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Bloc Party (London Olympia, 22 février 2013)

En février dernier il nous a été donné d’aller voir Bloc Party en live.

Le groupe commence à avoir de la bedaine car avec 4 albums à leur actif il va également fêter ses 10 ans d’existence l’année prochaine. Par contre, le souci avec leurs CDs c’est la qualité assez inconstante des chansons, variant du tube qui déchire aux chansons chiantes.

Silent Alarm le premier opus avait enfanté les hits Banquet et Helicopter qui sont sans doute leurs meilleurs morceaux jusqu’à ce jour.


En 2012, Bloc Party est revenu avec un nouvel album, Four, dont j’avais parlé ici, et qui m’a surpris dans le bon sens du terme avec un retour aux chansons qui ont pas mal de pêche mais aussi un son qui a évolué vers plus de dynamisme. Il y a toujours des morceaux un peu plus lents, mais de manière générale je trouve que c’est le meilleur CD qu’ils aient sorti en termes de constance.


C’est pour cette raison que je me suis laissé convaincre d’aller les voir sur scène, et ce pour la troisième fois.

Un rapide commentaire sur la « salle » où nous avons assisté au concert, le London Olympia. C’est plus un centre d’exposition qu’une salle faite pour écouter de la musique et je pense que la raison pour laquelle elle a été choisie, c’est qu’elle peut abriter près de 20000 personnes. Et plus les salles sont grandes généralement, moins le son est de bon augure… Et cela s’est ressenti lors du concert, le son manquait effroyablement de puissance et l’atmosphère était froide tout comme la température dehors.

A part cela, le concert s’est bien passé avec une interprétation nickel de la part du groupe donc pas de reproche à ce niveau-là ; ils ont joué un bon mélange de leurs chansons les plus connues et de celles du nouvel album qui sonnaient bien en live. Cependant, à aucun moment je me suis senti transporté par la musique ; était-ce dû à la salle ?


Seuls les effets de lumière m’ont impressionné ; la pochette de l’album représente quatre cercles de différentes couleurs et ce thème a été repris sur scène et avec jeux de lumières, de lasers et même deux écrans sur les côtés de la salle. Combiné avec la musique, l’ensemble rendait vraiment sympa.


J’ai trouvé la set list sur le net, une vingtaine de chansons, on en a presque pour notre argent !

So He Begins to Lie

Hunting for Witches

Positive Tension

Team A

Real Talk

Waiting for the 7.18

Song for Clay (Disappear Here)

(‘Kele – Tenderoni’ intro)

Banquet

Coliseum

Day Four

The Prayer 

One More Chance

Octopus


Encore:

Kreuzberg

Ares

This Modern Love

Flux

(‘Rihanna – We Found Love‘ intro)


Encore 2:

Ratchet

Truth

Helicopter

 

Meilleure chanson, Helicopter évidemment ! Pas trouvé d’enregistrement décent lors de notre concert, alors je vous mets une de leurs apparitions dans l’excellente émission de Jools Holland :


Un dernier point sur cet article et il concerne la première partie, The Joy Formidable.

Trio gallois qui avait la pêche, ils ont livré une solide performance et j’ai même acheté le CD, que je recommande si vous aimez le morceau suivant :

The Hives (The Roundhouse, Londres, 14 Décembre 2012)

Mais où est donc Randy?

Ça fait un petit moment que je connais et que je suis The Hives, même si c’est vraiment Akodostef qui a été fan en premier et m’a poussé à écouter plus leur musique (au moment de Tyrannosaurus Hives).

Pour ceux qui ne connaissent pas, The Hives sont souvent associés à du punk, bien que leur attitude et les compositions du groupe ne soient pas vraiment dans l’esprit. C’est surement parce que les gens veulent leur mettre une étiquette et que leur morceaux sont énergiques, joués sur un tempo rapide et que les chansons sont souvent très courtes.


Bref, c’est un autre débat…


Avec l’arrivée de leur nouvel album en juin, il s’en est suivit une tournée européenne et donc un passage obligatoire par la capitale anglaise.


C’était avec une certaine excitation que j’attendais de (re)voir le quintet suédois car j’avais déjà pu apprécier un de leur concert pour le précédent album et que sur scène, ils avaient bien assuré !


Et une nouvelle fois encore The Hives ont mis le feu sur scène pendant une heure et demie, ce qui est plus que remarquable quand on voit l’énergie qu’ils doivent dépenser !

La setlist était un savant mélange de leur anciennes chansons et celles du nouvel album (qui leur permettait de reprendre leur souffle car même si les nouveaux titres sont bons, on est loin du tempo des premiers opus) et même si j’ai été un peu déçu de ne pas entendre B Is For Brutus, une de mes chansons préférées, ils se sont rattrapés en jouant Bigger Hole To FIll qui dépote.

Le reste, que des tubes !


Come On! 

Try It Again 

Take Back the Toys 

1000 Answers 

Main Offender 

Walk Idiot Walk 

My Time is Coming 

No Pun Intended 

Wait a Minute 

Die, All Right! 

I Want More 

Won’t Be Long 

Hate to Say I Told You So 

The Hives Declare Guerre Nucleaire 

Bigger Hole to Fill 

Patrolling Days 


Rappel:


Go Right Ahead 

Insane 

Tick Tick Boom 


Deux détails sur le déroulement du concert, un énervant et un marrant ; le premier que j’ai trouvé énervant, c’est le chanteur qui nous servait un laïus entre chaque chanson, amusant au début, un peu chiant à force. Je pense que c’était aussi pour accorder à chaque membre un peu de répit entre les titres (surtout le batteur qui avait l’air d’avoir couru un 100 mètres après chaque chanson un peu pêchue !)

L’autre plus marrant, au lieu d’avoir des roadies à la con qui apportaient les instruments et faisaient la balance, on avait deux ninjas noirs qui jouaient des maracas et du tambourin et ramassaient les micros ou des baguettes pour le batteur. Inutile, mais bien marrant !


Au final, si vous aimez The Hives sur CD il serait dommage de les manquer sur scène. Et pour ceux qui les ont déjà vus, ils assurent toujours un max !


Je vous laisse sur l’une de leur interprétation de Tick Tick Tick Boom lors du concert à Londres.


[La chanson de la semaine] Give me your life (Skip the Use)

Can Be Late, 1er album de Skip the Use

Encore une innovation dans la rubrique La Chanson de la semaine : au lieu de vous dénicher des pépites qui datent d’il y a 5 ans, 10 ans… voire 30, je vais vous parler d’un morceau actuel, d’un groupe qui fait beaucoup de bruit (aux deux sens du terme !) en ce moment, quitte -une fois n’est pas coutume- à me joindre exceptionnellement au buzz qui entoure la sortie de leur premier album Can Be Late.

C’est un peu par hasard que nous sommes tombés sur leur prestation live pour la très chouette émission « L’album de la semaine » sur Canal+. A l’écoute du premier morceau, on était étonnés et agréablement surpris, notamment -mais ça c’est un réflexe assez idiot- parce qu’il s’agit d’un groupe français (Lillois pour être plus précis). C’est en me rapprochant de la télé pour suivre le morceau suivant que j’ai été définitivement emballé : leur son, la voix du chanteur Mat Bastard qui fait à peu près immanquablement penser à celle de Kele Okereke, chanteur de Bloc Party, mais surtout l’extraordinaire qualité de sa prestation scénique, font de Skip the Use un groupe capable de briller largement au-delà des scènes francophones.

J’avais déjà vu rapidement la pochette du disque, et j’avais déduit du look du chanteur, de l’esthétique de la pochette et de la graphie du nom du groupe qu’il devait s’agir d’un groupe punk ou hardcore. En fait après écoute de l’ensemble, leur musique est plutôt d’un rock assez funky, très dansant, mâtiné de pas mal d’électro (les synthés s’entendent même un peu trop à mon goût sur les versions studio des morceaux par rapport aux live, travers classique en production d’album), et même d’un peu de pop : sur plusieurs morceaux (Ghost, Do It Again), on peut entendre une chorale -la même que celle à laquelle a recouru Justice sur son premier album si j’ai bien compris (en tous cas, elle sonne pareil… perso, ce n’est pas du tout mon truc, mais ça a contribué au succès de Justice il me semble) ; il y a même un titre avec des sifflements à la cool (P.I.L). Disco-punk, ça existe, comme genre ? ^_^

L’image de la vidéo que j’ai choisi pour illustrer cette présentation n’est pas idéale, mais il s’agit de la prise du concert pour Canal+ dont je vous parlais en introduction, qui donne à voir très simplement la façon dont Mat Bastard réussit à transmettre sa pêche et à emporter tout le public avec lui, et qui nous a nous-mêmes convaincus à travers l’écran.

Si vous avez aimé cette chanson, vous trouverez d’autres vidéos de qualité sur le Net ; je vous recommande notamment celles-ci : People In The Shadow aux Jam Sessions du Comedy Club, ou une version alternative marrante (et qui permet de voir qu’ils ont pas mal changé de look pour la sortie de l’album) de leur clip officiel de Give Me Your Life.

Et maintenant, la raison pour laquelle j’ai choisi de vous parler de ce groupe avec une certaine urgence : d’une part, leur album est pour l’instant disponible en version limitée avec un CD additionnel 8 titres enregistrés à La Machine du Moulin Rouge ; d’autre part, ils sont actuellement en tournée et seront par exemple à Paris le 22 mars au Bataclan, et à mon avis, ça doit être un sacré truc sur scène : je vous conseille de prendre votre place sans tarder, ça devrait être rapidement complet !

Electric Six (Bataclan, 19 Novembre 2011)

La pochette du dernier album "Heartbeats and brainwaves", de toute beauté comme les précédentes...

On a failli le louper, celui-ci ! L’année dernière, avec Michmuch on avait suivi Electric 6 en concert au Trabendo, à Paris, et un mois après, à Londres ; cette année, comme bébé Michmuch était sur le point d’entrer dans notre réalité, et à peu près à la date du concert, on n’a finalement pris les billets avec Stoeff et Vorti que dans les tous derniers jours (et sans Michmuch).

Le Bataclan était peut-être un peu trop grand pour un concert en France d’Electric 6, puisqu’il y avait pas mal d’espace dans le public… mais celui-ci a compensé en participant activement à l’ambiance -un peu trop parfois même puisqu’on a eu un nombre hallucinant de blaireaux qui montaient sur scène pour -au mieux- se lancer dans un crowd surfing reulou et -au pire- se défroquer et se claquer les fesses ou faire le tour de la scène en laissant au passage son chapeau sur le crâne du chanteur… Vraiment le genre de truc qui me donne envie de mettre des tartes et qui me ruine le plaisir, en tant que spectateur ; Dick Valentine, lui, était remarquablement zen par rapport à ça (il a juste dit à un moment « this is the worst night of my life », mais avec son sourire crispé sociopathe, donc on ne sait pas trop quel était le degré auquel il fallait le prendre) : difficile de réagir autrement pour quelqu’un qui se donne l’image d’un mec complètement barré… mais j’aurais détesté être à sa place.

Pour le reste, malheureusement le concert m’a un peu déçu. D’une part, le son n’était pas terrible (catastrophique même, au début, où on n’entendait qu’à peine le chanteur), même s’il s’est progressivement amélioré ; il aura quand même manqué le clavier sautillant, crucial de After Hours, Down at Mc Donnelz, et I Buy the Drugs

D’autre part, la playlist était moins bonne que l’an passé… Avec tous les bons morceaux que j’ai envie de les entendre jouer sur scène, se taper des titres insipides comme When I Get to the Green Building, Infected Girls ou surtout une version longue de The Future is in the Future fait vraiment l’effet d’une douche froide. J’ai été aussi un peu déçu de retrouver les mêmes jeux de scènes et les mêmes blagues, globalement, que ceux des concerts de l’année dernière (dont j’avais déjà eu double ration) ; j’aurais espéré plus de créativité de la part d’un malade comme Dick.

Bref, heureusement, Electric Six est un extraordinaire groupe avec des morceaux extraordinaires, parce que sans ça le concert de ce samedi ne se serait quand même pas classé bien haut dans mon classement des concerts de ma life.

Je vous mets pour finir une petite vidéo d’un ancien morceau que j’ai redécouvert en me préparant pour le concert et qui a ce fameux clavier sautillant qui a donné plusieurs de leurs meilleurs titres : I Buy The Drugs (avec comme toujours, un clip plein de sens et de bon goût).

Evanescence (Hammersmith Apollo, 4 novembre 2011)

Ils ont légèrement retouché la chanteuse...

Ouais, bon, à la base, je suis pas un fan d’Evanescence.

Le groupe a connu un succès quasi immédiat en 2003 avec le célèbre Bring me to life, et j’avoue avoir été surpris par la réussite qu’ils ont rencontrée ; Evanescence est constitué d’une chanteuse dont le timbre de voix et la tonalité font penser plutôt à quelqu’un qui pourrait chanter de l’opéra et la musique qui l’accompagne est plutôt dans le style métal. La combinaison des deux est intéressante, mais je ne pensais pas du tout que le groupe connaisse un succès public aussi notable.

En y réfléchissant, leur premier album Fallen, même s’il contient quelques riffs, est sous-mixé au niveau de la musique et la voix fortement mise en avant, ce qui ne confère pas une impression de puissance au niveau des guitares ou des autres instruments.

Mais il en faut pour tous les gouts, et la voix de la chanteuse a aujourd’hui conquis des milliers (voire millions) d’afficionados.

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En 2006, Evanescence sort leur deuxième album The Open Door. L’ambiance est légèrement plus sombre que dans le premier opus et c’est pour la sortie de cette deuxième galette que j’avais déjà accompagné ma moitié (qui elle est une « fan ») au concert. A l’époque, j’avais été fortement déçu de leur performance car j’avais eu la même impression que sur les albums, la voix est sur-mixée et on a plus l’impression que la musique est là pour boucher les trous qu’avoir une place à part entière (quoique moindre sur l’album The Open Door).

Néanmoins, les musicos qui accompagnaient Amy Lee, la chanteuse, n’étaient pas des manches donc le concert n’était pas si terrible que ça.

L'album Fallen

Ce qui m’avait vraiment laissé une impression minable par contre, c’était l’ambiance dans la fosse. A 15 mètres de la scène, en plein milieu, je n’ai pas versé une goutte de sueur ; probablement le témoignage de la moyenne d’âge du publicqui devait être de 15 ans environ.

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Apres deux albums et un concert, une impression donc mitigée sur Evanescence : une voix qui certes reste exceptionnelle, mais la musique sous-utilisée tant bien sur les albums qu’en live.

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Cette année 2011 voit le retour sur scène du groupe ainsi que la sortie de leur nouvelle galette éponyme.

Me connaissant lecteur, et après avoir lu ce long préambule, tu te dis que je devais déjà farouchement lever les sourcils quand ma moitié me demandait de l’accompagner une nouvelle fois au concert. Mais je suis un gentleman et avant même la sortie de l’album, j’acceptais volontiers (il faut aussi dire que le dernier concert que j’avais vu était janvier de cette année et que ça me manquait de me faire exploser les oreilles !).

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The Open Door

Ayant acquis l’album quelques semaines avant de voir Evanescence sur scène, je me suis mis à l’écouter plusieurs fois dans la voiture afin de ne pas être perdu la date fatidique venue.

Une première surprise lors de ces écoutes, une évolution musicale significatrice qui permet de distinguer les chansons non pas seulement par la voix de la chanteuse, mais aussi par les différents riffs et rythmes. L’impression globale qui ressort est un album équilibré, avec un son beaucoup moins mélancolique et plus métal que les précédents opus. Après plusieurs écoutes j’appréciais plusieurs de leurs morceaux au point d’être impatient de les voir exécutés sur scène.

La chanteuse est quant à elle toujours fidèle à sa voix et son timbre, capable de chanter dans les plus aigus ou de varier sa tonalité avec un style doux ou plus rock et plus pêchu.

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J’allais donc au concert avec un peu plus d’assurance que la performance allait être meilleure que la dernière fois.

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Mon impression après leur prestation est plutôt positive : les indices du dernier album se sont concrétisés sur scène avec des chansons qui sonnent vraiment métal et un son lourd, bien saturé. La musique était pour une fois un poil trop forte par rapport à la voix de la chanteuse.

Elle a d’ailleurs bien assuré ; on pouvait vraiment apprécier à quel point les chansons sont difficiles à interpréter et même si deux ou trois fois pendant le concert il y a eu des couacs de sa part (il est vrai que quand elle parlait elle avait la voix en vrac, donc il se peut qu’elle n’était pas à 100%), il faut saluer sa performance !

Autre point, les chansons du dernier album sonnaient beaucoup mieux que les autres morceaux, ceci est probablement dû au fait que le groupe qui a écrit les chansons était cette fois-ci sur scène (et non pas d’autres musicos). Surtout, on avait enfin l’impression qu’Evanescence était un groupe à part entière et non pas juste Amy Lee et deux gus qui gratouillaient derrière pour l’accompagner.

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Et le dernier album en date

Je voulais terminer ce billet sur la meilleure surprise du concert : le batteur.

On aurait pu s’attendre à ce que mon attention se porte sur Amy Lee et sa belle voix, mais pendant tout le set j’étais focalisé sur le batteur, Will Hunt, qui nous gratifiait de son style différent et de sa technique qui « dechiou la mamaou »TM.

La première chanson, What you Want, qui est également le premier single du dernier album, donnait le ton : il joue comme un dératé, faisant des mouvements bizarres, comme un ninja, et des changements de mains et des moulinets de baguette pendant la chanson (il m’a fallu quelques minutes pour comprendre qu’il compensait ça en jouant le reste de la partition avec son autre main Oo).

Le sommet a été atteint lors du morceau Going Under où en plein milieu il a balancé sa baguette et a loupé la récupération ce qui l’a obligé à jouer avec sa main nue jusqu’à ce qu’il récupère une autre baguette…

Voilà une vidéo amateur pour illustrer mon propos, désolé de la qualité mais on voit plutôt bien la scène :

Une bonne surprise donc, sans être le concert de l’année, j’ai passé un meilleur moment que ce que j’avais pu anticiper.

GOne à La Goguette (22 octobre 2011)

GOne à la Goguette 22 octobre 2011A part pour le concert de Fresnes-sur-Marne en juin 2010 (où les conditions étaient un peu particulières : Lionel étant absent, on avait joué à 4 avec des morceaux retravaillés pour l’occasion ; quant au public, comme il s’agissait d’une Fête de la Musique avec les associations locales, il était très familial et nous avions donc joué en partie devant des enfants qui se fichaient complètement de ce qui se passait sur scène et qui jouaient à lancer des cerceaux dans les airs devant nous…) nous étions restés près de trois ans sans donner de « vrai » concert (c’est à dire avec un public venu spécifiquement pour écouter notre musique). Organiser celui-ci avait été un petit défi : depuis deux ans, je m’étais composé un petit carnet d’adresses de lieux où on aurait pu espérer jouer, que je contactais par mail ou téléphone sans jamais obtenir de réponse positive. Changeant de tactique, on avait enregistré un CD avec nos compos, et un autre avec quelques reprises, et j’avais tenté de démarcher les bars en me déplaçant cette fois physiquement sur place et en déposant l’un ou l’autre des deux Cds… et sans jamais qu’aucun ne rappelle.

Deux ans de galère, donc, et puis subitement tout s’est débloqué.

Tout d’abord, un premier bar, à Bagnolet, a accepté de nous accueillir. Puis, Lionel a pu décrocher un autre plan, cette fois sur Paris, et qui paraissait plus prometteur. Nous avons donc annulé le premier plan, qui présentait plusieurs inconvénients : d’une part, c’était à Bagnolet, donc un peu excentré par rapport à Paris et moins pratique pour les transports ; la salle était petite et peu aérée, tout le monde aurait crevé de chaud ; l’entrée était payante, sans conso offerte, et ça nous emmerde de faire payer les amis qui nous font le plaisir de venir nous écouter ; enfin, le bar fermait tôt, et ça voulait dire qu’à peine le concert terminé, tout le monde aurait dû dégager rapidement, sans plan de repli pour aller boire un verre et discuter, vu qu’il n’y avait rien d’ouvert à proximité.

Manque de bol, moins d’un mois avant le concert, le bar parisien dans lequel on aurait dû jouer recevait une visite de la préfecture, et se voyait interdire la programmation de concerts parce que ses locaux n’étaient pas appropriés !

La poisse semblait nous poursuivre, mais étonnamment, je suis parvenu à nous dégoter un nouveau plan de secours en deux semaines (après avoir, je rappelle, galéré pendant deux ans sans trouver quoi que ce soit!).

La pochette de notre EP de reprises

Et c’est donc finalement à La Goguette que nous avons pu jouer ce samedi 22 octobre 2011. Le repérage sur place m’avait à moitié inquiété, parce que la salle est relativement petite et que je craignais que tout le monde ne tienne pas à l’intérieur… du coup, on a fait une promo assez discrète et ça a été parfait.

Parfait de bout en bout, au moins de mon côté, comblé par un son qui roulait, une absence de problèmes techniques et (quasiment) de pains, et surtout, surtout, la chaleur du public, enthousiaste et impliqué qui applaudissait, criait, chantait, (dansait même pour certaines !)… ça faisait chaud au cœur (il m’arrive encore deux semaines après de repenser à certains moments de la soirée et de sourire tout seul comme un idiot).

Côté musique, on avait pas mal bossé depuis trois ans. Ca nous a permis d’une part de probablement mieux jouer que les fois précédentes, mais ça nous a permis aussi de proposer une playlist différente à 90% de ce que les gens qui étaient venus nous voir avaient pu entendre ; aussi bien au niveau des reprises, puisqu’on avait sélectionné en priorité des morceaux qu’on n’avait jamais joué sur scène (dont deux morceaux qu’on avait commencé à travailler qu’un mois avant), qu’au niveau des compos puisque ce concert a été l’occasion pour nous de jouer 10 de nos propres morceaux, dont plus de la moitié qu’on n’avait jamais joués sur scène. Les enregistrements, même imparfaits, qu’on a pu faire pendant la soirée, me fourniront les illustrations dont j’avais besoin pour reprendre la série d’articles que j’avais prévu d’écrire il y a bien longtemps pour parler un peu de chacun de nos morceaux, et que je publierai bientôt, au fur et à mesure.

On a aussi pu tester deux choses sur lesquelles j’aimerais assez travailler par la suite : d’une part, c’était la première fois qu’on jouait Le jour où la Terre ralentit, première de nos compos chantée en français plutôt qu’en anglais, version alternative de The day the world went slow (qui compte maintenant 3 versions différentes puisqu’on avait déjà une version « acoustique » et une version « électrique ») et qui, je crois, fonctionne pas mal. A voir maintenant si j’arrive à écrire des textes en français qui me satisfassent pour nos autres compos…

D’autre part, nous avons ce soir-là joué une reprise retravaillée (essentiellement par Arnaud) du Enjoy The Silence de Depeche Mode, et j’aimerais assez qu’on s’approprie comme ça d’autres morceaux, qui combinent du coup la qualité d’être familiers à ceux qui les écoutent, tout en étant un peu plus « nos » morceaux. On verra si j’arrive à entraîner les autres sur cette piste.

Quoi qu’il en soit, ce concert à La Goguette du 22 octobre 2011 aura été une excellente soirée pour moi, et je redis ici un grand merci à tous ceux qui nous ont fait le plaisir de venir nous écouter, qui ont donné de leur énergie et manifesté leur enthousiasme pour que l’ambiance soit au top pendant toute la soirée. ENCORE MERCI !

Rock en Seine (3e jour)

La journée a été plus courte pour nous sur ce troisième jour, en partie à cause de la programmation, en partie parce que c’était le troisième jour d’affilée, et en partie parce que c’était dimanche… dommage, pour le coup il n’avait pas plu !

J’aurais bien jeté une oreille à Cherri Bomb, un quatuor de jeunes filles plutôt jolies et qui jouent fort, qui à mon avis sentent pas mal le « produit » fabriqué, mais après tout il y a bien pléthore de groupes rock dont le fait que les membres soient des filles, et plutôt jolies, n’est qu’une qualité incidente sans conséquence sur ce que vaut leur musique. « Malheureusement » (entre guillemets, parce que sur le fond, cette histoire m’en touche une sans bouger l’autre comme qui dirait), encore une fois la curiosité n’était pas suffisamment forte pour vaincre notre tendance naturelle à arriver à la bourre. Résultat, on n’a entendu que la fin de leur dernier morceau donc il me paraît difficile de juger. Il me semble quand même que, sincères ou pas, dans la situation qui est la leur (un peu trop jeunes, suspicieusement jolies, et donc avec encore plus de choses à prouver que les autres groupes émergents plus « ordinaires » présents sur le festival), les filles du groupe sont obligées d’en rajouter pas mal (et donc en en faisant trop, elles perdent en authenticité, et c’est le serpent qui se mord la queue). « Time will tell« , a dit le prophète Bob. Pour le clin d’œil, je vous mets en illustration leur reprise (ah, déjà, le principe de faire une reprise pour lancer sa carrière… si c’est pas marketé, ça…) de The Pretender des Foo Fighters : vous pourrez réécouter l’original dans mon article précédent, qui chroniquait le concert lourdingue du groupe de Dave Grohl.

 

 

Miles Kane est l’un des buzz du moment, et j’étais étonné qu’on ne lui attribue que la Scène de l’Industrie, la plus petite des 4 du festival. Sans surprise, elle était du coup massivement encerclée par le public, venu nombreux écouter celui qui fut le partenaire d’Alex Turner (leader et chanteur des Arctic Monkeys) au sein des Last Shadow Puppets, et surtout auteur du récent gros tube, Come Closer. Le set a commencé sur un morceau bien péchu, plutôt plaisant ; mais ensuite, même si Miles Kane lui-même était relativement irréprochable (à part pour le choix de son pantalon), bon chanteur, bon musicien, bon animateur de la scène et porté par un public qui le suivait et l’encourageait gaiement, ses chansons étaient de plus en plus fades et lentes. Le show s’est heureusement terminé sur deux morceaux plus énergiques, et notamment le fameux Come Closer, que je considérais comme un peu trop « facile », mais qui est réellement efficace, il faut bien le reconnaître, et surtout que Kane sait parfaitement exploiter sur scène, le rendant plus puissant et sachant parfaitement entraîner le public à chanter avec lui (bon, ok, c’est plus facile avec un gros tube à base de « ahahahaha ! ohohohohoho ! », mais quand même). Au final, un sentiment mitigé : Miles Kane a le potentiel pour être un super rocker, mais pas encore les morceaux.

Quand on avait vu The Horrors à Rock en Seine, il y a deux ans, je connaissais mal le groupe, mais j’avais vraiment apprécié leur prestation, et l’évolution globale de leur musique, de la branche « punk » du gothique (à la Alien Sex Fiend) vers la branche « cold wave », façon The Cure de la trilogie Seventeen Seconds/ Faith/ Pornography, la pochette du deuxième album des Horrors étant, disons, légèrement « inspirée » de celle de ce dernier (la proximité est d’autant plus frappante quand on connaît le son des deux albums – vous pourrez vous en rendre compte en écoutant ci-dessous cette bonne prise live de l’excellent Scarlet Fields).

Pornography, de Cure

Primary Colors, de The Horrors

Le concert de cette année a un peu moins bien marché. En partie parce que personnellement je trouve que leur dernier album, Skying, est moins bon que Primary Colors. En partie aussi parce que cette fois, le groupe réussissait moins bien à nous attirer dans son univers et à nous plonger dans l’atmosphère particulière de leur musique malgré la lumière du jour… dommage, car leur version de Scarlet Fields était particulièrement bonne ce jour-là, grâce à la puissante distorsion sur la guitare de Joshua Hayward, qui donnait presque une voix humaine à ses déchirements et atteignait la qualité tripante de ceux du Only Shallow de My Bloody Valentine.

Avant d’entendre les Deftones pour la première fois (c’était il y a… 14 ans ! Oo), je croyais que c’était un groupe de métal qui faisait du gros bruit, un peu bourrin. Et puis, j’ai entendu un de leurs morceaux (c’était Be Quiet and Drive, que je vous mets en illustration ci-dessous, avec l’espoir que ce morceau vous conquière comme il m’a conquis à l’époque… et pour le plaisir de revoir Chino mince !), et ça a été le coup de foudre. Les Deftones font effectivement du bruit, c’est indéniable. Leur son est lourd, ça crie souvent, et parfois comme dirait Stoeffler, en crachant du verre pilé. Mais il y a aussi une particularité du son des Deftones qui les distingue de tous les autres groupes de métal, de nu-métal ou de ce que vous voulez qui existe par ailleurs, notamment depuis leur fabuleux album White Pony (top 3 de mes trois albums préférés de tous les temps) : la mélancolie qui sourd de leur musique, par la fausse lenteur de leurs tempos, par la voix de Chino Moreno, par les sonorités des samples qu’ils ajoutent à leurs guitares,… et qui fait que je peux avoir envie d’écouter les Deftones autant quand j’ai envie de péter un mur de colère que quand je suis triste et que j’ai besoin d’un compagnon de solitude.

Malheureusement, chaque fois que j’avais été les voir en concert, autant j’avais aimé l’ambiance (ça bouge dans un concert des Deftones ! Vorti et moi gardons notamment en mémoire un concert pendant lequel on n’avait pas pu rester les uns à côté des autres tellement les mouvements du public nous promenaient dans tous les sens), autant d’un point de vue purement musical, ça avait été chaque fois la déception, parce que le son n’était jamais à la hauteur. Du coup, j’allais au concert de Rock en Seine avec plaisir parce que c’était quand même les Deftones, mais sans trop grosses attentes, parce qu’en plus ils jouaient sur la Grande Scène, qui a déjà elle-même de gros problèmes de basses : comme l’analysait très justement Vorti la veille, cette scène oblige les spectateurs à choisir entre la musique (en se plaçant à 200m de la scène, où le son devient audible) ou l’ambiance (en s’approchant de la scène pour voir le show et participer au chaos)… c’est moche !

Trop déçu par le son sur les précédents concerts des Deftones, j’ai pris le parti pour cette fois de privilégier le son, et on s’est donc positionnés au niveau des relais d’enceintes, à bien 200m de la scène… Mais quel pied de voir ce concert en vérité ! La playlist était extra (l’avantage des festivals, dans lesquels les groupes jouent plutôt leurs meilleurs morceaux que juste ceux de leur dernier album), faisant la part belle à White Pony, avec un final d’enfer sur deux morceaux de leur premier album, le son était bon, et surtout, ça m’a fait tellement plaisir de voir Chino déchaîné, bondissant partout, et donnant toute la mesure de sa voix exceptionnelle, autant dans les clairs que dans les saturés ! C’est un concert dont je me souviendrai longtemps, pour le plaisir qu’il m’a procuré. Les Deftones ne sont pas morts ! (une note à ce propos en passant, le bassiste Sergio Vega, qui remplace Chi Cheng, assure super bien le poste, avec un jeu énergique et un chant déchiré qui complète parfaitement celui de Chino)

 

BILAN DE CE ROCK EN SEINE 2011 :

Une plutôt bonne année, avec pour moi quelques bonnes découvertes (General Elektriks bien mieux en live qu’en studio, Edward Sharpe and the Magnetic Zeros, Cage the Elephant, Birdy Hunt, Wu Lyf), quelques confirmations (CSS, The Kills, Interpol, The Horrors), et surtout trois excellents concerts, un par jour :

- Biffy Clyro, incandescent

- Arctic Monkeys, super pro

- Deftones, dévastateurs

Je me souviendrai longtemps de ces trois-là :)

Rock en Seine 2011 (2e jour)

L’une des éditions de Rock en Seine n’avait été que vent et poussière tant l’été avait été sec, cette année c’était décidément plutôt pluie et k-way… heureusement, les averses ne nous ont gâché aucun concert et comme nous nous étions bien équipés (capes de pluie et chaussures de rando), les conditions ne nous ont pas posé trop  de problèmes (il faisait froid quand même, et parfois ça jouait sur la capacité à s’enthousiasmer…).

J’avais prévu d’arriver tôt aujourd’hui, mais nous sommes finalement arrivés au milieu du set de Cage the Elephant, on ne se refait pas. Le groupe joue punk ou rock selon les morceaux, avec une variation de registre qui surprend un peu ; je suis pour ma part plutôt acheteur des morceaux rock, leur punk étant un peu trop bruyant à mon goût (mais bon : c’est du punk en même temps). Le chanteur bouge beaucoup et se donne à fond,  il monte sur le public -quand je dis « il monte », je veux dire « il monte » : c’est pas du crowd surfing, il arrive à marcher pratiquement sur les gens des premiers rangs, qui le soutiennent en lui faisant la courte échelle-, et il finit en se roulant par terre. C’était pas mal, mais ça ne m’a pas complètement convaincu musicalement parlant… en fait c’est en écoutant leurs morceaux en rédigeant ce billet que je me rends compte qu’en vérité plusieurs de leurs titres plus récents, moins punks, sont pas mal du tout ! ^_^. Je vous mets un de ces bons morceaux en illustration, où le phrasé presque rap du chanteur apporte une dynamique originale que j’aime assez.

Birdy Hunt est un groupe français qui commence juste à émerger, dont je ne connaissais rien et qui a été une surprise d’autant plus heureuse. Je n’ai pas réussi à trouver de vidéo qui permette de rendre l’énergie du groupe parce que les enregistrements studio sont (comme souvent, j’en sais quelque chose) trop plats, et qu’aucune des prises amateurs de leurs concerts n’est vraiment audible. Sachez donc que le groupe a une excellente énergie sur scène et joue un rock sautillant qui ne donne jamais l’impression de passer sous la barre des 120 bpm, à l’instar de groupes comme les Wombats, les Rakes et autres de cette mouvance. Ils proposent leur EP en téléchargement gratuit sur leur site ; même si les morceaux ne traduisent pas la pêche de leur concert, ça vous donnera quand même une idée de la qualité de leur musique. Un groupe à suivre !

Ca a ensuite été la grosse averse sur Rock en Seine, et Marion et moi, assis sur la petite butte qui longe le côté de la Grande Scène, étions bien contents d’être enveloppés dans nos capes de pluie qui nous protégeaient complètement et nous gardait autant que possible au chaud. The Streets a commencé son show un peu en retard à cause de l’averse, mais Mike Skinner s’était visiblement lancé le défi de réchauffer la foule ; son jeu avec le public paraissait un peu forcé au départ, mais je salue néanmoins le geste parce qu’il faut bien reconnaître qu’il a fini par réussir, le bougre ! Après qu’il aie demandé à tous de s’accroupir en hommage à feue Amy Winehouse (après qui -souvenirs, souvenirs- il devait jouer la première année où elle a annulé sa venue), voir tout le monde se redresser en bondissant d’un coup pour repartir avec la musique était assez réjouissant, surtout que le concert s’est ensuite fini sur leurs morceaux les plus rocks, dans une belle apothéose. C’était officiellement le dernier concert de The Streets ; si vous ne connaissiez pas le groupe je vous laisse découvrir avec cet extrait d’une de leurs premières chansons le flow particulier de Mike Skinner, son chouette accent, et l’ironie gentiment blasée de ses textes qui m’avaient séduit sur leur premier album, puis un peu moins ensuite, hélas.

J’aimerais bien, bien aimer CocoRosie. L’originalité de leur univers et de leur musique est évidente, j’aime bien leur voix et l’une des deux sœurs est une magnifique chanteuse, il y a des choses très séduisantes dans leur musique… mais malheureusement, à quelques fulgurances près, je ne suis jamais attiré dans leur monde et la beauté de leurs compositions m’échappe… La grande Scène de la Cascade n’était pas forcément non plus le lieu idéal pour installer leur petit théâtre : ça passe mieux à mon sens dans les conditions dans lesquelles la vidéo ci-dessous a été réalisée (je vous recommande de l’écouter, même si mon commentaire général est négatif : ce n’est pas parce que moi je n’ai ni cœur ni âme que ça ne vous touchera pas, vous !). Pour le concert de ce soir-là hélas, il n’y a pas eu de miracle, ni pour moi, ni pour Vorti, qui écoutait la musique mais en pensant généralement à autre chose.

On avait vu Interpol en concert il n’y a pas si longtemps. Comme on aime tous les deux le groupe, et que le concert du Zénith avait été plutôt bon, Vorti et moi étions optimistes quant au concert de ce soir. Pas de surprise au final : comme au Zénith, le concert était sympa, mais toujours statique et dépouillé niveau interaction avec le public, quelques chansons (un peu moins qu’au Zénith) étaient jouées sur un tempo trop rapide ; leur playlist reste toujours solide, Slow Hands et The Heinrich Maneuver s’imposant comme deux de leurs meilleurs morceaux.

Wu Lyf est LE buzz du moment. Par principe, j’ai tendance à être pas mal anti-buzz primaire, et ça me joue parfois des tours. J’interprétais a priori aussi la construction de leur nom (Wu Lyf est l’acronyme de « World Unite Lucifer Youth Foundation ») et le design foutraque de leur site comme des signes d’un pseudo art-rock à concepts branchés qui m’énerve. Mais en allant prospecter sur leur site avant le festival, je leur avais trouvé des sonorités proches de celles des Cold War Kids dont j’ai adoré le premier album… Je crois que c’est le son clair de la guitare qui m’y a fait penser (jetez une oreille à la vidéo ci-dessus, vous comprendrez peut-être mieux ce que je veux dire), et l’originalité de leur musique d’une façon générale. Je ne l’avais pas remarqué à ce moment-là, mais il s’agit également d’un quatuor, où le chanteur joue aussi du clavier (ici, de l’orgue); la voix du chanteur, totalement déchirée, est par contre aux antipodes de celle de Nathan Willett (de Cold War Kids). J’étais donc content de cette opportunité de les entendre jouer à Rock en Seine pour me faire une idée plus concrète de leur musique. A la sortie du concert, je n’étais pas plus convaincu que ça par ce que j’avais entendu, mais au moins les types me paraissaient plus sincères, et presque attachants (le chanteur a franchement plus l’air d’un clochard fébrile que d’un chébran qui se la pète). Et en écoutant leur album pendant que je rédige ce billet, je trouve leur musique quand même assez séduisante, donc je m’y ré-intéresserais très certainement.

J’ai mis du temps à aimer les Arctic Monkeys, alors que tout aurait dû me plaire d’emblée dans leur premier album : leur son est indiscutablement rock, c’est pêchu, le chanteur a un chouette accent et une voix grave sympa, les compositions sont intelligentes et originales, les gars ne sont clairement pas des manches aux instrus… Manque de pot, j’ai commencé à aimer les premiers albums au moment où les nouveaux albums qu’ils sortent se font de moins en moins bons (comme me le faisait remarquer Stoeffler, plus ça va, et plus leur musique se fait lente et perd en pêche). Heureusement, sur scène, rien à voir ! Le concert était excellent, les quatre anglais jouant leurs morceaux à la perfection, Alex Turner assurant l’animation de la scène par une attitude minimaliste mais classe. Le son était bon, la playlist d’enfer… A la hauteur de leur réputation et au-delà : je retournerai les voir sur scène à la première occasion. Un seul regret : alors qu’ils sont bien revenus pour un rappel (c’est rare en festival, mais personne ne jouait sur leur scène après eux), ils n’ont pas joué Fake Tales of San Francisco, leur meilleur morceau ! Pour me consoler, c’est ce morceau que je vous propose d’écouter ci-dessous.

Rock en Seine 2011 (1er jour)

Quand j’étais au lycée puis à la fac, je faisais pas mal de prospection pour découvrir des groupes méconnus mais qui auraient mérité un plus grand succès… aujourd’hui paradoxalement, je ne m’y consacre pratiquement plus, alors que le Net permet de faire ce genre de recherche beaucoup plus facilement. C’est pourquoi j’aime aller chaque année à Rock-en-Seine, qui est l’occasion de faire le plein de découvertes aussi bien pendant la préparation de mon programme (j’écoute tous les groupes sur les trois semaines qui précèdent le festival) qu’une fois sur place, certains groupes confirmant sur scène l’impression qu’ils m’ont fait sur enregistrement, d’autres dépassant mes attentes, et d’autres encore me faisant préférer leurs versions studio (ce que je ne considère pas comme une faiblesse : c’est juste une façon différente de faire de la musique, et certains effets ou certaines ambiances passent simplement beaucoup mieux sur le support « propre » d’un enregistrement).

La première journée de Rock en Seine cette année commençait plutôt mal, puisqu’il avait plu encore le matin, et que la météo s’annonçait au mieux nuageuse… musicalement par contre, tout a bien commencé avec un premier concert d’Edward Sharpe and the Magnetic Zeros, un groupe assez foutraque qu’Elise et Pierre nous avaient fait découvrir dans la voiture pendant notre road-trip aux USA cet été. Composé d’une large famille d’une dizaine de musiciens joyeux tournant autour d’un chanteur charismatique et anticonformiste, le groupe joue une musique disons indie folk /pop avec parfois des ambiances western… Je ne suis pas sûr que tous les mecs présents sur scène soient vraiment utiles (la nana à l’accordéon, par exemple, ou le percussionniste qui joue en plus du batteur…), mais le bordel sur la scène fait partie du truc. J’ai surtout aimé leurs chansons joyeuses et leur capacité à entraîner leur public, pas facile à faire en concert d’ouverture, en plein après-midi, alors que les gens arrivent juste du métro, des queues des files d’attente, et qu’ils viennent de se faire jeter leurs bouteilles d’eau à l’entrée par les gars de la sécurité. Je vous mets une petite vidéo de ce groupe qui a tout pour devenir culte ; désolé pour ceux qui connaissent déjà et qui considèrent ce morceau comme la malédiction d’Edward Sharpe, celui qui les a fait découvrir et qu’ils sont désormais condamnés à jouer partout, mais je me sens moi-même obligé de choisir le morceau qui a le plus de chances de donner envie à nos lecteurs d’en écouter davantage ensuite : Home.

Nous n’avons avancé que de quelques mètres pour rejoindre la scène suivante et le groupe français Beat Mark. J’ai entendu dans leur musique le potentiel de groupes que j’aime beaucoup, la distorsion sonore dense (et le chant grave) de The Jesus and Mary Chain, dans la lignée du revival shoegazer dont The Pains of Being Pure at Heart semble être le porte-drapeau actuel. Mais les espaces extérieurs ne sont pas le meilleur cadre pour jouer une musique noisy, et leur son ne rendait pas grand chose. Surtout leur prestation était trop froide, mais il faut dire que le public l’était aussi, affreusement… et c’est une relation circulaire, qui se nourrit dans les deux sens. En fait, après avoir réécouté ce matin leur album, je trouve que leurs versions enregistrées ne sont pas à la hauteur de leur ambition non plus (bon, au moins, on entend moins que la fille ne chante pas bien), mais je trouve qu’il y a quand même quelque chose d’injuste à la façon dont tout ça fonctionne : je crois que si le groupe était n’importe quoi sauf Français, et qu’il était un tout petit peu connu, il aurait eu droit à un super accueil. Mais dans les conditions de ce vendredi en tous cas, ça ne pouvait pas marcher -et ça n’a pas marché.

La meilleure surprise de la journée a été Biffy Clyro. Je connaissais déjà un peu la musique du trio Ecossais, mais j’avais du mal à déterminer ce que j’en pensais… une partie de ce qu’ils jouent -notamment certains refrains- sonne comme l’émo-punk que je déteste, la production de leurs albums est parfois un peu trop léchée. Mais une autre partie de ce qu’ils jouent ne ressemble à rien d’autre et s’avère très original, et particulièrement osé en matière de construction des morceaux. C’est ce qui m’avait donné envie de les voir sur scène, et là franchement, au vu de leur interprétation fiévreuse, il n’y a plus le moindre doute à avoir quant à leur sincérité, leur originalité, leur maitrise technique,… c’était prenant, plein de patate, et décidément comme rien d’autre, aussi bien au niveau du son que de l’animation de la scène. Je suis conquis à mort, je retourne les voir sur scène à la première occasion, et en attendant je vais récupérer leurs albums et me repencher sur les deux que j’ai déjà.

C’est Michmuch qui nous a conduit sur la scène suivante, pour voir Odd Future, collectif de rap censé révolutionner le genre. Bon, je vais esquiver le commentaire pour cette fois parce que je ne connais rien du groupe, je ne m’y connais pas assez en rap, je ne parle pas suffisamment bien anglais pour comprendre les gars qui chantent et que du coup je ne sais pas si l’impression de fouillis et la saturation des basses est volontaire ou juste un mauvais tour de la sono. A priori, pas mon truc, en tous cas, et je n’ai pas vu non plus la révolution par rapport à ce que je connais du rap.

Il nous a fallu un peu de temps pour retrouver Vorti sur la Scène de la Cascade pendant que jouait Herman Düne. Le temps de dire bonjour, de prendre des nouvelles, tout ça, on n’a écouté les ballades folk (on parle souvent d’anti-folk quand on situe Herman Düne, personnellement, c’est non !) plaisantes du groupe que d’une oreille distraite. Je vous laisse écouter leur tube actuel, le premier morceau d’eux que j’aie entendu bien que le nom du groupe me soit connu depuis trèèèèès longtemps sans que j’aie pour autant pris la peine de les écouter (et la malédiction continue, mais je n’ai jamais pu me contraindre à écouter sérieusement un album de folk en entier, je sature trop rapidement) : c’est un très chouette morceau même s’il ne suffit pas à me faire enfin m’enthousiasmer pour ce genre musical.

Dilemme ! Il a fallu ensuite choisir entre CSS et Funeral Party, qui jouaient à la même heure sur eux scènes différentes. J’ai réussi à négocier d’aller plutôt voir ces derniers, dont tout le monde dit tant de bien en ce moment. Je n’avais pas été bluffé par l’album, et j’attendais de voir le groupe sur scène (où il est censé être incandescent) pour être convaincu… mais non, pas plus que sur disque, le chanteur a beau crier tout ce qu’il peut (il peut un peu moins que sur CD), leur punk dansant ne m’emballe pas assez pour même me faire taper du pied. Du coup, on a switché après 4 morceaux pour aller voir CSS à la place sur la Grande Scène, et même si j’avoue avoir un peu honte de le reconnaître (une honte que je ne m’explique pas, parce que j’aime beaucoup Le Tigre et les groupes de cette mouvance), leur rock électro est bien plus efficace pour faire bouger les pieds, la tête et les fesses. Et si je reste dubitatif quant aux qualités de la chanteuse, leurs basses groovy et leurs rythmiques sautillantes, comme la qualité générale de leur prestation ce jour-là m’ont fait regretter qu’on n’y ait pas assisté en entier.

Il était prévu ensuite d’aller écouter Kid Cudi, rappeur dont on ne connaissait rien, mais dont la vidéo de Pursuit of Happiness proposée sur le site de Rock en Seine était prometteuse. On s’est rendus compte en faisant la queue pour acheter nos grecs que le show avait du retard, au point qu’on a cru qu’il allait être simplement annulé ; il a finalement commencé quand on s’est, nous, décidés à aller rejoindre la Grande Scène pour écouter The Kills, tant pis.

Je le sais bien pourtant, que c’est toujours une mauvaise idée de manger en écoutant un concert : il m’a fallu un peu de temps (celui de se débarrasser de nos sandwiches, en gros) avant de rentrer vraiment dans le show. Il faut dire aussi que la batterie est assurée par une boîte à rythme préenregistrée, il n’y a donc qu’une guitare pour tout instrument sur la scène ; le reste de la musique consistant essentiellement en boucles répétitives, et les paroles ne comportant guère plus de quelques lignes, la musique minimaliste du duo peut passer pour du foutage de gueule (à noter quand même pour le concert de ce soir, la montée sur scène de deux choristes pour habiller efficacement deux titres en milieu de set). Leurs sonorités saturées, sombres et inquiétantes, le rythme hypnotique et le chant grave et imprégné d’Alison Mosshart réussissent pourtant à créer la magie et l’atmosphère d’un show pas très souriant mais pas mal réussi dans son genre. Leurs nouveaux titres m’ayant bien plu, ce concert m’aura au moins convaincu d’acheter leur dernier album, Blood Pressures (que j’avais manqué), et de retourner les voir dans des conditions plus propices (je pense que leur musique se prête mieux à des salles obscures et enfumées qu’à de grandes scènes de plein air). Je joins une bonne prise live d’un de leurs meilleurs titres, URA Fever, pour me consoler de la version jouée à Rock en Seine, inaudible.

J’avais prévu d’aller découvrir Jamaica ensuite, mais Élise préférait voir  General Elektriks. Ce que j’en avais entendu a priori était trop acid/free-jazz-trip-hop mollasson pour moi, mais Élise avait fait remarquer qu’ils étaient super sur scène, et on est donc partis là-dessus. Je ne pense toujours pas que j’écouterai leurs albums, mais après le concert de ce soir, je pourrais effectivement sans problème les revoir sur scène parce qu’ils sont effectivement très bons. Leurs musiques gagnent énormément en patate, leur son est dix plus puissant et efficace, et leur jeu de scène est entraînant : c’était vraiment très bien, la meilleure surprise de la journée (hop, je vous mets plutôt une vidéo d’un live, que vous puissiez juger par vous-mêmes).

J’avais eu à la naissance des Foo Fighters, saluée unanimement par le public comme par la presse cette fameuse réaction un peu conne dont je vous parle de temps en temps, et j’avais boudé de pure mauvaise foi les quatre ou cinq bons morceaux de leur premier album. Ce que j’avais entendu des albums suivants m’avait par contre vraiment paru inintéressant et c’est donc en toute bonne foi que j’ai ignoré la suite. Et puis un jour, on a tenté de reprendre leur récent Pretender avec mon groupe, et j’ai bien dû reconnaître que la chanson était super. Et en regardant un peu plus tard un documentaire qui était consacré à leur carrière et qui les rendait plutôt sympathiques, je me suis demandé si je n’étais pas passé à côté d’un groupe qui valait mieux que ce que j’en avais peut-être jugé hâtivement : c’est pour ça que j’étais content de pouvoir les voir ce soir à Rock en Seine (comme quoi je suis quand même un mec ouvert !). J’ai pourtant rapidement déchanté, parce qu’en réentendant leurs tubes (hormis ceux de leur premier album, qu’ils n’ont pas joués) formatés et sans saveur, ça m’a rappelé pourquoi je ne les aimais pas. Quant à la prestation scénique, Dave Grohl ne chantait pas, il beuglait ; le show était parsemé de petites animations à l’américaine, plus appropriées pour un spectacle familial que pour un concert rock. Je n’ai vraiment pas aimé. Et quand je me suis retourné vers les autres pour leur demander s’ils étaient ok pour partir, tout le monde a dit oui tout de suite, ce qui est assez parlant. Allez, je suis sympa, je vous mets la vidéo de ce fameux bon titre qu’ils ont sorti pour vous faire éventuellement découvrir un truc chouette, mais ne vous laissez pas duper pour autant, le reste est complètement surfait !

Interpol au Zénith (Paris, 15 mars 2011)

J’ai découvert Interpol avec un peu de retard, mais dès leur premier album, Turn on the bright lights, néanmoins. J’avais beaucoup aimé.

En revanche, quand est sorti leur deuxième album, Antics, j’ai eu l’impression que leurs nouveaux morceaux étaient calqués sur un modèle qui se répétait d’un titre à l’autre, avec des couplets relativement lents et des accélérées et des boosts de son sur les refrains : une formule efficace, qui donne des refrains qu’on a envie de reprendre avec eux, mais qui, trop systématiquement utilisée sur tous les titres de l’album, m’avait vite lassé, et donc déçu.

Lorsque nous étions allés les voir sur scène au Zénith de Paris cette année-là, j’avais été renforcé dans mon sentiment, et en fait au bout d’un moment j’avais commencé à trouver le concert long et répétitif, et j’avais fini par avoir hâte que ça s’arrête, ce qui ne m’arrive pas souvent.

Par ailleurs, la vraie personnalité du groupe pour moi était Carlos Dengler, le bassiste, qui avait une attitude stylée, et une écriture très originale (qui s’entend surtout sur le premier album) ; or, Carlos, lassé de son instrument et de tourner avec le groupe en général, l’a quitté en 2010, et il est remplacé depuis par des bassistes plus ordinaires ; les lignes de basses des 3e et 4e albums sont beaucoup moins atypiques, et comme le remarquait Stoeffler, elles avaient pourtant énormément contribué à définir le son d’Interpol.

Du coup après je me suis pas mal détaché du groupe, je n’ai écouté le troisième album (Our love to admire) que d’une oreille distraite, et idem pour le 4e (et dernier en date), Interpol.

La critique dithyrambique de Stoeffler sur le concert de décembre 2010 à Brixton auquel Margharita l’a invité pour son anniversaire m’a fait m’interroger sur mon jugement, puis m’a conduit à réécouter un peu les disques, et finalement, à nous prendre des places pour leur concert à Paris en février dernier.

Bon. Je reconnais qu’après réécoute, il y a beaucoup de titres très bons sur les 2e et 3e albums (je reste réservé sur le 4e, mais c’est peut-être juste parce que c’est le dernier et que j’ai l’air d’avoir besoin d’un peu de temps à chaque fois pour accepter leurs nouveaux titres -ça doit être l’âge qui me rend réactionnaire, sans doute ;) ), et que je suis donc revenu sur l’impression générale de déception  qui m’était resté de cette époque.

Néanmoins, je reste assez sceptique pour ce qui concerne leurs prestations scéniques. Je ne sais notamment pas ce que Stoeffler, ou Paul Banks (le chanteur), avaient pris ce soir-là, mais l’un des deux devait être sous influence pour que Stoeffler juge que Banks avait (je cite) « une présence phénoménale sur scène », alors que les deux fois où nous l’avons vu nous, il s’est contenté d’enchaîner les morceaux sans mettre la moindre animation (je sais pas, il a peut-être prononcé dix mots pendant la soirée…) ; après Carlos Dengler, c’est du coup maintenant Daniel Kessler, le second guitariste, qui a le plus de présence sur scène, mais sans que ça suffise, loin de là, à rendre l’ambiance sur scène électrique.

Au-delà de la comparaison avec le concert qu’a vécu Stoeffler, que penser de celui-ci ?… eh bien, mon avis est mitigé. D’un côté, je n’ai pas ressenti cette impression de lassitude que j’avais eu au premier concert et la playlist était à peu près parfaite -ils ont joué tous leurs titres que j’aime bien, Obstacle 2 mis à part). Les morceaux qui créent une atmosphère étaient particulièrement bons, réussissant bien à créer l’ambiance voulue (voir la vidéo de relativement bonne qualité de Lights, ci-dessous, et l’ambiance lumineuse tripante qui accompagnait la prestation).

Mais d’un autre côté, les titres « énergiques »étaient systématiquement joués avec un tempo supérieur au rythme du disque. Parfois ça peut être une bonne idée pour donner encore un peu plus de pêche au morceau ou pour marquer la maîtrise technique du groupe (j’ai cru que c’était leur intention sur le premier morceau qu’ils ont joué comme ça (Evil)) ; mais pour le coup, j’ai trouvé que ça empêchait complètement de suivre le rythme, trop rapide pour qu’on puisse bouger dessus, et donc rapidement, j’ai arrêté d’essayer et je me suis retrouvé à simplement assister au spectacle au lieu de me sentir dedans. Dommage.

Quant au son, il était décent mais pas extraordinaire (le chant en particulier était un peu sous-mixé), mais je blâme plutôt le Zénith pour ça.

Au final donc, un concert moyen dont je me souviendrai essentiellement parce qu’il aura été l’occasion pour moi de reprendre contact avec ce groupe qui est quand même franchement bien… du moins sur CD.