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Là-haut

11/08/2009 9 commentaires

Après quelques hésitations, Céline et moi sommes allés voir Là-haut, le dernier Pixar. En l’occurrence, nous étions bien accompagnés, puisqu’il y avait également Gattacaï, Nadège, Olivier ainsi que deux personnes d’OVS, Carole et David.

Lorsque l’on avait vu les bandes-annonces, le film ne m’avait pas attiré plus que ça : on y voyait Carl (un vieux grincheux) rembarrer Russel, un petit scout ; on y voyait aussi la maison s’envoler, et finalement, Carl laisse entrer le gamin chez lui. L’histoire, un duo improbable avec un vieux croûton qui à la fin aimera son prochain,  semblait donc archi-téléphonée, du déjà-vu-1000-fois, et je n’avais pas trop accroché.

Comme Céline avait tout de même envie de le voir, et que c’était le plan proposé par tout le monde, je me suis laissé tenté. Ca m’a permis de retester la 3D, ce qui n’avait jamais trop marché avec moi par le passé.

Au final, j’ai été agréablement surpris, pour plusieurs raisons.

Pour commencer, on a eu droit à un petit film animé au début (pour ceux qui l’ont vu, je parle de la petite historiette avec les nuages), petite surprise inattendue que j’ai trouvé sympa. Après coup, je pense que le seul but de ce prélude est de laisser le temps aux gens ayant des problèmes avec leurs lunettes d’aller les changer ^^

Le début de Là-haut est assez particulier : en un gros quart d’heure, on voit défiler toute la vie de Carl, son enfance, sa rencontre avec Ellie, son mariage, ses joies et ses peines. Cette première partie est réellement singulière : à part le « Tombeau des Lucioles », je ne me souviens pas d’un Walt Disney (vous me corrigerez si besoin, Pixar, c’est Disney, non ?) avec un tel côté dramatique.

Une fois ce quart d’heure passé, le personnage de Carl est posé, et on entre réellement dans le film. Carl, qui risque l’expropriation, décide d’accomplir un rêve de jeunesse, et s’envole, au sens propre, avec sa maison, pour l’Amérique du Sud (la grippe A, mec, la grippe A ! T’as pas peur toi ?). Il embarque par mégarde Russel, un jeune scout gauche, qui lui attirera divers ennuis, mais au final, lui apportera beaucoup. Au cours de leur périple, nos deux héros vont faire la rencontre de divers animaux, certains doués de la parole (j’ai bien aimé les chiens !!), et seront confrontés à un ennemi sans pitié.

Là-haut n’est pas à mon avis le meilleur des Pixar, il ne restera pas un souvenir impérissable, mais il sort des sentiers battus par des thèmes inédits dans un dessin animé (la stérilité, la maladie, la mort, et autres joyeusetés). Et contrairement à ce que l’article et notamment ces dernières lignes ont pu vous laisser penser, Là-haut est drôle et bien mené : on ne s’esclaffe pas (trop), on ne pleure pas de rire, mais on sourit souvent, les gags s’enchaînant rapidement.

L’aspect 3D m’a laissé un peu perplexe : ça fonctionne, c’est sympa, mais c’est pas non plus transcendent (en fait, le petit film avant LE film, ainsi que les pubs étaient plus percutantes que la suite).

A noter un truc marrant, la voix VO d’un des personnages, Charles Muntz, est gérée par Christopher Plummer : coîncidence ou fait exprês, le personnage animé et l’acteur se ressemblent beaucoup :=)