Un déjeuner romantique dans un restaurant étoilé pour fêter mon anniversaire (en décalé) : l’occasion de découvrir Sola, restaurant du quartier Notre Dame où la gastronomie française s’assortit à merveille d’influences japonaises… Un paradigme tout en raffinement, sophistication et dépaysement, et indéniablement l’un des meilleurs restaurants qu’il nous ait été donné de faire. Sola, qui signifie « ciel » en japonais, n’a pas volé son nom, avec une cuisine délicate et de haute voltige, pas loin de nous y transporter, au 7e ciel !


Le cadre :
Un restaurant propose deux ambiances : une salle française au rez-de-chaussée, toutes poutres apparentes et aux tonalités douces de blanc, beige et bois, pour un décor d’auberge chic et rustique à la fois. Cette salle donne sur le bar et la cuisine ouverte où l’on peut observer les cuisiniers s’affairer. Au sous-sol, la cave voûtée fait office de salon japonais façon « ryokan » : l’on y mange déchaussé autour d’une table basse, pour une ambiance plus zen mais également plus cloîtrée. Pour cette première, nous avons testé le 1er niveau.
Le service :
Un personnel prévenant et à l’écoute, avec une succession de serveurs différents pour presque chaque plat. Hiroki Yoshitake, le chef nippon, a fait ses écoles au Japon, avant de partir faire un tour du monde pour se perfectionner. Il a ensuite travaillé dans de grands établissements parisiens (dont l’Astrance) avant d’ouvrir Sola à 30 ans, avec son associé Ly Youlin. Il est épaulé par un pâtissier formé chez Pierre Hermé, Hironobu Fukano.

Le chef de Sola, Hiroki Yoshitake
A l’arrivée, chaque convive a droit à une petite pastille magique, qui, une fois imbibée d’eau chaude, se gonfle pour révéler une petite serviette parfumée aux agrumes… Un gimmick façon gadget japonais, mais qui fait toujours son petit effet ! Bienvenue chez Sola !
Le menu :
Pas de service à la carte, le repas se compose d’une formule dégustation unique établie selon le marché du jour et l’inspiration du chef : idéal pour les indécis et l’effet de surprise ! Les serveurs s’assurent au préalable des éventuelles allergies ou restrictions alimentaires des clients pour adapter le menu proposé. Nous avons d’ailleurs pu constater que les plats n’étaient pas forcément identiques d’une table à l’autre.
Notre menu du midi se composait de trois mises-en-bouches, une entrée, un poisson, une viande et un dessert. Ce mercredi 20 février, nous avons pu déguster les plats suivants :

Bisque de homard, crustacés, velouté de panais, citron caviar et émulsion de crustacés.
Très savoureux, ça commence bien !

Foie gras mariné au miso et vin blanc, caramélisé au sucre de canne façon crème brûlée, sur son toast grillé, avec jus de foie gras, pomme grillée et racine de cerfeuil.
Le met « signature » du chef : craquant et fondant à la fois, divinement bon !

Bulots avec racine de persil, chips de topinambours, radis et sauce ravigote.
Très parfumé mais dommage, une texture caoutchouteuse des bulots…

Calamars et son encre de seiche, radis noir enroulé, purée de radis, bâtonnets de pomme granny smith et fleur d’oxalys.
Le plus réussi visuellement, une composition magnifique et raffinée, et une alliance exquise des saveurs, avec des calamars parfaitement cuits, au petit goût fumé

Filet de bar grillé, émulsion de coquillages, petits pois, purée de petit pois, lard de Colonnata, asperges vertes, roquette, câpres, petits oignons, gelée de gingembre.
Une cuisson du bar extraordinaire, à peine saisie, ultra-fondante mais à la peau croustillante (il fait l’objet de 3 types de cuisson d’après le serveur) et le lard de Colonnata translucide, une sensation inédite !

Filet de bœuf avec laitue Castelfranco, topinambours frits, purée de topinambour, sauce au jus de viande avec échalotes, oignons, sauce shiso.
Encore une fois, une cuisson et un assaisonnement top.

Ganache chocolat, glace vanille, meringue café, noisettes caramélisées, cacao, crumble, tuile aux amandes.
Un jeu de textures fondant, craquant, doux, corsé… paradoxalement très léger et pas trop sucré… Un délice !

Nuage de soja
Une mignardise vaporeuse pour clore le repas en beauté.
L’addition :
Le menu dégustation du midi présente un excellent rapport qualité / prix : 48 € ! Un tarif très abordable pour un restaurant de cette volée. Le parcours gastronomique rassasie juste comme il faut… Compter 2 bonnes heures pour savourer les mets sans se presser.
Le soir, le menu passe alors à 88 €, assorti d’un plus grand nombre de plats.
Le restaurant propose une sélection de thés japonais, alternatives douces au vin pour accompagner le repas. Notre choix s’est porté sur les thés verts Genmaicha (très goûteux, conseillé pendant le repas) et Gyokuro (plus subtil).

Thé Gyokuro
Notre expérience :
La « Japanese Touch » d’Hiroki Yoshitake apporte toute sa singularité aux plats, à travers un subtil équilibre en bouche des saveurs salées, sucrées et acides. Côté technique, la cuisson, l’assaisonnement et le jeu des textures étaient aussi parfaitement maîtrisés, avec une prédilection pour les saveurs grillées / fumées, et la déclinaison d’un même produit sous plusieurs façons.
En conclusion, ces mets d’une grande finesse ont véritablement fait voyager nos papilles, avec un repas de qualité égale du début à la fin, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.
Nous sommes sortis enchantés de l’expérience Sola, véritable coup de cœur qui mérite amplement sa première étoile au guide Michelin. Dithyrambique, moi ? A vous de tester pour me dire… ;)

Sola, par Hiroki. Y
12 rue de l’Hôtel Colbert – 75005 Paris
M° Maubert Mutualité
Menu du midi : 48 euros (résa déjeuner : 09 65 01 73 68)
Menu du soir : 88 euros (résa dîner : 01 43 29 59 04)
Fermé le dimanche et le lundi.
Site web : www.restaurant-sola.com
La Recoleta au Manoir est un restaurant situé à proximité immédiate de la Porte des Lilas. Son nom quelque peu incongru a pour origine un quartier de Buenos Aires, La Recoleta, connue pour ses attraits historiques et architecturaux. Les environs immédiats du restaurant parisien sont cependant nettement moins attrayants, même un peu lugubres, et la devanture de la « Recoleta » fait davantage penser à une quelconque brasserie de quartier qu’à un restaurant gourmet. Si ce n’étaient quelques indications prometteuses (« viandes argentines », notamment ^^) et les conseils avisés de ma vénérable mère (
mmencer, étaient relativement originales. Pas du goût de Marjorie (mais elle n’aime pas le quart des ingrédients que l’on trouvait dans celles-ci), mais tout à fait appétissantes et comme le dit ma môman, il y a autant d’empanadas différentes que de régions en Argentine. L’autre entrée, la provoleta grillée, s’avère après recherches être une spécialité argentine, un accompagnement classique des asados : c’était succulent, et j’espère pouvoir en faire moi-même prochainement (recette 























Vu la popularité du burger dans ce blog, je me suis dit qu’il était surement temps de vous parler de 


