Comme je l’expliquais dans mon billet précédent, je suis très en retard dans l’écriture de mes articles donc ceux qui les trouvent trop longs d’une façon générale seront enchantés d’apprendre que comme ce qu’il y a à dire sur Radiostars est très simple, ce billet sera l’un des plus courts que j’aie jamais écrits !
Donc en gros : le film raconte l’introduction d’un jeune comique de stand-up raté dans une troupe d’animateurs radio, au moment-même où leur show cesse d’être numéro 1 des émissions du matin. Comme tous sont des mecs qui se foutent de tout et de tout le monde, autant quand ils faisaient le succès de leur radio on leur passait tout, autant dès ce moment-là, le patron de la station les fait brutalement redescendre sur terre : ils vont devoir faire une tournée en province pour reconquérir leur public. Et cette aventure va naturellement leur faire recréer des liens que la routine et le succès avaient affaibli, et permettre au petit nouveau de s’imposer comme un chaînon décisif du succès de la troupe.
Bon. L’histoire est donc vraiment bateau, et pour le coup elle est même plutôt mal servie, par un personnage central (le petit nouveau) terne et jamais ni drôle ni attachant, et des scènes supposées marquer les étapes de la reconquête du public absolument pas cohérentes ni crédibles (en gros, les mecs qui sont marrants quand ils déboulonnent tout le monde redeviennent populaires quand ils deviennent tout gentils avec leurs auditeurs… mouaif).
Et pourtant, Radiostars est un film que je recommande, à tous ceux qui aiment les vannes caustiques essentiellement, parce qu’il remplit malgré tout sa fonction essentielle : on rit souvent, et il y a notamment une scène à pleurer de rire (un truc qui ne m’était plus arrivé depuis… je ne sais même plus quand au cinéma). Je poste la vidéo qui suit uniquement pour ceux qui ont vu le film et qui voudraient réécouter ce moment énorme -je déconseille à qui que ce soit d’autre de lancer la vidéo, ça ne vous ferait vraisemblablement pas rire, et ça vous gâcherait le moment dans le film si vous le voyez plus tard.
Radiostars est un film réalisé par Romain Levy, dont c’est la première réalisation ; pour le coup, si le film est drôle, c’est davantage pour la qualité des dialogues et le jeu des acteurs (avec en tête Manu Payet, très à l’aise dans un rôle qui semble taillé pour lui, et Clovis Cornillac parfaitement crédible en chef de bande bougon et vanneur sans pitié). On aurait pu avoir, en plus de la comédie qui claque, un bon feel-good movie ; le film ne parvient pas suffisamment à produire cette alchimie malgré un final qui rattrape presque les faiblesses de parcours sur ce plan. Ce sera peut-être pour le prochain film de Romain Levy ; en attendant, les amateurs d’humour caustique se régaleront déjà largement avec ce Radiostars qui se contente « seulement » d’être une très bonne comédie… c’est déjà pas mal !



Je me souviens encore de la sortie de SpiderMan ou l’annonce de celle des X-Men au cinéma… A une époque, les films de super-héros étaient plus que rares au cinéma, et pour le geek de base, chaque sortie était digne d’intérêt. Aujourd’hui que le public des geeks des années 80 est devenu trentenaire et qu’il a les moyens de se payer les entrées au ciné, les DVD et le marchandising qui tourne autour, on compte bien cinq ou six films de super-héros par an, et il y a donc moyen de faire le tri entre ce qui est digne d’intérêt et le reste (


urprise (aux deux sens du terme), Night and Day est un film léger, qui a pour seule ambition de faire passer un bon moment au spectateur. Amateurs exclusifs de films moldovalaques, à plusieurs niveaux et/ou de rêves imbriqués, passez votre chemin !


manifestement mouvementée ; entre autres, le futur marié a disparu, à moins de deux jours de la cérémonie. Les trois compères vont alors tenter de reconstituer les évènements passés afin de retrouver leur pote, et ils croiseront alors toute une flopée de personnages hauts en couleurs. Là, le film change de registre : alors que jusque-là on était dans la comédie habituelle (le père de la mariée prête la superbe voiture de famille au gendre, en lui demandant d’en prendre le plus grand soin et on SAIT dès lors qu’elle sera défoncée), dès le réveil du premier des compères, l’humour devient nettement plus percutant, jusqu’à la fin, quelque peu consensuelle.
