[GOne] False Promises

A l’occasion de la publication de nos morceaux, mixés avec une qualité professionnelle, sur les plateformes de streaming (Spotify / Apple Music / Amazon Music / SoundCloud – les liens envoient directement sur notre page : si vous utilisez l’un de ces services et que vous pouvez vous abonner pour suivre notre compte, et qui sait, écouter nos morceaux, ça nous ferait très plaisir !), je reprends la plume pour vous parler un peu des titres au fur et à mesure de leur publication.

Cette semaine donc, False Promises.

Aux débuts de GOne, nos compos étaient construites presque exclusivement à partir de mélodies instrumentales proposées par Lionel V., sur lesquelles je posais le texte et le chant, les autres membres du groupe s’appropriant ensuite le morceau en ajoutant leur propre patte sur la piste de leur instrument, ou parfois en proposant des modifications de structure. Le seul titre de notre premier EP Wish You Were qui échappe à cette règle est Elliptical Motion, qui nous avait été proposé par Alexandre P., alors bassiste de GOne. Au niveau instrumental, ce morceau a une identité sonore qui me semble assez distincte du reste de nos titres, qui reflète les explorations sonores d’Alexandre à l’époque, et qu’on retrouve très clairement sur False Promises, du même auteur, arrivé juste trop tard pour pouvoir figurer sur notre EP Wish You Were. Au niveau sonore, outre l’ambiance générale, j’aime particulièrement l’effet qu’on entend juste avant chaque refrain (à 1’28 et 3’00) et dont j’étais persuadé qu’il s’appelait un « schredder » (« broyeur »), qui découpe violemment la note de la guitare principale et la réplique en écho, un effet qui colle particulièrement à la thématique du texte.

Parler de ce titre, comme l’écrire et le chanter à l’époque, est assez masochiste : c’est l’un des textes les plus personnels que j’aie mis en chanson avec GOne. Je me retrouve partagé entre la fierté de le voir publié dans cette version pro sur Spotify, et la honte de ce qu’il évoque. Il est ici question de promesses d’amitié éternelle : je pense qu’à peu près tout le monde a dû faire ou recevoir ce genre de promesses à la fin des vacances à l’adolescence (« Juré, on s’écrit hein ! »), ou peut-être plus rarement lors d’un déménagement, quand des amis partent pour des destinations lointaines (« Et on garde le contact, hein ! »). Je me rends compte en l’écrivant que c’est peut-être une préconception datée, et qu’aujourd’hui avec les réseaux sociaux on parvient plus facilement à garder le contact malgré la distance. Toujours est-il qu’il y a, je crois, des amitiés dont on a l’impression qu’elles dureront toujours, et dont on découvre à l’épreuve – comme souvent d’ailleurs avec nos positions de principe – qu’elles sont en réalité bien fragiles.

C’est à propos d’une de ces relations fortes que j’ai écrit ce texte douloureux, une amitié avec deux femmes qui m’ont beaucoup apporté en termes de culture et de sociabilité à l’âge où on finit de se construire (pour moi, ça a été le début de la vingtaine). Pour diverses raisons malheureusement, cette relation était devenue toxique, et j’ai fini par m’en échapper brutalement, abandonnant ces amies presque sans explication… alors qu’elles avaient déjà vécu un abandon très semblable quelques années auparavant.

Autant dire que je n’en suis pas très fier, que j’y repense souvent et que cette chanson agit comme une prolongation sans fin de ce tourment, plutôt qu’elle ne m’aide à l’expier – un châtiment qui reste sans doute très inférieur à ce qui serait perçu comme juste par ces amies trahies et auxquelles j’exprime une nouvelle fois au travers des décennies et de ces divers mediums mes excuses très sincères bien qu’inutiles.

Les paroles originales :

I
Am lying on my bed
Think of the life I led
Oh empty lies and promises

And there
Cloistered in my head
I can not forget
Still haunting me every single day

I keep seeing your face
Since I went away
Away away away away

Hell
We thought we were friends
You thought I’d understand
But I
Let you down instead

Promises, Promises, Promises, Promises, Promises, Promises, Promises
False promises, it’s all I ever made,
Promises, Promises, Promises

Twice you were betrayed
Hard I’ve tried to mend
It was not enough and much too late
Over time we’ve changed
But the memories won’t fade
Away away away away

Hell
We thought we were friends
You thought I’d understand
But I
Let you down instead

Promises, Promises, Promises, Promises, Promises, Promises, Promises
False promises, it’s all I ever made,
Promises, Promises, Promises
False promises, false promises,
False promises, false promises,
False promises, false promises,
False promises, false promises,
False promises, Promises, Promises, Promises, Promises, Promises, Promises
False promises, it’s all I ever made
Promises, Promises, Promises

Ma traduction / interprétation :

Comme c’est moi qui ai écrit le texte original, je me sens naturellement assez légitime pour le réinterpréter à l’occasion de cette traduction.

Allongé sur mon lit
Je repense à ce que j’ai fait
Oh, ces mensonges et ces promesses vides

Et là
Enfermé dans ma tête
Je n’arrive pas à oublier
Ça me hante encore chaque jour
Je ne cesse de voir vos visages
Depuis que je suis parti
Parti, parti, parti, parti

Enfer
On croyait être amis
On pensait que ce serait différent
Mais moi
Je vous ai laissées tomber à la place

Des promesses, des promesses, des promesses, des promesses, des promesses, des promesses, des promesses
De fausses promesses, c’est tout ce que j’ai jamais fait,
Des promesses, des promesses, des promesses

Vous avez été trahies deux fois
J’ai essayé de faire mieux
Mais ce n’était pas suffisant et c’était bien trop tard
Avec le temps, on change
Mais les souvenirs ne s’effaceront pas
Loin, loin, loin, loin

Enfer
On pensait être amis
On pensait que ce serait différent
Mais moi
Je vous ai laissées tomber à la place

Des promesses, des promesses, des promesses, des promesses, des promesses, des promesses, des promesses
De fausses promesses, c’est tout ce que j’ai jamais fait,
Des promesses, des promesses, des promesses
De fausses promesses, de fausses promesses,
De fausses promesses, de fausses promesses,
De fausses promesses, promesses, promesses, promesses, promesses, promesses, promesses
De fausses promesses, c’est tout ce que j’ai jamais fait
Des promesses, des promesses, des promesses

Pour celles et ceux qui auront remarqué que cette série d’articles commence par les titres écrits et publiés après notre premier EP Wish You Were et qui auraient aimé en savoir plus sur les titres de cet album, j’avais déjà évoqué deux des titres sur Memesprit :

Je reviendrai sur les autres morceaux de l’album après cette série destinée à accompagner la publication de nos « nouveaux » titres, qui devraient paraître au rythme d’un par quinzaine sur les plateformes.

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