Archive for Ayastan

To the Moon, une expérience exceptionnelle

Freebirdgames est un studio de jeu vidéos qu’on peut classer dans la branche indé qui rime, sans pression des gros éditeurs, avec liberté.

 

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J’ai découvert To the Moon il y a plus d’un an. A l’époque, même si les divers avis étaient positifs, je trouvais que dépenser 10 euros pour une durée de vie de trois heures était excessif. Il y a quelques mois, je l’ai vu en promo sur steam à environ 2 euros. Et comme chacun sait, les jeux pas chers, on les achète…mais on y joue pas forcément tout de suite. Me décidant enfin à me lancer dans l’aventure, j’ai lancé le jeu pour le finir d’une traite (ce que je vous conseille fortement de faire) trois heures après.

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Le jeu de Freebirdgames vous met dans la peau de 2 scientifiques de la société Sigmund. Ils sont chargés d’exaucer les rêves de personnes en fin de vie. Au début du jeu, nos deux scientifiques sont envoyés chez un certain Johnny, au porte de la mort. Ils établissent le contact avec lui à l’aide d’une machine qui relie leurs esprits et découvrent que le rêve de Johnny est d’aller sur la Lune. A partir de ce moment, il va falloir trouver l’élément déclencheur de ce souhait afin qu’il se réalise ( dans l’esprit de Johnny évidemment). Mais le problème est que Johnny ne sait absolument pas pour quelle raison il a ce rêve. La tâche de nos deux scientifiques va donc consister à remonter le temps dans la vie de Johnny pour trouver ce fameux élément ou événement déclencheur. Cette remontée dans le temps se fait par le biais d’objets « memento » (objets clés de la vie de Johnny).
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Le gameplay va alors consister à chercher 5 objets afin de débloquer l’objet « mémento », de l’activer afin de progresser dans ce retour vers la passé. A ce gameplay simplissime s’ajoutent des graphismes « old schoo »l  façon RPG qui raviront les nostalgiques et les passionnés de retrogaming.

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On se croirait dans le village d’un RPG d’il y a un certain temps…

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Mais le véritable atout de To the Moon réside dans son écriture et sa réalisation. Plus on remonte dans le temps, plus les voiles se lèvent pour nous révéler les mystères de la vie de Johnny. On assiste  alors à des scènes diverses : des moments de tendresse, des moments drôles, des moments de la vie quotidienne, etc…   Les dialogues alternent entre humour (surtout entre les deux scientifiques qui se charrient gentiment) et émotion à l’aide de douces transitions. La bande son qui renforce tous ces moments d’émotions est tout simplement sublime (je l’ai d’ailleurs achetée pour 5 euros sur le site du développeur dont la moitié est reversée a des oeuvres caritatives ) si bien que je me suis surpris à rire franchement et aussi à pleurer à chaudes larmes lors de certaines scènes. Ce jeu est une expérience vraiment unique et je pense n’avoir jamais été autant touché par un jeu auparavant.. Le jeu est disponible sur Steam ou sur le site du développeur ( www.freebirdgames.com)  sachant qu’une version d’une heure (soit le tiers du jeu) est gratuite. C’est un jeu que je conseille à tout le monde, amateur de jeu vidéo ou non. Après avoir vécu une telle expérience, vous ne verrez plus les jeux vidéo comme avant.

Les nouveautés de la mi-saison

Beaucoup se demanderont pourquoi cet article arrive si tardivement. D’une part parce que je dois l’avouer, j’ai eu la flemme et d’autre part parce que la mi-saison qui concentre la plupart des nouvelles séries en janvier s’est étendue jusqu’au mois d’avril. J’ai aussi attendu ce jour précisément pour vous donner mon avis à chaud de la nouvelle série de SyFy, Defiance.

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Pendant cette mi-saison, j’ai vu du très bon et du beaucoup moins bon. Avant de vous parler des séries que je trouve dignes d’intérêt, je dirai quelque mots sur des séries auquel je n’ai pas accroché. The Following, raconte l’histoire d’une secte gouvernée par un serial killer emprisonné. Pas mal de clichés dans les premiers épisodes mais j’ai lu de bons commentaires concernant la suite. Golden Boy, une série policière qui semble plus profonde que les classiques du genre. Bates Motel qui raconte la jeunesse de Norman, futur tueur en série du film Psychose D’Alfred Hitchcock. Hannibal, tiré du Silence des Agneaux. Du côté série historique, on a Vikings dont j’ai trouvé le pilote très mou mais qui selon de divers sources  glanées sur le net est de très bonne qualité et enfin The Bible qui vous donne une leçon de catéchisme (trop) divertissante mais qui reste intéressante qu’on soit croyant ou pas. Si vous êtes curieux, vous pourrez regarder les pilotes pour vous faire votre propre idée, mais il y avait en cette mi-saison tant de séries a tester que je ne me suis pas attardé sur celles dont le résumé ne m’intéressait pas. Passons maintenant à ma sélection.

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Le gourou de Cult (Robert Knepper)

Cult: C’est le nom dushow qui a lieu dans la série elle même et qui met donc en scène une habile mise en abîme. Les fans de la série se réunissent dans un bar-pub des habitués  et élaborent des théories sur cette série créée par l’énigmatique Steven Rae (que personne ne voit mais qui transmet ses idées pour l’élaboration du show). Bref, çà m’a fait pensé aux plus belles heures de Lost. Là où cela devient inquiétant et intéressant, c’est que différents fans disparaissent mystérieusement. C’est le cas de Nate Sefton, fan absolu de Cult. Il avait quelques temps auparavant parlé de ses craintes à son frère Jeff, journaliste, avant sa disparition. Jeff (Matthew Davis) aidé par une assistante sur le show, Skye (Jessica Lucas) (dimension romantique de la série, CW oblige…) part à la recherche de son frère et essaye de découvrir ce qui se cache derrière cette série. Cette mise en abîme est intéressante et nous permet de voir l’envers du décor de la création d’une série. Le rythme, grâce au saut de la vraie à la fausse série, est soutenu et l’intrigue avance à chaque épisode levant peu à peu le voile sur certains élément essentiels. La réalisation est elle aussi intelligente car elle gère bien le passage de la fiction à la série avec un jeu de couleur plus clair dans le show et des couleurs plus sombres dans ce qui se passe dans la « réalité ». Il y a tout de même quelques bémols à apporter. Globalement les comédiens sont assez moyens (notamment au niveau des effets de surprise qui sont surjoués) et seul Robert Knepper ( qui m’insupportait au plus haut point dans la dernière saison de Heroes) tire son épingle du jeu en incarnant le gourou inquiétant dans le show et un acteur arrogant dans la « réalité ». Enfin comme on est sur la CW, le côté « teenseries » même si il y a des passages un peu choquants, pourra en agacer certains.
Mise à jour : Cult semble avoir été annulée…

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House of Cards: Netflix est un network US de vidéo à la demande que ce soit pour des films ou des séries. En ce début de mois de février, il a mis en ligne la première saison entière (13 episodes) de la série House of Cards avec Kevin Spacey, Robin Wright en tête d’affiche et David Fincher à la réalisation, du très beau monde donc.

Derrière ce titre énigmatique se cache un drama politique centré sur le couple Underwood et un

Frank Underwood ( Kevin Spacey), homme machiévalique

particulier Francis ( Frank pour les intimes) Underwood, député et représentant du parti majoritaire (démocrate) du Congrès américain. La série débute peu avant l’intronisation du nouveau président qu’il a aidé durant sa campagne et qui lui avait promis, en cas de succès, le poste très prisé de secrétaire d’état. Bien évidemment, les promesses de campagne ne sont pas tenues et le président estime qu’Underwood leur est plus utile au congrès. S’enclenche alors toute une manigance  qu a pour but à terme de se hisser jusqu’au poste suprême. Bien évidemment, cela ne se fait pas en un coup mais en plusieurs à force de manipulation, de mensonge, de chantage, etc… Au fil des épisodes, on a du mal à croire qu’un homme politique puisse être aussi machiavélique mais on se rend à l’évidence : Frank Underwood représente l’archétype,certes un peu éxagéré,  de l’animal politique (Il suffit de regarder les actualités pour s’en convaincre). L’ambiance est assez froide et les décors et les éclairages, ternes, renforcent cette atmosphère dans laquelle même le couple Underwood  n’inspire aucune confiance et ne semble pas habité du moindre sentiment. Les discours de Kevin Spacey face caméra, un peu surprenants au début, s’intègre parfaitement à une intrigue qui peut sembler un peu confuse si on n’ est pas trop au fait des arcanes du pouvoir mais dont on arrive quand même à suivre les grandes lignes. House of cards est  une série politique particulièrement réussie et dépeint de manière glaciale ce monde impitoyable pour quiconque se dresse entre la route d’un homme politique et le pouvoir.

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Lucas Hood ( Antony Starr)

Banshee : Banshee est le nom de la ville où se rend un criminel accusé de vol (Antony Starr), tout fraîchement sorti de prison, afin de retrouver sa complice et maîtresse (Ivana Milicevic) qui a gardé leur butin après qu’il lui a demandé de fuir et de le laisser derrière. Evidemment, 15 ans après, celle-ci s’est rangée et joue maintenant le rôle de la parfaite mère de famille qu’on trouve dans toutes les suburbs aux Etats-Unis. A la suite de circonstances particulières, le personnage principal va prendre la place du sherrif qui vient d’arriver en ville,ce qui lui offre, en plus d’une position avantageuse, enfin un nom , Lucas Hood.
Banshee est une ville atypique, habitée par une importante colonie amish, une famille indienne et des américains lambda. Toute la ville est sous le joug de Kai Proctor (Ulrich Thomsen), le parrain local. Produite par Alan Ball, (True Blood), on ne s’étonne pas de retrouver de nombreuses scènes de sexe et de violence qui donne à Banshee une atmosphère crasseuse (sans être malsaine) et qui offre à la série un certain cachet. La performance des acteurs est correcte, les différentes intrigues rythment à merveille cette série de 10 épisodes pour cette première saison. A classer dans la catégorie drame et dans le rayon série B, Banshee est une série qui a une véritable identité et propose un divertissement sans prise de tête tout en restant intéressant.

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The americans : Nous sommes au début des années 80, Elizabeth (Keri Russell) et Philip

Les camarades Jennings

Jennings (Matthew Rhys) et leurs deux enfants habitent une banlieue de Washington,  travaillent dans une agence de voyage et semblent mener une vie banale et tranquille. Ce que leurs voisins,  notamment un agent du FBI(Noah Emmerich) qui travaille dans la branche du contre-espionnage,  ne savent pas, c’est que Philp et Elizabeth sont en réalité des agents du KGB envoyés ensemble aux Etats-Unis depuis leur jeunesse pour servir la mère patrie pendant la guerre froide. Froid, c’est le visage que porte nos deux espions lors de leur mission d’assassinat, d’infiltration; etc… On en apprend plus sur leurs enfances et leurs entraînements en Russie par le biais de flash-back, habilement amenés et on suit ce couple ( qui est en fait un mariage arrangé) en alternant leurs missions et leur vie de famille et les sentiments avec lesquels ils doivent se débattre. De l’autre côté de la rue se trouve donc notre agent du FBI, Stan Beeman, accroc du travail et plus intéressé par son informatrice à l’ambassade de Russie, Nina, qu’à sa famille.

C’est cette partie sentimentale de part et d’autre qui permet à The americans de se démarquer des autres séries d’espionnage. La réalisation ( au niveau du grain de l’image), les décors, les costumes nous plongent véritablement dans les années 80 où les ordres de mission et l’accomplissement de celles-ci se font à l’ancienne sans portables ni internet mais par des rendez-vous dans des parcs, sur un parking désert etc… Les acteurs sont tous excellents et l’évolution des rapports entre les personnages, entrecoupés de missions de plus en plus périlleuses hisse cette série à un niveau de qualité rarement atteint (presque aussi bon que Homeland). C’est peut être la série de cette mi-saison.

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Defiance : Raison principal du retard de cet article, j’ai donc pu visionner les 3 premiers épisodes ( le pilote étant un double épisode) de cette série qui a fait un buzz énorme au niveau de la promotion (spots télévisés, affiches dans le métro, annonce du jeu vidéo qui devrait théoriquement interagir avec la série et inversement). Nous sommes plongés 30 ans après notre époque pendant laquelle l’arrivée d’extra-terrestres a engendré une guerre dévastatrice autant au niveau des population que des pays. Au bout de ces trente années, un  armistice a été signée entre les humains et différentes races extra-terrestre dans la ville de Defiance ( anciennement St Louis). C’est ici que se distingue cette série puisqu’on n’a pas à faire à une seul race mais à plusieurs races, vraisemblablement issues du même système solaire. La série débute avec Nolan (Grant Bowler) et sa fille « adoptive » Irisa (Stephanie Leonidas) une Irathiene qui font route vers l’Antarctique, supposée être le nouvel éden de ce monde chaotique. Attaqués par une bande de bandits de grands chemin, ils trouvent refuge à Defiance dirigée par la maire nouvellement nommé, Amanda Rosewater (Julie Benz). Voilà pour l’introduction de cette série.

Cette série a un énorme potentiel, les effets spéciaux sont à la hauteur, les différentes races semblent intéressantes mais malgré çà, elle souffre à l’heure actuelle de nombreux défauts. Les acteurs sont tout juste corrects et manquent cruellement de profondeur. Nolan est le cliché du bad boy au grand coeur, Irisa a tout de l’ado rebelle de base, on a le droit au bal des clichés alors qu’on entraperçoit de nombreuses possibilités d’exploiter leur passé et leur faille afin de leur donner de l’épaisseur. Le rythme est assez mou, l’intrigue pas assez mystérieuse, les batailles manquent de tension et de dimension épique. Et en plus de çà, la série emprunte à droite et à gauche : Mad Max, Le cinquième élément, une romance à la Roméo et Juliette, Batttle Star Gallactica, Terra Nova. Cela n’est pas un défaut en soi quand on arrive à faire ressortir une vraie identité mais ce n’est malheureusement pas le cas. Pour l’instant je continue à regarder dans l’espoir de voir la série s’améliorer car, je le répète, on sent un fort potentiel mais en l’état actuel des choses, çà reste très moyen. Je ne pourrais vous conseiller que de regarder le pilote qui n’est pas mauvais et qui pourra vous convaincre ou non de poursuivre la série.

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Orphan Black : Sarah (Tatiana Maslany) , une jeune délinquante orpheline revient dans sa ville

pour récupérer sa fille qu’elle a laissée à sa mère adoptive. Sur le quai de la gare, elle assiste  au suicide d’une jeune femme qui se trouve être son sosie parfait. Elle endosse la personnalité de cette dernière afin de fuir son ex en se faisant passer pour morte avec l’aide de son frère adoptif Felix (Jordan Gavaris). La jeune femme qui s’est suicidée, Beth Childs, et dont Sarah à pris la place, est une détective qui a  commis une bavure policière trouble. Elle découvre alors au fur et à mesure qu’elle et Beth font partie d’une « série » de clone qu’un personnage ou une organisation cherche à éliminer. Complot, rebondissements , situations émouvantes et parfois drôles par le biais du personnage de Felix, Orphan Black est peut être la série feuilletonnante de la mi-saison.La réalisation est de bonne facture et l’actrice principale incarne parfaitement et de manière convaincante les différentes clones de la série.

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Daniel Holden (Aden Young)

Rectify : J’ai aussi eu l’occasion de regarder les trois premiers épisodes de cette série et pour l’instant j’ai un avis assez mitigé . Vingt ans après son incarcération et sa condamnation à mort pour le meurtre  de sa petite amie, Daniel Holden (Aden Young), rentre dans sa ville natale, les analyses ADN l’ayant à priori disculpé. Evidemment, se réintégrer dans une société et dans une ville dont la plupart  des habitants le considèrent toujours comme coupable est plus que compliqué  autant pour lui que pour sa famille. La série tranche entre la lenteur de la renaissance de Daniel et la pulsion de vie de sa sœur Amantha (Abigail Spencer) qui a été la seule à vraiment se battre pour son frère. Pendant ses 20 années, son jeune frère a grandi, sa mère s’est remariée et la ville a complètement changé. En regardant cette série on a un sentiment bizarre, çà m’a fait penser à certains moments à une série contemplative. On suit Daniel qui réapprend à vivre, ce qui est extrêmement compliqué après avoir passé 20 ans dans l’isolement presque total que l’on revit par des flash-back bien aménés. Les personnages sont assez bien dessinés et la performance de l’acteur principal est remarquable, il arrive à faire passer tout un tas d’émotions avec le regard et en restant souvent immobile. Je pense que le pilote est assez représentatif de la série donc à essayer pour les plus curieux d’entre vous.

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 Au début je ne voulais parler que de trois séries et finalement, pendant la rédaction de cet article, Rectify et Orphan Black se sont invités à la fête. Je vais quand même donner, comme chaque fois mon top 3 :
- The americans
Orphan Black
- Banshee/House of cards

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Comme je le disais en début d’articles, il n’y a plus vraiment de « saisons », du coup j’ai décidé de faire , à l’intar de Stoefler pour les CDs, les nouvelles séries du mois et parfois les nouvelles saisons des séries du mois.

Bilan de la mi-saison des séries.

Comme chaque année, les séries prennent elles aussi des vacances pendant la période des fêtes. Elles feront leur retour dans le courant de ce mois dé janvier. Cette pause est le moment idéal pour dresser un premier bilan à la moitié du parcours. Annulations, déceptions, confirmations ou révélations sont au menu de mon premier billet pour cette nouvelle année.

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Annulations : Je vous l’avais signalé dans mon post de la rentrée, 666 Park Avenue était annulée avant même sa diffusion. Quand même curieux de voir, j’ai regardé les 4/5 premiers épisodes pour être sûr de ne pas perdre grand chose et effectivement j’ai été rassuré : les épisodes ont tous la même structure et le seul moyen d’essayer de faire vibrer notre corde sensible sur la caractéristique « épouvante » de la sérié consiste à voir un personnage avancer dans un couloir sombre en plan serré sur une musique macabre pendant une minute pour finalement ouvrir une porte derrière laquelle il n’y a …rien. Et ce genre de scène, on en a plusieurs fois et à chaque épisode. Dommage, il faudra attendre une nouvelle série pour avoir le plaisir de revoir Terry O’Quinn sur le petit écran.

Last resort n’aura pas tenu longtemps non plus. La série a été annulée vers novembre, ce qui a, on l’espère, permit aux scénaristes de mettre en point final à la sérié, celle-ci ayant droit à trois derniers épisodes en janvier. La série ne manquait pourtant pas d’intérêt : de l’action, de la tension dans un cadre confiné (l’île de San Marina, le sous-marin) avec à chaque épisode un nouvel élément qui fait que la série évolue et qu’on ne tourne pas en rond comme on pouvait le craindre. C’est bien dommage, mais c’est la dur loi de l’audience qui prime sur les network traditionnels…

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Déceptions : Je ne reviendrais pas sur Révolution dont je vous avais largement parlé. La série reviendra en février avec la scène finale du dernier épisode diffusé qui peut nous laisser un mince espoir de voir la série rebondir et repartir avec quelque chose de plus consistant que ce soit au niveau des l’intrigue et surtout des personnages dont la profondeur est aussi épaisse qu’un ticket de métro.

Après de très bons débuts, l’ultime saison de Fringe a marqué le pas. A chaque épisode, on cherche une pièce du puzzle qui va permettre aux héros de sauver la planète et on s’ennuie. On a l’impression que 13 épisodes était trop et que les scénaristes auraient pu boucler la série en une petite dizaine d’épisode avec un rythme plus soutenu et plus d’action. Je reviendrai de toute façon sur le bilan de cette saison dans quelques semaines.

Même constat du côté d‘Elementary qui après de bons débuts m’a déçu sur ce qui m’avait le plus plu : la dynamique du duo, la pauvre Lucy Liu étant reléguée comme un simple faire-valoir contrairement au début. Les basses audiences pour CBS (l’équivalent de TF1 au niveau américain) qui sont quand même de 10 millions et première sur leur tranche horaire laissent planer des doutes sur l’avenir de la série. Cependant, l’épisode visionné ce matin m’a rassuré. Lucy Liu revient sur le devant de la scène et on a enfin un fil rouge : Moriarty ! Il était temps…

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Confirmations : Once upon a time et Revenge confirment pour leur deuxième saison avec de nouveaux personnages, de  nouvelles intrigues et surtout des audiences globalement positives pour les deux séries d’ABC. En cequi concerne Person of Interest, après quelques Stand-alone, on commence enfin à en apprendre beaucoup plus sur nos deux protagonistes, une intrigue principale commence à se dégager même si les rebondissements sont un peu téléphonés et les personnages secondaires commencent eux aussi à s’éttofer . Niveau audience, c’est toujours un succès, une série qui est bien parti pour s’inscrire sur la durée.

 

How I met your mother continue son petit bonhomme de chemin et même si ce n’est plus aussi drôle qu’avant, l’histoire avance et une neuvième et ultime saison a été annoncée.

 

Mais la plus belle confirmation est la deuxième saison d’Homeland avec une saison encore meilleur que la première, c’est dire ! J’avais souligné la performance des deux acteurs principaux, toujours au top, mais j’avais oublié de parler des performances exceptionnels de Mandy Patinkin (Saul), tout en nuances et en finesse. Aux qualités de la première s’ajoute quelques superbes scènes d’actions savamment ajoutées, des scènes qui donnent  la part belle aux comédiens ( notamment entre Claire Danes et Damian Lewis). Un final à couper le souffle. J’ai été d’ailleurs très surpris de lire sur certains fori des commentaires très négatifs sur cette deuxième saison alors que dans mon entourage, tout le monde, dont certains contributeurs de ce blog souvent très critiques, a beaucoup apprécié. Mais cette série n’est pas parfaite et j’ai pu noter quelques incohérences qui en plus d’être incohérentes (logique!) étaient complètement superflues et ne modifiaient en rien le développement de l’épisode en cours. A part ce très léger bémol, cette saison est une superbe réussite et laisse de la matière pour une très belle troisième saison. Même si ce ne sera pas sur cette troisième saison, le seul risque d’Homeland (à l’image d’autres séries) est de faire la saison de trop.

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Révélation : Il fallait bien qu’il y en ait au moins une et cela aura été Hunted avec Melissa George. Superbe thriller avec une intrigue riche, des personnages bien travaillés, une ambiance sombre à souhait et une tension bien maîtrisée. Une série qui s’éloigne de tous les canons du genre qu’on voit souvent dans les productions américaines.  Malheureusement, la BBC n’a pas reconduit la série mais elle pourrait être reprise par Cinémax. Affaire à suivre…

 

Vous l’aurez compris, Homeland est encore une fois la grande gagnante de cette saison 2012/2013. Les nouvelle séries de l’année s’étalant sur les mois de janvier et février, je vais attendre quelques semaines avant de vous donner mon avis tranché et tranchant sur ces nouveautés.

Et comme nous sommes toujours au mois de janvier : Bonne année sur Mêmesprit !!!

 

La rentrée des séries

Vous l’attendiez avec impatience, le voici. Comme chaque année, l’atricle pour tout savoir sur la rentrée US des séries, les fins de séries (haha), les séries qui doivent confirmer et les nouvelles séries dignes d’intérêt parmi la masse de nouveautés que dégueulent les networks américains pour caler toutes les 10 minutes des spots de pub pour vous faire boire du coca et abuser de junk food tous aussi mauvais les uns que les autres.

 

Du côté des séries qui sont en fin de vie, on notera How I met your Mother qui touche à sa fin (si ce n’est pas cette saison, ce sera la suivante même si on parle aussi d’un spin-off). On saura enfin qui est cette fameuse Mother. Les premiers épisodes de cette 8ème saison font un peu avancer l’histoire et on retrouve ce qu’on avait un peu perdu lors des dernières saisons : du rire. Je dois avouer que je m’étais mis en tête de continuer à regarder plus pour l’histoire pour finalement être agréablement surpris en riant autant que dans les plus belles saisons de la série. Autre série marquante, qui elle, c’est sûr, touche à sa fin avec sa 5ème saison, Fringe. On se retrouve projeté en 2036, donc à la suite directe du season finale de mai dernier et les premiers épisodes ne laissent présager que du bon pour clore cette série en beauté.

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Deux séries se devaient de confirmer une très bonne première saison.  D’une part Person of Interestqui a attaqué très fort sa deuxième saison avec la mise en place plus claire de la mythologie autour de cette fameuse machine

La saison de la confirmation ?

ainsi qu’une deuxième trame qui semble devoir prendre de l’importance. Après deux premiers épisodes plus mythologiques, on retrouve du stand-alone, toujours très efficace, avec un peu de cette trame secondaire. La relation entre Reese et Finch commence à prendre de l’importance ainsi que la place des deux détectives. De belles promesses donc. Mais la série qui suscitait le plus d’attente était Homeland : on ne peut pas recevoir des Golden Globe et des Emmys sans être attendu au tournant. Et là ,on se prend une grosse claque : les deux premiers épisodes sont sinon meilleurs, au moins au niveau des épisodes finaux de la première saison donc du très très bon. Le troisième épisode, épisode de transition, est un peu moins bon (toute proportion gardée). Claire Danes et Damian Lewis sont au sommet de leur art et nous livrent des performances remarquables. Si la saison continue sur cette lancée, Homeland confirmera qu’elle n’est pas une très bonne série mais une des meilleures (à mes yeux), tout simplement. Je terminerai en citant brièvement les bons débuts de la seconde saison de Revenge et de Once Upon a Time qui continue de revisiter à sa manière les plus grands contes classiques.

 

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De la nouveauté, à l’instar de l’an dernier, il y en a un paquet et pour tous les goûts : de l’aventure, de la science-fiction, du drama, du policier et de la comédie… dont je ne vous parlerai pas. Ces comédies ont pour sujet   la famille ( homoparentale, monoparentale, famille recomposée, famille d’extra-terrestre). Le thème de la famille m’intéresse très moyennement et en lisant les synopsis de chacune d’entre elle, aucune ne m’a intéressé. Je comptais vous parler parmi les séries à retenir de 666 PArk Avenue avec Terry O’Quinn en tête d’affiche mais les très mauvaises audiences laissent entrevoir un sombre avenir pour la nouvelle série d’ABC. J’ai donc sélectionné 5 séries qui me paraissent dignes d’intérêt.

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Revolution : Peut être la moins intéressante malgré une bonne idée de départ. De nos jours se produit un blackout général : plus d’électricité. Idée basique, certes, mais dont on peut vraiment faire quelque chose d’intéressant. Monsieur Abrahms, c’est beau de nous balancer des idées de série mais derrière il faut assurer. Ce n’est pas parce qu’on est le créateur de Lost et de Fringe qu’on peut tout se permettre et on dirait que l’échec cuisant et dommageable d’Alcatraz l’année dernière ne vous a pas servi de leçon. Dans cette série, on assiste au bal des clichés, à une absence de rythme, à des rebondissements prévisibles, à des personnages qui ne servent à rien et une intrigue dont on est sûr qu’elle va durer afin de faire traîner la série en longueur… Après une baisse continuelle de l’audience, la série vient de remonter donc on peut être presque sûr qu’elle aura une saison complète mais pour la suite rien n’est moins certain. Pourquoi est-ce que je vous parle donc d’une série que je trouve plus que moyenne, parce que dans un élan d’optimisme je me permets d’y croire et je me raccroche à certains éléments positifs comme  l’évolution du personnage de Giancarlo Esposito et de la performance de cet acteur trop méconnu à mon avis. J’essaierai de faire un bilan à la mi-saison pour savoir si cette série se rattrape.

 

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Last Resort : Après avoir refusé d’exécuter l’ordre de balancer un missile nucléaire sur le Pakistan, le Colorado, sous-marin américain, devient la cible de son pays et se retranche dans une île dont on ne connaît pas vraiment la localisation. De cela découlent des tensions au sein de l’équipage, de la tension avec les habitants de l’île. Et du côté de Washington se trament des enjeux encore brumeux par rapport à cette situation qui sent le complot à plein nez.  Les acteurs sont à la hauteur et chaque épisode monte toujours un peu plus en pression. On commence à en savoir un peu plus sur les personnages, sur la vie de l’île, sur la gestion de la situation dans les hautes sphères de l’état américain. C’est rythmé, parfois stressant, une situation de huis-clos habilement menée. Espérons que la situation évolue assez rapidement avant de tourner en rond. Si vous voulez vous faire une idée, il suffit de regarder les deux premiers épisodes pour être fixé.

 

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Hunted : Série que j’ai découverte un peu par hasard qui nous vient d’outre manche (BBC). Sam Hunter ( Melissa George) travaille pour une agence d’espionnage indépendante. Un an auparavant, elle est laissée pour morte, trahie par un membre de son équipe. Elle revient travailler dans cette agence avec la ferme intention de découvrir la taupe. On retrouve avec plaisir Melissa George ( aperçue notamment dans Alias) qui incarne un personnage tourmentée par cette trahison et par un sombre passé mais aussi Adewale Akinnuoye-Agbaje (MR Eko de Lost). Thriller sombre doté d’un art du suspense intéressant, Hunted est une série qui vaut vraiment le détour comme la plupart des séries qui nous vienne d’Angleterre. Après seulement deux épisodes, je ne pense pas me tromper en disant que vous ne pourrez pas être déçu si vous êtes amateurs du genre.

 

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Elementary : Mon coup de coeur de l’année même si les audiences du dernier épisode incitent à la prudence. Version moderne de Sherlock Holmes ( Jonny Lee Miller), ancien Toxicoman qui sort tout juste du centre de désintoxication. Sous les ordres de son père, il est accompagné dans cette phase de « post-desintox » du Dr Watson  (Lucy Liu). Consultant pour la police de New-York, Holmes et Watson sont chargés d’aider à élucider les homicides perpétrés dans la ville. Bref une bête série policière … Eh bien oui et non. D’une part parce que ses affaires cachent toujours un rebondissement innatendu et d’autre part parce que la force de déduction et d’observation de Holmes, avec l’aide de Watson, offrent un souffle rafraîchissant sur un genre de séries qui se ressemblent toutes. Ajoutons à cela un duo qui fonctionne parfaitement et des épisodes pêchus et vous obtenez un divertissement de grande qualité que vous pouvez regarder à la volée sans crainte d’être perdu même si les quelques moments en tête à tête Holmes-Watson nous permettent de mieux connaître ces deux personnages  et leur failles respectives et nous les rendent attachants si ce n’était pas déjà le cas. En espérant que la série ait une premières saison complète, c’est probablement la série de cette rentrée (encore une fois, de mon point de vue).

 

Et comme d’habitude mon top 3 pour cette rentrée:

-1°: Homeland. Si il n’y a qu’une série à regarder, c’est celle là.

-2°:  Person of Interest : Parce que le duo Jim Caviezel-Michael Emerson , parce qu’une mythologie qui semble émerger et des stand-alone de qualité.

-3°: Elementary : pour le duo qui fonctionne, et une nouvelle manière de voir une série policière.

 

Leçon de français 1.00

Je profite de l’occasion de cette rentrée scolaire pour pouvoir jouer au professeur de français sans risquer de me faire frapper (encore que !). Depuis maintenant un peu plus d’un an, je harcèle mes proches en pointant leurs erreurs de langage en terme de vocabulaire, erreurs que l’on retrouve désormais partout (dans la vie quotidienne de monsieur toutlemonde ou dans les médias qui étaient autrefois garants d’une utilisation correcte du langage, ce qui a malheureusement bien changé depuis trop longtemps, mais ce n’est pas le sujet de cet article, même si ce serait un sujet intéressant pour un prochain billet…).

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Bref, après cette introduction, passons à la première leçon : De l’utilisation des verbes amener et apporter :

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Faute la plus courante, il suffit d’analyser ces deux verbes pour comprendre leur utilisation : a-mener : il s’agit ici de mener quelqu’un, quelque part, cette personne doit pour cela avoir ces deux choses formidables qu’on appelle des pieds pour avancer.

a-pporter : Ici, il s’agit de porter quelque chose quelque part ou à quelqu’un. Cette chose n’est pas une personne. Alors oui, s’il s’agit d’un enfant en bas âge on peut dire qu’on le porte mais c’est la fameuse exception qui confirme la règle.

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Exemple : « J’ai amené un jeu de cartes » est faux à moins que vous ayez un jeu de cartes doté de pieds !

De la même manière si vous êtes invité chez des gens à dîner et que vous voulez faire bonne impression, vous apporterez des fleurs à la maîtresse de maison.

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Résumé de cette première leçon: on apporte quelque chose, on amène (ou emmène) quelqu’un.

 

De l’utilisation impropre du verbe marcher : 

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Ici encore, c’est une histoire de pieds puisqu’il en faut pour marcher. Or, on entend souvent des personnes se plaindre qu’un appareil (électroménager par exemple) ne marche pas. Encore une fois, sauf si vous êtes doté d’un appareil électroménager capable de se déplacer tout seul avec des pieds, on ne dira pas de celui-ci qu’il marche (ou pas) mais qu’il fonctionne (ou pas).

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Résumé de la deuxième leçon: Les objets fonctionnent mais ne marchent pas.

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La cloche vient de sonner, c’est l’heure de la récré !

Regina Spektor

Je profite de la sortie de son dernier album What we saw from the cheap seats pour vous parler de cette chanteuse que je trouve vraiment fabuleuse à tous points de vue. D’ailleurs, j’ai récemment constaté que d’une manière probablement inconsciente, je suis souvent attiré musicalement par des chanteuses d’origine orientale ( dans le sens cardinal du texte) : Katie Melua a des origines géorgiennes, Marina Diamandis des origines grecques et Norah Jones des origines indiennes.

 

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Regina (Ilyinichna) Spektor est elle, d’origine russe. Après 2 premiers albums auto-produits, 11:11 (2001) et Songs (2002), elle signe son troisième album Soviet Kitsch (2004) chez un label rattaché à la Warner (Sire Record). Son quatrième album Begin to hope (2006)  a dépassé les 300000 exemplaires vendus aux U.S.A. , trois ans après sort Far. Il faut attendre donc encore 3 ans pour son dernier album avec entre temps un Live in London qui date de 2010. Voilà pour la discographie.

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Ce qui surprend chez elle, c’est un ambitus énorme avec une simplicité déconcertante pour passer du très aigus au très grave. Mais sa véritable marque de fabrique est de jouer avec les mots et leur sonorités, de répéter une dizaine de fois à la suite le même mot à une vitesse vertigineuse, de  faire des respirations sonores très profondes simulant une asphyxie, imiter le cri des dauphins, d’intégrer du russe (normal) et du français (plus surprenant) dans ces chansons. Et dans son répertoire justement, il y a de tout,  de superbe ballades, des chansons graves (sur le suicide, la folie) engagées, de nombreuses références religieuses, des chansons plus légère et plus rythmées sur le simple fait de vivre et même de la country. En me renseignant sur son style de musique, on la classe dans rock, anti-folk et vous la trouverez dans les rayons « indé » chez vos disquaires. Je n’ai jamais aimé les étiquettes et en coller une a Mademoiselle Spektor n’a aucun sens. Et comme une chanson vaut mieux que tous les mots, je vous mets le lien de son single All the rowboats où elle pose la question de la place des oeuvres d’art dans les musées : étonnant et non dénué de sens…

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The amazing Spider-Man (Marc Webb, 2012)

Cela faisait bientôt deux mois que je ne m’étais pas rendu dans les salles obscures, aussi avais-je décidé de me faire une demi journée ciné. Cela tombait très bien, deux films me tentaient assez : celui-ci ainsi que L’Age de glace 4 ( article à venir).

Le reboot de la série, certes rapide, n’était pas porteur de promesses avec une histoire que je connaissais déjà dans les grandes lignes et qui risquait de sentir le réchauffé. Malgré tout, j’étais assuré d’avoir ma dose d’action et mon heure et demi en mode « un seul neurone suffit » et c’était déjà çà après le dernier film vu sur grand écran, tout simplement affligeant de nullité (pourtant son titre prométhé !).

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Les changements de cette version ne sont pas nombreux mais  bienvenus. D’une part au niveau de l’histoire, on en sait un peu plus sur la vie de Peter Parker et on sent que la production veut inscrire une mythologie dans cette trilogie. Et même si celle-ci ne sera au final en arrière-plan, cela reste un plus. A part cela, la ligne narrative est la même (est-ce la peine de la raconter ?) dans les grandes lignes. Au niveau des acteurs, les changements font du bien : Andrew Garfield colle mieux à l’adolescent qu’est Peter Parker,  Emma Stone (Gwen Stacy)  nous débarasse de l’exaspérante Kirsten Dunst et Rhys Ifans (Dr. Curt Connors/Le Lézard) arrive à nous faire oublier Willem Dafoe. Ces trois acteurs jouent parfaitement leur partition (mieux que ceux de la première version à mon goût).

 

Les scénaristes ont aussi décidé de faire le ménage. Ainsi exit le copain du héros (qui est souvent là en tant que faire-valoir), le patron du journal qui braille à tout bout de chant contre le héros et à qui il doit manquer une case pour ne pas comprendre que le super héros n’est pas une menace. Ils ont aussi décidé de faire la chasse aux clichés : la fille canon du lycée ne sort pas avec le quaterback star de l’équipe de foot ; à vrai dire elle ne sort avec personne au début de l’histoire et travaille en dehors des cours comme assistante du Dr Connors. Elle ne subit pas de mauvais traitement de la part de ses parents mais est la fille du chef de la police avec à la clé le cliché de l’amour impossible (on reste dans une production américaine, ne l’oublions pas). On peut aussi dire au revoir au cliché d’un Peter Parker qui opère un changement radical après la mort de son oncle et devient responsable. Peter Parker est un ado, donc pendant une bonne partie du film, Peter Parker a un comportement d’ado normal… avec des pouvoirs donc il s’amuse avec plus qu’il ne se préoccupe de sauver la veuve et l’orphelin. Ca reste beaucoup plus cohérent et la prestation que livre  Andrew Garfield sur cet aspect du personnage renforce cette cohérence.Ceux ne sont certes que des détails mais ils sont appréciables quand on baigne à longueur de films ou de séries dans tous les clichés possibles et imaginables.

 

 

Quelques petites différentes notables pour finir ce jeu des différences. Plus de bouffon vert mais un lézard un guise de bad guy et les fils de la toile de Spider-Man ne sortent pas de ses poignets mais sont un gadget comme dans le

comic.

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Avant de regarder la durée du film pour réaliser cette article, je me rappelais avoir pasér une très bonne heure et demi alors qu’il dure plus de deux heures. Le rythme est très bien mené, tout s’enchaîne avec fluidité, les scènes d’action sont correctes sans être phénoménales au niveau de la réalisation. Les scènes entre Peter et Gwen sont très bien joués ( l’alchimie était là puisque les acteurs sont en couple depuis) et fonctionnent très bien. C’est peut être sur cet aspect que les deux versions se ressemblent le plus et tout amateur d’action y trouvera son compte.
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On peut regretter cette tendance du cinéma de faire du neuf avec du vieux (j’ai récemment appris le deuxième  reboot de Superman!), néanmoins, le pari  risqué de The Amazing Spider-Man est  réussi. Les acteurs surpassent leur prédécesseur, l’histoire est plus « riche » (je n’oserais pas dire plus profonde), plus cohérente et la disparition de certains personnages permets de gagner en rythme et en fluidité. Vosu l’aurez compris, j’ai été très agréablement surpris par The Amazing Spider-Man (qui est pour moi la meilleure version des deux) et j’ai passé un très bon moment pendant ces 2h17 de film.

Le roi Roger

Cela faisait longtemps que je voulais vous parler de sport en général et d’un sportif en particulier. Et qui de mieux que Roger Federer pour commencer ? J’aurai pu vous en parler lors de sa septième victoire à Wimbledon dimanche dernier ( égalant le record de Pete Sampras), j’aurais pu vous en parler pour le record battu de Jimmy Connors (233) avec 244 matchs gagnés en tournoi du Grand Chelem mais j’ai décidé de vous en parler aujourd’hui pour un autre record : le nombre de semaines passées en tant que numéro un mondial. Il entame aujourd’hui sa 287 ème semaine en tête du classement et bat le record de Pete Sampras d’une semaine.

Si ces quelques records ne vous ont pas encore faits comprendre, qu’à bientôt 31 ans (il les aura le 8 août, d’où le titre de l’article), le Suisse est un sportif exceptionnel, en voici d’autres : record de victoires en Grand Chelem avec 17 titres, classé dans le top 2 durant 346 semaines, joueur le plus titré sur dur depuis le début de l’ère Open (9 titres), 3 années de victoires dans 3 tournois du Grand Chelem, 24 victoires consécutives en finale. Des chiffres stratosphériques qui prennent encore plus d’ampleur quand on les compare aux joueur qui sont juste derrière lui.

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Mais ce qui est vraiment exceptionnel chez Federer, c’est qu’il a acquis ses records avec du beau jeu, en alliant le beau et le bien, en élevant son sport, à la manière du FC Barcelone actuel (obligé de le mettre dans cette article), au rang d’un art à force d’heures, de semaines, de mois et d’années d’entraînement, d’effort et de sacrifices. Que ce soit individuel pour Roger ou de manière collective comme l’équipe catalane, la philosophie est la même, faire du beau et s’obstiner dans cette direction avec la certitude que les résultats suivront même si on sait qu’en prenant cette option du beau, de l’attaque, du risque, on s’expose à des échecs. Voir jouer Roger Federer, c’est assister à une représentation de haut vol, à des coups exceptionnels qui paraissent si simple dans sa raquette mais qui sont extrêmement compliqués (c’est aussi là où réside la beauté).

 

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Rajoutons à cela un mental à toute épreuve (comment arriver si haut autrement ? ), et une image humble, simple et extrêmement sympathique et nous obtenons un des meilleur sportif  au monde et probablement le meilleur tennisman de tous les temps. Pour que l’oeuvre de Roger soit parfaite, il lui manque un seul et unique titre, celui de champion olympique en simple ( il a remporté celui du double avec son compatriote Stanislas Wawrinka lors des jeux de 2008). Ce serait, je pense, son plus beau cadeau d’anniversaire…

Nouvelles séries de l’été : Du savon et de la science fiction.

Vite vite, un article pour être cité dans le bilan du mois de juin!! Et une fois de plus, il s’agira de vous présenter deux nouvelles séries de l’été.

 

Honneur d’abord à la revenante : Dallas ! 21 ans après avoir quitté le paysage audiovisuel américain (il était diffusé sur CBS), le soap revient sur la chaîne TNT pour suivre la deuxième génération de la famille Ewing. On retrouve les personnages principaux parmi lesquels  Bobby Ewing  (Patrick Duffy) et J.R.  (Larry Hagman) qui ont bien vieilli ainsi que leur rejeton John Ross Ewing (Josh Henderson), fils de J.R. et Christopher Ewing (Jesse Metcalfe), fils de Bobby. L’histoire continue donc une vingtaine d’années après et a toujours lieu à Southfork, le ranch familial. A vrai dire, je n’attendais rien de cette série à part peut-être le côté nostalgique et mythique de cette saga et je redoutais même le schéma classique du soap où il faut attendre une dizaine d’épisodes (et encore!) pour qu’il y ait de l’action et une évolution dans l’histoire.  Au final, on a une multitude d’intrigues, de rebondissement et de coup fourrés qui rappellent la série originale. Le plaisir de retrouver des têtes connues et de découvrir de nouveaus visages, un générique mythique, des décors somptueux et un scénario qui affiche de belles promesses, cette suite pourrait être la série de cet été. Le season premiere a attiré 6,9 millions de téléspectateur soit un record cette année pour une chaîne câblée.

 

Changement de décor complet pour parler de Continuum, une série de science-fiction canadienne qui avec peu de moyen réussit à faire mieux que d’autres séries du même genre au moyen financier démesuré ( Qui a dit Terra Nova ? ). Nous sommes en 2o77, l’inspecteur de police Kiera Cameron (Rachel Nichols) vient de capturer une organisation terroriste qui s’apprête à être exécutée . Présente dans la salle d’exécution, la mise en route du processus est modifiée par un mystérieux artefact qui l’envoie elle est les terroristes à notre époque. Elle accompagne alors le détective Carlos Fonnegra (Victor Webster) afin d’empêcher les terroristes d’agir sur ce présent pour assurer leur futur. Elle est aidée par de nombreuses innovations (qui viennent du futur) comme une veste et des lentilles de contact  » intelligentes » et aussi un moyen de communication vraisemblablement implanté dans l’oreille qui lui permet de parler à Alec Sadler ( Erik Knudsen), adolescent expert en informatique qui s’avère être son patron dans le futur (William B. Davis, l’ homme à la cigarette d’X-files).  A l’aide de flash-back… de son futur, elle va devoir prendre des décisions parfois limites  afin préserver son futur pour un jour peut-être rejoindre son époque où l’attendent son mari et leur jeune fils. Face à une concurrence soit médiocre, soit absente, Continuum offre à tous les férus de science-fiction une très bonne alternative.

Poésie de la semaine : Heurt de Poings

Je ne pensais pas poster ce soir mais ayant eu à subir la compression ultime de la ligne 6 pour aller chanter, je me suis dit que ce poème tombait à pic et confirmait les ressentis que j’avais transcris dans ces quelques lignes. C’est un texte relativement récent, beaucoup plus que le premier. Je vous avais promis d’en faire une version audio, elle viendra plus tard : soit j’éditerai soit je ferai un poste dédié (je me sens plus attiré par cette dernière possibilité). Bonne lecture !

 

Heurt de poings

 

Petit à petit, le quai se remplit, le métro arrive et la rame vomit ses passagers pour ré ingurgiter la masse indifférenciée, indifférente de la cloche allongée qui a l’air de ne plus  respirer.

Masse compactée, regard vidé, oreilles bouchées, mains occupées à toucher ces nouveaux jouets qui font bien plus que téléphoner. Hâte d’arriver dans son foyers pour regarder ce maudit carré où les actualités depuis longtemps sentent le réchauffé : guerre, fait divers, révolte de la Terre, paroles et promesses en l’air. Les acteurs changent, les maux restent les mêmes.

Alternance de lumière et d’obscurité, le métro est bondé, plus de place pour entrer et pourtant on insiste, on pousse jusqu’à ne plus pouvoir bouger, juste à peine de place pour respirer. Les yeux fermés, on essaie de s’évader, de ne plus appartenir à la masse, de sortir de la mélasse. Trouver une place à part et se tailler la part du lion, roi de cette jungle urbanisée. Ne soyons pas stupides, nous ne sommes que des bêtes qui savent à peinent parler, à peine communiquer