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En mars sur Même Esprit

Comme en chaque début de mois depuis le début de l’année, je vous propose ce rapide sommaire rétrospectif, au cas où vous auriez loupé quelque chose !

En mars sur Même Esprit, on a donc parlé comme souvent :

En Mars sur Même Esprit, pas un mot sur les actes d'un déséquilibré

- de Musique ! Avec les Chansons de la semaine : ça a dépoté en début de mois, avec d’abord Give Me Your Life des étonnants Français de Skip the Use, puis avec un morceau plus ancien et plus extrême, P4 de Mass Hysteria. Stoeffler a pris le relais pour la première fois dans cette rubrique pour nous parler de Retreat des Rakes ; Somebody That I Used to Know de Gotye, qui m’a donné l’occasion de mener une petite enquête sur les conditions qui ont conduit au succès international de ce morceau ; et la dernière Chanson de la semaine était un titre un peu particulier puisqu’il s’agissait d’une des compos de mon groupe GOne, dont nous avons réalisé une version en français : Le Jour Où La Terre Ralentit.

- de Séries, avec une déception du côté d’Alcatraz, dont à la fin de sa première saison, notre spécialiste Ayastan regrette qu’elle n’aie pas tenu toutes ses promesses.

- On a moins parlé de Cinéma ce mois-ci (il faut dire que personnellement ça doit faire trois mois que je n’y ai plus mis les pieds…). Stoeffler nous a quand même parlé de The Descendants d’Alexander Payne (dont je soupçonne qu’il l’avait lui-même vu il y a un certain temps…), mais ça a été tout.

En Mars sur Même Esprit, on n'a pas parlé de la façon dont les sondages et les médias conditionnent ce que doit être l'actualité et se font parfois heureusement surprendre

- dans la catégories Bouquins, Jika nous a parlé de Pourquoi j’ai mangé mon père, un classique de l’Américain Roy Lewis qu’il a ressorti récemment de ses étagères, puis Stoeffler nous a présenté The Windup Girl de Paolo Bacigulapi (La Fille automate, en édition française), un roman d’anticipation.

- On est parti en Voyage à Winchester, dans le Hampshire en Angleterre avec Stoeffler

- Ça n’arrive pas souvent sur Même Esprit, mais Jika nous a parlé Théâtre, et plus précisément de la pièce Dernier Coup de Ciseaux, un classique international dans lequel le public entre en interaction avec les acteurs sur scène.

- Je vous ai parlé rapidement d’une courte expo Photo (elle continue jusqu’au 22 avril !) à la Fondation Henri Cartier-Bresson, qui présente des photos du Français Henri Cartier-Bresson et de l’Américain Paul Strand, prises au début du 20e siècle lors de leur voyage au Mexique.

- Vous avez pu découvrir un Jeu de stratégie sur IPhone : La Guerre des Roses, que Jika vous recommande.

- enfin pour finir, j’ai abordé un sujet qu’on pourrait classer en Sciences/ Société, avec cette grande investigation menée par moi-même pour comprendre pourquoi ma télé (comme ma chaîne hifi, comme ma Box HD,…) reste en veille quand je l’éteins.

Et en avril, qui va parler de quoi, alors ?

Dernier coup de ciseaux

Dernier coup de ciseaux est une création théâtrale d’origine américaine, qui a battu aux States des records de longévité (plus de 30 ans !) et connu le succès dans le monde entier (près de 9 millions de spectateurs).

Cette comédie policière et interactive a pour cadre un salon de coiffure des quartiers chics (en l’occurrence, parisiens).

M. Romain Canard, coiffeur gay body-buildé en mini-short et Réjane Lefoul, shampouineuse sexy au décolleté vertigineux et aux jambes fuselées, gèrent la boutique. Au-dessus de leur salon, la propriétaire de l’immeuble, Isabelle Snerzni, est une ancienne virtuose de piano qui a depuis des années pour seul don d’énerver M. Canard lorsqu’elle se lance dans ses gammes.

Alors que deux clients, dont l’un manigance visiblement quelque chose avec Réjane, attendent leur tour dans le salon, une habituée des lieux, Mme Bioret, fait son entrée.

Entre autres allées et venues dans le salon de ces personnages hauts en couleurs, voire stéréotypés, on apprend qu’Isabelle, la propriétaire de l’immeuble vient d’être assassinée !

La police arrivée sur les lieux leur indique avec certitude que l’assassin est encore présent dans le salon et que l’on compte donc 4 suspects : Mme Biolet, Réjane, Romain et M. Mercoeur, un client.

Cette première partie de la pièce, d’une quarantaine de minutes, prend fin lorsque le lieutenant Solivérès annonce que pour tirer l’affaire au clair, il va organiser une reconstitution, et qu’il a pour cela besoin de toute l’aide possible, et en l’occurrence, du public.
Là, chacun se prend au jeu surtout que les personnages font exprès d’oublier ce qui pourrait être compromettant pour eux. Solivérès interpelle souvent le public, et nombreux sont les spectateurs qui auront remarqué tel ou tel détail infime dans la mise en scène et qui interviendront non sans s’attirer les menaces ou les dénégations des acteurs incriminés.

Cette mise en situation est plaisante : à l’inverse de Céline, j’y ai trouvé quelques longueurs ici ou là, mais les personnages sont attachants et hyper énergiques, peut-être un peu caricaturaux (même si comme le dit Canard le coiffeur gay : « Dans les années 90, j’aurai été cliché, aujourd’hui je suis vintage »).

Nous avons en tous cas beaucoup ri, que ce soit des situations ou des répliques qui sont parfois très drôles. Il y a bien eu un ou deux bafouillages ici ou là au niveau du script, mais c’est globalement, mais inégalement, très bien joué.

Après la reconstitution vient l’entracte, durant lequel le lieutenant de police va prendre un verre au bar en face du théâtre, invitant tous les spectateurs motivés à venir lui soumettre leurs hypothèses. Durant cet intermède, le spectacle continue sur scène, et une spectatrice volontaire s’est même vue offrir un shampoing avec massage du cuir chevelu :D

A la reprise du spectacle, Solivérès fait part au public des délires de certains spectateurs (y compris l’attendu « Colonel Moutarde dans le salon avec le chandelier »), et c’est encore une fois les capacités d’improvisation des acteurs qui donnent lieu à des scènes très drôles (même si je ne doute pas qu’au bout de quelques mois à jouer la même pièce et à se voir poser les mêmes questions, les comédiens soient en fait au taquet et parés à toutes les éventualités).



Après être allé voir Elisabeth Buffet (clic) et Sophia Aram (que je vous recommande absolument ! Clic !) ces dernières semaines, nous avons passé un très bon moment grâce à cette pièce atypique.

Et j’ai bien aimé quand nous sommes entrés dans un petit restaurant à 150 mètres des Mathurins lorsque la tenancière nous a demandé : « Alors ? C’était qui le coupable ce soir ? »…