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Little Fernand – L’atelier du Hot-Dog

Ecrin à hot dog du Little Fernand

L’ « écrin à hot-dog » du Little Fernand : très pratique pour manger la première moitié de son hot-dog sans se tâcher. Ça se complique un peu sur la deuxième moitié, mais ça reste quand même assez pratique.

J’ai la chance de travailler au cœur de Paris. J’en profite du coup pour aller à l’occasion déjeuner au Big Fernand, qui se situe en gros à 10mn à pied de mon taf (en marchant vite – mais je marche vite). C’est ce que j’ai voulu faire ce midi, mais malheureusement en arrivant à portée de vue de l’entrée du restaurant, j’ai vu la longueur de la file d’attente, et compris que j’allais devoir changer mes plans.

C’est là, au moment où j’étais sur le point de me résoudre à me contenter d’une salade de betteraves bio acheté à la supérette, que j’ai été sauvé par… Little Fernand !

On nous en avait parlé lors d’un précédent passage au Big Fernand, mais je n’y croyais qu’à moitié. Pourtant, ils l’ont bien fait ! Le Little Fernand est le pendant du Big, version hot-dog. On y retrouve le même esprit que chez son grand-frère : une petite salle, un espace archi-réduit pour la cuisine avec plein de monde qui s’affaire derrière, un service vivant et sans complexe. Les plats sont préparés à la demande et pourtant ils sont prêts pratiquement dès la fin du passage en caisse, ce qui est une grosse qualité par rapport aux autres pseudo-fast foods (lire notamment : Le Camion qui fume) : ici, quand vous voyez une longue file d’attente, c’est parce qu’il y a vraiment du monde, pas parce que ça prend une plombe de préparer votre plat (je ne dis pas que ce n’est pas bien de prendre du temps pour faire de la bonne bouffe, mais quand on compare le temps de préparation d’un burger au Big Fernand avec celle d’un burger du Camion qui fume, et alors que les burgers du premier sont meilleurs, il y a quand même un problème…) !

Les ingrédients sont de qualité, le pain bon et bien cuit et j’ai retrouvé avec le « Bzzz » les saveurs que j’avais adoré dans le « Victor » du Big Fernand (mélange sucré-salé avec la fourme d’Ambert, les oignons confits,…) ; reste que les viandes du Big sont parfaites en termes de consistance, de cuisson, etc, et que les saucisses du Little, si elles sont peut-être elles aussi excellentes – comme personnellement je suis moins friand de saucisses (ha ha, friand, saucisse, tout ça…), je suis moins connaisseur (y compris de mes propres goûts et attentes) en la matière- m’ont moins emballé.

Ce sera probablement le challenge du Little Fernand : réussir à trouver un public amateur de saucisses, là où d’une part capter les fans de burgers était bien plus simple pour le Big et où d’autre part les consommateurs habituels de hot-dogs ne sont pas franchement habitués à payer 12€ leur menu… (encore qu’on trouve aussi des burgers à tous les prix si on est prêt à sacrifier la qualité, donc finalement ce n’est pas vraiment un argument)

L’une des chances du Little Fernand à l’inverse sera peut-être sa proximité avec le Big : j’imagine qu’une fois que son existence sera mieux connue (les deux restaurants ne sont pas juste à côté l’un de l’autre contrairement à ce qu’on pensait que ce serait : le Little est au 45 rue du Faubourg Poissonnière, le Big au 55, il y a 100 mètres entre les deux ; du coup, je ne pense pas que tous les clients sachent que l’autre resto existe), il y aura pas mal de gens qui tout comme moi, en voyant la file d’attente au Big, se « rabattront » vers un Little de secours (qui restera un très bon plan, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit).

A essayer donc, pour tous les amateurs de « finger food », de saucisses, du Big Fernand et puis allez, de bonne bouffe en général ;)

Menu du Little Fernand

Le menu lui-même fait déjà pas mal envie… :)

En bonus, voici la carte avec les différentes recettes et menus proposés :

- Le Meuh ! : Saucisse boeuf-porc, Vache qui rit, Oignons frits, Relish (cornichons cuits dans du caramel au beurre salé), Moutarde gingembre, Ketchup au vinaigre balsamique

- Le Bzzz ! : Saucisse veau-volaille, Fourme d’Ambert, Oignons confits, Moutarde cidre et miel, Ketchup au vinaigre balsamique

- Le Rrrrr ! : Saucisse veau-porc, Tartare (ail & fines herbes), Oignons frits, Moutarde cidre & miel, Ketchup au vinaigre balsamique

- Le Bêêêê ! : Saucisse veau-volaille, Chèvre, Éclats de noisette, Courgette grillée, Moutarde moût de raisin

- Le Houyou-youille ! : Saucisse boeuf-porc, Vache qui rit, Relish, Tabasco, Oignons frits, Moutarde piment d’Espelette

Ces sandwich-maison sont proposés à 10 € seuls. Il est possible de concevoir son propre hot-dog pour 7 € en choisissant la composition de sa saucisse (boeuf-porc / veau-porc / veau-volaille), puis son assaisonnement (moutarde cidre et miel / moutarde gingembre / moutarde moût de raisin, moutarde piment d’Espelette, Ketchup au vinaigre balsamique), en ajoutant éventuellement pour 1€ un topping (Relish / oignons frits / oignons confits / éclats de noisette / courgette grillée), et/ou pour 2€ un fromage (fourme d’Ambert / chèvre / Tartare (ail & fines herbes) / Vache qui rit).

On peut bien entendu aussi commander une « formule » qui incluera en plus du hot-dog un accompagnement, une boisson ou un dessert. A titre indicatif, je m’en suis tiré par exemple pour 14 € avec hot-dog, boisson et dessert.

Sauf erreur de ma part, on retrouve par ailleurs les mêmes desserts et boissons qu’au Big Fernand (sodas et eaux de base, Ch’ti blonde pour les amateurs de bière, thés glacés Arizona et Bionade , par contre, gros regret : pas de lait aromatisé… :( Pas de fernandines (les frites du Big Fernand) non plus en accompagnement pour les amateurs (perso je les trouve moyennes donc ça ne me gêne pas plus que ça), probablement à cause de la taille de la cuisine. A la place, ce sont des chips artisanales (mais en sachet) qui sont proposées.

 

En juillet sur Même Esprit

Ah, juillet… le début des vacances, la liberté, plein de temps pour faire plein de choses… et pour ce qui me concerne en tous cas, moins de temps pour les raconter ici ensuite !

En juillet sur Même Esprit, on a parlé ni de Batman, ni de la tuerie d'Aurora

Heureusement, on aura pu compter sur les autres fidèles contributeurs du blog pour garder Même Esprit éveillé et continuer à vous proposer régulièrement de nouveaux articles.

Avec notamment plusieurs chroniques Cinéma : j’ai vu pour ma part des films plutôt hors normes ce mois-ci, avec le déroutant Holy Motors de Leos Carax, puis le surprenant et angoissant Kill List de Ben Wheatley. Aya vous a quant à lui conseillé le reboot indispensable (hem) The Amazing Spider-Man de Marc Webb.

En Musique, Stoeffler continue d’animer sa rubrique mensuelle répertoriant Les sorties CD du mois (très hip-hop en juillet, visiblement).

En Sport, Aya a enfin pu prendre le temps de rendre un hommage à l’immense champion Roger Federer (qui dans ma tête a l’air plus vieux que moi, mais qui n’a que 31 ans).

Pour le reste, Stoeffler est allé vérifier dans les archives historiques royales si tous les cygnes d’Angleterre appartiennent à la Reine comme il nous l’avait assuré à l’occasion de notre dernière balade en Albion (et la réponse est… dans l’article ;p ).

A peine revenu de vacances, il vous a aussi raconté notre succulent diner au Château de Salettes, dans le Tarn. Restée pour sa part à Paris, Gattaca a poursuivi de son côté sa tournée des burgers en testant cette fois la Cantine California, second food truck itinérant après le « Camion qui Fume » (approuvé ici aussi, et par la même, en mai dernier).

Bon, c’est un peu léger pour un mois complet, mais on va se rattraper en août, promis (il faut juste que je me motive enfin pour écrire les 5 articles que j’ai en retard sur les films que j’ai vus depuis, les livres que j’ai lus, les expos que j’ai visitées,… pas facile la vie de blogger, je vous le dis !). Vous avez vus d’autres trucs, vous ?

[Note : le cartoon d'illustration est signé Martin Vidberg]

Blend

 

 

Allez, on boucle la série des nouveaux restos de burgers de la capitale avec Blend, fraîchement ouvert fin 2011 !

Blend revendique ouvertement sa signature « hamburger gourmet », fort d’une majorité d’ingrédients 100 % maison : buns artisanaux, viande de bœuf d’origine française hachée sur place et sélectionnée par Yves-Marie le Bourdonnec (alias le « boucher bohême »), frites et pâtisseries home made !

Lundi, 19h45 : ouf, on a réussi à se trouver une place parmi l’une des tables de 4. C’était moins une, sans quoi il aurait fallu attendre le second tour, une bonne heure après ! L’endroit est relativement petit et surtout adapté aux groupes de 3 à 4 personnes au vu de la configuration des tables (à deux, attendez-vous à ce qu’on vous tienne la chandelle !) ! Une déco épurée, à base de bois, métal et cadres déco noirs et blancs.

Au menu, 7 hamburgers à 10 €, dont 4 au bœuf, 2 végétariens (champignon/tofu et mozzarella) et 1 au poulet. Je ne parle pas même pas du burger « deluxe » aux morceaux de choix, indiqué avec un supplément de 40 € et la pseudo-caution gastronomique du New York Times… lubie pour les grands soirs ?!

Nous choisissons sans longue hésitation les hamburgers :

- Signature (bœuf, compotée d’oignons, bacon, pomme, bleu d’Auvergne, emmental de Savoir, pousses d’épinard) au mélange le plus sophistiqué de la carte ;

- Cheesy (bœuf, cheddar, bacon, ketchup maison, oignons frits, pickles et salade iceberg), une recette somme toute classique réputée comme valeur sûre.

Nous précisons la cuisson de la viande et commandons en accompagnement les frites classiques (3 €) et les frites de patates douces maison (5 €).

 

Verdict : c’est bon, mais pas non plus l’explosion de saveurs attendue en bouche, surtout pour le burger Signature. Les buns sont moelleux et un peu briochés, la viande satisfaisante également, et l’ensemble plutôt agréable. On attend le fameux « blend », mais la mayonnaise ne prend pas. J’aurais eu du mal à reconnaître l’intégralité des ingrédients du Signature, je n’ai pas suffisamment senti le goût du fromage, du bacon ou de la pomme par exemple… Peut-être un peu éclipsés par la compotée d’oignons sucrée ?!

Quant aux frites, qui arrivent dans un petit panier en métal, avec leur sauce maison et agrémentées de quelques herbes : elles sont correctes, sans être exceptionnelles non plus au goût. Celles de patates douces ont le mérite de l’originalité, mais attention elles sont vraiment sucrées !

Autre particularité de l’établissement : on trouvera parmi les boissons quelques bières originales (Gallia blonde, Bellerose, Agent Provocateur ou Sierra Nevada Pale Ale) et un soda piquant au piment et gingembre réservé aux plus téméraires, Pimento !

 

La bonne surprise viendra pour moi des desserts, au choix relativement large au vu du reste de la carte : cheesecake (5 €), cookies (2 € les 2), cupcakes (3 €)… Les cookies goûtés par Jika, bien que petits, semblaient avoir un goût tout à fait honorable puisqu’il en a repris une deuxième fournée… Quant au cupcake chocolat praliné caramel et crème au beurre/chocolat/noisettes/amandes, je l’ai juste trouvé délicieux ! Une tuerie, bravo à la chef pâtissière américaine ! J’aurais bien goûté au cupcake saveur mojito… peut-être pour une prochaine fois !

  

Bilan : malgré la dose de bonne volonté de Blend et un service rapide, il faut reconnaître que le concept est moins abouti que celui de Big Fernand, que nous classons un cran au-dessus à tous points de vue (saveurs, recettes, originalité, rapport qualité-prix…).

Une adresse toutefois à retenir pour le quartier Montorgueil/Sentier/Bourse !

BLEND

44 rue d’Argout

75002 Paris

M° Bourse / Etienne Marcel / Sentier / Les Halles

Du lundi au samedi de 12h à 14h30 et 19h30 à 23h, le dimanche de 12 à 15h

Menu midi à 15 € (hamburger + french fries + soft)

 

Site web : http://www.blendhamburger.com/

Big Fernand

Dans la série « burgers », je demande Big Fernand !

C’est un des derniers endroits à la mode pour déguster des hamburgers, avec le Camion qui Fume (dont j’ai posté un avis ici) et Blend ! Le resto a ouvert il y a plus de 4 mois, mais fait déjà salle comble grâce à sa patte terroir !

Là où le Camion qui Fume nous émoustillait pour son goût d’US « tombé du camion » prompt à faire voyager nos papilles… ici, c’est le créneau du « made in France » qui séduit et prend toute sa dimension !

Il faut dire que les patrons du lieu ont travaillé leur concept, et l’ont bien fait ! Cet « atelier du hamburger » revendique une véritable identité franchouillarde au travers de recettes originales et de produits frais et de qualité. Des burgers revisités façon gastronomie française en somme, la décontraction en plus !

Au menu : 5 burgers « gourmet » à base de bons buns boulangers, de viande d’origine française hachée sur place (bœuf, poulet, veau ou agneau), de fromages au lait cru (raclette, St Nectaire, tomme de Savoie, Fourme d’Ambert…), de légumes grillés ou confits, mâtinés d’herbes fraîches et de sauces maison.

On peut choisir la cuisson (contrairement au Camion qui Fume), et pour les plus difficiles, il est même possible de composer son hamburger sur mesure !

Dans les formules, les burgers s’accompagnent d’un cornet de frites maison (les fameuses « Fernandines ») un peu épaisses, assaisonnées de paprika et moelleuses à l’intérieur, et d’une boisson aux accents bobo (un must bien régressif que nous ne saurons que trop vous recommander : les bouteilles de lait maison parfumé aux noix de macadamia ou au chocolat et cookies).

Nous avons testé les grandes formules, avec les burgers Bartholomé (bœuf, raclette, poitrine de porc fumée, oignons confits, sauce barbecue maison) et Alfonse (agneau, tomme de Savoie, aubergines grillées, coriandre, sauce légèrement sucrée).

Verdict : du moelleux et du savoureux ! La viande est goûtue, les alliances recherchées, le tout est servi avec générosité… Les burgers nous ont juste paru un poil trop salé : le fromage au lait cru y est sans doute pour quelque chose !

Petit bémol sur les desserts. Le cheesecake aux petits beurres et framboises fraîches n’était pas assez ferme, et la framboise pas suffisamment présente… Et le franstache (pâte à chou, crème à la pistache et framboises fraîches), attirant au premier regard, s’est avéré décevant : correct au goût, sans plus !

 

Côté service, rien à redire, ça dépote ! Arrivés à 19h45 jeudi dernier, nous avons pu trouver une place en terrasse, et avons été servis sur les chapeaux de roue par des employés en chemises à carreaux et casquette ! Nous avons rencontré ce soir-là l’un des patrons « moustachus », Steve, à la gouaille bon enfant et prompt à causer le brin de jasette ou à s’assurer du « bien-manger » de ses clients ! Bref, un service affable « aux petits oignons », qui se veut rapide même en période de coup de feu… Un vrai fast-food quoi ! Ne vous attendez toutefois pas à passer la soirée à discuter, car quand c’est plein, les tables tournent en moyenne toutes les 20 minutes !

Pour ce qui est du match « Camion qui Fume vs Big Fernand », vous l’aurez compris, il n’aura pas lieu, les deux établissements ne jouant pas sur les mêmes tableaux ! J’ai adoré le burger du food truck, bien dégoulinant et croustillant, mais il faut avouer que les conditions de dégustation étaient particulièrement favorables ! Big Fernand mise quant à lui sur un positionnement « terroir » qui fait toute sa force ! Bien plus facile d’accès, il ravira sans nul doute les amateurs de burgers qui feront le déplacement !

 
BIG FERNAND
55, rue du Faubourg Poissonnière – 75009 Paris
Métro : Poissonnière, Cadet ou Bonne Nouvelle
Du lundi au samedi de 12h à 14h30 et 19h30 à 22h30 – Pas de réservation possible.

Burgers de 11 à 13 €. Formules burger + frites + boisson à partir de 14 € (avec dessert à partir de 16 €). Compter – 1 € à emporter

Site web : www.bigfernand.com (actuellement en construction)

Le Camion qui Fume

Comment mettre à profit mes derniers instants de temps libre, en ce milieu de semaine ? Et bien tout simplement en me dévouant corps et âme, ou plutôt « ventre et palais » pour memesprit ! (ah, quand le devoir m’appelle…) ;)

Mardi, 10h50, direction Place de la Madeleine… Un coin de Paris réputé pour ses traiteurs de luxe : Fauchon, Hédiard, la Maison de la Truffe, Caviar Kaspia… Pourtant, l’objet de ma visite du quartier est tout autre… Je suis venue tester une des dernières sensations « fooding » (pour ne pas dire gastronomiques) du moment : le Camion qui Fume !

Le Camion qui Fume, c’est un food truck itinérant spécialisé dans les hamburgers (traduire baraque à frites, en moins glamour !). Ouvert depuis fin 2011, le camion officie, entre autres, Porte Maillot et Place de la Madeleine les midis, ainsi qu’au Point Ephémère dans le 19e le dimanche soir. Il faut consulter le site lecamionquifume.com pour connaître précisément sa localisation chaque jour et soir de la semaine.

Le concept du Camion qui Fume séduit et fait le buzz dernièrement : ça se comprend, on ne peut que déplorer le manque, voire l’inexistence de street food en France, sortis des très rares camions à pizzas… Pourtant, certaines des meilleures délectations qu’il m’ait été donné de connaître ont eu lieu dans la rue à l’étranger, avec trois fois rien (une marmite et 4 tabourets). Le goût des choses simples, en somme.

Trêve de poésie Herta, et revenons à nos moutons, place de la Madeleine. Au-delà du concept, c’est la réputation des burgers du Camion qui Fume que nous allons tester : alors, fameux ou fumeux ? Après 12,6 kg pris en 36 semaines, je ne suis plus à un kilo près… so let’s go !

11h01 : aucun client devant le food truck, mais un personnel qui s’active pour mettre en route le service et finaliser la mise en place. Aux commandes : Kristin Frederick, la co-propriétaire et chef américaine du camion, aidée d’un staff de 3 personnes. Un avant-goût d’US, avec en prime une bonne odeur de grillé qui s’échappe du camion !

J’ose m’approcher, pour demander timidement « Vous êtes ouvert ? » Dans 5 minutes, me répond-on. Très bien, disciplinée, je pars faire un tour et reviens 5 minutes plus tard… Pour me retrouver, bien malgré moi, derrière une queue de 10 personnes, apparues comme par enchantement ! Voilà pour l’ouverture des hostilités… Des touristes, curieux et habitués du quartier qui ont également prévu le coup en venant tôt, pour échapper à une file d’attente dissuasive (parfois jusqu’à 1h30 pour être servi !).

Bon, je patienterai au final « seulement » 10 minutes pour qu’on prenne ma commande, et autant pour être servie, ce qui est raisonnable ! D’ailleurs, peu après mon passage, plus personne dans la file, et l’employé annonçait juste 10 minutes de délai pour la préparation des commandes !

J’attaque enfin mon menu hamburger + frites à 10 €, livré dans un doggie bag. Parmi les 5 choix de burgers, j’ai opté pour le burger « Barbecue », composé de bœuf, cheddar, bacon, beignet d’oignon et sauce barbecue maison. J’ai de la chance, il y a de la place à l’une des deux tables en zinc, par contre on y mange debout !

Verdict : c’est très bon ! Un des meilleurs burgers que j’ai mangés depuis longtemps !

Ca a l'air moyennement ragoûtant comme ça, mais si, c'est très bon !

Ils sont confectionnés avec du bon pain frais, légèrement craquant avec une sympathique mine déformée, ainsi qu’un bon gros steak de bœuf haché maison, assaisonné minute ! Ca déborde, ça coule et ça croustille (surtout le beignet d’oignon)… Bref, un véritable éveil des sens ! Pas de mystère : pas de bon repas sans bons produits ! Je n’ai rien rajouté à l’assaisonnement, c’était nickel !

Les frites maison ne sont pas en reste : des allumettes légères, croquantes sous la dent, avec un bon goût de gras… Ce qu’on demande aux frites, quoi !

C’est copieux pour 10 €, et on se régale pour sûr bien plus que dans un fast-food traditionnel ! Avec une boisson et un cheesecake, l’adition peut toutefois monter à 16 € !

Le point noir serait le temps d’attente aux heures de pointe des repas, le Camion qui Fume étant victime de son succès !

J’y retournerai sans hésiter pour goûter aux autres burgers et au cheesecake ! Donc mon conseil, pour en profiter un maximum :

- y aller pendant les beaux jours (bah oui, manger dehors et debout par – 2°, c’est pas top)

- c’est un food truck, mais pas un fast-food, donc s’assurer d’avoir un minimum de temps devant soi et s’armer de patience, au cas où !

- et surtout « préméditer » son coup en y allant tôt, car aussi bon soit le repas, je ne suis pas sûre qu’il mérite d’attendre debout plus de 40 minutes !

 

En savoir plus : http://www.lecamionquifume.com/

Règlement en espèces uniquement

 

 

PDG (Petit-Déjeuner Goûter)

Une bonne adresse, aussi bien pour les brunchs (25€ le dimanche, avec bouffe à volonté), que pour les repas, pour une cuisine familiale réussie à base de burgers avec de la viande de qualité (je recommande en particulier le Blue cheese burger (au bleu d’Auvergne, donc)).

Deux adresses à Paris, les deux aussi bonnes en termes de nourriture, mais j’ai une préférence pour celle de la rue du Dragon:

20, rue de Ponthieu – Paris 8ème
Tel : 01-42-56-19-10
Metro : Franklin-D. Roosevelt
Ouvert tous les jours de 7h45 à 23h00


5, rue du Dragon- Paris 6e

Tél : 01-45-48-94-40

http://www.pdg-rivegauche.com/