Les chèvres du Pentagone (Grant Heslov, 2009)

Le pitch du film est assez excellent, et je suis surpris que la promo n’aie pas été plus soutenue que ça parce que pour ce qui me concerne, c’est lui qui m’a donné un très bon a priori sur le film (au delà même du casting assez impressionnant : George Clooney, Kevin Spacey, Jeff Bridges et Ewan Mc Gregor en premiers rôles) : un journaliste accompagne en mission en Irak un soldat américain très spécial, vétéran d’une unité secrète formée pour développer les capacités psychiques de ses membres. Avec un pitch pareil, on peut faire n’importe quel film (action, suspense, science-fiction, politique, ou comme ici, comédie), et tous promettraient d’être excitants.

Malheureusement, et même s’il y a une bonne dizaine de gags qui m’ont fait sourire ou pouffer pendant le film (notamment deux gags visuels très courts avec un chaton et un chiot), c’est une déception. Le film manque pas mal de rythme (Marion et moi nous sommes endormis à un moment !), et de direction : il n’y a pas vraiment d’intrigue, et les pistes que le réalisateur (Grant Heslov, inconnu au bataillon) a choisi d’explorer ne le sont qu’en surface, sans vraiment aller au bout du délire que permettait le thème du film et on reste dans une loufoquerie tiède, qui m’a laissé sur ma faim.

Comme on est allés voir le film à 8, je vais m’arrêter là pour ce billet (qui a dit « hourra ! » ?) : je pense qu’on devrait avoir droit à quelques commentaires en retour, alors construisons l’article ensemble ! Allez, diner-débat !

10 thoughts on “Les chèvres du Pentagone (Grant Heslov, 2009)

  1. Akodostef on

    A noter que le film est tiré d’un bouquin tout à fait sérieux qui révèle que l’unité de développement parapsy pour les militaires américains existait vraiment.

    De nombreux commentaires que j’ai lu ou entendu sur le film le classent comme une critique de l’armée américaine (ce que je trouve difficile à défendre, parce que la branche de l’armée qui est décrite ici n’est clairement pas représentative de l’armée en général) et de son engagement en Irak et alors là c’est n’importe quoi : à part pour le fait que ça se passe en Irak -qui constitue donc le décor- ce n’est vraiment pas le propos du film ou alors je n’ai rien compris.

    Le sujet, c’est bien cette unité spéciale de soldats aux super-pouvoirs psy supposés, et je n’y vois pas du tout de portée plus politique ou polémique.

  2. ln on

    Arrivée avec 10 minutes de retard, j’ai regardé le film assise dans l’allée… pas les meilleures conditions possibles.

    Eh bien, ça m’a plu.
    C’est léger, le film suit les errements des 2 personnages principaux : la nature de la quête n’est pas dévoilée tout de suite au journaliste (ni au public, à moins que cela fasse partie de ce que j’ai loupé), et la parapsy n’étant pas une science exacte, les 2 protagonistes subissent des péripéties à la chaîne.
    Et c’est déjanté, entre autres parce que la narration alterne entre l’ironie vis à vis des croyances de nos héros, et les anecdotes qui prouveraient la réalité de ces pouvoirs.

    Quelques éléments négatifs : un léger ralentissement un peu avant la fin, peut-être un peu trop de flash qui hachent un peu l’histoire. Et of course (mon côté « trop sérieux »), ca me gène un peu de rire de tous ces gags basés sur la consommation du LSD : j’aime pas ce qui va dans le sens de la banalisation de la consommation de drogue. (Ben ouais, je suis vieille dans ma tête. D’ailleurs les cheveux blancs…)

    Mais pour moi, le bilan est clair : j’ai passé un bon moment.

    @ koko : la critique de l’armée Américaine, elle est en pointillé à plusieurs moments du film. En fait je me souviens plutôt de critiques de l’armée ET des Américains ; les recherches sur la parapsy qui sont lancées suite à un gag français, la fusillade déclenchée par des abrutis, les « véritables » militaires qui ne sont vraiment pas mis en valeur… Mais effectivement, je n’y vois pas non plus de fort engagement politique.

    @ koko (encore) : Tu coupes tes articles en 2 pour faire moins long?

  3. ln on

    J’avoue , un autre élément qui m’a bien plu : Ewan Mc Gregor. qui devient plus séduisant à l’approche de la quarantaine…

  4. Jika on

    Alors déjà, je note que Stéphane pouffe.
    Moi qui croyais qu’il ne faisait que « hyéner », j’ai été surpris.

    Céline et moi avons pensé la même chose du film, en un mot : la déception.
    Après une bande-annonce attirante, un casting prometteur (demain, je finis mon article sur Nine, à propos de cating promettmerde), ben très franchement, on n’est pas du tout rentrés dans le film.

    Le côté déjanté prend tellement le dessus tout le long du film que ce n’est plus déjanté, au bout d’un moment, c’est plutôt lourd ; ça devient tellement omniprésent que le déjanté devient le commun, et que c’est lassant : la scène de baston dans le désert, par exemple, ou George (ouais, moi je l’appelle George) refait la célèbre prise de machin-truc-chose, mais sans les couteaux : ça aurait pu être marrant, si ce n’était pas la 3-4ème fois que le même style humoristique était utilisé…
    Et puis j’ai été déçu par Kevin Spacey qui semblait figé dans un rôle un peu bizarre et primaire (pas votre sentiment ?).

    Au final, on s’est également endormis : on était sûrement trop bien installés, nous.

  5. Promété on

    Cette surprenante comédie repose sur des faits similaires qui ont déjà minimisé ou évité des conflits. Réalisations pacifiques estimables qu’il faut considérer aujourd’hui je pense.
    Remis dans ce contexte ce gag drôle prend un sens merveilleux grâce l’effet collatéral (non évoqué ici) : la solutions aux conflits, sans affrontements. Voir :
    source :
    http://www.opednews.com/articles/Taking-The-Men-Who-Stare-a-by-Dr-David-Leffler-091215-967.html
    traduction, à : 9.03 à 10 h 26 , voir :
    http://forums.lesinsoumis.org/viewtopic.php?f=142&t=1641&p=18419#p18419

  6. Stoeffler on

    Oulaaaaaa, j’ai vu le film il y a deja qq mois a present et je voulais ecrire qqchose dessus mais le film m’avait laisse une impression tellement bizarre que finalement j’avais laisse tomber le projet.

    Plusieurs choses qui me reviennent en memoire et qui vont dans le sens des critiques generales: une tres bonne idee de depart, c’est drole seulement de temps en temps alors que ca aurait pu l’etre plus, un film qui flirte entre differents genres et qui au bout du compte ne s’en approprie aucun et c’est dommage, George (moi aussi je l’appelle George) avec une moustache il a un peu une tete de con.

    Bref, pas un film qui restera dans les annales et j’ai toujours du mal a decrypter le message qu’il voulait confere…

  7. Ayastan on

    Au delà de l’absence du message qui ne me dérange pas plus que çà dans la plupart des films je me base surtout sur mes sensations à la sortie d’un film et là, elles étaient clairement mauvaise.
    Soit on part vraiment dans du déjanté et avec ce sujet, on pouvait se permettre d’aller TRES LOIN soit on s’abstient parce qu’effectivement comme le souligne Jika, le déjanté devient commun.

    D’autre part, le gros problème du film est le rythme qui est vraiment lent et qui rend le film ennuyeux (comme je n’étais pas en grande forme, je me suis demandé si ce n’était pas ma fatigue qui rendait le film ennuyeux) mais finalement non, bref 10 € et 2 heures gâché par une grosse déception malgré un casting prometteur ( d’ailleurs même avis que Jika sur le rôle de Spacey)

  8. Akodostef on

    @Ln : tiens, tu coupes tes commentaires en deux, pour faire moins long ? ;p
    J’ai été aussi gêné par la phase finale avec le LSD : pas tellement parce que la drogue c’est mal, mais parce que je ne voyais pas l’intérêt de la scène sinon d’ouvrir une porte de sortie pour une histoire qui n’a pas vraiment de conclusion.

    @Jk : absolument d’accord, très déçu par le personnage de Kevin Spacey, complètement inexploité (l’acteur, et le personnage). Une fois encore, il sert juste de péripétie alors qu’il aurait pu/dû avoir un rôle prépondérant.

    Content en tous cas que la forme participative marche pour cet article ! ^_^

  9. admin
    admin on

    Allez voir Nine, vous m’aideriez à écrire un article acceptable sur un film aussi décevant que « les chèvres » :P

  10. Gattaca
    Gattaca on

    Je n’ai pas vu le film, et au vu des avis mitigés, je n’irai probablement pas le voir !

    Par contre j’ai vu hier I love you Philip Morris et j’ai trouvé ça pas mal du tout ! L’histoire de Steven Jay Russell est hallucinante, rocambolesque au possible, mais inspirée d’une histoire vraie ! Très intéressant le genre biopic je trouve… J’ai vérifié : la plupart des faits d’arnaques et d’évasion repris dans le film ont bien eu lieu !!!

    Et Ewan Mcgregor (qu’on voit décidément partout en ce moment !) en homosexuel romantique et « petite chose fragile » est assez convaincant, je trouve !
    Bref, à voir !

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