Archive

Articles taggués ‘expression’

Etranger en son pays

18/08/2010 9 commentaires

Il est curieux de voir que l’on peut parfois être ou devenir un étranger en son propre pays.

C’est au détour d’une simple question, posée par une amie étrangère que m’est venue cette impression : on ne connait parfois même pas le b.a.-ba de sa ville, sans parler de celui de son pays.

.

Saviez-vous d’ailleurs, que l’expression b.a.-ba (que personnellement je ne savais pas du tout écrire), que l’on emploie pour désigner les notions élémentaires à savoir sur quelque chose, est tirée de la méthode d’apprentissage de la lecture dite syllabique : celle-ci repose sur la création de sons par assemblage de syllabes. D’où le B et le A qui donnent assemblés BA.

.

On peut parfois être un étranger en son propre pays…

Même si vous êtes en vacances, attention à ne pas quitter le pays trop longtemps si vous êtes d’origine étrangère, une nouvelle loi pourrait vous empêcher de rentrer !, vous n’avez pas pu manquer les récents débats sur la déchéance de la nationalité française.

Le point de départ, le prétexte, trouvé à ces projets de proposition de loi est l’affaire Lies Hebbadj, que l’on avait évoqué ici-même il y a quelques temps (vous vous souvenez certainement de cet homme soupçonné de polygamie et de fraude aux allocations, accusé récemment de viol par une de ses compagnes).

(En passant, on peut se demander ce qui a provoqué le reflux des souvenirs de ces agressions sexuelles survenues entre 2003 et 2007…)

http://vidberg.blog.lemonde.fr/ (indispensable !)

Dans le même ordre d’idée que lors de l’article sur la burqa, je suis extrêmement étonné de ce que je peux lire ici ou là : d’après un sondage IFOP pour Le Figaro publié début août, 80% des français, toutes opinions confondues, seraient favorables à la déchéance de la nationalité française pour les ressortissants d’origine étrangère coupables de polygamie ou d’incitation à l’excision (mais seulement 70% en cas d’atteinte à la vie d’un policier ou d’un gendarme…) .

En revanche, « seulement » 55% des sondés seraient en faveur de peines de prison pour les parents de mineurs délinquants qui ne respecteraient pas les injonctions de la justice.

Je me pose des questions sur la véracité et en tous cas sur la fiabilité d’un sondage publié de la sorte, en plein été.

Et je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu’un français sur deux juge acceptable d’emprisonner des parents dont les enfants ne respectent pas la loi : que fera-t-on des voyous orphelins ?? On ira sonner chez les grands-parents ? Que fera-t-on des mineurs ayant grandi dans des familles d’accueil et/ou à la DDASS ? On sanctionnera les fonctionnaires en charge ?

Outre mon incompréhension de ces chiffres assez curieux (d’autant plus curieux que je n’ai pas l’impression que le gouvernement soit actuellement très populaire), je ne conçois pas que l’on puisse moralement sanctionner différemment François, qui brûle une voiture et Mouloud, qui brûle une voiture. Que l’on puisse supprimer des allocations à telle famille dont les enfants sèchent les cours (!!!), mais que telle famille plus aisée ne se voit pas sanctionnée de manière équivalente.

C’est manifestement de la provocation, du populisme de bas étage : c’est médiocre (et même plus ?).

Et est-il normal, en regard de ces propositions, que les détournements d’argent public, les abus de biens sociaux, les corruptions, et les blanchiments de nos amis politiciens soient parfois sanctionnés par une simple inéligibilité temporaire (un exemple parmi d’autres) ?

J’imagine, j’espère, que si cette loi était effectivement votée, elle serait aussitôt sanctionnée par le Conseil Constitutionnel.

.

Si tel n’était pas le cas, je crois que nombre de français, et non pas seulement ceux à qui l’on retirerait la nationalité, commenceraient à se sentir étrangers en leur propre pays…

.

Promis, demain, vous connaîtrez la question d’origine, sa réponse, et bien entendu plein d’autres choses inutiles :-)

.

Night and day

18/08/2010 6 commentaires

Le synopsis de Night and Day n’est qu’un prétexte à cette comédie d’action : June Heavens (Carmeron Diaz, 1m75), une belle et ingénue jeune femme, rencontre plus ou moins par hasard le séduisant Roy Miller (Tom Cruise, 1m70 sur talonnettes), qui s’avère être un espion hors pair poursuivi par la CIA qui voit en lui un traître s’apprêtant à vendre un important secret industriel à un trafiquant d’armes sans scrupule.

.

Saviez-vous d’où vient l’expression « hors pair », qui signifie « hors du commun » ?

Le mot pair est issu du latin ‘par’ ou ‘paris’ signifiant ‘égal’ s’est dit ‘peer’ au Xe siècle puis ‘per’ au XIe (on retrouve aujourd’hui cette égalité dans le mot ‘parité’, par exemple). ‘Pair’ ne s’utilisant plus que dans certains contextes, ce mot a été remplacé par ‘pareil’ de nos jours.

La signification initiale de « sans per » était donc « sans pareil ». Et « hors pair » ou « hors du pair » puis « hors de pair » voulait d’abord dire « au-dessus des choses semblables ». Ensuite, le simple « au-dessus » a été amplifié pour aboutir à quelque chose de « très au-dessus » ou d’exceptionnel.

.

Dans ce film réalisé par James Mangold, inconnu au bataillon même s’il a également réalisé l’honorable 3h10 pour Yuma, June sera entraînée aux quatre coins du globe à la traîne d’un Roy dont elle ne saura , jusque dans les derniers instants, si elle doit lui faire confiance ou pas.

Le scénario, parfaitement prévisible et attendu, tient en ces quelques lignes : sans surprise (aux deux sens du terme), Night and Day est un film léger, qui a pour seule ambition de faire passer un bon moment au spectateur. Amateurs exclusifs de films moldovalaques, à plusieurs niveaux et/ou de rêves imbriqués, passez votre chemin !

Le duo Diaz-Cruise fonctionne bien : ce sont deux acteurs que j’aime bien (surtout l’une des deux, en fait), et le couple est relativement crédible. J’ai trouvé assez sympa que Tom Cruise se prête à l’autodérision, lui qui a une réputation plutôt rigide, et j’ai retrouvé en June le potentiel comique de la Cameron Diaz de « Mary à tout prix » (le dernier film vu avec elle, The Box, m’avait quelque peu déçu).

Le film alterne scènes d’actions et situations comiques à un rythme extrêmement soutenu, sans aucun souci de vraisemblance : ici, point  de réalisme scénaristique ni même dans les scènes d’actions, qui sont bien heureusement traitées au second degré. Ca virevolte, ça mitraille, ça escalade, ça explose à tout-va, et nos deux héros s’en sortent sans égratignure.

A propos de la réalisation, deux points à noter : le premier est négatif et concerne les toutes premières minutes du film, lorsque l’on voit June dans un escalator de l’aéroport. La scène est filmée sur deux plans, et derrière elle, on voit tantôt un couple un peu âgé et tantôt deux gardes de l’aéroport.

Je sais que c’est un peu enconner les diptères, mais c’est le genre de détail qui m’irrite, (le pire pour moi étant les scènes où les acteurs transportent des sacs ou des valises supposément pleins et qui sont visiblement vides).

Le second point, positif celui-là, concerne les scènes où Roy drogue June, et qui sont mes préférées. Je pense qu’il vaut mieux avoir vu le film pour comprendre de quoi je parle, mais en dehors du ressort comique assez réussi de ces scènes, j’ai trouvé qu’elles étaient vraiment bien rendues (surtout la première).

Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre en allant voir Night and Day, mais j’espérais passer un bon moment : c’est un peu le bon côté des cartes cinéma illimitées, ça permet de ne perdre que son temps et pas, en plus, son argent. Au final, cette rencontre entre Ethan Hunt (le personnage joué par Tom Cruise dans Mission : Impossible) et « Mary à tous prix » (qui fut longtemps ma comédie préférée) a été une très bonne surprise. Malgré l’affiche, qui donnait un peu le ton, je ne m’attendais pas à ce second degré qui sauve le film plus d’une fois, et ça faisait longtemps que je n’avais pas passé un si bon moment devant une comédie.

Un film grand et bon public, que je recommande donc en ces temps humides et moroses.

.

.

Cook & Go

02/08/2010 Aucun commentaire

Cela faisait longtemps qu’avec Céline, nous souhaitions tester les cours de cuisine (Atelier des chefs, Atelier des sens ou autres smartbox).

Suite à un opportun cadeau de mes parents à Céline, nous nous sommes donc inscrits il y a quelques semaines sur le site http://wwww.cook-and-go.com, et avons programmé notre cours pour vendredi dernier.

Il s’agissait d’un cadeau d’anniversaire ; saviez-vous d’ailleurs, que le laser dont c’est aujourd’hui, 2 août, l’anniversaire (50 ans !) est un acronyme ? Il signifie « Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation » soit en français : amplification de lumière par émission stimulée de radiations.

A l’inscription, nous avions été invités à choisir le menu (entrée, plat, et dessert) parmi 3-4 possibilités, et après avoir finalisé la commande, le site nous informait que nous recevrions sous peu la confirmation du rendez-vous. En milieu de semaine dernière, n’ayant toujours rien reçu, je joignais non sans peine le restaurant du 15ème (il en existe également un dans le 17ème), afin de me faire confirmer le cours.

Ca ne commençait pas forcément super bien, mais Céline et moi étions tout de même impatients.

Le jour J (expression dont l’origine remonte à la seconde guerre mondiale et plus précisément au débarquement du 6 juin 1944, soit dit en passant), à l’heure H, on était donc un petit nombre (n) de clients devant la boutique (car dans un restaurant, on mange ! Et le principe de Cook & Go, c’est comme son nom l’indique : tu cuisines et tu rentres manger chez toi). C’est en arrivant que nous avons compris que non seulement, donc, on ne mangeait pas sur place mais que l’on ne cuisait pas les aliments non plus (j’avais d’abord pensé que l’on devrait passer la tambouille au micro-onde) : je commençais à mieux comprendre le pourquoi du comment ça pouvait être aussi bon marché comparativement aux formules classiques.

Après avoir été installés autour d’une belle table, équipés (petits tablier, balance, cul de poule et ustensiles divers), on nous a proposé des petits pupitres sur lesquels étaient disposées les recettes ; et ce fut la seconde surprise du soir : alors que je m’attendais à un cours de cuisine autour d’une recette, on a eu droit à une recette agrémentée de quelques trucs de cuisine… Nous espérions être mis au contact d’un véritable chef de cuisine, qui dispenserait un cours tout en nous  apprenant à préparer un plat ; à la place, on nous a appris à lire une recette ligne après ligne, agrémentée ici et là  de quelques trucs et astuces…

Car le maître-mot de Cook & Go, c’est l’au-to-no-mie : en d’autres termes, on vous met à une table, on vous file de quoi préparer votre repas et vous n’avez plus qu’à suivre la recette. Pas exactement un cours de cuisine, en somme… Mais si vous avez des questions, vous pouvez tout de même les poser aux « chefs », deux petits jeunes agréables mais dont je ne pense pas qu’ils aient jamais bossé dans un restaurant… Le côté sympa, c’est que les divers ingrédients proposés pour toutes les recettes semblaient  de très bonne qualité, joliment présenté et tout et tout, des pommes de terre bouillies aux fraises équeutées, des tomates confites aux dés d’orange caramélisés.

.

Saviez-vous, d’ailleurs, d’où vient l’expression « Apporter des oranges » (en prison) ? Tout commence à cause du sénateur Béranger, qui, à fin du XIXe siècle, fut surnommé le « Père-la-pudeur », roi de la censure et obsédé par la bonne moralité de ses concitoyens (il était un farouche opposant à l’émancipation des femmes et à leur droit au plaisir).

Mais il ne faut pas pour autant être complètement négatif sur ce monsieur : c’est aussi lui qui a fait instituer le sursis assorti aux peines des délinquants primaires non dangereux, leur donnant ainsi une possibilité de se racheter.

Mais encore une fois, pourquoi des oranges ?

Cela remonte à 1892 où, sur dénonciation de ce sénateur trop moraliste, quatre jeunes demoiselles, dont Marie-Florentine Roger, dite Sarah Brown, furent jugées car elles étaient accusées de s’être montrées presque nues dans les rues pendant le défilé du bal des Quat’zarts (élèves de l’école des Beaux-Arts à Paris, à ne pas confondre avec les ‘Gadzarts*’, ingénieurs issus des Arts et Métiers).
L’affaire fit grand bruit à l’époque et, en attendant que le verdict tombe, le poète Raoul Ponchon composa ces deux vers :

« O! Sarah Brown! Si l’on t’emprisonne, pauvre ange,
Le dimanche, j’irai t’apporter des oranges. »

En passant, sachez que c’est le même Raoul qui écrivit  « Quand mon verre est vide, je le plains. Quand mon verre est plein, je le vide ».

* un célèbre « Gadzart » a donné son nom à une station de métro (ligne 5) : Jacques Bonsergent fut en effet le premier civil fusillé par les allemands durant l’occupation.

.

Le cours devait durer une heure ; comme ça a été un peu le bordel, on est finalement restés près d’une heure trente, emportant dans des barquettes notre petit repas ainsi qu’une bouteille de vin.

La bonne surprise de la soirée, c’est que le dîner a été réellement très bon, de l’entrée au dessert en passant par le vin : réellement succulent. On s’était gardé un peu de cookie pour le lendemain, et il était encore meilleur.

.

.

Au final, le bilan est mitigé : pendant la séance, j’étais extrêmement critique, mais après coup, et surtout après avoir mangé ce que l’on avait préparé, je trouve que c’était tout de même un moyen ludique de préparer un bon repas. On est je crois, je suppose, j’espère, très-très loin des cours de cuisine classiques, que pour le coup, j’ai toujours envie d’essayer, mais le concept Cook & Go, pour peu que l’on sache à quoi s’attendre, est intéressant et trouve visiblement son public.

.

Pour information (et tant pis pour le tabou du montant du cadeau), en cherchant un peu sur le net, des réductions permettent de trouver des séances pour deux personnes pour un peu moins de 50 €.

La Tough Guy Competition

06/02/2010 11 commentaires

Chaque année a lieu dans les West Midlands anglais la Tough Guy Competition. Cette course l’épreuve sportive en un jour la plus dure du monde : même Jack Bauer, qui comme chacun sait est tout de même un gars robuste habitué à passer de sales journées, n’a jamais tenté cette compétition. Peut-être dans la 8ème saison, qui vient de commencer ?

Revenons à la Tough Guy Competition ; elle avait donc lieu il y a quelques jours, fin janvier (il existe aussi une version estivale de la course, appelée Nettle Warrior), et après avoir signé leur « death warrant », un document exonérant l’organisation de toute responsabilité en cas de décès (on n’est pas là pour rigoler !), les 5000 participants se sont élancés à l’assaut des 21 épreuves que comporte la course : après un cross initial de 9,6 km, les concurrents ont dû grimper des murs et s’arracher les mains sur des cordes ; ramper dans un tunnel étroit autrefois utilisé pour les eaux usées ; négocier les « tentacules de la méduse », des câbles pendants, dont certains envoient une charge électrique assez puissante pour faire sursauter un taureau ; traverser des étangs remplis de boue et de crottin de cheval ; parcourir des bottes de foin en feu ; nager dans de l’eau glaciale à travers un tunnel sous-marin ; ramper dans la boue sous des fils barbelés ; se frotter à des orties de 1,80m…
La bonne nouvelle, c’est que malgré toutes les blessures enregistrées (crises d’hypothermie, fractures, foulures, coupures, etc.), il n’y eut pas un seul mort (mais tout de même 2100 abandons sur les 5000 personnes au départ).

En passant, vous n’êtes pas sans savoir qu’il faut éviter de se baigner juste après avoir mangé, n’est-ce pas ? Parce qu’il y a un risque important d’hydrocution ? Oui, mais encore ? C’est quoi une hydrocution ? Quand j’étais gamin, je croyais que le risque de l’hydrocuisson c’était que l’eau recuise les aliments déjà ingérés et que pour une raison ou une autre, ce n’était pas bon. Là où ma compréhension butait, c’est que ça ne posait pas de problème de voir juste avant de baigner, et que les risques étaient les mêmes pour les aliments froids et chauds. Bref, c’était pas du tout ça :D
En réalité, lorsqu’on est en train de digérer, beaucoup de sang est envoyé autour des intestins pour récupérer les nutriments. Hors, la digestion génère de la chaleur (c’est pour ça qu’on a chaud après un bon repas) donc ce sang est ensuite envoyé en masse à la périphérie du corps et les vaisseaux se dilatent pour lui permettre de se refroidir efficacement.
Quand on plonge rapidement dans l’eau froide, tous les vaisseaux qui étaient dilatés se contractent d’un coup et cet afflux de sang parvient d’un coup au cœur qui n’apprécie pas forcément et cela peut provoquer un malaise : c’est l’hydrocution.

Et l’hydrocution, on ne s’en remet pas avec un simple remède de bonne femme !

Ha, vous saviez d’où vient cette expression ? Du latin  »bona fama » ou de l’italien  »buona fama », ce qui signifie « bonne renommée » : les remèdes de bonnes femmes sont donc en réalité des remèdes de bonne  »fame », qui jouissent d’une bonne réputation !

Pour en revenir au sujet, les participants de la Tough Guy ne sont pas uniquement soldats, pompiers ou athlètes. On trouve également des milliers de  « civils », qu’ils soient anglais, écossais, américains ou encore allemands en mal d’aventures. Et tout ça pour quoi ? Rien, si ce n’est la satisfaction d’avoir survécu et dépassé ses limites. Certains trouvent même le parcours trop sérieux, trop facile. Ceux-là ont une imagination sans limite pour pimenter leur malheur : on rencontre féquemment des « tough guys » en tutu ou en « mankini » à la Borat, en costume-cravate ou déguisés en superman… Certains se donnent du courage en emmenant leur planche à repasser ou un crocodile gonflable.

Les organisateurs se vantent d’avoir créé le parcours le plus ardu au monde, dépassant même ceux conçus pour les entraînements militaires. Et pourtant, cela partait de bonnes intentions… Avant d’être un génial sadique, Mr Mouse – Billy Wilson de son vrai nom – est un généreux personnage. En 1976, le fermier crée un refuge pour chevaux abandonnés et y emploie des délinquants et des personnes handicapées. Tout cela coûte cher, et Wilson a l’idée de la Tough Guy Competition, à laquelle les participants doivent payer l’inscription (de 100 à près de 200 euros).
Aujourd’hui, la Tough Guy mobilise des milliers de participants, des centaines de sauveteurs, des journalistes, du public, et même, ultime honneur, fait la Une de Même Esprit !

J’imagine que si je devais un jour concourir à cette compétition, je ne ferai pas long feu…

Faire long feu… Drôle d’expression, n’est-ce pas ? Alors qu’en se limitant à la sémantique, on pourrait croire que c’est plutôt positif (faire beaucoup de feu avec peu de bois, avoir certaines aptitudes sexuelles dignes de Youtube, etc.), c’est tout l’inverse : au temps des mousquets (« ha ha ha, mousquet ! » Private joke), il fallait placer une mèche puis charger de la poudre, placer de la bourre, ensuite la balle, et enfin tasser le tout avec une longue tige.
Après ce fastidieux procédé, il arrivait que la poudre trop humide ne détonne pas, mais brûle lentement. S’en suivait alors, malgré tous ces efforts, un coup raté à cause d’un feu trop « long », pas assez explosif pour faire partir la balle.
Faire long feu, c’est donc ne pas réussir, ne pas produire l’effet voulu.

Je disais donc qu’il est certain que je n’irai pas au bout, rien que l’idée de courir 10 bornes en string avec une planche à repasser dans une main et Céline dans l’autre me refroidit, mais le reste des épreuves a l’air… « fun » : on y va quand ?