaisseur (y compris de mes propres goûts et attentes) en la matière- m’ont moins emballé.

Ce sera probablement le challenge du Little Fernand : réussir à trouver un public amateur de saucisses, là où d’une part capter les fans de burgers était bien plus simple pour le Big et où d’autre part les consommateurs habituels de hot-dogs ne sont pas franchement habitués à payer 12€ leur menu… (encore qu’on trouve aussi des burgers à tous les prix si on est prêt à sacrifier la qualité, donc finalement ce n’est pas vraiment un argument)

L’une des chances du Little Fernand à l’inverse sera peut-être sa proximité avec le Big : j’imagine qu’une fois que son existence sera mieux connue (les deux restaurants ne sont pas juste à côté l’un de l’autre contrairement à ce qu’on pensait que ce serait : le Little est au 45 rue du Faubourg Poissonnière, le Big au 55, il y a 100 mètres entre les deux ; du coup, je ne pense pas que tous les clients sachent que l’autre resto existe), il y aura pas mal de gens qui tout comme moi, en voyant la file d’attente au Big, se « rabattront » vers un Little de secours (qui restera un très bon plan, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit).

A essayer donc, pour tous les amateurs de « finger food », de saucisses, du Big Fernand et puis allez, de bonne bouffe en général ;)

Menu du Little Fernand

Le menu lui-même fait déjà pas mal envie… :)

En bonus, voici la carte avec les différentes recettes et menus proposés :

- Le Meuh ! : Saucisse boeuf-porc, Vache qui rit, Oignons frits, Relish (cornichons cuits dans du caramel au beurre salé), Moutarde gingembre, Ketchup au vinaigre balsamique

- Le Bzzz ! : Saucisse veau-volaille, Fourme d’Ambert, Oignons confits, Moutarde cidre et miel, Ketchup au vinaigre balsamique

- Le Rrrrr ! : Saucisse veau-porc, Tartare (ail & fines herbes), Oignons frits, Moutarde cidre & miel, Ketchup au vinaigre balsamique

- Le Bêêêê ! : Saucisse veau-volaille, Chèvre, Éclats de noisette, Courgette grillée, Moutarde moût de raisin

- Le Houyou-youille ! : Saucisse boeuf-porc, Vache qui rit, Relish, Tabasco, Oignons frits, Moutarde piment d’Espelette

Ces sandwich-maison sont proposés à 10 € seuls. Il est possible de concevoir son propre hot-dog pour 7 € en choisissant la composition de sa saucisse (boeuf-porc / veau-porc / veau-volaille), puis son assaisonnement (moutarde cidre et miel / moutarde gingembre / moutarde moût de raisin, moutarde piment d’Espelette, Ketchup au vinaigre balsamique), en ajoutant éventuellement pour 1€ un topping (Relish / oignons frits / oignons confits / éclats de noisette / courgette grillée), et/ou pour 2€ un fromage (fourme d’Ambert / chèvre / Tartare (ail & fines herbes) / Vache qui rit).

On peut bien entendu aussi commander une « formule » qui incluera en plus du hot-dog un accompagnement, une boisson ou un dessert. A titre indicatif, je m’en suis tiré par exemple pour 14 € avec hot-dog, boisson et dessert.

Sauf erreur de ma part, on retrouve par ailleurs les mêmes desserts et boissons qu’au Big Fernand (sodas et eaux de base, Ch’ti blonde pour les amateurs de bière, thés glacés Arizona et Bionade , par contre, gros regret : pas de lait aromatisé… :( Pas de fernandines (les frites du Big Fernand) non plus en accompagnement pour les amateurs (perso je les trouve moyennes donc ça ne me gêne pas plus que ça), probablement à cause de la taille de la cuisine. A la place, ce sont des chips artisanales (mais en sachet) qui sont proposées.

 

La Recoleta au Manoir

La Recoleta au Manoir est un restaurant situé à proximité immédiate de la Porte des Lilas. Son nom quelque peu incongru a pour origine un quartier de Buenos Aires, La Recoleta, connue pour ses attraits historiques et architecturaux. Les environs immédiats du restaurant parisien sont cependant nettement moins attrayants, même un peu lugubres, et la devanture de la « Recoleta » fait davantage penser à une quelconque brasserie de quartier qu’à un restaurant gourmet. Si ce n’étaient quelques indications prometteuses (« viandes argentines », notamment ^^) et les conseils avisés de ma vénérable mère (¡ feliz compleaño, mamacita !), je ne serai jamais entré dans ce boui-boui sans prétention (sauf éventuellement pour une urgence médicale).

L’intérieur du restaurant est déjà nettement plus sympathique : les grosses malles d’antan accrochées au mur, un panneau de station de métro, etc. Original, je ne sais pas, argentin, non. Nous avons été bien accueillis par une serveuse ne parlant cependant pas un mot d’espagnol (au final, on s’en fiche, elle connaissait la carte, a donné quelques informations sur les plats et sur les vins, et c’est ce qui compte). Après avoir dégusté un cocktail, nous sommes passé aux choses sérieuses : empanadas de carne et provoleta, une sorte de crêpe de fromage grillé et aromatisé. Puis nous avons continué sur des entrecôtes (« ojo de bife » pour ma mère et « Baby beef » pour Marge et moi, le tout agrémenté de frites maison et de salade verte, comme il se doit. Nous avons conclu le repas par une crême caramel au dulce de leche, une pana cota aux fruits exotiques et des profiteroles.


Et donc, qu’en avons-nous pensé ? Les empanadas, pour commencer, étaient relativement originales. Pas du goût de Marjorie (mais elle n’aime pas le quart des ingrédients que l’on trouvait dans celles-ci), mais tout à fait appétissantes et comme le dit ma môman, il y a autant d’empanadas différentes que de régions en Argentine. L’autre entrée, la provoleta grillée, s’avère après recherches être une spécialité argentine, un accompagnement classique des asados : c’était succulent, et j’espère pouvoir en faire moi-même prochainement (recette ici)

On a poursuivi notre repas sur la véritable raison de notre présence dans ce qui s’avérait être non pas une gargote sans intérêt mais un vrai restaurant argentin où je retournerai avec plaisir : la viande ! Et bien qu’un poil grasse, elle était fondante et parfaitement délicieuse. Ça faisait longtemps que je n’avais pas mangé une si bonne carne… Un bémol pour l’accompagnement : les papas fritas étaient parfaites mais la salade verte était décevante, trop compliquée à mon goût.


Saviez-vous que lorsque vous faites cuire des steak-hachés frais ou surgelés, il est préférable de cuir en premier en premier la face du steak ne présentant pas les rayures ? Celles-ci ont en effet été prévues pour évacuer plus efficacment le sang et la graisse, ce qui améliore la cuisson.


Pour finir, ma pana cota aux fruits de la passion était parfaitement rafraichissante, la bienvenue après une telle ripaille. Ma mère s’est dite satisfaite de sa crème caramel avec dulce de leche, mais les profiteroles de Marjorie étaient visiblement trop chargées, dégoulinantes de chocolat et de glace vanille. « Trop chargées vu tout ce qui avait été englouti avant », me corrige-t-on…


Au final donc, une nouvelle adresse de resto argentin à retenir ; dans un coin excentré de Paris, certes, dans un quartier où nul autre que moi n’a grand-chose à faire, avec quelques imperfections ici ou là, mais tout de même, fort agréable.


La Recoleta au Manoir, 229 Avenue Gambetta  75020 Paris (01 43 61 38 47 ; http://www.larecoleta.fr)


En juillet sur Même Esprit

Ah, juillet… le début des vacances, la liberté, plein de temps pour faire plein de choses… et pour ce qui me concerne en tous cas, moins de temps pour les raconter ici ensuite !

En juillet sur Même Esprit, on a parlé ni de Batman, ni de la tuerie d'Aurora

Heureusement, on aura pu compter sur les autres fidèles contributeurs du blog pour garder Même Esprit éveillé et continuer à vous proposer régulièrement de nouveaux articles.

Avec notamment plusieurs chroniques Cinéma : j’ai vu pour ma part des films plutôt hors normes ce mois-ci, avec le déroutant Holy Motors de Leos Carax, puis le surprenant et angoissant Kill List de Ben Wheatley. Aya vous a quant à lui conseillé le reboot indispensable (hem) The Amazing Spider-Man de Marc Webb.

En Musique, Stoeffler continue d’animer sa rubrique mensuelle répertoriant Les sorties CD du mois (très hip-hop en juillet, visiblement).

En Sport, Aya a enfin pu prendre le temps de rendre un hommage à l’immense champion Roger Federer (qui dans ma tête a l’air plus vieux que moi, mais qui n’a que 31 ans).

Pour le reste, Stoeffler est allé vérifier dans les archives historiques royales si tous les cygnes d’Angleterre appartiennent à la Reine comme il nous l’avait assuré à l’occasion de notre dernière balade en Albion (et la réponse est… dans l’article ;p ).

A peine revenu de vacances, il vous a aussi raconté notre succulent diner au Château de Salettes, dans le Tarn. Restée pour sa part à Paris, Gattaca a poursuivi de son côté sa tournée des burgers en testant cette fois la Cantine California, second food truck itinérant après le « Camion qui Fume » (approuvé ici aussi, et par la même, en mai dernier).

Bon, c’est un peu léger pour un mois complet, mais on va se rattraper en août, promis (il faut juste que je me motive enfin pour écrire les 5 articles que j’ai en retard sur les films que j’ai vus depuis, les livres que j’ai lus, les expos que j’ai visitées,… pas facile la vie de blogger, je vous le dis !). Vous avez vus d’autres trucs, vous ?

[Note : le cartoon d'illustration est signé Martin Vidberg]

Le Château de Salettes (Cahuzac-sur-vère, Tarn)

Sympa le cadre!

Les occasions de se rendre dans un restaurant coté une étoile sur le guide Michelin sont assez rares pour être soulignées.


Pour ma part, cette visite au Château de Salettes est ma deuxième expérience dans un restaurant primé par le guide, après le Foliage (qui je viens de le voir sur Internet a malheureusement fermé). Tristan, dont j’ai fait la critique ici et qui propose de la bonne cuisine, n’a pas d’étoile mais représente déjà pour moi une excellente expérience culinaire.


D’ailleurs le saviez-vous, même si la France est le pays où il y a le plus de restaurants étoilés (594 en tout en 2012), le Japon est le pays qui a le plus de restaurants trois étoiles (32 contre 26 pour la France).


Pour en revenir au Château de Salettes, je pense que son contrat qui était d’éblouir les papilles a bien été rempli. Etant amateur de vin, mais sans en connaitre des masses, j’ai opté pour l’option « Accord mets&vins » qui voit le maitre d’hôtel faire les choix de breuvages pour accompagner nos plats.

Voilà de quoi s’est constitué notre menu :


En apéritif:

Un verre de Gaillac qui est un vin pétillant légèrement sucré et dont l’arôme rappelle la saveur de la poire.


Des amuses bouches avec dans le désordre : une mousse de saumon et de l’huile l’olive, un macaron de fois-gras et chocolat et une mini tarte à l’émulsion de fourme d’Ambert.


Un entremet qui était constitué d’une mousse de foie gras accompagnée de cacao en poudre et se trouvant sous une émulsion de café.


En entrée:

Barbecue de Foie Gras, Coulis de Gariguette au Miel et Vinaigre de Mauzac.

En accompagnement : j’ai oublié…


En plat de poisson:

Le Maigre aux cinq saveurs, marmelade de petits pois, Cerises et rhubarbe, lard de Colonnata, Emulsion d’échalotes grillées.

En accompagnement :

AOC BLANC SEC 1ères Côtes 2009


En plat de viande,

Le carré de Cochon « Aveyron-Sud Tarn », Légumes verts aux olives et sarriette, Jus d’asperges et mélisse, radis roses.

En accompagnement :

AOC Gaillac ROUGE 2009


Pour le fromage:

Une sélection de fromages de vache, brebis et chèvre nous ont été proposés avec en vrac du Jeffou, de la fourme d’Ambert et entre autres différentes tomes.

En accompagnement :

AOC Blanc doux  » Muscadelle  » 2010 mais aussi un whisky (12 ans d’âge dont j’ai oublié le nom) qui se marie très bien avec des fromages fumés.


Dessert:

Tube Citron au velours carmin, Crousti-caramel, un sorbet fraise romarin.

En accompagnement :

AOC Gaillac Blanc Doux  » Aoutouno  » 2007

 

Le service durant la soirée fut irréprochable et notre maitre d’hôtel était particulièrement à l’aise lorsqu’il passait en détail les ingrédients des plats ainsi que les cépages de vin ; il semblait vraiment connaitre son sujet.


Par contre, moyen la salle...

Le meilleur plat pour moi fut le barbecue de fois-gras. N’étant pas un amateur de ce pâté de riche, j’ai trouvé le plat exquis avec son mariage de gouts et d’arômes subtils qui permettait d’obtenir de nouvelles saveurs avec chaque ingrédient présent sur l’assiette.

En second pas très loin, non pas le dessert en lui-même mais le sorbet fraise-romarin qui pouvait sembler étrange sur la carte mais qui s’est révélé être une très agréable surprise.


A noter que nous ne savions pas à l’avance que notre tablée se devait de choisir le même menu, apparemment, c’est une petite manie du chef, mais cela n’a pas posé de problème à notre groupe. C’est toutefois une remarque qui mérite d’être faite avant de se rendre au restaurant.


Je recommande néanmoins le Château de Salettes sans retenu, même si les prix sont plus élevés (€55 pour le menu que nous avions pris sans le fromage et €80 avec le vin) que dans un restau classique, je ne pense pas qu’ils aient été délirants et c’est expérience unique en son genre qui mérite amplement de dépenser quelques euros supplémentaires.


J’invite également les membres du groupe à nous donner leur avis sur la soirée !

Cantine California

La bataille fait rage dans la course aux meilleurs burgers de Paris ! Les établissements se multiplient depuis la fin d’année dernière, et l’un des derniers en date opère une concurrence quasi frontale au fameux mais très difficilement accessible Camion qui Fume… Il s’agit de Cantine California, le second food truck de la capitale spécialisé dans les hamburgers.

Ouvert depuis avril, ce camion officie pour le moment 3 jours par semaine (à l’heure du brunch, déjeuner ou dîner) dans les quartiers de Pyramides et Rennes. En cuisine, la chef Jordan Powers, aidée de deux commis, nous sert des recettes californiennes typiques de hamburgers, mais également des tacos ! Comme son nom ne l’indique pas, une autre des spécificités de Cantine California est de miser sur des produits d’origine française et last but not least, 100 % bio (pour ce qui est des viandes, pommes de terre, farine et œufs).

Vendredi, 13h, direction le marché Raspail, bébé sur soi et chéri au bras (il ne faut pas perdre les bonnes vieilles habitudes, même avec un bébé à la patte, ou plutôt accroché au sein) !

Arrivé à l’heure de pointe, nous nous sommes retrouvés derrière une file de 5-6 personnes et avons attendu 15 mn pour passer la commande, et peut-être 10 mn pour être servis ! Premier bon point, le délai donc, somme toute raisonnable !

Comme au Camion qui Fume, quelques tables hautes qui se battent en duel pour manger sur place (et bien souvent… ailleurs !). Les gens qui ne peuvent profiter d’un bon repas qu’attablés passeront donc leur chemin… Il est vrai que l’esprit un peu roots d’une dégustation sur le pouce voire à l’arrache façon crevard étudiant peut en rebuter plus d’un ou altérer sensiblement le plaisir gustatif…

Ne vous découragez pas pour autant, car ce qu’il y a dans l’assiette, ou plutôt dans le doggy bag, mérite qu’on s’y intéresse !

Nous avons commandé 2 burgers + frites (11 € la formule), 2 boissons (de 2 € à 2,50 €) et un cupcake (2,50 €) pour 28 €. Pas donné pour de la cuisine à emporter. Mais franchement pas volé, au vu que la quantité et surtout de la qualité gustative des hamburgers, qui rappelons-le, sont faits à base de viande, légumes et farine bio !

 

Les burgers testés :

- Cali’Classic : bœuf bio grillé (faux filet), cheddar, bacon bio, oignons caramélisés, oignons rouges, avocat, laitue, tomates, cornichons, sauce maison

- The Dude : bœuf bio grillé (faux filet), beaufort alpin, bacon bio, oignons caramélisés, poivrons rouges grillés, laitue, tomates, sauce maison

Vous voyez une corne d’abondance ? Eh bien les burgers de Cantine California, c’est presque ça ! Les ingrédients sont servis avec générosité (pour ne pas dire qu’ils débordent !), rendant la prise en main malaisée et comme ils ne servent pas de couverts pour la dégustation (n’est-ce pas Akodo ;)) ; on ne sait pas trop par quel bout le prendre, et on s’en met fatalement partout ! C’est leur principal défaut ! Surtout ne faites pas comme moi, gardez le papier d’emballage pour le saisir, au risque de voir le jus du burger dégouliner sur vos chaussures… ou votre bébé ;).

 

Burger Cali' Classic

 

Cali' Classic : le défi, ne pas s'en mettre partout !

J’ai envie de dire que c’est le revers de la médaille, à vouloir faire très (trop ?) varié… En tout cas, contrairement à Blend, tous les ingrédients exhalent parfaitement leurs saveurs en bouche, avec une fraîcheur et une qualité à saluer ! J’ai particulièrement apprécié le Cali’ Classic, moelleux et croquant à la fois ! Très bon !

 

Burger The Dude

Les frites coupées au couteau, quant à elles, ne sont pas à la hauteur des hamburgers ! Tiédasses et un peu mollassonnes, elles sont toutefois servies en grande quantité également !

Le cupcake à la carotte récolte lui une mention assez bien, avec un cake bien goûtu et bien gras, mais une crème un peu acide à mon goût !

 

Cup-carrot cake

Résultat des courses, dans la catégorie des burgers de food truck, l’avantage revient sans conteste à Cantine California versus le Camion qui Fume, questions quantité et surtout attente… Pour ce qui est du goût, tandis que le Camion qui Fume m’a transporté directement en Amérique avec son goût franc et un peu bourru, Cantine California me rappelle de son côté nos doux pâturages, avec ses influences gourmet bobo bio, un peu dans la mouvance de Big Fernand. A vous de voir ce que vous préférez, mais Cantine Califonia représente dans tous les cas un très bon mix des dernières tendances du moment en matière de hamburgers ! A tester si vous êtes dans le coin !

 

CANTINE CALIFORNIA

Site web (menus, itinéraire…) : http://www.cantinecalifornia.com

Acceptent le règlement par Carte Bleue

 

 

En Juin sur Même Esprit

Bon, soyons francs : autant le mois de mai avait été exceptionnel en termes de productivité sur ce blog, autant juin a commencé plutôt doucement, du fait de nombreux projets à finaliser pour la plupart des contributeurs. On aura quand même trouvé le temps de vous parler :

En juin sur Même Esprit, on a survécu au "Dépeceur de Montréal"

- de Cinéma : après le foutage de gueule Prometheus (« All I’ll say in response to your question is nothing is an accident in Prometheus. Every single decision that is made by Ridley Scott is made for a very specific reason and purpose. » ["Tout ce que je dirais en réponse est que rien n'est un accident dans Prometheus. Strictement chaque décision prise par Ridley Scott l'est en raison d'un objectif très spécifique"], citation (qui restera mythique pour moi) du scénariste Damon Lindelof dans une interview en ligne), je suis sorti plutôt indifférent de Blanche-Neige et le Chasseur (ok, vous me direz que je n’ai qu’à mieux choisir mes films, mais bon). Jika de son côté a vu Dark Shadows, de Tim Burton, dont il dresse un bilan mitigé.

- de Séries. Notre spécialiste ès séries Aya nous a ainsi présenté deux nouvelles séries de l’été qui pourraient valoir le détour, Dallas (!) et Continuum, tandis que notre expatrié Outre-Manche Stoeffler nous a conseillé The Fades, une série fantastique britannique dont la première saison (de 6 épisodes) vient de s’achever.

- Le tour du monde des burgers s’est poursuivi en juin sur Même Esprit, avec un détour par l’Angleterre où Stoeffler a la chance de pouvoir goûter quand bon lui semble les gros burgers du GBK, tandis que Gattaca concluait (temporairement sans doute) sa visite des burgers de Paris au tout récent Blend.

En juin sur Même Esprit, toujours pas de résolution de la crise Syrienne...

- Stoeffler a enfin trouvé le temps de faire le récit de la deuxième partie de son Voyage en Jordanie (la première partie était ), passant notamment dans l’ancienne cité troglodyte de Petra, et dans le désert du Wadi Rum.

- A la rubrique Sciences et Société, j’ai retrouvé par hasard un de mes vieux articles paru sur mon ancien blog Alzheimer Power, qui était plutôt un lien vers une page assez rigolote mais apparemment scientifiquement rigoureuse malgré tout, détaillant les propriétés de l’urine (faut-il la boire, ou pas ? Toutes les réponses à cette question que vous vous posez tous les jours sont dans cet article !). Jika, de son côté, s’est intéressé à ce slogan gouvernemental qui fait encore recette aujourd’hui, pour savoir plus précisément ce que recouvrait la préconisation de manger 5 fruits et légumes par jour.

- Euro 2012 de foot oblige, Stoeffler a fait un petit rappel illustré sur un point de règle qui paraît souvent obscure aux profanes, la règle du hors-jeu.

Bon, là, ça va être les vacances, donc il ne devrait y avoir aucun article pendant au moins la première semaine de juillet, mais profitez-en pour relire tout ça si vous avez loupé des trucs, et pour nous faire part de vos commentaires !

 

Blend

 

 

Allez, on boucle la série des nouveaux restos de burgers de la capitale avec Blend, fraîchement ouvert fin 2011 !

Blend revendique ouvertement sa signature « hamburger gourmet », fort d’une majorité d’ingrédients 100 % maison : buns artisanaux, viande de bœuf d’origine française hachée sur place et sélectionnée par Yves-Marie le Bourdonnec (alias le « boucher bohême »), frites et pâtisseries home made !

Lundi, 19h45 : ouf, on a réussi à se trouver une place parmi l’une des tables de 4. C’était moins une, sans quoi il aurait fallu attendre le second tour, une bonne heure après ! L’endroit est relativement petit et surtout adapté aux groupes de 3 à 4 personnes au vu de la configuration des tables (à deux, attendez-vous à ce qu’on vous tienne la chandelle !) ! Une déco épurée, à base de bois, métal et cadres déco noirs et blancs.

Au menu, 7 hamburgers à 10 €, dont 4 au bœuf, 2 végétariens (champignon/tofu et mozzarella) et 1 au poulet. Je ne parle pas même pas du burger « deluxe » aux morceaux de choix, indiqué avec un supplément de 40 € et la pseudo-caution gastronomique du New York Times… lubie pour les grands soirs ?!

Nous choisissons sans longue hésitation les hamburgers :

- Signature (bœuf, compotée d’oignons, bacon, pomme, bleu d’Auvergne, emmental de Savoir, pousses d’épinard) au mélange le plus sophistiqué de la carte ;

- Cheesy (bœuf, cheddar, bacon, ketchup maison, oignons frits, pickles et salade iceberg), une recette somme toute classique réputée comme valeur sûre.

Nous précisons la cuisson de la viande et commandons en accompagnement les frites classiques (3 €) et les frites de patates douces maison (5 €).

 

Verdict : c’est bon, mais pas non plus l’explosion de saveurs attendue en bouche, surtout pour le burger Signature. Les buns sont moelleux et un peu briochés, la viande satisfaisante également, et l’ensemble plutôt agréable. On attend le fameux « blend », mais la mayonnaise ne prend pas. J’aurais eu du mal à reconnaître l’intégralité des ingrédients du Signature, je n’ai pas suffisamment senti le goût du fromage, du bacon ou de la pomme par exemple… Peut-être un peu éclipsés par la compotée d’oignons sucrée ?!

Quant aux frites, qui arrivent dans un petit panier en métal, avec leur sauce maison et agrémentées de quelques herbes : elles sont correctes, sans être exceptionnelles non plus au goût. Celles de patates douces ont le mérite de l’originalité, mais attention elles sont vraiment sucrées !

Autre particularité de l’établissement : on trouvera parmi les boissons quelques bières originales (Gallia blonde, Bellerose, Agent Provocateur ou Sierra Nevada Pale Ale) et un soda piquant au piment et gingembre réservé aux plus téméraires, Pimento !

 

La bonne surprise viendra pour moi des desserts, au choix relativement large au vu du reste de la carte : cheesecake (5 €), cookies (2 € les 2), cupcakes (3 €)… Les cookies goûtés par Jika, bien que petits, semblaient avoir un goût tout à fait honorable puisqu’il en a repris une deuxième fournée… Quant au cupcake chocolat praliné caramel et crème au beurre/chocolat/noisettes/amandes, je l’ai juste trouvé délicieux ! Une tuerie, bravo à la chef pâtissière américaine ! J’aurais bien goûté au cupcake saveur mojito… peut-être pour une prochaine fois !

  

Bilan : malgré la dose de bonne volonté de Blend et un service rapide, il faut reconnaître que le concept est moins abouti que celui de Big Fernand, que nous classons un cran au-dessus à tous points de vue (saveurs, recettes, originalité, rapport qualité-prix…).

Une adresse toutefois à retenir pour le quartier Montorgueil/Sentier/Bourse !

BLEND

44 rue d’Argout

75002 Paris

M° Bourse / Etienne Marcel / Sentier / Les Halles

Du lundi au samedi de 12h à 14h30 et 19h30 à 23h, le dimanche de 12 à 15h

Menu midi à 15 € (hamburger + french fries + soft)

 

Site web : http://www.blendhamburger.com/

Gourmet Burger Kitchen (GBK)

Vu la popularité du burger dans ce blog, je me suis dit qu’il était surement temps de vous parler de Gourmet Burger Kitchen, ou GBK, une chaine de restaurant bien connue Outre-Manche et que j’ai le plaisir de fréquenter “régulièrement” car il faut bien le dire, leurs burgers sont de bonnes facture!

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A l’origine, la marque GBK est Néo-Zélandaise ce qui explique pourquoi sur leur menu on trouve leur spécialité, le Kiwi Burger, ainsi que des blondes Néo-Zélandaises. Non, pas les serveuses, bande de dégoûtants, mais les bières qui sont servies dans le restaurant !

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De la déco on ne peut plus simple, de bons burgers et des milkshakes, voilà sur quoi repose GBK. Le choix de plats est assez large et la carte renouvelée assez régulièrement. Elle présente également un burger du mois qui pourra intéresser les clients qui fréquentent régulièrement l’établissement et détiennent la carte de fidélité qui au bout de quelques usages donnera l’accès à des boissons ou burgers gratuits.

Parmi les burgers favoris, on retrouve le classique avec bœuf, salade et fromage jusqu’au plus original tel que le Kiwi Burger composé de betterave, ananas, cheddar et bœuf. Jamais gouté, mais s’il est toujours là, c’est qu’il a du succès !

Notre ami le Kiwi Burger

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A noter que si vous ne mangez pas de bœuf, les amateurs de poulet/agneau/buffle ou sanglier et les végétariens pourront également trouver leur compte sur la carte. GBK propose même de servir le contenu de votre burger sans le pain et accompagné de salade. Personnellement, je trouve que si on va dans un restaurant pour burger, ben c’est pour manger un burger… mais enfin bref passons, ça attire certainement plus de clientèle !

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Jamais déçu par la qualité de la viande ou même du service, GBK est une chaine de hamburger que je recommande chaudement… si vous vous trouvez en Angleterre, en Grèce, Turquie, Oman, Dubaï, Arabie Saoudite ou bien en Irlande.

En Mai sur Même Esprit

Gros mois de mai sur Même Esprit : les ponts et les jours fériés à répétition on donné l’occasion à nos contributeurs de faire encore plus de choses que d’habitude -et de trouver le temps pour les raconter ensuite. Et ça a notamment permis le retour de collaborateurs qu’on aimerait lire plus souvent par ici :)

En Mai sur Même Esprit, rien sur Cannes 2012 !

- Être au dernier stade d’une grossesse comporte en effet apparemment l’avantage -en plus d’avoir vachement plus de temps libre pour écrire- de ne plus avoir à surveiller son alimentation, et c’est tant mieux puisque Gattaca a ainsi pu tester (et approuver) pour nous deux Restos de burgers parisiens qui font franchement pas mal envie, Le Camion Qui Fume, et Big Fernand.

- Un peu plus tôt, c’était à la Nuit Européennes des Musées que nous invitait notre contributrice la plus active (à tous les sens du terme), qui a réussi à enchaîner trois Expos dans la même Nuit. Moi, j’ai rattrapé le temps en publiant le récit de ma visite -plutôt décevante malgré quelques très belles toiles- d’Artemisia, au Musée Maillol, que je n’avais pas eu le temps de poster en avril.

- Et de son côté, Jib a fait son retour pour nous parler fugitivement du « Konami Code » qui a pas mal fait parler de lui ces derniers temps, et qui pouvait être utilisé sur un site sur lequel on ne s’attendait pas à le trouver : le site officiel de François Bayrou pour l’élection présidentielle ! (pour l’anecdote, le Code pouvait aussi être utilisé sur une page du site de François Hollande, mais il ne fonctionne plus actuellement)

- Jika s’est posé la question, a mené l’enquête et nous a ensuite expliqué comment se fabriquait le beurre facile à tartiner. Personnellement, j’ignorais même que ça existait, mais apparemment je suis le seul type au monde à être dans ce cas.

- Aya, inspiré par la muse, a publié deux poèmes modernes en prose de sa propre plume : Naître ou ne pas Être, qui claque comme un slam brillant, et  Heurt de Poings, qui évoque la population honnie des transports en commun.

En Mai sur Même Esprit, nous sommes restés neutres quant à l'élection du Président

- Côté Musique, Stoeffler et moi nous sommes relayés pour vous présenter quelques morceaux dont nous pensons qu’ils valent d’être découverts : ça a été l’occasion pour moi de mener une véritable investigation sur les origines de The Partisan / La Complainte du Partisan, émouvant hymne de la Résistance repris depuis (principalement) par Leonard Cohen et 16 Horsepower ; puis je vous ai parlé des Chameleons, groupe de rock anglais des années post-punk, et de leur sombre et envoûtant Here Today que j’ai découvert dans des circonstances assez inoubliables pour moi. Stoeffler vous a présenté R U Mine ?, titre « inédit » des Arctic Monkeys sorti en parallèle de leur dernier album Suck it and see et ne figurant pas sur le CD (trop bien pour cet album top ennuyeux, peut-être ?). Enfin, la dernière Chanson du mois était l’autodestructeur Hurt de Nine Inch Nails, avec un détour par la reprise de ce titre par le regretté Johnny Cash. Stoeffler a aussi poursuivi sa nouvelle rubrique consacrée à la sélection des sorties CDs les plus intéressantes du mois.

- Plus de temps pour les loisirs, ça permet d’aller au parc (de loisirs) (ha ha, un bon jeu de mots ne fait jamais de mal). L’occasion pour Stoeffler de nous faire découvrir Thorpe Park, avec ses multiples attractions (en anglais, on parle de « Rollercoasters ») originales. Bon, ok, c’est en Angleterre ;  ok, c’est pas non plus à Londres… mais je parie que les amateurs seront sans doute quand même tentés de faire le voyage, à la lecture de cet article.

- Stoeffler et moi sommes les seuls à être allés au Cinéma ce mois-ci. En tous cas, le, seul, à avoir ensuite pris le temps de vous parler de ce qu’on y avait vu, et ça tombait bien puisque de mon côté j’ai bien aimé tout ce que j’ai vu : à commencer par Radiostars, comédie avec Manu Payet et Clovis Cornillac qui nous régalent de vannes caustiques. Une critique enthousiaste de Barbara de Christian Petzold, retour sur la vie sous l’oppression communiste dans un hôpital de campagne en Allemagne de l’Est et qui, autant par son thème que par son message humaniste et sa force émotionnelle, fait forcément penser à l’excellent La Vie des Autres de Florian Henckel von Donnersmarck. J’ai aussi consacré un article à l’intéressant Margin Call, premier film de J.C. Chandor, version romancée de la chute de la banque américaine Lehman Brothers aux commencements de la crise financière qui pourrit actuellement notre économie. Quant à Stoeffler, c’est La Cabane dans les Bois qu’il est allé voir (lui il dit « The Cabin in the Woods« , mais c’est parce qu’Outre-Manche, les gens ne parlent pas bien français), un film qui revisite le genre « film d’horreur » et dont il a bien aimé le concept -à part pour une fin qui fait visiblement polémique.

- Jika continue de s’assurer qu’on n’oublie de parler ni de Jeux, ni d’IPhone sur Même Esprit. Pour ce mois de mai, c’est une nouvelle fois un jeu de lettres qu’il a mis à l’honneur : Rumble, une sorte de Boggle qui demande à la fois agilité et rapidité, mentales et manuelles.

- Enfin, une fois n’est pas coutume, c’est Stoeffler qui nous a parlé de Séries ce mois-ci, pour sa part toujours plutôt côté animation japonaise, avec l’angoissant Another, de Tsutomu Mizushima, dans un lycée pas fou, fou, fou, mais où il se passe des choses bien étranges quand même.

Au total, pas moins de 20 articles publiés en mai !!! On ne doit pas être loin du record pour Même Esprit !

Mai est passé trop vite pour qu'on aie le temps de vous parler de l'Eurovision !