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Kung-Fu Panda 2 (Jennifer Yuh, 2011)

Un article court sur ce film, puisqu’il n’est déjà pratiquement plus nulle part à l’affiche et qu’il n’y a pas non plus des milliards de choses à en dire.

C’est avec mon petit neveu et ma filleule que je suis allé voir Kung-Fu Panda 2, en 2D et en VF (ce qui pour les dessins animés, ne me dérange pas en général puisque ça me permet de suivre l’image sans avoir l’œil attiré par les sous-titres), et comme le film était en fin d’exploitation, qu’on était en août, et un après-midi de semaine, on était 9 dans la salle, ce qui était assez agréable puisque j’avais comme ça vraiment l’impression de faire cette sortie juste avec mes neveux.

Kung-Fu Panda 2 reprend les personnages du premier film, les 5 Cyclones et Po, le Panda maître du kung-fu malgré lui, et les fait affronter cette fois le méchant héritier Impérial désavoué par ses parents, qui compte s’emparer de la Chine par la force grâce à sa connaissance de la poudre à canon (qui lui donne, forcément, un certain avantage comparé à ses adversaires). L’intrigue se résume à peu près à ça, sans plus de surprise même si plusieurs scènes tentent ensuite de nous faire croire à davantage lorsque Po se trouve confronté au méchant paon et que se réveille un traumatisme enfantin refoulé chez notre héros : mais l’origine du méchant étant racontée en préambule, on sait dès le départ que celui-ci a massacré tous les pandas de Chine, et que c’est donc à cause de lui que Po s’est retrouvé orphelin.

Globalement, je pense de ce deuxième opus exactement ce que j’avais pensé du premier : l’animation est fluide -en l’occurrence, elle est aussi trop rapide, ce qui empêche de suivre convenablement ce qui se passe pendant les combats, un comble-  les décors sont magnifiques, et ce sont les personnages qui viennent les souiller. Qu’un personnage comme Shrek soit laid, je le comprends sans problème, ça fait partie du concept. Mais là, visuellement tous les héros sont vraiment ratés, à commencer par Po, le panda. Incroyable : il est moche même en bébé panda ! Moche, en BEBE PANDA !!! Comment c’est possible ?

J’ai bien aimé par contre le dessin du méchant paon, dont la queue se déploie à volonté pour révéler des lames cachées et autres sournoiseries et qui a un style très classe.

Pour le reste, Kung-Fu Panda 2 m’a arraché deux sourires sur 1 heure et demi de film et reste globalement aussi anecdotique que le premier. Franchement dommage.

Toy Story 3 (Lee Unkrich, 2010)

Toy Story est de retour !

Dans ce troisième (et probablement dernier ?) épisode, le petit Andy est devenu un grand ado, et se prépare à quitter le foyer familial pour la fac. C’est l’heure de faire le tri dans sa chambre entre les choses qui l’accompagneront, celles qui iront au grenier, et celles qui partiront à la poubelle. Ses jouets fétiches, avec lesquels il ne jouait plus depuis longtemps mais auxquels il est resté attaché, vont réussir in extremis à échapper à la décharge, et se retrouver à la place dans une garderie gérée -au niveau des jouets- par un vieux nounours machiavélique et sans cœur auquel il leur faudra échapper.

Au moment de la sortie du premier film, je me souviens de l’avoir snobé : comme c’était le premier film entièrement réalisé en images de synthèse, il y avait tout un foin autour de sa sortie, tout le monde voulait, tout le monde devait le voir, et moi c’est le moyen le plus sûr de me donner envie de faire le contraire (eh oui, parfois je suis con et snob…). J’ai finalement vu Toy Story plus tard, en VHS (ah ben oui, c’est quand même sorti en 1995 !), et comme souvent je me suis alors dit que j’avais été bien bête et qu’au-delà de la prouesse technologique, c’était avant tout un excellent film, inventif, drôle et touchant.

On retrouve avec bonheur ces ingrédients dans le troisième volet de la série : la nature particulière des héros -des jouets tout petits dans un monde gigantesque- permet aux auteurs d’imaginer des situations originales et des astuces inédites pour leur faire résoudre les problèmes rencontrés.

On rit aussi pas mal (notamment une séquence d’anthologie dans le dernier tiers, avec la programmation de Buzz l’Eclair en version espagnole), quoique un peu moins que dans les épisodes précédents il me semble. Mais surtout, Toy Story 3 est très, très émouvant. Bien sûr, en mettant en scène à la fois les jouets qui ont marqué l’enfance des jeunes adultes d’aujourd’hui (citons le téléphone qui roule parmi les nouveaux venus) et ceux des enfants d’aujourd’hui (la peluche Totoro…), ils font efficacement appel à la nostalgie de l’enfance qui sommeille en chacun de nous. Mais c’est surtout sur la fin que Toy Story 3 remporte la partie, avec deux séquences mémorables : l’une, qui met superbement en scène la solidarité de cette communauté de jouets qui est devenue plus qu’une famille Show ▼

, et l’autre qui évoque l’attachement d’Andy pour ces jouets qu’il a tant aimé, ces souvenirs auquel il doit tourner le dos Show ▼

Ca ne veut pas forcément dire grand chose, parce que je peux être une vraie fillette au cinéma, mais j’avoue : j’ai pleuré. Et je n’en ai pas honte, parce que je pense que ces scènes vraiment touchantes ne m’ont pas volé ces larmes, et qu’elles les méritaient vraiment.

Très chouette film, je recommande.

Numero 9 (Shane Acker, 2009)

Numero 9 est un film d’animation en images de synthèse de Shane Acker (qui ça ?),  produit par Timur Bekmanbetov (pardon ?) et Tim Burton (ah d’accord !). Le nom de ce dernier a permis au film d’acquérir une petite notoriété avant sa sortie sans laquelle il serait sans doute passé à peu près inaperçu (personnellement c’est en tombant par hasard sur la magnifique affiche du film en allant acheter des fleurs, que j’avais eu envie d’en voir davantage, Tim Burton ou pas ; mais pour qui n’achète pas de fleurs ou ne tombe pas par hasard sur des affiches, il n’était pas évident de savoir que le film sortait).

L’histoire se déroule dans un monde post-apocalyptique duquel les humains (et tous les êtres vivants en fait) ont été éradiqués. Ne survivent dans cet environnement dévasté qu’une poignée de poupées humanoïdes pas plus hautes qu’une main, mais dotées d’une vie propre, qui se terrent pour échapper à un chat mécanique hargneux qui ne vit apparemment que pour les étriper. S’éveille une 9e poupée, qui va transformer le quotidien de ces personnages en provoquant involontairement une catastrophe qui pourrait signifier la fin de cette ultime forme de vie.

Le film est relativement court (79mn) et une qualité qu’on ne pourra pas lui enlever, c’est qu’on ne voit pas le temps passer. Pour le reste, si visuellement on peut largement parler de réussite (c’est beau, c’est bien animé, la patte graphique gothico-enfantine est intéressante), Numero 9 reste relativement décevant : l’histoire est un peu légère, pas très cohérente et sa conclusion à la limite de l’ineptie ; les personnages, dont l’esthétique évoque assez les marionnettes sympathiques de Little Big Planet, sont malheureusement par ailleurs assez archétypaux et laissent tous invariablement froids en dépit des épreuves que le spectateur les voit traverser ; enfin, tout ça manque pas mal d’ambiance : on est rarement emballé par l’action, pas franchement ému, il n’y a pas vraiment d’humour…

Bref : on ne voit pas le temps passer, certes, mais on en ressort aussi sans en garder grand chose. Dommage, l’esthétique laissait espérer davantage.

Là-haut

Après quelques hésitations, Céline et moi sommes allés voir Là-haut, le dernier Pixar. En l’occurrence, nous étions bien accompagnés, puisqu’il y avait également Gattacaï, Nadège, Olivier ainsi que deux personnes d’OVS, Carole et David.

Lorsque l’on avait vu les bandes-annonces, le film ne m’avait pas attiré plus que ça : on y voyait Carl (un vieux grincheux) rembarrer Russel, un petit scout ; on y voyait aussi la maison s’envoler, et finalement, Carl laisse entrer le gamin chez lui. L’histoire, un duo improbable avec un vieux croûton qui à la fin aimera son prochain,  semblait donc archi-téléphonée, du déjà-vu-1000-fois, et je n’avais pas trop accroché.

Comme Céline avait tout de même envie de le voir, et que c’était le plan proposé par tout le monde, je me suis laissé tenté. Ca m’a permis de retester la 3D, ce qui n’avait jamais trop marché avec moi par le passé.

Au final, j’ai été agréablement surpris, pour plusieurs raisons.

Pour commencer, on a eu droit à un petit film animé au début (pour ceux qui l’ont vu, je parle de la petite historiette avec les nuages), petite surprise inattendue que j’ai trouvé sympa. Après coup, je pense que le seul but de ce prélude est de laisser le temps aux gens ayant des problèmes avec leurs lunettes d’aller les changer ^^

Le début de Là-haut est assez particulier : en un gros quart d’heure, on voit défiler toute la vie de Carl, son enfance, sa rencontre avec Ellie, son mariage, ses joies et ses peines. Cette première partie est réellement singulière : à part le « Tombeau des Lucioles », je ne me souviens pas d’un Walt Disney (vous me corrigerez si besoin, Pixar, c’est Disney, non ?) avec un tel côté dramatique.

Une fois ce quart d’heure passé, le personnage de Carl est posé, et on entre réellement dans le film. Carl, qui risque l’expropriation, décide d’accomplir un rêve de jeunesse, et s’envole, au sens propre, avec sa maison, pour l’Amérique du Sud (la grippe A, mec, la grippe A ! T’as pas peur toi ?). Il embarque par mégarde Russel, un jeune scout gauche, qui lui attirera divers ennuis, mais au final, lui apportera beaucoup. Au cours de leur périple, nos deux héros vont faire la rencontre de divers animaux, certains doués de la parole (j’ai bien aimé les chiens !!), et seront confrontés à un ennemi sans pitié.

Là-haut n’est pas à mon avis le meilleur des Pixar, il ne restera pas un souvenir impérissable, mais il sort des sentiers battus par des thèmes inédits dans un dessin animé (la stérilité, la maladie, la mort, et autres joyeusetés). Et contrairement à ce que l’article et notamment ces dernières lignes ont pu vous laisser penser, Là-haut est drôle et bien mené : on ne s’esclaffe pas (trop), on ne pleure pas de rire, mais on sourit souvent, les gags s’enchaînant rapidement.

L’aspect 3D m’a laissé un peu perplexe : ça fonctionne, c’est sympa, mais c’est pas non plus transcendent (en fait, le petit film avant LE film, ainsi que les pubs étaient plus percutantes que la suite).

A noter un truc marrant, la voix VO d’un des personnages, Charles Muntz, est gérée par Christopher Plummer : coîncidence ou fait exprês, le personnage animé et l’acteur se ressemblent beaucoup :=)

Ponyo sur la falaise (Hayao Miyazaki, 2008)

Affiche du film "Ponyo sur la falaise"

Ponyo sur la falaise est le nouveau film de Hayao Miyazaki. Paru en 2008 au Japon, il a connu un énorme succès et arrive aujourd’hui dans les salles françaises en bénéficiant clairement de l’aura de son auteur que critiques et public s’accordent à trouver génial et divinement créatif.

Pour ma part, en voyant l’affiche française du film (pour écrire cet article, j’ai trouvé l’affiche originale, pas plus réussie), je n’avais franchement pas très envie de voir le film, mais comme nous avons parmi nos amis de vrais fans de Miyazaki, et parce que j’ai quand même apprécié certains de ses précédents films (notamment Le Voyage de Chihiro), je me suis quand même laissé entraîner.

L’histoire (elle est déjà très simple, je vous la fais encore plus courte) est celle d’une petite « poissonne » enchantée, qui va se retrouver dans le monde des hommes par sa trop grande curiosité, et tombera instantanément amoureuse du petit garçon qui va la recueillir, qu’elle rejoindra ensuite en prenant forme humaine, son échappée déchaînant un tsunami tandis que son géniteur, magicien protecteur de la mer et de sa faune, tente de la ramener dans son giron.

Bon. Tout ça est très mignon, parfois touchant, mais le mot qui convient le mieux pour décrire le film et tout ce qui le compose est sans doute « gentillet ». Le graphisme est volontairement très épuré, les personnages sont dotés d’une psychologie basique, l’histoire ne semble pas avoir de second niveau de lecture (ou alors on est 5 idiots à être passés à côté) et l’intrigue est on ne peut plus simple… Il faut le dire (et apparemment aucun critique ne l’a dit jusque là, entraînant un gros malentendu que personne ne semble vouloir dissiper): Ponyo sur la falaise est un film destiné aux enfants, et vraisemblablement uniquement à eux.
Les précédents films de Miyazaki étaient bien plus inventifs, mystérieux et intriguants, visuellement enthousiasmants, que ce dessin animé-ci, dont on sort avec l’impression d’avoir été escroqué non seulement par l’auteur, mais également par le monde entier. Je le dirai donc sans ambages: lecteur, si tu as déjà fêté ta neuvième année, tu es sans doute déjà trop vieux pour trouver un réel intérêt à ce film.

Kung-Fu Panda (Mark Osborne, 2008)

Affiche du film

La scène d’intro est visuellement géniale et laisse espérer un film au graphisme vraiment novateur et un premier degré assumé. Malheureusement, il ne s’agit que d’un rêve (pour le héros, mais aussi hélas pour le spectateur…), et le dessin devient rapidement beaucoup plus ordinaire; les décors sont toutefois très réussis, au contraire des personnages, tous globalement bien laids (à part le maître tortue, assez chouette).

L’animation est ok, ça va vite, avec pas mal d’action et de combats dans le pur esprit des films de kung-fu mais sans les contraintes du réalisme (l’avantage du dessin animé sur le film classique), et tout reste toujours fluide.

L’humour est souvent patapouf (un peu trop de « je suis un gros nounours, alors je tombe sur mon cul »), mais il y a aussi de bons gags et le thème du film n’est pas un simple prétexte: qui aime les films d’arts martiaux sera normalement séduit par Kung-Fu Panda, dont les scènes respectent l’esprit et l’écriture des classiques du genre… Peut-être un peu trop en vérité, même, et l’histoire est de fait assez convenue et l’intrigue n’a pas vraiment d’intérêt.

Bref, un petit film sympa à regarder, mais qui s’oublie assez vite.

Je vous mets un lien vers le site, apparemment pas terminé (faudrait voir à se bouger les gars, le film est sorti depuis plus d’un mois, là! Oo), sur lequel on peut visualiser des animations sympas, télécharger des fonds d’écran et des icônes diverses, etc.